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Essai sur la flagellation et le masochisme

Dernier ajout – jeudi 23 juillet 2009.

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AVANT-PROPOS

Après les études si intéressantes et si complètes publiées par l’éditeur de cet ouvrage, il peut sembler qu’il n’y ait plus rien à dire au sujet de la flagellation à travers le monde. Ce serait là une grave erreur.

Si, comme le dit M. Hector France dans sa Pudique Albion, on peut, sans crainte de revenir bredouille, battre les fourrés de l’histoire des classes dirigeantes, à la recherche de cette passionnante question, on peut également trouver du nouveau autour de soi, dans l’étude des moeurs du jour et dans celles de la vie intime, familiale, que n’enregistrent point pour la postérité ceux qui font métier de fixer les événements.

Ainsi que l’ont fait remarquer de nombreux philosophes, l’amour, s’il en est la cause, est aussi la raison de l’existence, en quoi il doit se trouver au premier plan des préoccupations humaines.

Or, les manifestations de l’amour sont infinies, mais parmi celles que l’on peut qualifier de normales, la flagellation passionnelle joue un rôle prépondérant. Il est donc intéressant de connaître à fond cette question et c’est pourquoi la plus minime contribution, pourvu qu’elle soit sincère, doit être acceptée avec reconnaissance par le public soucieux de se renseigner. C’est également pourquoi j’ai cru utile de réunir en brochure ces notes, écrites sans prétention aucune, dans le simple but de me distraire, le plus souvent. On trouvera dans ce petit ouvrage quelques-uns des nombreux renseignements que j’ai pu me procurer, et si le lecteur n’y rencontre pas tout l’intérêt qu’il est en droit d’espérer, qu’il veuille bien considérer pour ma décharge que mieux vaut la vérité toute nue que le mensonge fioriture et que, de la première à la dernière page, il n’est pas une ligne qui ne soit sincèrement pensée ou vécue.



  • Les Délices du fouet

    La flagellation dans le ménage : maris fouetteurs et fouettés

    Essai sur la flagellation et le masochisme (VII)

    par Jean de Villiot

    « Comme on s’aperçoit que, le sang ayant été mis en mouvement de cette façon, la volupté a été plus profonde, on recommence, on y prend goût, on cherche des prétextes à corrections, à retroussis, et on en trouve toujours. De là, les corrections conjugales.
    Un jeune mari me disait un jour :
    - Mon cher, c’est épatant. Tous les soirs, lorsque ma femme se met au lit, il faut qu’elle ait sa fessée. Tu ne t’imagines pas combien cette longue chemise de nuit qui l’enveloppe alors est excitante. On dirait un grand bébé qui va se coucher, on ne voit que les petits pieds nus qui lâchent les babouches, un peu du mollet parfois, et puis, plus haut, ces formes pleines qui gonflent l’étoffe blanche et qu’on sent là… tout près. Ma foi, cela m’affole, je lève la chemise, je fouette, et c’est la fuite éperdue, la plongée dans les draps, les rires fous… pas toujours les rires, pourtant ! Quelquefois, je fouette trop fort, je perds la tête, je m’affole devant ces grosses choses rougissantes, et la pauvre petite se met à pleurer… Alors, je l’embrasse comme un fou et je la console, tu devines comment !… Dieu que c’est bon à embrasser, les joues chaudes et mouillées de larmes d’une jolie femme !… » (Jean de Villiot, Essai sur la flagellation et le masochisme).


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