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Alphonse Momas

Écrivain français décédé à Paris, le 26 juin 1933, à l’âge de 87 ans.


LE NISMOIS
D’après l’article « Le Nismois », L’intermédiaire des chercheurs et curieux, Volume XCVII, n° 1818, Paris, 15 Octobre 1934, pp. 742-743.

Le Nismois (T. G. D., 657). — En 1902, une question a été posée, à laquelle une seule réponse fut faite, touchant cet « auteur apprécié », spécifiait le catalogue qui avait révélé à l’un de nous son existence.

Cependant en se reportant à la Bibliographie du Roman érotique au XIXe siècle de Louis Perceau, on s’apercevra que le dit Nismois avait, dès 1891, commencé a exercé son industrie. À ce premier pseudonyme il en substitua parfois de nouveaux : Fuckwell, un journaliste du dernier siècle, Léna de Mauregard, Mercadette, Zéphyr, Tap-Tap, l’Érotin, Pan-Pan, Trix, Bébé, Clic-Clac. Le choix même des pseudonymes nous dispense de dire la nature de l’œuvre, assez considérable, sinon recommandable.

Des volumes de Le Nismois ont, en plus, été annoncés qui n’ont pas dû paraître et des manuscrits de lui ont circulé dans les arrières-boutiques de certains libraires.

Il s’appelait en réalité Alphonse Momas, et sur ses cartes de visite s’intitulait « Homme de lettre », habitant, lorsque la question fut posée, non loin du Trocadéro.

S. B.

LE NISMOIS
D’après l’article « Le Nismois », L’intermédiaire des chercheurs et curieux, Volume XCVII, n° 1822, Paris, 15 décembre 1934, pp. 945-946.

Le Nimois (T. G. D. : 857 ; XCVII, 742). — Depuis la publication de ma Bibliographie du Roman Érotique au XIXe siècle, j’ai fait la connaissance du Nismois. Il s’appelait, en effet, Alphonse Momas, et habitait, les dernières années de sa vie, à Neuilly-sur-Seine. Il a été inhumé au cimetière de Saint-Ouen-Parisien, le 26 juin 1933, à l’âge de 87 ans. Il m’avait fait promettre de ne pas dévoiler son identité tant qu’il vivrait. J’ai l’intention d’écrire une étude sur cet homme curieux, et sur son œuvre plus curieuse encore. On a vite dit quand on a parlé avec mépris de la « littérature » sous le manteau. On s’instruit partout. Et ne serait-ce qu’au point de vue du Freudisme, les écrits du Nismois méritent d’être étudiés de près. En comptant ce qui a été publié, les manuscrits dispersés par quelques libraires, une centaine d’inédits vendus à un Américain qui les a vraisemblablement traduits et publiés, et tout ce qui restait encore chez lui, et dont il m’a remis la liste, c’est près de 300 romans ou piécette érotiques que Le Nismois a écrits. Deux « suites » comprenant de nombreux volumes — dont certains sont encore inédits — sont surtout à retenir dans cette production : La chronique des Gérando, inspirée des Sociétés d’Amour de la renaissance italienne, et l’épopée de la courtisane Léna de Mauregard. Je ne veux ajouter qu’une précision curieuse : les scènes écrites par Le Nismois dans ses nombreux ouvrages n’ont presque jamais été imaginées, il les tenait en général, prétendait-il, d’un prêtre de ses amis, qui l’aurait instruit des secrets du confessionnal.

LOUIS PERCEAU.

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