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Théâtre érotique

Augustine : Comédie érotique en un seul acte…

Et quatre scènes foutrement sexuelles

par Alain Valcour

Alain Valcour, « Augustine, Comédie érotique en un seul acte et quatre scènes foutrement sexuelles », Texte érotique, Paris, mai 2013.


Augustine,
Comédie érotique en un seul acte
et quatre scènes foutrement sexuelles

 
Personnages :
- Monsieur le Baron de Viroute
- Madame la Baronne de Viroute
- Augustine, soubrette, bonne à tout faire (vraiment tout)
- "Sœur" Teresa, infirmière de nuit
- Père Frappard de l’Érection de la Sainte Croix, dit par les facétieux impies "Père Frappard de la Sainte Érection"
- Gustave, son neveu (les mêmes assurent que c’est son fils)

Cette comédie sans prétention est destinée à une petite salle recevant de 20 à 30 personnes.
 

ACTE UNIQUE
Scène première

De Monsieur, assis dans un fauteuil et absorbé par sa lecture attentive de L’Équipe, on ne voit que les jambes poilues émergeant d’une robe de chambre de soie de grand luxe. Madame, en nuisette, feuillette Gala nerveusement. Ses cuisses largement ouvertes ne cachent rien de sa chatte touffue et de sa cellulite. Elle se lève et marche de long en large. Ses seins avachis ballottent de droite et de gauche.

Madame :
- Baron, mon ami, cette nuit vous avez fait lever Teresa quatre fois ! Où en est votre raideur ?

Monsieur :
- Toujours aussi douloureuse. Appelez-moi Augustine, j’ai besoin de ses lèvres

Madame (glapit, comme à chaque fois qu’elle donne des ordres à sa bonne) :
- Augustine ! Viens, tout de suite.

Entre Augustine, en costume de soubrette, avec un minuscule tablier blanc sur une robe de soie noire bon marché dont le corsage découvre largement les seins généreux. Un soutien-gorge trop étroit les remonte ; on s’attend à ce qu’ils s’échappent à chaque mouvement un peu vif. La robe est si courte qu’on aperçoit constamment sa culotte rose. Ses bas blancs s’arrêtent à mi-cuisses, terminés par une aguichante dentelle.

Madame :
- Lâche-moi ce manche à balai. Ta jolie bouche va s’occuper d’un autre manche ! (Elle rit de sa fine plaisanterie).

Augustine :
- Bien Madame. Tout de suite ?

Madame :
- Oui, cruche, va chercher les accessoires.

Augustine revient avec un coussin.

Madame :
- Et les chaussures qui plaisent à Monsieur, bécasse. Et la voilette !

Augustine revient en chaussures rouges à talons tellement hauts qu’elle manque à chaque instant de tomber. Une voilette de résille à grandes mailles, attachée à un improbable chapeau de velours noir, lui descend devant les yeux.

Madame :
- Oh l’empotée ! Et c’est moi qui doit lui ôter sa culotte ! Comme si elle ne connaissait pas le Protocole établi par Monsieur.

Madame la Baronne lui enlève sa culotte et inspecte au passage la propreté de sa chatte et de son entre-fesses en flairant ses doigts qu’elle y a frottés. Elle lui claque les fesses pour signaler la fin de l’inspection. Augustine s’agenouille sur le coussin devant Monsieur. Elle écarte respectueusement les pans de la robe de chambre et découvre une queue raide et variqueuse terminée par un gland rouge et luisant. Elle lèche délicatement ce gland avec la pointe de sa langue avant de le prendre en bouche. Monsieur continue sa lecture.

Madame :
- Baron, comment va cette pipe ?

Monsieur :
- C’est pas encore ça !

Madame :
- Augustine, fais marcher ta langue. (Elle surveille de près) Et tes mains, Augustine. Utilise tes mains !

Augustine s’active de la bouche et des mains, et lèche les couilles poilues de Monsieur.

Madame, debout à côté d’elle, remonte sa nuisette et se caresse de façon très impudique tout en surveillant le travail d’Augustine.

Brusquement, Monsieur jette son journal à terre, saisit Augustine par les oreilles pour l’enfoncer plus à fond sur son dard. Elle manque de vomir. Il ressort de sa gorge pour gicler ostentatoirement sur sa voilette, et polluer ainsi ce signe de soumission féminine au pouvoir patriarcal.

Madame (énervée, elle n’a pas joui) :
- Augustine, va nettoyer ta figure ! (Plus bas) Baron, mon ami, vous a-t-elle soulagé ?

Monsieur :
- Pas vraiment. Ma nature en redemande.

Madame :
- Baron, vous êtes ensorcelé, je ne vois pas d’autre explication.

Monsieur :
- Baronne, rappelez-moi Augustine et préparez-moi son cul.

Madame (cri perçant) :
- Augustine ! Monsieur a besoin de tes charmantes rondeurs.

Madame est assise, Augustine, debout devant elle est penchée en avant, les jambes et les fesses écartées, elle offre son trou-mignon à la langue de Madame qui s’applique à y mettre un maximum de salive. Monsieur est tout nu, impatient, le sexe en avant et il surveille la préparation.

Madame :
- Elle est prête !

Il plante son dard entre les deux fesses rondes et fermes, et pistonne Augustine sans ménagement. Chaque enfoncement est plus brutal que le précédent et Augustine gémit, chaque fois un peu plus fort. Madame se caresse distraitement en guettant l’orgasme imminent dont elle ne voudrait pas perdre le moindre détail.

Augustine (des larmes dans la voix) :
- Monsieur, par pitié, laissez-moi souffler.

Monsieur ralentit le rythme de l’enculade, et se met à claquer vigoureusement les fesses de la soubrette, bientôt rouges, qu’Augustine essaie vainement de protéger avec ses mains. Augustine crie et pleure. Les claques redoublent d’intensité. Madame s’offre un premier orgasme et l’enculade reprend de plus belle.

Monsieur :
- Tourne-toi pétasse !

Monsieur s’extrait du cul d’Augustine pour s’enfoncer dans sa bouche et y jouir du plus profond de ses bourses.

Monsieur :
- Lèche-le moi bien. Il doit être propre comme au sortir du bain.

Augustine accomplit la besogne, mais la pine de Monsieur ne mollit pas.
 
Madame (ricane) :
- Et ton cul Augustine, il a bon goût ton cul ? Aller, retourne à ton ménage. Ça suffit pour le moment. (Au Baron) J’espère que samedi vous prendrez votre bromure. Augustine a son jour de congé.

Monsieur :
- Je prendrai plutôt la fille de la gardienne. Zohra, c’est bien ça son nom ? Douze ans, elle est vierge. Je me contenterai de sa bouche et de son cul. Je respecte les virginités. J’ai des principes !

Madame :
- Baron, ce n’est pas prudent. Vous y ramasserez tous les microbes et les virus que les voyous de la Cité des Oiseaux y laissent. Ce n’est pas la peine de faire tester Augustine tous les mois si vous enfilez n’importe quel trou.

Monsieur :
- Sans un peu de risque, la vie manque de piquant.

Il sort. Madame tourne en rond, nerveuse.

Madame :
- Augustine !

Augustine reviens avec son balai.

Madame :
- Tu t’es désinfecté la bouche au moins. Reprends le coussin, et viens me sucer la chatte. Elle pleure après ta langue.

Augustine se remet en position, le visage entre les cuisses de Madame. Elle offre aux spectateurs la vision de ses fesses encore très rouges des claques magistrales qu’elles ont reçues. Madame replie les jambes, écarte elle-même ses fesses pour qu’Augustine puisse lui faire feuille de rose.

Madame :
- Ta langue en pointe, Augustine. Bien à fond … Oui, c’est bon … Remonte sur le bouton maintenant… Oui…

La lumière baisse progressivement jusqu’à l’obscurité complète. Madame continue à donner ses instructions. La scène se termine sur ses cris de plaisir.

Scène deuxième

L’après-midi du même jour. Madame est habillée et coiffée. Augustine, introduit un prêtre en soutane qui la suit, les yeux fixés sur le balancement de ses fesses tout juste couvertes par sa robe ultra-courte.

Père Frappard de la Sainte Érection :
- Chère Baronne, je viens fesser votre con. (Il rit) Je voulais dire bien sûr, vous passer à confesse.

Madame (rire forcé) :
- Père Frappard, votre spiritualité vous honore. Mais je pense que vous devriez confesser Monsieur le Baron qui adore les seins des vierges plus que la Sainte Vierge.

Elle rit de son jeu de mots.

Père Frappard (sérieux) :
- Chère Baronne votre mot serait excellent s’il ne comportait un horrible blasphème à la Très Sainte Mère de Dieu [expression qui comporte un jeu de mots tout aussi blasphématoire]. À défaut de la fessée que vous méritez, nous le mettrons au passif de votre confession. Mais comment va notre cher Baron ?

Madame (désolée) :
- Mal, Père Frappard, sa raideur se refuse à mollir. Et si vous saviez comme il se soigne ! (Elle baisse la voix) : Il se livre au péché de Sodome !

Père Frappard :
- Sur des garçons ou sur des filles ?

Madame (plus bas encore, honteuse) :
- Des filles.

Père Frappard :
- C’est beaucoup moins grave. Juste une erreur de trou pourrait-on argumenter devant le Juge Suprême.

Madame :
- Mais il les prend de plus en plus jeunes. Il les veut bien étroites pour mieux calmer son priapisme. Augustine et Teresa, notre infirmière de nuit, sont toutes les deux usées de ce point de vue. Et avec l’hystérie anti-pédophile qui s’installe dans ce pays, on court au désastre. Jusqu’à présent quelques billets ont coupé court aux plaintes, mais il suffit qu’une mère agressive soit chaperonnée par une association d’avocates féministes et rapaces, et ce sera le dé-sas-tre ! Mon père, je compte sur vous pour nous trouver un remède.

On sonne. Augustine apporte une lettre à Madame.

Madame :
- Vous permettez ?… Ah, c’est le laboratoire. L’analyse est négative. (Plus fort) Tu entends Augustine, tu es saine ! Pas la moindre queue de virus dans tes muqueuses. (Au Père Frappard) Mais si le Baron va fourrer son dard n’importe où, ça nous avance à rien !

Madame soulève la robe d’Augustine et montre au curé ses fesses nues.

Madame :
- Il pourrait s’en contenter tout de même. Cette petite a de la ressource, et j’ai profité moi-même de sa langue.

Père Frappard :
- C’est aussi un péché, mais véniel. Les caresses entre femmes ne tirent pas à grande conséquence. D’aucuns pensent d’ailleurs qu’elles réjouissent les anges, lesquels doivent un peu s’ennuyer. Mais commençons votre confession chère Baronne, In nomine Patris et fillii et Spiritus Sancti. Qu’est-ce que votre conscience vous reproche ?

Madame :
- Euh… rien. Vous avez juste remarqué un petit blasphème. Et c’est vrai que je me fais volontiers sucer par Augustine. C’est ma Nature qui le demande, bien négligée par mon époux devant Dieu, qui lui n’hésite pas…

Père Frappard :
- Chère Baronne nous examinerons plus tard les frasques de votre époux. Vous n’assistez guère aux offices religieux ! Vous devriez y mener Augustine que je ne vois jamais dans mon église, à vrai dire assez désertée.

Madame :
- Sans doute, Mon Père, je le ferai.

Père Frappard : Participez-vous à des dîners de libre-penseurs et autres athées — peste soit d’eux et que la vérole ronge leurs moelles — où s’échangent des propos hostiles à Notre Sainte Mère l’Eglise Catholique, Apostolique et Romaine ?

Madame :
- Mais Père, je ne suis pas responsable des propos de mes invités !

Père Frappard :
- Certes, mais alors constituez une liste noire des athées libertins, faites-là circuler dans la bonne société de notre région (inutile bien sûr de viser Paris, haut-lieu de vile prostitution et de perdition) et n’invitez plus ces gens.

Madame :
- C’est le Baron qui invite…

Père Frappard :
- Que ce point soit bien entendu dans votre couple. Bon, je sais que votre intimité n’est que trop négligée par un époux frivole et que la langue d’Augustine vous calme quelques chaleurs. Mais utilisez-vous des instruments pour vous provoquer une excitation artificielle, forcément coupable car déconnectée de la Transmission de la Vie voulue par Notre Seigneur ?

Madame :
- Une fois ou deux j’ai essayé…

Père Frappard :
- Il me faut des détails, faute de quoi je ne pourrai établir l’ordonnance d’absolution.

Madame :
- Des détails… Mon Père vous me gênez.

Père Frappard :
- Alors montrez-moi les objets.

Madame :
- Vous êtes sûr qu’il vous faut les voir ?

Père Frappard :
- Absolument ! Sans quoi, je ne pourrais mesurer l’étendue du péché et celle de l’absolution nécessaire. Le péché non pardonné vous poursuivra et provoquera en vous de nouvelles chaleurs que vous ne saurez calmer que par de nouveaux péchés.

Madame va chercher un vanity-case Vuitton et en sort une collection de godemichets et de pleugues de toutes formes et couleurs, de boules de geisha, de vibro-masseurs et de stimulateurs clitoridiens. Le curé, bien qu’amateur et habitué de confessions scabreuses, en a le souffle coupé.

Père Frappard :
- Baronne, vous m’éberluez ! Comment donc vous utilisez cela ?

Madame :
- Mon Père je ne vais tout de même profaner le Sacrement de la Pénitence et de la Réconciliation…

Père Frappard :
- J’insiste. J’en prends devant Notre Seigneur la responsabilité. Comment fonctionne cet appareil ? Et à quoi servent ces boutons ?

Madame :
- C’est pour monter l’intensité du plaisir.

Père Frappard :
- Du plaisir, donc du péché. Et cet objet en forme de champignon ?

Madame :
- C’est un pleugue… un pleugue anal.

Père Frappard :
- Et bien allez-y, je veux voir le péché dans toute son horreur.

Madame baisse une élégante culotte de dentelle gris perle et rouge bordeaux, remonte sur ses hanches sa jupe étroite et, apparemment confuse, s’introduit le pleugue.

Père Frappard :
- Sainte Vierge, fermez les yeux ! Seigneur Jésus ayez pitié de cette âme qui court à la perdition ! Le plaisir contre-nature est un péché mortel ma fille ! La réparation nécessaire devra être à la mesure de la faute. Que dis-je, du crime que vous commettez. Combien de fois par jour jouez vous avec ces objets ?

Madame :
- Les nuits sont longues, le Baron a souvent besoin de son infirmière, et les soins sont bruyants. Comment dormir dans ces conditions ?

Le Père Frappard n’est pas rassasié. Il demande à voir fonctionner chaque vibreur en bonne place, et à l’intensité maximum. Il s’assure de l’effet produit en recherchant avec ses doigts l’humidité vaginale.

Augustine entre pour apporter le thé. Madame en profite pour essayer dans la chatte de sa bonne un godemichet surdimensionné. Le Père Frappard palpe les fesses juvéniles qu’il avait depuis le début remarquées. Il mouille deux doigts et les introduit gluants de salive entre lesdites fesses en les tournant de droite et de gauche pour faciliter la pénétration. Augustine, enfilée par deux de ses orifices gémit.

Père Frappard :
- Elle aussi, il faudra que je la confesse. Mais pas toute la maisonnée le même jour. J’ai eu pour aujourd’hui mon content de stupre et de luxure. Bon, les frasques du Baron sont connues de toute la ville, inutile de s’attarder. Je vais vous faire un forfait conjugal. Je vous mets par écrit l’ordonnance, pour que rien ne soit omis. [Il prononce lentement les phrases qui suivent à mesure qu’il les écrit.]

Premièrement, la Baronne et le Baron de Viroute me verseront solidairement un montant minimum de 5000 euros entièrement destiné à mes pauvres.

Deuxièmement, ils afficheront face au lit conjugal et de manière à le bien voir à tout moment, un portait de Notre Saint Père le Pape, d’un format minimum de 80 sur 50 centimètres.

Troisièmement, ils pratiqueront le Devoir Conjugal matin et soir, après les prières réglementaires correspondantes, et, j’insiste, par les voies naturelles.
Enfin, ils m’enverront Augustine deux samedis par mois, tant que j’en aurai l’utilité.

L’absolution accordée, In nomine Patris et fillii et Spiritus Sancti ne vaut que sous condition d’exécution de ces pénitences.

Et voilà Chère Baronne. Augustine, j’en ai besoin pour mon neveu. A 32 ans, il vient de quitter les ordres. Il aurait perdu la Foi. Comme si la Foi était nécessaire pour faire son boulot de curé ! Bref il est puceau, et il est tellement balourd, que si on ne le pousse pas un peu, il le restera toute sa vie. Et vous ne savez que trop, Baronne, que la frustration sexuelle mène aux plus grands vices.

Voici pour vos âmes. Quand au priapisme du Baron, il faudra prévoir un exorcisme. Je suis persuadé qu’une diablesse de fille qu’il a dû enculer a fait entrer Satan au plus profond de sa chair conséquemment douloureuse.

Mes hommages Baronne, j’attends vos billets (la paroisse ne prend pas les chèques ni les cartes bancaires) et, samedi prochain, la tendre Augustine.

Scène troisième

Le lendemain matin. Teresa, l’infirmière de nuit du Baron, est nue sous une blouse aussi courte que la robe noire d’Augustine. Le tissu quasiment transparent laisse voir les très grandes aréoles brunes qui mangent ses gros seins. Augustine est assise tout contre elle sur un canapé face au public. Toutes deux ouvrent largement les cuisses pour le plaisir dudit public.

Teresa :
- Si tu savais les nuits que je passe avec ce malade qui n’arrive pas à débander même s’il a joui trois fois en une heure. Et il s’entête, il m’enfile par tous les trous et me pilonne comme un sauvage.

Augustine :
- Pour moi, c’est du pareil au même. Et ça met la baronne en chaleur. Elle aussi s’amuse avec mes fesses et tout le reste comme avec celles d’une poupée en silicone.

Teresa :
- Tu n’peux pas t’en aller ?

Augustine :
- Où irais-je avec mon père malade ? C’est elle qui paye ses médicaments. Et quant à faire la putain, au moins ici je suis logée. Et toi ?

Teresa :
- Mois c’est plus grave. Ils me tiennent. J’ai aidé à mourir un vieux débris gâteux que je gardais nuit et jour. Ils ont des preuves. Si je pars ou si je porte plainte, ils iront les donner à la famille du vieux et je suis bonne pour la taule.

Elles s’embrassent et se caressent. Chacune met à l’air les seins de l’autre, lui mordille les tétons et lui masse les cuisses. Elles gémissent en chœur. Les doigts fureteurs fouillent les chattes et en ramènent des jus odorants qu’elles s’étalent mutuellement sur les lèvres et sur les tétons.

Teresa :
- On se fait un 69 ?

Sauf leurs bas et leurs coiffes de soubrettes et d’infirmière, elles sont nues, tête-bêche, elles se lèchent les pétales de leurs fleurs (peu) secrètes et se sucent les boutons avec entrain. Les langues se glissent entre les fesses aussi loin que possible. Des râles signalent des débuts d’orgasmes, mais elles ne s’arrêtent pas pour autant. Depuis un angle de la scène, Madame les regarde.

Madame :
- Ah les garces, elles s’amusent toutes seules et me laissent mourir d’ennui.

Madame s’approche, chatouille le dos de Teresa et lui claque amicalement les fesses. Les cuisses d’Augustine ont droit à des claques plus sévères.

Madame :
- Faites moi place les gougnottes, j’ai un truc à essayer avec vous.

Teresa s’allonge sur le dos. Madame lui ouvre ses cuisses avec autorité, applique à son bouton une sorte de pince, et deux autres aux tétons. Ces pinces sont reliées par des fils électriques à un boîtier équipé de plusieurs manettes. Madame les manœuvre. Le ventre de Teresa, puis ses cuisses se mettent à trembler de manière incontrôlable. Teresa gémit, en transe des pieds à la tête. Les gémissements se font cris. L’orgasme approche, la Baronne baisse la tension. Teresa respire plus calmement, mais pas longtemps. La Baronne remonte l’intensité, puis la baisse, puis la remonte, et chaque fois Teresa crie un peu plus fort, de souffrance ou de plaisir, impossible de savoir. Lorsque l’orgasme éclate, la Baronne appuie sur un bouton rouge et un grand jet d’urine jaillit du ventre de Teresa en une harmonieuse parabole qui va mouiller le sol, jusqu’à deux mètres plus loin. Cri final de jouissance. Puis reflux du plaisir, mais Teresa reste sous tension. Le moindre contact l’électrise toute entière.

Madame :
- Augustine, à ton balai pour nettoyer la pisse.

Augustine toute nue passe le balai et chantonne le thème du Boléro de Ravel.

Les spectateurs peuvent contempler le doux balancement de ses seins au rythme du nettoyage.

En coulisse, une sonnette.

Madame :
- Augustine, termine ça vite. Monsieur le Baron se réveille. Lave tes fesses, il en aura besoin. Et va t’habiller comme d’habitude.

Augustine sort.

Madame :
- Teresa, à moi d’essayer cette machine à jouir.

La Baronne se dépoitraille, remonte sa jupe sur ses fesses nues. Teresa lui installe les pinces et démarre la machine à faire jouir. Les lumières baissent progressivement et c’est dans l’obscurité que la scène continue avec les gémissements puis les cris de la Baronne, et à chaque pic orgasmique, le rire complice de Teresa.

Quatrième et dernière scène

Un homme plus jeune et plus musclé que le Baron est assis dans le fauteuil. Sans aucun doute il s’agit de Gustave, le "neveu" du Père Frappard. Les spectateurs le voient de trois-quarts arrière. Son short brillant de joggeur découvre des cuisses bronzées, ce que l’on n’attend pas d’un curé défroqué. Son maillot de corps grisâtre de poussière et de sueur découvre des bras tout aussi musclés. On entend le Boléro de Ravel.

À la deuxième variation, une femme entre sur la scène et danse lascivement, enveloppée d’un burkha noir comme en portent les afghanes. Son visage est complètement masqué. Une sorte de grillage lui permet de respirer et de voir où elle va.

Le burkha est fendu par devant et elle l’ouvre fugitivement, juste assez pour que l’on voit que dessous elle est nue. A chaque variation, elle montre un peu plus de son corps. À un petit tatouage sur le ventre, le spectateur attentif peut reconnaître Augustine, dont on n’imaginait pas les talents chorégraphiques.

Les variations du Boléro s’enchaînent. Chacune apporte une touche instrumentale supplémentaire et Augustine montre un peu plus ses charmes. L’éclairage change légèrement à chaque reprise.

On devine que l’homme se masturbe. La danseuse s’en approche, lui frôle le visage de ses tétons, et la cuisse de ses jolis mollets charnus. Elle se penche pour lui montrer un (trop) court instant sa chatte et ses fesses. Elle monte de temps en temps sur une table basse devant le fauteuil, elle s’y vautre les jambes en l’air, commence à se caresser mais s’interrompt et repart danser. Elle utilise cette table comme support pour ses contorsions érotiques.

Le Père Frappard, dans un coin de la scène caresse les fesses de Teresa. Elle le caresse tellement bien que sa queue est suffisamment rigide pour tenir relevée sa soutane. D’un autre angle de la scène, le Baron regarde hautain et distant. Son membre émerge de sa robe de chambre. Dans l’angle opposé, la Baronne se caresse, seule et triste.

Lorsqu’éclate l’avant-dernière variation en mi majeur, soit deux tons plus haut que les autres, la scène s’éclaire au maximum et le "neveu", soudain guéri de sa timidité, se précipite sur Augustine qui lui offre son cul, l’enfile en levrette et la pistonne pour asperger ses fesses et son dos d’un grand jet de foutre.

Adresse finale aux spectateurs

Les actrices et les acteurs saluent.

Père Frappard :
- Notre pièce est terminée. Nous espérons qu’elle vous bien plu et qu’elle vous a bien excités. Mais pour trois d’entre vous, ce n’est pas fini. Regardez bien les numéros de vos billets d’entrée. Augustine de sa main innocente, va tirer trois numéros parmi les vôtres. Les gagnantes et les gagnants bénéficieront des langues habiles et voluptueuses de Teresa, d’Augustine et de Madame la Baronne, sous les yeux pleins d’envie de tous les autres. Revenez souvent nous voir. La chance vous sourira forcément.

P.-S.

Note aux théâtreux :
L’auteur, Alain Valcour ne prétend à aucun droit d’auteur et offre gratuitement Augustine à qui voudra la monter.



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