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Histoire des Flagellants

Dernier ajout – samedi 20 septembre 2008.

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PRÉFACE

Il y a plusieurs années que l’auteur a écrit cette Histoire des Flagellants, lorsqu’il était déjà membre de l’Église Gallicane, dont la grande antiquité nous doit inspirer du respect, et que ses pasteurs et ses prélats, aussi illustres par leur vertu que par leur érudition, avaient travaillé avec un soin incroyable, durant l’espace de cinquante années, à rétablir la rigueur de l’ancienne discipline, et à faire fleurir la pénitence publique. Mais peut-être me direz-vous, mon cher lecteur, que s’ensuit-il de là ? Le voici, c’est que l’historien, qui a eu le courage de dire la vérité, et qui n’a pas osé soutenir le mensonge, devait sans doute avoir l’esprit aussi éloigné de toute sorte de relâchement en fait de morale, que porté à la mortification de la chair, et à réprimer les convoitises. Ce qui lui donna sujet d’écrire, fut d’un côté, les différentes opinions qu’il y avait à l’égard du bon ou du mauvais usage de la discipline, qu’on prenait soi-même sur le dos, ou sur les fesses ; et de l’autre, l’incertitude où étaient là-dessus quantité de savants, que de célèbres Pontifes avaient employés pour avoir leur avis, sans les repaître de l’espérance qu’ils obtiendraient de gros bénéfices. Mais qui ne s’étonnerait, et qui ne resterait presqu’immobile d’admiration, de voir qu’il y a des hommes de bon sens, qui d’un autre côté sont si cruels et si barbares, qu’ils aiment mieux se déchirer la peau à coups de fouet, que de mener une vie sainte et religieuse ? Il a paru d’abord assez difficile de traiter un sujet aussi délicat que celui-ci en des termes polis et modestes, et où il n’y eut pas la moindre saleté. Cependant la raison ne veut point qu’on assaisonne les matières sérieuses des bons mots de Plaute, ni qu’un personnage de tragédie joue le rôle d’un comique : aussi l’auteur a-t-il fait tout ce qu’il a pu au monde pour rendre son style chaste et honnête. Il n’adresse cette Histoire qu’aux lecteurs qui ont du savoir et de la piété ; et il a cru qu’il était à propos de la donner au public, dans l’espérance que ce serait un présent aussi agréable qu’utile à la République chrétienne. D’ailleurs il avoue de bonne foi, qu’il n’a pas traité cette matière en théologien, parce qu’elle est si environnée d’épines de l’Antiquité profane, grecque, ou romaine, et si remplie de grammatications, qu’elle semble plutôt appartenir à la Critique, qu’à la science sublime de la théologie. Enfin cette Histoire du bon ou mauvais usage du fouet parmi les chrétiens parait au jour, sans être munie d’éloges ou d’approbations des théologiens, quoique l’auteur ne les méprise pas, et qu’il ne fasse autre chose que soutenir l’opinion du fameux Gerson, Chancelier de l’Université et de l’Église de Paris, et le plus épuré théologien de son temps. On peut aussi présumer que Jean de Hagen, Chartreux et Herman de Schilde de l’Ordre de St Augustin, tous deux illustres dans la vie monastique, et dont il est parlé avec honneur dans ce petit livre, ont défendu la même cause : mais leurs ouvrages sont si rares, que l’auteur n’a pu les recouvrer jusqu’ici tout entiers. Quoi qu’il en soit, on n’a qu’à lire le contenu des chapitres qui suit pour avoir une idée générale de cette histoire, et il n’y a nul doute que les savants et les véritables dévots ne trouvent beaucoup de plaisir à la lire tout du long à cause de la variété des choses qu’on y a insérées. Un ouvrage de cette nature est toujours agréable, en quelque style qu’il soit écrit ; et la flagellation est un sujet assez piquant de lui-même, et assez relevé par le vinaigre et les pointes qui l’accompagnent partout, sans qu’il soit nécessaire d’y en ajouter d’ailleurs. Enfin le premier chapitre de cet ouvrage vous instruira suffisamment des raisons que l’auteur a eues de le publier.



  • Histoire des flagellants

    Le fouet donné sur les fesses, les épaules, les reins et les cuisses

    Le bon et le mauvais usage des flagellations (Chapitre X)

    par Abbé Boileau

    « Le fouet donné sur les épaules est dangereux. De là viennent des fluxions et autres maladies sur les yeux. On démontre par des raisons physiques qu’il est plus nuisible sur les reins et sur les cuisses. Il est contre la pudeur et la bienséance, tant pour les hommes que pour les femmes, de se fouetter sur les fesses. » (Abbé Boileau, Histoire des flagellants).


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