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De l’utilité de la flagellation

Dernier ajout – samedi 29 décembre 2007.

Auteur :

Mots-clés :

Jean-Henri Meibomius
DE L’UTILITÉ DE LA FLAGELLATION
DANS LA MÉDECINE
ET DANS LES PLAISIRS DU MARIAGE
ET DES FONCTIONS DES LOMBES ET DES REINS

Ouvrage singulier
Traduit du latin
Et enrichi de notes historiques, critiques et littéraires, d’une introduction et d’un index.

AVERTISSEMENT

On sait que Jean-Henri Meibomius était un savant du dernier siècle, qui s’est rendu célèbre en médecine, par la découverte des nouveaux vaisseaux qui prennent leur chemin vers les paupières, et qu’on a appelés de son nom, conduits de Meibomius. Il fut longtemps professeur de médecine à Helmstadt, sa patrie, et ensuite premier médecin de Lubeck, ville d’Allemagne dans le duché de Holstein.

Le petit traité que nous publions est très curieux, et n’est guère connu que de quelques médecins, et d’un petit nombre de gens de lettres. Il n’en existe que deux éditions devenues fort rares et fort chères, faites toutes deux en pays étrangers et fourmillant de fautes d’impression. La première à Londres 1665, in-64, et la seconde à Francfort 1670, in-8°. L’une et l’autre étant fautives, nous nous sommes déterminés d’en donner une troisième purgée de ces fautes ; et pour faire connaître cet ouvrage intéressant et utile aux littérateurs, aux gens du monde et à ceux qui ne sont pas familiers avec le grec et le latin, nous avons entrepris de le traduire, et nous avons accompagné notre version de notes historiques étroitement liées au sujet, d’observations nouvelles puisées dans des auteurs modernes, tels que MM. l’abbé Chappe, de Lignac, Arnaud de Villeneuve et Lémery, etc., et multipliées au point qu’elles forment, pour ainsi dire, un second ouvrage aussi étendu que celui de Meibomius.

Nous avons adouci le mieux qu’il a été possible, des expressions trop libres dans les citations, de manière pourtant à ne pas nuire à la clarté du sujet, dans un ouvrage dont le but est de développer le mécanisme des parties auxquelles l’Être-Suprême a confié l’emploi de la propagation de l’espèce, et d’indiquer les remèdes nécessaires à les rendre capables de s’en acquitter, quand un vice dans les organes ou des excès de volupté ont altéré en elles cette précieuse faculté.

Nous renvoyons ceux qui nous accuseraient d’avoir voulu faire l’apologie de la flagellation, à ce qu’ont dit dans les mêmes vues, M. de Bienville, dans l’avant-propos de son excellent traité de la Nymphomanie, pages 4 et 5, M. de Lignac, dans l’introduction de son traité de l’amour conjugal, page 19, et M Tissot dans celle de l’Onanisme pages 7, 8 et suivantes.

Au reste, nous espérons que le plus grand nombre des lecteurs nous saura gré de n’avoir rien négligé pour leur offrir un ouvrage complet.

Il y a des écueils inséparables de la matière, et que le traducteur le plus chaste ne peut éviter, s’il veut rendre les pensées de son original ; c’est ce que nous avons éprouvé toutes les fois qu’il a été question de rendre en français les vers libres de Pétronne, Catulle, Tibulle, Ovide, Martial et Apulée. Il fallait donc abandonner le travail ? Non, sans doute : à côté des vers libres, je trouvais des autorités puisées dans les auteurs ecclésiastiques, les livres sacrés et les Pères de l’Église. L’exemple des St Augustin, des St Jérôme, des Isidore, des Lactance, des Origène et des Tertullien m’encourageait dans mon entreprise, puisqu’écrivant en langues vivantes, ils n’ont pas cru devoir se taire sur les crimes obscènes, parce qu’on ne peut les désigner sans mots. Au reste, si nous sommes répréhensibles, notre faute est celle de Meibomius, et nous nous justifions entièrement par l’aveu sincère de la faute même, et si c’en est une, nous n’avons eu d’autre motif en traduisant cet ouvrage, que de nous occuper, de nous amuser, et de procurer aux littérateurs et aux gens du monde la connaissance d’un ouvrage que sa rareté leur avait fait perdre, et leur en faciliter l’acquisition à moindres frais.

J’ai rassemblé dans l’introduction qui suit, tout ce qui peut servir à l’histoire de la flagellation, en offrant au lecteur un extrait lumineux et discuté de l’ouvrage de l’abbé Boileau sur cette matière ; et cette compilation nécessaire à mon ouvrage ne laissera plus rien à désirer. Nous osons avancer que cet extrait, ceux de Brantôme, et l’étendue des notes dont nous avons semé l’ouvrage, dans la vue d’égayer l’aridité du style de Meibomius, ne manqueront pas de rendre ce petit traité aussi intéressant que curieux.

Quant à la manière dont nous avons traduit le latin, dans lequel il fallait remédier à des fautes d’impression ou de latinité, et à des demi-mots qui, si je puis le dire, n’étaient que les premiers linéaments des pensées de l’auteur qu’il fallait développer, nous supplions le lecteur de vouloir bien se souvenir de ce précepte d’Horace dont nous avons tâché de faire notre profit, surtout quand il a fallu rendre des morceaux d’anatomie, qui ne sont plus les mêmes que du temps de Meibomius, et suivre la marche nouvelle prescrite par nos nouvelles découvertes en médecine, et à laquelle je me suis le plus possible conformé.

Nec verbum verbo curabis reddere fidus
Interpres, nec desilies imitator in arctum.
H R (Art. Poet.)


  • La flagellation dans les plaisirs du mariage et dans la médecine…

    Auteurs cités dans De l’utilité de la flagellation

    Extraits des articles de quelques auteurs cités dans cet ouvrage

    par Mercier de Compiègne

    « Jean Pic, prince de la MIRANDOLE et de la Concorde, né en 1463, d’une famille illustre, fut dès sa plus tendre jeunesse, un prodige de mémoire et de science, et qui, dit-on, possédait vingt-deux langues à l’âge de dix-huit ans. Ses ouvrages sont recueillis en un vol. in-fol. Bâle 1601.
    - 1° Des livres sur le commencement de la Genèse.
    - 2° Un traité de la dignité de l’homme.
    - 3° De l’être de l’univers.
    - 4° Règles de la vie chrétienne.
    - 5° Traité du royaume de J.C. et la vanité du monde.
    - 6° Trois livres sur le banquet de Platon.
    - 7° Une exposition de l’oraison dominicale.
    - 8° Un livre de lettres.
    - 9° Disputationes adversus astrologiam divinatricem, Bologne 1495, in-folio, rare. » (C.-F.-X. Mercier de Compiègne-, De l’Utilité de la flagellation).


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