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Éloge du sein des femmes

Dernier ajout – vendredi 10 août 2007.

Auteur :

ÉPÎTRE DÉDICATOIRE

SONNET.
 
L’auteur du traité des Tetons
Chante si haut sur la matière
Qu’il donneroit musique entière,
S’il descendoit de quelques tons.
 
Mais comme sa muse est altière,
Il n’ira pas chez ses Martons,
Chanter leurs tourelontontons,
De là jusqu’à la jarretière.
 
Si cependant du haut en bas,
Il alloit pousser ses ébats ;
On entendroit belle harmonie !
 
Vénus, peinte par tous ses traits,
Feroit éclater mille attraits
Dans une telle anatomie.
 
Par C. L. d’Ar.

Nota. Nous avons supprimé l’épître dédicatoire de Ducommun, sur l’édition d’Amsterdam, 1720, parce qu’elle n’a rien de neuf, ni de piquant ; nous la remplaçons par une petite pièce de vers assez rare et qui vient ici fort à propos, puisqu’elle s’adresse aux dames.

— — —

LES POMMES.
 
Le ciel, pour enchanter les hommes,
Vous a fait présent de six pommes :
Sur votre visage il a mis
Deux petites pommes d’apis
D’un bel incarnat empourprées,
Et que nature a colorées :
Les soucoupes et les cristaux
Ne portent pas de fruits si beaux.
Plus bas une fraîche tablette,
En supporte deux de rainette ;
Et l’on trouve encore plus bas
Deux autres qu’on ne nomme pas.
Elles sont de plus grosse espèce,
Et n’ont pas moins de gentillesse :
Ce sont deux pommes de rambour,
Qu’on cueille au jardin de l’amour.
Voilà trois paires de jumelles
Qui font tourner bien des cervelles.
Ève perdit le genre humain,
N’ayant qu’une pomme à la main ;
Mais notre appétissante mère,
En laissait voir deux sur son sein.
Et l’attrait des fruits de Cythère,
Dont l’aspect le mettait en train,
Fit succomber notre bon père.
Satan, dont l’esprit est malin,
Entrait aussi dans le mystère.
Pressés, comme Adam, de manger,
Nous pétillons d’impatience
Auprès du jardin potager
Dont vous portez la ressemblance.
Vive la pomme et les pommiers !
Leur aspect seul nous ravigotte :
On doit baiser les deux premiers,
Avec les seconds on pelotte :
Triomphe ! amour ! aux deux derniers.
Heureux qui les met en compotte !


  • Éloge du sein des femmes

    Étude physiologique sur les mamelles ou seins

    Ouvrage curieux (Chapitre IX, suite)

    par Mercier de Compiègne

    « Les mamelles (mammæ, des Latins ; mastoï, des Grecs ; poppa, en italien ; teta, ubre, en espagnol) subissent les mêmes phases dans leur développement, que les organes essentiels de la reproduction. Elles sont peu apparentes dans le jeune âge et ne commencent à prendre le développement qu’elles doivent acquérir que lorsque l’appareil génital est apte à perpétuer l’espèce ; et comme ce n’est que chez les individus femelles qu’elles parviennent à leur état complet, elles ne présentent pendant les premiers temps de la vie aucune différence chez l’un et l’autre sexe.
    C’est donc vers l’époque où la femme devient apte aux plaisirs de la maternité, que les seins commencent à acquérir tout le développement dont ils sont susceptibles, ainsi que les formes gracieuses qui en font un si brillant ornement… » (Mercier de Compiègne, Éloge du sein des femmes).


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