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Mémoires de Dolly Morton

Dernier ajout – jeudi 4 juin 2009.

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Jean de Villiot, Mémoires de Dolly Morton, in En Virginie (Épisode de la guerre de sécession, précédé d’une étude sur L’Esclavage et les punitions corporelles en Amérique, et suivi d’une Bibliographie raisonnée des principaux ouvrages français et anglais sur la flagellation), Éd. Charles Carrington, Paris, 1901, pp. 1-186.



  • En Virginie : Épisode de la guerre de sécession

    À nos lecteurs

    Mémoires de Dolly Morton (Préface)

    par Jean de Villiot

    « On aurait tort de s’imaginer que l’usage de verges a été de tout temps un apanage des sectes religieuses ou autres et bon nombre de littérateurs ont, dans leurs oeuvres, largement usé de la flagellation et s’en sont fait un sujet pour contenter une certaine catégorie de lecteurs… malades.
    Nous le répétons, — et nous ne saurions trop le redire — nous n’avons nullement l’intention de mettre sous les yeux de personnes vicieuses, des scènes plus ou moins impudiques ; contre de pareilles peintures s’élèverait à bon droit la morale publique.
    Ce genre de littérature est, d’ailleurs, réprouvé des honnêtes gens, et c’est pour ceux-là seuls que nous écrivons, et comme c’est aux lecteurs intelligents que nous nous adressons, nous voudrions que les autres se rassurent dans le cas où leur esprit maladif ne pourrait approuver un ouvrage qui, ne répondant pas à leurs goûts, ne saurait être, par cela même, un remède à leur état d’âme. Qu’ils le critiquent donc, en poussant leur cri de protestation au nom de la morale outragée. Nous serons entièrement satisfaits de leur feinte indignation.
    C’est surtout d’Outre-Manche que nous arrive la fausse pudibonderie. Il existe en effet, quelque part, à Londres, une société dite de Vigilance Nationale (?) laquelle s’érige en juge de nos actions, de nos moeurs, de nos livres. Cette société, qui se figure que son action a moralisé complètement les moeurs britanniques, opère maintenant chez nous, couvrant de sa surveillance, comme d’une égide, la vertu d’Albion menacée par nos écrits.
    Cependant, John Bull avoue parfois qu’il peut être un pécheur ; mais, alors, il explique l’accusation qu’il porte contre lui-même, en faisant remarquer avec hypocrisie, qu’il n’est pas loin d’être aussi mauvais que d’autres.
    Les moeurs anglaises sont curieuses. Leur isolement, leurs habitudes monacales exaltent les passions en les concentrant. Un reste de puritanisme les aggrave. » (Jean de Villiot, En Virginie).


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