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La Flagellation à travers le monde

Après la mère… La fille

Le fouet à Londres (Deuxième partie : chapitre XI)



Auteur :

Jean de Villiot (Hugues Rebell), Le fouet à Londres, roman-étude de moeurs anglaises, La Flagellation à travers le monde, Éd. C. Carrington, Paris, 1906 (In-8°, 220 pages).


XI
APRÈS LA MÈRE… LA FILLE

Ethel, surprise d’abord de ne pas recevoir de Margaret la réponse qu’elle attendait à sa lettre, pensa que peut-être Miss Beddoes interceptait sa correspondance. Cette femme, capable de lui prendre sa Margaret, apparaissait à ses yeux comme la complice d’un crime. Elle lui en voulait au point de ne pas savoir reconnaître que, si elle eut refusé de l’accueillir, Lady Helling, eût envoyé la jeune fille dans un pensionnat où, jusqu’à l’âge de sa majorité, elle aurait dû vivre prisonnière.

Longtemps elle attendit une réponse. Enfin, elle se lassa, se promettant, lorsqu’elle pourrait entreprendre un voyage, de se mettre elle-même à la recherche de l’objet de son tourment.

Cependant, Daniel Gowerson, le révérend et le vénéré, continuait de prendre certaines allures que la charmante Ethel observait avec satisfaction.

Parfois son regard se posait sur la jeune femme, il s’oubliait en contemplation. Ethel éprouva un jour une commotion violente et sans doute l’émotion ressentie par elle fut visible, car le jeune homme pâlit, son visage prit une expression de souffrance et d’égarement. Il était auprès d’elle. Leur silence dura longtemps.

C’était par une journée pluvieuse, bien que la saison fût clémente. Les fenêtres étaient closes, ils étaient seuls, bien seuls. Ils le sentirent. Leurs mains se joignirent dans une étreinte émue et bientôt leurs deux fronts se rapprochant, leurs lèvres s’unirent en un long, long baiser.

C’en était fait d’Ethel. Elle aimait le jeune pasteur.

De ce jour, elle se livra à son entraînement sans réserve, sans feinte ; cela lui semblait si naturel, elle était aimée, elle était heureuse. Sa santé se ressentit de son bonheur ; elle redevint fraîche et gaie, rieuse ; elle jouait avec son petit Bob qui commençait à gazouiller. Daniel venait chaque jour et c’étaient des heures charmantes ; ils allaient parfois dans la campagne cacher leur immense bonheur. Quand le doux soupirant, libéré des devoirs de son ministère, pouvait, dans la soirée, rejoindre son Ethel, ils partaient au loin, dans les champs, et s’aimaient librement sous la voûte étoilée.

Lorsque Jenny revint à sa campagne avant son départ pour le bord de la mer, elle fut ravie de l’état florissant de sa chère fille qu’elle ne se lassait pas d’admirer.

La jeune femme qui, maintenant, ne craignait plus sa mère, se livrait de tout son coeur à sa tendresse pour elle. Le joli baby, blond et riant, comme sa petite mère, fut la joie de Lady Helling.

Lorsque Daniel arriva, tout ému de revoir Jenny après le dernier événement, il comprit tout de suite, au maternel et affectueux accueil qu’elle lui fit, que son coeur ne prendrait point d’ombrage, au cas où elle découvrirait leur secret. Il jugea bien, car Jenny, qui semblait les regarder du même tendre regard et les observait avec indulgence, leur dit que sa consolation dans l’éloignement était de savoir que la sagesse et l’attachement de Gowerson veilleraient sur sa chère enfant.

Les amants échangèrent un regard ému. Avait-elle deviné si vite leur bonheur ?

On parla de l’issue du procès et de la condamnation de Maurice. Jenny dit n’avoir repris goût à la vie que depuis la disparition de ce misérable. Puis il fut question du colonel qu’elle n’avait pas vu avant son départ pour la France, où il devait rester quelques mois, passant à Trouville voir un de ses amis et faisant un tour à Paris avant de rentrer en Angleterre, où il lui avait promis un petit séjour en famille, se faisant une fête de connaître le gentil baby.

Jenny ne resta que quelques jours, songeant à regagner son hôtel à Londres pour préparer son voyage au bord de la mer.

Après son départ, les amants demeurèrent tout entiers à leur joie immense, s’aimant d’un amour sans nuages et sans lassitude.

Voir en ligne : Chapitre XII : La deuxième fessée

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS.COM d’après le roman érotique de Jean de Villiot (Hugues Rebell), Le fouet à Londres, roman-étude de moeurs anglaises, La Flagellation à travers le monde, Éd. C. Carrington, Paris, 1906 (in-8°, 220 pages).



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