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Andrea de Nerciat

André-Robert Andrea de Nerciat : écrivain français né à Dijon en 1739 et mort à Naples en 1800.


ESSAI BIBLIOGRAPHIQUE
SUR LES OEUVRES D’ANDREA DE NERCIAT
Par Guillaume Apollinaire, L’Œuvre du Chevalier Andrea de Nerciat, (introduction, Essai bibliographique, Analyses et notes par Guillaume Apollinaire), Paris, Bibliothèque des curieux, collection « Les Maîtres de l’Amour », Paris, 1927, pp. 37-55.

Félicia, ou mes Fredaines avec l’épigraphe : La faute en est aux Dieux qui me firent si folle. Londres, 1775. — 4 vol. in-18 ; 12 gravures libres par Borel (non signées) [1]. D’après ce qu’en dit Nerciat dans Monrose, cette édition aurait paru en Belgique.

Félicia, ou mes Fredaines, etc., 1776. 4 Vol. in-i8 ; 12 gravures.

Félicia, ou mes Fredaines, etc. À Londres MDCCLXXVI, 4 tomes in-i8 souvent reliés en 1 vol.

Félicia, ou mes Fredaines, etc., Londres, 1778. — 4 vol. in-18, 12 grav., cette édition est. celle que Nerciat donna à la Bibliothèque de Cassel où il était Sous-Bibliothécaire. Et dans l’Extrait placé en tête de Monrose, l’auteur dit à propos de Félicia que « la moins mauvaise édition est celle en deux volumes, chacun de deux parties, et divisée en chapitres, qui est sortie en 1778 d’une presse d’Allemagne. On la reconnaît au titre gravé et placé dans un ovale de feuillage ».

Félicia, ou mes Fredaines, etc. Londres, 1782. — 4 vol. in-18 ; 12 fig. par Borel d’après Eisen (non signées). Onze fig. sont libres.

Félicia, ou mes Fredaines ; etc., MDCCLXXXIV. — (sans lieu d’impression), Paris, Cazin, 4 vol. in-18 avec 24 fig. par Borel d’après Eisen (non signées). Onze sont libres.

Félicia, ou mes Fredaines, etc., MDCCDXXXIV. — 4 vol., petit in-18 avec les figures d’après Eisen. Les figures sont retournées, sauf le frontispice ; et la huitième (avec le clair de lune) est couverte.

Félicia, ou mes Fredaines, orné de figures en taille-douce, etc., À Londres. — (s. d.) 4 parties reliées souvent en 4 vol. in-18. Vignette sur le titre (panier fleuri) (Figures libres).

Félicia, ou mes Fredaines, etc., Amsterdam, 1780. — 2 vol. pet. in-8°.

Félicia, ou mes Fredaines, etc., À Amsterdam. — 4 parties en 2 tomes souvent reliés en 1 vol. in-8°. 2 ff. liminaires, 216. pp. et 2 ff. liminaires, 256 pp.

Félicia, ou mes Fredaines, etc., À Amsterdam, MDCCLXXXV. — Deux tomes en 2 vol., in-18, 2 frontispices.

Les vers

Voici mon très cher ouvrage
etc.

se lisent au verso du titre du tome deuxième. Contrefaçon des éditions Cazin.

Félicia, ou mes Fredaines, etc., Amsterdam, 1786, 2 tomes pet. in-8°.

Félicia, ou mes Fredaines, etc., À Amsterdam, 1792. — 2 tomes pet. in-8°.

Félicia, ou mes Fredaines, etc., Amsterdam, 1793. — 2 tomes petit in-80.

Félicia, ou mes Fredaines, etc. À Amsterdam, Aux dépens de la Société Typographique, 179r, 4 parties en 2 vol. in-18.

Félicia, ou mes Fredaines, etc. Amsterdam, 1795. 2 tomes pet. in-8°.

Félicia, ou mes Fredaines avec figures Paris chez les marchands de nouveautés 1795. — 4 vol. Pet. in-12 avec les fig. d’après Eisen.

Félicia, ou mes Fredaines, etc., Paris an III. — (1795) 4 vol. in-18 avec les fig. d’après Eisen.

Félicia, ou mes Fredaines, etc., Paris, 1797. — 4 vol. in-18 avec les fig. d’après Eisen.

Félicia, ou mes Fredaines, etc.,Paris, 1798. — 4 vol. in-18 avec les fig. d’après Eisen.

Félicia, ou mes Fredaines, etc., Londres, 1812. — (Bruxelles) 4 vol. in-18 avec 24 fig. d’après Eisen.

Félicia, ou mes Fredaines, etc., Londres, 1834. — (Bruxelles), 4 vol. in-18 de 162, 179, 198 et i79 pp.

Félicia, ou mes Fredaines Par Andrea de Nerciat, Londres, 1869. — (Bruxelles), Alphonse, Lécrivain et Briard qui imprimait, 4 tomes en 2 vol. in-12, avec 24 figures, d’après Eisen.

Félicia, ou mes Fredaines, etc., (s. l.), 1869. — (Bruxelles) Vital-Puissant ?) 4 vol. in-18 ; 24 fg. libres d’après celles d’Eisen.

Félicia, ou mes Fredaines, etc. — (Bruxelles, Kistemackers, 1890), 2 vol. in-16, 4 fig. dans le texte.

Monrose, ou le libertin par fatalité, suite de Félicia [s. l.], 1792. — 4 vol. in-18 et parfois in-8° [2].

Monrose ou suite de Félicia par le même auteur [s. l.] 1795. — 4 vol. in-18 avec 24 gravures libres attribuées par Cohen à Quéverdo.

Monrose, ou suite de Félicia par le même auteur, à Paris, an V (1797). — 4 tomes in-12 avec les 24 grav, libres. Le Ier tome ou Première Partie comprend 1 feuillet préliminaire X — 179 pages et 1 feuillet pour la table ; la deuxième partie 1 feuillet. prél. 202 p. et 1 f. pour la table.

Le titre répété en tête du 1er chapitre de chaque partie porte Monrose ou le libertin par fatalité.

Monrose, ou suite de Félicia par le même auteur, Paris, an huitième. — vol. in-18 avec les fig. libres.

Monrose, ou suite de Félicia par le même auteur, à Paris chez le Prieur, libraire quai Voltaire, n°12 an IX. — 4 vol. in-16, 4 fig. non signées.

Monrose, ou le libertin par fatalité, par Andrea de Nerciat, 1792-1871, — (Bruxelles, Lécrivain et Briard, imprimé par Briard) 4 vol. in-18, avec les grav. copiées sur celles attribuées à Quéverdo.

Les galanteries du jeune chevalier de Faublas ou les Folies parisiennes, par l’auteur de Félicia, Paris, 1788. — 4 vol. in-12. Le Faublas de Louvet de Couvray sort manifestement de Félicia. Quoi d’étonnant si Nerciat a voulu revendiquer un peu de cette paternité en essayant de profiter d’une vogue où il avait part ? Les sept premières parties des Amours de Faublas venaient de paraître en 1787-1788. Je n’ai point eu entre les mains l’ouvrage de Nerciat, je ne sais donc point si c’est comme l’insinue Vital-Puissant, une imitation de l’ouvrage de Louvet, mais c’est peu probable. Nerciat a dû, peut-être même à l’instigation de son libraire, changer pour celui du chevalier de Faublas, le nom du héros d’un ouvrage déjà terminé et prêt à être publié.

Mon noviciat ou les joies de Lolotte [avec épigraphe].

Pour être heureux, ô Lubriques mortels !
Faut-il, hélas, un trône et des autels !
Foutromanie, Chant I

[s. l.] 1792. — (Berlin), 2 vol. in-18, avec 2 grav, libres [3].

Mon noviciat, ou les joies de Lolotte par Andrea de Nerciat, 1792-1864. — Avec l’épigraphe (Bruxelles, 1886, Poulet-Malassis) 2 parties en 2 vol. in-18, 2 f. libres. À la fin du premier vol. on trouve cette note : « Œuvre d’Andrea de Nerciat avec figures sur acier (même format et même typographie que mon Noviciat). Sous presse, Le Doctorat impromptu, I vol. 2 fig. Les Aphrodites, 4 vol. 8 fig. En préparation, Le Diable au corps, Félicia, ou mes Fredaines, Monrose ou suite de Félicia, etc. Le dernier ouvrage sera précédé d’une notice sur la vie d’Andrea de Nerciat rédigée sur des documents nouveaux et des correspondances inachevées de la plus grande curiosité ». Cette notice n’a pas paru. Il y a quelques exemplaires sur Chine avec États (noir et bistre) des figures.

Mon noviciat ou les joies de Lolotte par Andrea de Nerciat, Paris. Aux dépens de la compagnie 1890. — (Sans l’épigraphe, titre en rouge et noir) 2 tomes en 2 vol. in-8° 174-178 pp. (grav, libres).

Les Aphrodites ou Fragments thali-priapiques pour servir à l’histoire du plaisir. Lampsaque, 1793, 8 part. petit in-8° de 80 pp. 1 planche chacune. Ces 8 parties se reliaient en 1 ou 2 vol. Les fig. sont libres. Cohen les attribue à Freudenberg. L’ouvrage est bien imprimé. Jusqu’ici il n’a été signalé que trois exemplaires de cette édition originale. Le 1er a appartenu à M. Bégis. La 6e figure qui manquait avait été reproduite de l’original par le procédé Pilinski ; le deuxième exemplaire était complet, il a appartenu à M. Frédéric Henkey, anglais résidant à Paris ; un troisième exemplaire était en Angleterre, il a été vendu à Paris en 1860. Cette édition aurait été imprimée à l’étranger pendant la Révolution [4].

Les Aphrodites ou Fragments thali-priapiques pour servir à l’histoire du plaisir. Réimpression textuelle et l’édition unique et rarissime de Lampsaque, 1793. Bâle, imprimerie de Steuben frères, 1864. — Avec l’indication : « tirage : 200 exemplaires numérotés de 1 à 200 », et un Avis de l’éditeur intéressant. 2 vol. in-12 (Bruxelles, Jules Gay, imprimé par Mertens) avec la reproduction des grav. originales. Ouvrage recherché. Vital-Puissant, éditeur belge fort médiocre et qui ne vivait qu’en contrefaisant les éditions de Gay et de Poulet-Malassis, rapporte dans une note où l’injustice se mêle à des détails sans doute véridiques : « Cette édition est tellement mauvaise qu’à la suite de nombreux reproches reçus de quantité d’amateurs à ce sujet, Jules Gay fut obligé de la jeter en quelque sorte au panier. À cet effet, il vendit les 80 ou 90 exemplaires qui restaient sur 200 au sieur jean-Pierre Blanche, son compatriote, Parisien, réfugié à Bruxelles, où il avait établi une petite librairie d’occasion en chambre, rue Saint-Jean. Cette vente fut effectuée au prix de quatre-vingts centimes l’exemplaire, Jules Gay ayant préalablement enlevé les titres et la préface de l’ouvrage. Il va sans dire que J.-P. Blanche, l’acquéreur s’empressa de faire réimprimer une préface quelconque et les titres enlevés et qu’ainsi, il parvint peu à peu à écouler entièrement les exemplaires en sa possession. Nous tenons ces renseignements certains d’un libraire qui fut témoin oculaire de cette affaire [5] ».

Ces exemplaires sont peut-être ceux qui portent ce titre : Les Aphrodites, etc., Bruxelles, Schmidt.

Les Aphrodites, etc., Par Andrea de Nerciat [avec cette épigraphe]. Priape, soutiens mon haleine. Piron, ode à Priape, 1793-1864. — 8 numéros en 4 vol. in-18, 8 fig. libres gravées sur acier d’après celles de l’édition originale, et 1 frontispice de Rops ; j’en ai vu un exemplaire avec 2 frontispices de Rops. (Bruxelles. Auguste Poulet-Malassis, imprimé par Briard.) À la fin du n° 4, c’est-à-dire du 2e volume on trouve un catalogue annonçant la publication des Œuvres complètes d’Andrea de Nerciat avec figures gravées sur acier. SOUS PRESSE. Le Diable au corps, 4 vol. avec gravures d’après douze beaux dessins attribués à Monnet, qui ornent un manuscrit de ce livre célèbre appartenant au duc d’A… Ce manuscrit en 2 volumes in-4°, daté de 1798, et, par conséquent postérieur d’une dizaine d’années à la date d’achèvement du livre que Nerciat avait terminé suivant toute probabilité, avant 1788, est conforme, à quelques variantes près, à l’édition originale de 1803. Les dessins de Monnet présentent cette particularité que sans souci de l’anachronisme, cet artiste les a composés avec les costumes et le mobilier du temps où on les lui a demandés. Les amateurs apprécieront d’autant plus cette particularité que les gravures de l’édition originale du Diable au corps, publiée après la mort de Nerciat, sont informes, et qu’il n’existe pas de livres érotiques bien exécutés dont les figures représentent les modes du Directoire. En PRÉPARATION. Le Doctorat impromptu. — La matinée libertine. — Félicia ou mes Fredaines. — Monrose ou suite de Félicia, etc., etc. — Le dernier ouvrage de la série se composera d’une notice sur la vie d’Andrea de Nerciat rédigée sur des documents entièrement nouveaux, et de correspondances inédites de Nerciat avec plusieurs femmes et divers gens de lettres, Beaumarchais, Rétif de la Bretonne, Grimod de la Reynière, Pelleport (auteur des Bohémiens), etc., le volume sera orné de fac-simile. On fait appel à l’obligeance des curieux qui connaîtraient des portraits de Nerciat — et qui pourraient ajouter à l’ensemble déjà extraordinaire de pièces sus-mentionnées ». Ce recueil n’a jamais paru. Il y a quelques exemplaires sur chine avec deux états (noir et bistre des figures).

Les Aphrodites, etc., Lampsaque 1793. — (Belgique, vers 1872), 2 vol. in-18, 360-376 pp. précédés d’une notice historico-bibliographique. 8 fig. d’après celles de l’éd. orig. et 2 frontispices de Rops. C’est probablement une contrefaçon de l’éd. de Poulet-Malassis, contrefaçon exécutée pour le compte de Vital-Puissant. Il paraît qu’il n’en a été tiré que 50 exemplaires.

Le Diable au corps… 1798. — Manuscrit en 2 vol. in-4°. Il a appartenu au duc d’Aumale. On y trouve quelques variantes avec le texte de l’édition originale (1803). Il contient douze dessins libres attribués à Monnet. Ce manuscrit et ces dessins ont servi à Poulet-Malassis pour son édition de 1864 (Voir ce qui est dit à l’article des Aphrodites). Je ne sais où est à présent ce manuscrit. Est-il écrit de la main de Nerciat ? C’est peu probable. Le chevalier, d’après ce qu’il dit dans sa préface, aurait écrit son ouvrage « bien longtemps avant le lever éclatant de Figaro ». Le Barbier de Séville fut joué en 1775 et le Mariage de Figaro en 1784. Plus loin le chevalier précise en indiquant que le Diable au corps était écrit avant 1776. Ces éclaircissements, Nerciat les donne en manière de plainte contre « des imprimeurs français établis en Allemagne pour y faire une espèce de contrebande littéraire », qui avaient publié la première partie du Diable au corps sous ce titre :

Les écarts du tempérament ou le catéchisme de Figaro esquisse dramatique

[Avec cette épigraphe :]

Et flon flon, lure lure, lure
Chacun a son tour et son allure

À Londres 1785. — In-18° avec 4 grav. libres assez mal faites. Nerciat dit que c’est « une brochure négligée, pleine d’absurdités, inintelligible en plusieurs endroits ». Il ajoute : « Je ne conçois pas trop bien quelle avait pu n’être la spéculation des éditeurs, mais il est clair qu’ils n’ont pas su lire, ou qu’ils se sont fait une tâche de tout gâter. Pas le moindre écart, pas la moindre addition, le moindre retranchement qui ne soit un contresens, une platitude, ou du moins une faute contre le goût, sans parler des innombrables difformités purement typographiques ». Quoi qu’il en soit, cette première partie lui fut dérobée vraisemblablement en 1770 et c’est vers cette époque que Nerciat termina son ouvrage. Cette édition fautive, mal intitulée, volée à l’auteur, fut contrefaite dans le pays même où elle avait été publiée, et Nerciat ne parut pas avoir eu connaissance de cette contrefaçon dont le titre était modifié. On s’était enfin aperçu que Figaro n’avait pas affaire dans cette fantaisie :

Les écarts du libertinage et du tempérament, ou vie licencieuse de la comtesse de Motte-en-jeu, du Vicomte de Molengin, du Valet Pine-fort, de la Conbanal, d’un âne et de plusieurs autres personnages, nouvelle édition. À Conculix, chez l’abbé Boujarron, bon bretteur, 1793. — in-i8 de 132 p. figures.

Le Diable au corps, oeuvre posthume du très recommandable Docteur Cazzoné, membre extraordinaire de la joyeuse Faculté Phallo-Coiro-pygo-glottonomique 1803. — 3 vol. in-80, 20 figures libres avant la lettre et encadrées, les figures sont bien exécutées. Il en fut tiré 500 exemplaires de ce format et 500 exemplaires en format in-i8, mais en 6 volumes et les figures ne sont pas encadrées. Elles portent sur le titre et avant la date avec figures. Quelques exemplaires in-18 présentent encore quelques différences et notamment la date est indiquée ainsi MDCCCIII. Cette édition avait été préparée par Nerciat, il en écrivit l’Avertissement nécessaire en 1789. La Révolution dérangea ces projets et l’ouvrage ne parut qu’en 1803, après la mort de son auteur. L’imprimeur fut, parait-il, Frémont, à Mézières (Ardennes). La plus grande partie de l’édition fut saisie lors de son entrée à Paris, ce qui explique que les exemplaires en soient si rares. On recherche surtout les exemplaires in-8°. La Bibliothèque Nationale en possède un. On en a signalé un autre qui appartenait à M. Frédéric Henkey, bibliophile établi à Paris, l’un des auteurs, dit-on, du charmant ouvrage libre : L’école des biches, et le même qui possédait un des trois exemplaires connus de l’éd. orig. des Aphrodites. L’exemplaire du Diable au corps de M. Henkey était parfait et contenait de plus de 20 dessins exécutés par un artiste inconnu, mais moins beaux que ceux de Monnet. Le catalogue n° 2 (1909) de la librairie Chrétien offre un exemplaire à toutes marges dans un état parfait au prix de 700 fr.

Le Diable au corps, etc. 1842. — (Allemagne-Stuttgart ?) 6 vol.. in-32 de XII 208, 204, 188, 194, 259 et 216 pp. avec tirage nouveau des anciennes planches de l’éd. originale. Mauvaise réimpression.

Le Diable au corps, etc., 1864 (Bruxelles, publié par A. Poulet dit Malassis associé avec A. Lécrivain et Briard qui imprimait) 3 vol. in-12 avec 12 fig. d’après 12 dessins attribués à Monnet faisant partie d’un manuscrit appartenant au duc d’Aumale et reproduit dans cette édition. Il présente quelques différences d’avec celle de 1803. Les dessins représentent les costumes et le mobilier du temps où on les a commandés (V. plus haut ce qui concerne l’édition Poulet et Malassis des Aphrodites et les précédents articles sur Le Diable au corps). Outre la reproduction des douze dessins, cette édition contient en outre 4 frontispices par Félicien Rops. Il y aurait eu 5 exemplaires in-4° sur papier vergé fort de Hollande.

Le Diable au corps, etc., Cazonné (Andrea de Nerciat), membre etc., Genève (Bruxelles, Christiaens, vers 1865) 3 vol. petit in-12, 12 planches libres et mauvaises.

Le Diable au corps, etc., Cazonné (Andrea de Nerciat), membre, etc., Genève 1786. — (Bruxelles, vers 1872) 4 vol. in-18, 32 fig. gravées.

Le Diable au corps, etc., Gazonné (Andrea de Nerciat), Membre, etc., Genève 1786. — (1873, contrefaçon allemande ou hollandaise de l’éd. précédente) 4 vol. avec 36 mauvaises planches souvent coloriées donnaient des indications erronées relativement à leur placement, 32 fig. dont les contrefaçons lithographiées des figures de l’édition précédente et 4 qui servent de frontispice sont de mauvaises diableries exécutées à la détrempe et qui ont déjà servi dans des albums de charges obscènes.

Le Diable au corps, etc., Mézières chez Frémont imprimeur-libraire 1813-1876). (Bruxelles, Vital-Puissant). 4 vol. plus 1 vol. contenant la bibliographie des ouvrages de Nerciat (c’est la Bibliographie anecdotique et raisonnée qui a été décrite plus haut, en note). En tout 5 vol. petit in-8° contenant 34 grav. sur chine, fac-simile des 20 gravures de l’édition originale, 12 gravures d’après les dessins de Monnet et double épreuve (1 rouge, 1 noire) du portrait de Nerciat (c’est celui qui est en tête des contes nouveaux, éd. Poulet-Malassis et que Vital-Puissant avait reproduit en tête de la Bibliographie anecdotique et raisonnée. Voir les articles concernant ces deux ouvrages.)

Le Diable au corps, etc., Cazonné (Andrea de Nerciat), membre, etc., orné de gravures, Genève 1786. — (Bruxelles, 1890). Le titre est imprimé en rouge et noir. 4 tomes in-8° en 4 vol. indiqués tome premier, etc., VIII, 152, 148, 177 et 248 pp. orné de 36 fig. plus 4 frontispices lithographiés.

Le Doctorat impromptu, 1788. — In-32, 120 pages avec 2 jolies gravures libres. Livre rare. Lemonnyer dit que c’est « un Cazin du meilleur temps ».

Le Doctorat impromptu, Londres 1788-1866. — (Bruxelles, Poulet-Malassis) in-12 IV, 98 pages avec 2 gravures d’après celles de l’édition originale. Papier vergé.

Le Doctorat impromptu… — (Vers 1870) avec les deux gravures. Papier vélin.

Le Doctorat impromptu… — (Bruxelles, Kistemaekers, 1880), in-16, 2 fig. libres grav. sur acier, texte encadré, tiré à 64 exemplaires.

Contes saugrenus, Bassora [Il y en aurait deux éditions] 1787 [et 1789]. — Lemonnyer doit les confondre ou peut-être en a-t-il vu une, in-8° de 176 pages avec une fig. libre. L’édition dont il parle ne doit pas contenir des contes de Nerciat, mais a sans doute paru sous le même titre que l’ouvrage du chevalier. Peut-être ce recueil est-il de Sylvain Maréchal à qui on l’a attribué. D’après Lemonnyer, il contient « neuf contes en prose, assez spirituels, indévots et licencieux », que Viollet-Leduc trouvait peu piquants : Voici le titre de ces contes : L’araignée, ou la boite en diamant. — Le Déluge ou le niveau Nisach. — Rhodope. — Le mouvement perpétuel. — Druyda, ou la Vertu des femmes. — La Résurrection. — Lison et Annette. — La Pyramide, conte égyptien. — Rocoschen et Loulou. Le nombre de ces contes et leurs titres ne répondent en rien à ceux d’une réimpression qui contient bien des contes de Nerciat destinés à animer et expliquer les gravures libres qu’ils accompagnaient. Sans doute Lemonnyer qui dit que « l’attribution de ces contes à Nerciat est de pure fantaisie » a-t-il eu entre les mains l’édition de 1787. Ouvrages rares, surtout celui qui contient les contes de Nerciat.

Contes polissons (contes saugrenus) par Andrea de Nerciat. Ouvrage orné de 6 jolies illustrations. Paris 1890. — Grand in-8° carré, 88 pages, couverture imprimée. Réimpression conforme comme texte et gravures à l’édition originale de 1789 (Voir l’article précédent). Ces contes paraissent bien être de Nerciat, ils ont été écrits d’après les figures qu’ils accompagnent et ces figures sont fines. On reconnaît l’auteur de Félicia à de certaines grâces de style qui lui sont particulières et à d’heureux néologismes. Voici les titres de ces contes : Le mouvement de curiosité. — Le témoin ridicule. — La petite académicienne. — Les amours modernes. — Les Violateurs. — Les folies amoureuses. Cette édition aurait été tirée à 300 exemplaires. Elle a été imprimée à Paris, rue de Seine, pour le compte d’un libraire, nommé Dur…e. Elle est bien exécutée. Elle a été publiée, je crois, à 25 francs, mais comme elle ne se vendait pas facilement, ce prix fut porté dans le catalogue publié par l’éditeur en 1900 à 9 francs. Il ajoute que « cet ouvrage presqu’inconnu des amateurs, donne une idée bien exacte des débordements de la haute société du siècle dernier ». Ce livre doit maintenant être devenu rare, cependant les exemplaires sans les gravures ne se payent pas plus de 6 francs. Les exemplaires avec les gravures ne se rencontrent pas souvent 25 francs dans le catalogue Lemallier (avril 1904) qui indique : « La 1ère édition de cet ouvrage est introuvable et même inconnue des bibliographes ».

Contes nouveaux [avec l’épigraphe].

Sine me, liber, ibis in urbem, ovidius.

À Liège MDCCLXXXII. — in-8° ce recueil contient : Épître dédicatoire au prince de Ligne. — La veillée des Procureurs. — Le feu d’hymen. — La rancune posthume. — Les amours modernes. — Le Superflu du régime. — La Duchesse. — Les preuves sans réplique. — L’âme en peine. — L’incertitude et la Barbe. — L’oracle imaginaire. — Le manchot. — Les Bas. — Céphise. — Le souhait. — La femme accomplie, etc.

Contes nouveaux par Andrea de Nerciat précédés d’une notice bio-bibliographique ornés d’un portrait inédit de l’auteur. — Liège MDCCLXXVII. — MDCCCLXVII. — (Bruxelles, Poulet-Malassis 1867) in-12 de VI, 118 pages. La notice est signée : B.-X, ce qui signifie Beuchot et X. Cet X est Poulet-Malassis qui a reproduit la vie de Nerciat par Beuchot dans la biographie Michaud et y a ajouté quelques renseignements surtout bibliographiques. Le portrait de Nerciat est d’après la sanguine à M. Br. de Paris. Ce portrait est de pure fantaisie, il a été exécuté par M. Bracquemond.

Les conteurs libertins du XVIIIe siècle, recueil publié avec une préface et des notices bio-bibliographiques par Ad. Van Bever (Deuxième série). E. Sansot et Cie. MCMV. — On a reproduit dans ce recueil un conte extrait des Contes nouveaux : Le Manchot, et Van Befer indique qu’« on trouve deux autres versions fort plaisantes de ce conte dans les Anecdotes européennes, 1785, t. II, p. 46 : Sire Albonnet et p. 276 à La Comparaison naïve ».

Dorimon, ou le marquis de Clairville, Comédie, jouée pour la première fois à Versailles, le 18 décembre 1775, et terminée d’après l’effet de cette représentation [Avec l’épigraphe].

Forsan miseros meliora sequunlur… Virg.

À Strasbourg de l’imprimerie de Levrault, imprimeur de l’Intendance. Et se vend chez Gay, Libraire sous les grandes Arcades. M. DCC. LXXVIII. Avec permission. — in-8° de 96 pages. La dédicace est signée par le chevalier de Nerciat.

Les rendez-vous nocturnes, ou l’aventure comique, comédie-proverbe, par le chevalier de N…t, Prague, jean-Ferdinand Le Noble de Schönfeld 1787. — in-8°.

Les amants singuliers, ou le mariage par stratagème, comédie-proverbe, par le chevalier de N…t, Prague, Jean-Ferdinand Le Noble de Schönfeld 1787. in-8°.

Constance ou l’Heureuse témérité, comédie en trois actes mêlée d’ariettes, scène et musique de M. le chevalier de Nerciat. Cassel, P. O. Hampe 1780. — pet. in-4° de 87 pages.

Partition de Constance ou l’Heureuse Témérité, Comédie mêlée d’Ariettes. Sujet, Dialogue et Musique de la composition de M. le Chevalier de Nerciat, édition de 1781. Exemplaire offert à son Altesse Sérénissime, Monseigneur le duc de Wurtemberg par son très respectueux serviteur l’auteur. Manuscrit de 183 pages ; il se trouve à la Königliche Landesbibliothek de Stuttgart (Cod. mus. fol. 6. 2. R.). Il n’est pas absolument certain que le manuscrit ait été écrit par Nerciat lui-même. Il se peut qu’il soit de la main d’un copiste. Les manuscrits de Nerciat sont très rares, et comme on n’a pas trace des correspondances signalées par Poulet-Malassis, il serait peut-être intéressant de comparer l’écriture du manuscrit de Stuttgart avec celle du manuscrit du Diable au corps datée de 1798 (?) et ayant appartenu au duc d’Aumale, si toutefois, ce manuscrit existe encore. Si l’écriture des deux manuscrits était la même, il serait à peu près certain qu’ils fussent de la main de Nerciat.

M. Jean-Jacques Olivier à la fin de son ouvrage : — Les comédiens français dans les cours d’Allemagne au XVIIIe siècle, quatrième série. — La cour du Landgrave Frédéric II de Hesse-Cassel… Paris… MCMV a donné (paroles et musique) d’après le manuscrit de Stuttgart, des Fragments de Constance ou l’heureuse témérité, comédie mêlée d’Ariettes sujet, dialogue et musique de la composition de M. le chevalier de Nerciat. Ce sont l’ouverture, les deux ariettes et le quatuor.

La surprise de l’amour, ariette avec accompagnement de deux violons, alto et basse. — Il ne faudrait pas confondre cette ariette de Nerciat avec la comédie de Marivaux, qui porte le même titre.

Les Invalides de l’Amour, ariette. — Le grand dictionnaire Larousse en cite ces vers :

Amis, il neige sur nos têtes ;
À notre âge, plus de conquêtes
Renonçons aux tendres désirs ;
Abandonnés d’un dieu volage,
Quittons Cythère avec courage
Et cherchons ailleurs des plaisirs.
 
Choisissons un bonheur durable ;
Jamais ingrat, toujours affable,
Bacchus nous invite à sa cour.
Enrôlons-nous dans sa milice,
Ce dieu reçoit à son service
Les invalides de l’amour.

Choix de musique dédié S. A. S. Monseigneur le duc des Deux-Ponts. — in-4°. La publication de ce recueil a commencé le 15 juillet 1783. Cette année se compose de 10 fascicules numérotés de I à X comprenant 34 morceaux de musique numérotés de I à 34. L’année 1784 comprend les fascicules XI à XXIV comprenant 41 morceaux numérotés de 35 à 75. On y trouve des morceaux de : Adam, Andreozzi, F.-H. Barthelmont, Beaumesnil, Bianci, Blin de la Codre (2 morceaux), Clémenti, Couperin, Fr. Devienne, Dezaides (Dezède), J. Fr. Edelman (2 morceaux), Mlle Edelmann, Adélaïde Eichner, Ch. Gabr. Foignet, Fontaine de Fontenet, Fr. G. Gossec, Grétry (2 morceaux), A. J. Gros, Jos. Hemerlein, M. George Karr, Aut. Lachnith l’aîné (2 morceaux), Le noble, Martini, Christ. Mayer, L. Mayer, Mengozzi, de Nerciat, Nittel, G. Paisiello, M. Piccini (4 morceaux), Mlle Pouillard, Pouteau, H. J. Rigel (3 morceaux), L’abbé Rose, Mile Roy, le baron Sigmund von Runiling (2 morceaux), Sacchini (2 morceaux), Pompéo, Sales, Sivol, J. Fr. Tapray. (2 morceaux), Toeschi, Vogler (3 morceaux), William (2 morceaux) et 6 morceaux anonymes. La Romance de Nerciat pour chant et Basse se trouve dans le fascicule n° XVIII (année 1784) elle forme le n° 63 du recueil et comprend 4 pages en 2 feuillets. Au bas de la quatrième page se trouve l’indication : Par M. de Nerciat. Cette Romance est placée à la fin du fascicule où l’on trouve aussi un Andante pour clavecin par M. Edelmann, une Romance chant et Clavecin par M. Bun de la Codre, un minuetto pour violon et clavecin par M. Tapray [6].

On a attribué et l’on attribue parfois encore au chevalier de Nerciat les ouvrages suivants.

La matinée libertine ou les moments bien employés, Cythère 1787. — in-18 de 144 pages. Il y a des exemplaires avec 3 gravures en couleurs et des exemplaires avec 5 figures (un frontispice et les gravures libres aux pages 37, 42, 94 et 132). Ces dialogues érotiques sont certainement de Nerciat, cependant comme ils se trouvent sous leur forme définitive au tome Ier des Œuvres de la marquise de Palmarèze, on les attribue généralement à Mérard de Saint-Just qui a changé les noms et le titre. Il est aujourd’hui démontré que Mérard de Saint-Just était un plagiaire. La matinée libertine allongée et devenue La petite maison se trouve aussi au tome II du Théâtre Gaillard (éd. de 1865).

La matinée libertine, etc. - (Bruxelles, 1867) in-16 de 114 pages avec trois figures libres. Vital-Puissant dit de cette édition dont le titre reproduit le texte de celui de l’originale : « La réimpression de la matinée est l’oeuvre de feu Jean-Pierre Blanche (ex-contremaître de la fabrique de M. Collas de Paris), réfugié français qui avait établi à Bruxelles une petite librairie d’occasion. L’imprimeur est le sieur J. Briard ».

La matinée libertine, etc. [s. d.] Paris, chez les marchands de nouveautés. — (Bruxelles, Brancard, 1883). In-12 de 96 pages. Cette édition porte en tête : Œuvres érotiques d’Andrea de Nerciat, La matinée libertine, etc. — (Bruxelles, Kistemaekers), in-32 de 78 pages, 2 fig. libres, édition minuscule tirée à 64 exemplaires, faisant partie de la collection des : Documents pour servir à l’histoire de nos moeurs.

L’Odalisque, ou Histoire des amours de l’Eunuque Zulphicara, ouvrage traduit du turc par Voltaire. Constantinople, chez Ibrahim Bectas, impr. du Grand Vizir, 1779, petit in-8° de 85 pages.

Ce petit ouvrage peu intéressant a été attribué à Andrea de Nerciat, sans doute à cause du titre de la 2e édition (voir plus loin), mais peut-être en avait-on d’autres preuves, car les biographes n’avaient point signalé cette édition, ce qu’ils n’eussent point manqué de faire s’ils l’avaient connue. On sait que Du Croisy (cité par Barbier) attribue ce roman à Pigeon de Sainte-Paterne, bibliothécaire de l’abbaye de Saint-Victor. Pour ce qui est du nom de Voltaire mis en tête de cette production, on n’a pas besoin de montrer qu’il n’y est que par supercherie. À cet égard, l’Avis de l’éditeur est assez amusant :

« Voltaire a composé cet ouvrage à quatre-vingt-deux ans. Le manuscrit nous a été remis par son secrétaire-intime, ce qui nous autorise à assurer l’authenticité de ce que nous annonçons. On verra qu’il nous aurait été facile de faire disparaître quelques expressions énergiques, mais une froide périphrase n’aurait pas aussi bien rendu l’expression du personnage. Au surplus nous pensons qu’il nous faut respecter un grand homme jusque dans les écarts de son imagination ».

La spéculation sur le nom de Voltaire paraît avoir réussi, puisque cette faible élucubration a été plusieurs fois réimprimée. Par bonheur il n’y a pas d’apparence que quelqu’un s’y soit laissé tromper. « Il est impossible, dit Monselet dans Les Galanteries du XVIIIe siècle, de se laisser prendre à ce piège vulgaire : l’Odalisque est un récit absolument dépourvu d’intérêt. Zéni est une petite fille que l’on élève pour la couche du Sultan ; un eunuque nommé Zulphicara, devient amoureux d’elle ; de là, des descriptions de sérail, des scènes de jalousie. Ce n’est pas autre chose que cela ».

Sur la page du titre, au milieu d’un cadre de fleurs et d’oiseaux, un J, un F et M majuscules sont entrelacés. Ce chiffre nous fait supposer que l’éditeur de l’Odalisque pourrait bien être Jean-François Mayeur « assez coutumier de ces indignes supercheries ».

Goy n’était pas de cet avis : « Quant à l’opinion de M. Charles Monselet, écrivait-il dans la 2e édition de sa Bibliographie, qui attribue cet ouvrage à Mayeur de Saint-Paul, elle est peu admissible ; car Mayeur en 1779, n’avait que vingt et un ans, et il était bien jeune pour commettre une telle supercherie ». Goy s’est trompé ; en 1779 Mayeur écrivait déjà et collaborait depuis longtemps aux Mémoires secrets.

Il n’est pas donc impossible qu’il ait écrit l’Odalisque. Au reste, on sait que les supercheries ne lui déplaisaient point. D’autre part, Monselet avance seulement que Mayeur pourrait bien être l’éditeur de l’Odalisque.

L’Odalisque, ouvrage érotique, lubrique et comique, traduit du turc, par un membre extraordinaire de la joyeuse faculté phallo-coïro-pygo-glottonomique à Stamboul 1787. — in-12. C’est la deuxième édition, elle parut, paraît-il, en Allemagne. Faisant allusion à ce titre modifié et copié en partie sur le titre du Diable au corps, Vital-Puissant avance sans élégance : « Nerciat aurait presque levé le voile qui cachait sa paternité ». On pourrait expliquer cela différemment. Cette seconde édition a sans doute été publiée par les mêmes imprimeurs qui avaient publié en 1785 la 1ère partie du Diable au corps, dérobée à Nerciat. Ils l’avaient intitulée : Les écarts du tempérament ou le catéchisme de Figaro : quoi d’étonnant que continuant leur contrebande littéraire, ils aient modifié le titre de l’Odalisque, l’amalgamant avec celui du Diable au corps dont ils ne s’étaient pas servis !

L’Odalisque, ouvrage traduit du turc par Voltaire, à Constantinople chez Ibrahim Bectas, imprimeur du grand Vizir, auprès de la Mosquée de Sainte-Sophie avec privilège de sa Hautesse et du Muphti, 1796, in-8° de 75 pages, avec 4 gravures libres aux pages 46, 57, 67 et 74. Sur le verso du faux-titre on lit : « On trouve des exemplaires de cet ouvrage, à Paris chez le libraire cour Mandar, n° 9. » Je n’ai pas vu l’édition de 1779 de l’Odalisque, mais j’ai un exemplaire de celle-ci entre les mains. On y remarque sur le titre la vignette avec les J. F. M. entrelacées qui ont compromis, et peut-être avec raison, Mayeur dans cette affaire. Mais peut-être ces initiales ne se trouvent-elles pas sur la première édition, mais seulement sur celle-ci.

L’Odalisque… Constantinople 1796. — In-32 de 75 pages avec 4 gravures libres.

L’Odalisque… Paris, 1797 — In-18 de 108 pages, avec 2 gravures libres grossièrement exécutées.

La même année, une partie du même ouvrage reparut sous le titre suivant.

Zulphicara, histoire turque… Paris, 1797. — In-18 de 32 pages, avec des figures libres.

L’Odalisque, etc. — (Allemagne vers 1850), cette réimpression reproduit le titre de la deuxième édition et porte la même date : 1787.

L’Odalisque… (Bruxelles, Poulet-Malassis, 1863), in-18 de 92 pages avec 4 figures libres gravées sur acier.

L’Odalisque… Constantinople, 1797. — (Bruxelles, vers 1865), in-18 de 80 pages.

L’Odalisque ou Histoire des amours de l’eunuque Zulphicara ; ouvrage traduit du turc par Voltaire, Constantinople, chez Ibrahim Bectas, imprimeur du grand Vizir, 1796 (Bruxelles 1868) in-18 de 94 pages avec 4 figures libres. Vital-Puissant dit : « Cette édition bien imprimée, sur papier vergé, a, sur toutes celles qui l’ont précédée, l’avantage d’être ornée de 4 gravures inédites, qui sont d’un drôlatique plein d’humour. Elle fut imprimée par le sieur G. Briard à Bruxelles, pour le compte d’un certain J. F. Deblaesere que l’on a vu exercer quantité de métiers ; il fut, en effet, successivement, soldat, agent de police, bouquiniste, voyageur de commerce, courtier pour guanos, marchand de tableaux, directeur de rentes, marchand de légumes, agent d’émigration pour le Kansas (Amérique), racoleur d’hommes pour les Indes Néerlandaises, et enfin agent d’affaires quelconques, métier qu’il exerçait encore en l’an de grâce 1876 ».

L’Odalisque, ou les Mémoires de l’eunuque Zulphicara. Pièce libre attribuée à Voltaire (Bruxelles). Brochure in-12, avec 4 gravures libres.

Le Vademecum des f…eurs, par le Docteur Cazonné, membre de l’Académie Lampsaque, au temple de Priape, 1775, in-12 ou in-8° de 36 pages avec un frontispice libre. Ce petit ouvrage en vers est attribué à Nerciat par Vital-Puissant qui mentionne aussi une autre édition in-32 ou in-64 qu’on lui avait signalée, mais qu’il n’a point vue.

Le Vademecum, etc. - (Bruxelles, Vital-Puissant, 1871), in-i8 avec un frontispice d’après celui de la 1ère édition, tiré à 150 exemplaires.

L’urne de Zoroastre ou la clef de la science des mages… — in-8°. Cet ouvrage qui n’est pas mentionné par les bibliographies est attribué à Nerciat par la Biographie Didot. On le trouve une fois, mentionné dans un catalogue belge, mais il n’est accompagné d’aucune description. En somme, c’est un livre inconnu. Vital-Puissant dit dans son jargon : « Est-ce une pièce de théâtre ? Est-ce un roman ? Aucune bibliographie ne l’indique. Ce livre presqu’inconnu doit être très tare. Peut-être est-il une satire sur Mesmer ou Cagliostro, très célèbres à l’époque de Nerciat, par leur charlatanisme et leurs découvertes prétendûment scientifiques ».

On a en outre attribué à Nerciat des ouvrages dont manifestement il n’est point l’auteur.

L’Étourdi, roman. Lampsaque 1784. Réimprimé depuis et qui a été attribué, faussement aussi d’ailleurs, au marquis de Sade. Peut-être est-il du chevalier de Neufville-Montador qui, alors, serait aussi l’auteur de :

L’Almanach de nuit, à l’instar de celui de la marquise D.N.N.C. contenant des anecdotes nocturnes… Aux Étoiles, chez Vesper, rue du Croissant, à la Lune. — Nerciat n’est certainement pas l’auteur, et celui de l’Étourdi dit dans ce roman avoir publié un petit livre qu’on ne trouve nulle part : L’Almanach de nuit, année 1776.

Notes

[1Félicia a été traduit en anglais et publié dans le tome II, de The Exquisite. A collection of tales, histories and fancy essays, London, M. Smith. — s. d. (1842-1844) 3 vol. gr. in-4°,45 numéros, avec figures. Magazine hebdomadaire dont chaque numéro se vendait d’abord 4 pences et plus tard 6 pences. Les figures sont assez libres. La plupart des ouvrages qu’on y trouve sont traduits du français.

[2The Exquisite (voir la note au 1er article de Félicia) renferme au tome III un abrégé de Monrose.

[3Ce roman a été traduit en allemand :
- Mein Noviziat [qui forme le 3e vol.] III Band des Priapische Romane Rom. bei Seraph Calszovulva 1791-97. — (Berlin).
- Mein Noviziat, etc. - Réimpression des Priapische Romane faite à Leipzig vers 1810. Voici le titre complet d’une réimpression faite à Leipzig vers 1860 :
- Priapische Romane III Band Dritte Abtheilung Boston Bei Reginald Chesterfield [avec une vignette représentant deux amours, rémouleurs dont l’un repasse un… tandis que l’autre fait pipi sur la meule, un deuxième titre porte] Mein Noviziat III Band Erste Abtheilung. [Les autres vol. des Priapische Romane contiennent le 1er une adaptation du Fanny Hill et le 2e une adaptation du Meursius. Mon Noviciat a aussi servi, paraît-il, pour deux ouvrages anglais en lettres ; How to raise love or mutual amatory seccret, London 1848 — (Amérique) in-18 fig.
- How to make love, or the Art of making love in more ways than one, exemplified in a series of most luscious adventures between two cousins, translaled from the french. — (s. l. n. d.) en 12 f. Il y a au moins une réédition in-12 récente (vers 1860).

[4The Exquisite (voir la note au 1er article de Félicia) renferme la traduction du 1er numéro des Aphrodites.

[5Bibliographie anecdotique et raisonnée de tous les ouvrages d’Andréa de Nerciat par M. de C… bibliophile anglais, édition ornée du portrait inédit de Nerciat gravé d’après l’original appartenant à M. B… de Paris, Londres job-Alex. Hoogs, éditeur-libraire Burlington Arcade et se trouve à Paris, à Bruxelles et à Stuttgart 1876. In-8° de 63 pp. et 1 p. de table des matières tiré paraît-il à 150 exemplaires. Au verso du faux-titre on lit : Printed By Edward Cox 314 Old Kest Road et à la fin du livre : Hic liver impressus est in civitate londoniensi and expesas Vitalis potentis, belgici civis in urbe Lutetiae manentis. Anno Domini MDCCCLXXVI. En réalité ce livre a été imprimé à Bruxelles pour le compte de Vital-Puissant qui n’est pas seulement l’éditeur de cet ouvrage, véritable pamphlet catalogue où il attaque des concurrents et vante ses produits — mais l’auteur même. Les dernières pages du livre sont occupées par des notices sur des réimpressions faites pour le compte de Vital-Puissant. En frontispice, se trouve le portrait sur chine d’Andrea de Nerciat d’après la sanguine à M. Br. de Paris : Ce portrait imprimé en rouge a été tiré sur la planche qui a servi pour le même portrait, qui se trouve en tête des Contes nouveaux d’Andrea de Nerciat, édition de Poulet-Malassis (Voir ce qui est dit de cet ouvrage). Et sans doute cette Bibliographie de Vital-Puissant n’est-elle qu’une nouvelle édition augmentée de l’ouvrage suivant publié par le même Vital-Puissant : Éclaircissements historiques sur les Aphrodites et le Diable au corps du chevalier Andrea de Nerciat et sur leur auteur, 1871 in-18.

[6II existe aussi plusieurs quatuors pour instruments à cordes, composés par Andrea de Nerciat.


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