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Thérèse philosophe

Dernier ajout – vendredi 20 novembre 2009.

Auteur :

Mots-clés :

Jean-Baptiste de Boyer Marquis d’Argens, Thérèse philosophe ou Mémoires pour servir à l’histoire du père Dirrag et de mademoiselle Éradice, Paris, 1748.



  • Thérèse philosophe

    Lectures érotiques et dernières réflexions de Thérèse

    Histoire du Père Dirrag et de Mlle Éradice (11)

    par Le Marquis d’Argens

    « Écoutez-moi. N’est-il pas vrai que toutes les fois que je vous fais un présent votre amour-propre paraît blessé de le recevoir d’un homme que vous ne rendez pas aussi content qu’il pourrait l’être ? Eh bien ! la bibliothèque et les tableaux, que vous aimez tant, ne vous feront pas rougir puisqu’ils ne seront à vous que parce que vous les aurez gagnés.
    - Mon cher comte, repris-je, vous me tendez des pièges, mais vous en serez la dupe, je vous en avertis. J’accepte la gageure ! m’écriai-je, et je m’oblige, qui plus est, à ne m’occuper toutes les matinées qu’à lire vos livres et à voir vos tableaux enchanteurs.
    Tout fut porté par vos ordres dans ma chambre. Je dévorai des yeux ou, pour mieux dire, je parcourus tour à tour pendant les quatre premiers jours l’histoire du Portier des Chartreux, celle de La Tourière des Carmélites, L’Académie des Dames, Les Lauriers ecclésiastiques, Thémidore, Frétillon, etc., et nombre d’autres de cette espèce, que je ne quittai que pour examiner avec avidité des tableaux où les postures les plus lascives étaient rendues avec un coloris et une expression qui portaient un feu brûlant dans mes veines.
    Le cinquième jour, après une heure de lecture, je tombai dans une espèce d’extase. Couchée sur mon lit, les rideaux ouverts de toutes parts, deux tableaux – les Fêtes de Priape, les Amours de Mars et de Vénus – me servaient de perspective. L’imagination échauffée par les attitudes qui y étaient représentées, je me débarrassai des draps et des couvertures et, sans réfléchir si la porte de ma chambre était bien fermée, je me mis en devoir d’imiter toutes les postures que je voyais. » (J.-B. de Boyer d’Argens, Thérèse philosophe).


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