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Femmes châtiées

Dernier ajout – dimanche 14 octobre 2007.

Auteur :

Mots-clés :

Jean de Villiot (Hugues Rebell), Femmes châtiées, Librairie des Bibliophiles Parisiens, Paris, 1903. (252 p. ; 24 cm).



  • Femmes châtiées

    Sidonie

    Nouvelle érotique (1903)

    par Hugues Rebell

    « Justine, comme Sidonie, prenait les mêmes plaisirs à humilier grossièrement Lucienne, de ses préparatifs, de ses remarques et de ses examens.
    - Je vous demande pardon, mes dames, mais je vais lui découvrir le cul. Je tiens à voir mon travail.
    - Ah ! moi de même. Y a rien qui trompe comme ces sacrés jupons. On s’imagine qu’on a bien fouaillé la drôlesse et on n’a fait que lui épousseter sa pelure.
    Malgré ses battements de jambes, Lucienne n’avait pu empêcher qu’on lui troussât son unique jupon et sa chemise ; le fessier, plein et charnu, ainsi maintenu en saillie, apparaissait dans toute son ampleur.
    - Voilà une cible ! observa une des clientes. Au moins, si la môme fait sa teigne, on a de quoi la soigner.
    Mais Justine regardait certaines taches de la chemise avec attention puis elle écarta les fesses de Lucienne.
    - Ah ! sale ! ah ! dégoûtante, s’écria-t-elle, j’vais t’apprendre à montrer un cul propre quand on te corrige.
    Puis elle insinua un doigt fort avant dans l’ouverture indécente.
    - C’est une précaution que je prends toujours avec ces sales gamines mal torchées, dit-elle ; quand elles ont les boyaux pleins, et qu’on leur fiche le fouet, elles sont capables, les vilaines gales, de tout vous lâcher…
    Elle leva enfin son balai, et dirigeant ses coups sur la fissure des chairs elle arracha des hurlements à Lucienne.
    - T’as péché par la gueule, tu souffriras par ton aut’gueule, criait-elle. Ah ! j’va t’en donner.
    D’une main entrouvrant le derrière, elle ne cessait d’en cingler l’antre mystérieux. Lucienne n’avait plus de voix à force de crier, de supplier, de demander grâce, d’insulter sa fouetteuse. Une bande de pourpre, que surmontait une sorte d’oeillet sanglant, partageait le large disque jusque-là épargné et à peine rose.
    Les deux spectatrices se penchaient sur la victime sans craindre recevoir en plein visage les soupirs mal odorants que provoquaient chez Lucienne la position, la colère, la douleur, l’oubli d’elle-même. » (Hugues Rebell, Femmes châtiées).


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