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Passions de jeunes miss

Dernier ajout – samedi 30 août 2008.

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Tap-Tap (Alphonse Momas), Par le fouet et par les verges : Passions de jeunes miss, I. Liseux, Paris, 1907. (187 p. ; 21 cm).



  • Par le Fouet et par les Verges

    L’Étoile de luxure et le con d’Hilda

    Passions de jeunes Miss (Chapitre XII)

    par Alphonse Momas

    « Reine avait quitté l’Institution Sticker, et après Reine, Lisbeth et Aline partirent à leur tour. Peu à peu les pensionnaires, présentes à l’arrivée de la jolie Française, se remplaçaient par les nouvelles venues, mais la graine de saphisme germait de plus en plus. Hilda n’était plus la favorite de Jean Sticker. Elle se fit encore prendre, en train d’être enfilée par un godemichet placé sous le ventre de Clary. Elle ne reçut pas la flagellation cette fois : toute sa division réunie, la directrice, lui ayant fait attacher jupes et chemises sur les épaules, la condamna à exécuter trois fois le tour de la salle de travail, en la poursuivant à grands coups de pieds dans le derrière. Au troisième, elle la flanqua à la porte et lui commanda de marcher dans cette tenue autour du bâtiment, pendant une demi-heure. Toute rouge de confusion, le visage en larmes, surveillée par une sous-maîtresse rigide, Hilda subit cette honte, rencontrée par les serviteurs des deux sexes, lui décochant force quolibets, et, sur la porte de sa chambre, dans le petit angle obscur et insoupçonné, s’apercevait l’étoile de luxure. Lassée de son favoritisme, finissant toujours mal, écoeurée des actes obscènes qui se commettaient avec une audace sans cesse croissante, jalousée et enviée de celles qui aspirèrent à lui succéder et qui, n’ayant pas abouti, la dénigraient auprès des grandes et des moyennes ; elle revenait à des sentiments de sagesse. La nuit, elle dormait paisiblement sans plus se préoccuper des tentations charnelles : le sang posé des Anglaises reprenait le dessus dans son tempérament. Elle pensait n’avoir rien à redouter de personne, et si elle fermait sa porte à clef, elle le faisait parce qu’elle savait que, dans la nuit, des personnes étrangères à la maison circulaient à travers les bâtiments scolaires. Et voilà qu’un soir, devant sa porte, s’arrêta le duc Albert d’Ottinicher. » (Alphonse Momas), Passions de jeunes miss).


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