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Par le fouet et par les verges

La Chute des Vierges - II

Roman érotique (1907)



Auteur :

Tap-Tap (Alphonse Momas), Par le fouet et par les verges : La Chute des Vierges, Isidore Liseux [Éd. Charles Carrington], Paris, 1907.


II

Le ruban du mérite au cou, Hilda retourna à son étude, peu après son installation dans la chambre de Reine. Il apparut à tout le monde qu’un événement important venait de s’accomplir. Le ruban ainsi octroyé à la fillette ne laissait pas que de surprendre. S’il était devenu l’insigne de la faveur dont on jouissait auprès de miss Sticker, pour les mois écoulés, depuis que le portait Reine, il ne s’appuyait pas moins sur la valeur du travail fourni, et sur ce point, la Française restait à la tête de toute l’Institution. Jamais ni ses devoirs, ni ses leçons ne clochèrent, tandis qu’au contraire, pour Hilda, les notes de paresse et de mauvais vouloir l’emportaient sur les bonnes. Très inégale de caractère, on l’a vu par ses protestations contre les saletés de Reine, oubliées presque de suite, elle avait aussi de la vanité et de l’esprit de domination. Or, ce qui lui advenait pouvait bien lui tourner la tête. Elle le prouva dès son retour à l’étude où la sous-maîtresse ayant cru devoir lui adresser une observation sur ce qu’elle ne s’occupait pas de sa classe du lendemain, elle répondit que miss Sticker la dispensait de travail pour le reste du jour, et qu’elle allait prendre l’air parce qu’elle souffrait de la migraine. La sous-maîtresse comprit à son ton la puissance du ruban et lui dit :
- Vous avez raison, ma petite, allez prendre l’air, vous ne travailleriez que mal.

Les apparences étaient sauvées pour les élèves.

Le métier de sous-maîtresse, et même de maîtresse de classe menaçait de ne pas devenir commode dans l’Institution Sticker, avec ces favorites qui se levaient et pouvaient se remplacer. Au moins, avec Reine, l’autorité était respectée, et jamais elle ne contraria le personnel enseignant ou surveillant dans l’exercice de ses fonctions. Avec Hilda, il s’affirmait dès le premier jour que, moins formée au moral aussi bien qu’au physique, elle userait et abuserait de la bonne fortune inattendue qui lui survenait. En effet, sortie de son étude, elle s’arrêta tout d’abord devant une grande glace, au bout d’une galerie, pour s’y admirer parée du ruban du mérite, et se sourire, se faire des grâces. Puis, elle traversa le vaste hall principal d’accès où s’occupait en cet instant une servante à divers soins d’époussetage. Elle s’apprêtait à ouvrir la porte pour sortir sur les terrasses, lorsque la servante lui demanda si elle en avait l’autorisation. Elle montra simplement le ruban attaché à son cou. On n’avait qu’à s’incliner, ce que fit la servante, et Hilda se sentit fière de l’autorité qu’elle se voyait exercer.

La nuit qui peu à peu tombait sur les allées et les obscurcissait, éveillant ces instincts d’effroi qui gisent encore chez nombre de fillettes, elle hésita à s’aventurer au-delà des terrasses, et, s’accoudant sur la balustrade, elle réfléchit à la bizarrerie du sort la faisant trébucher dans la luxure, elle qui, quelques semaines auparavant, déclarait honteuses, dégoûtantes, ces pratiques, lorsque Betty commençait à exercer son travail de rabatteuse. Cela avait du bon, puisque, à côté du plaisir qu’on s’y procurait, on acquérait le droit de demeurer une ânesse : car elle se promettait de travailler le moins possible, dût-elle sucer miss Sticker à toutes les heures du jour et de la nuit. À l’idée de la directrice, elle éprouva alors la stupéfaction de la découverte de son sexe réel, et de l’enculage qui s’ensuivit. Elle ressentait à ce sujet plus de honte que pour tout le reste. Cette pollution interne où elle fut entraînée presque par force lui semblait attentatoire à sa petite dignité. Elle s’accoutuma cependant à l’idée de la récidive : n’était-ce pas le véritable lien de complicité avec miss Sticker, et par lequel, elle le comprenait, son empire s’assurerait plus de durée que par les fredaines de la bouche ? Un doute la tracassa. Pourquoi donc remplaçait-elle Reine, bien plus jolie fille qu’elle ne l’était, et avec des beautés corporelles autrement avancées que les siennes ! Pourquoi ? Et, justement, parce qu’elle était plus jeune, plus fillette ; quant au visage, dans le fond de son coeur, Hilda ne croyait pas qu’aucune de ses compagnes supportât la comparaison avec elle.

Elle rêvait à tout cela, déjà femme par l’émancipation de son derrière, lorsque la porte du hall s’ouvrit : à la clarté qui en résulta sur la terrasse, elle reconnut Hippolyte qui sortait et s’approchait d’une allée non loin du lieu où elle se trouvait. Se précipiter vers lui fut le résultat d’une impulsion.
- Vous partez, Hippolyte ? interrogea-t-elle.
- Vous ici ! Que faites-vous ?
- Je prenais l’air, parce que j’ai mal à la tête.
- On ne vous a donc pas enfermée ?
- Non, au contraire !
- Comment, au contraire !

Elle comprit qu’elle se lançait dans une fâcheuse indiscrétion et elle reprit :
- Au contraire, c’est-à-dire qu’on m’a grondée, punie, et comme j’ai dit que j’étais malade, on m’a accordé de sortir quelques secondes.

Elle l’avait accompagné quelques pas à travers le sombre d’une allée, elle ne craignait plus rien et elle voyait bien qu’il ne demandait pas mieux. Elle ajouta :
- Voulez-vous que je vous suce, Hippolyte, l’occasion est bonne, et qui sait si on recommencera jamais ?
- Oui, venez par ici, sous le taillis, l’allée n’est pas assez sûre.

Il s’enfoncèrent derrière des ifs dans un coin retiré bien entouré de buissons ; il ôta sa blouse, la jeta sur le sol et dit :
- Agenouillez-vous là dessus, vous ne vous salirez pas.

Elle était déjà en position devant sa culotte d’où il sortait sa queue, elle la saisissait avec passion de ses deux mains. Elle lui donna de suite une chaude caresse, elle avait appris à l’apprécier, à l’aimer. Plus forte et plus grosse, plus raide et plus solide que celle de Jean Sticker, elle possédait aussi davantage l’odeur d’homme, et cette odeur lui délectait les narines, adorant ainsi ce qui en eût fait reculer plus d’une. Mais, quand on s’y accoutume, l’odeur de bouc exerce son excitation sur les sens, comme le faisandé agit sur les amateurs de gibier. Elle masturba quelques secondes avec amour, se tapotant le bout du nez avec le gland, il s’impatienta et murmura :
- Dépêchez-vous, miss Hilda, on peut vous chercher, et cette fois cela tournerait mal, si on nous surprenait encore ensemble.

Elle obéit, glissa la queue dans sa bouche, la pressa dans ses lèvres, la picota de sa langue, suçant et tétant, s’arrangeant pour tout ingurgiter, passant les mains sous les couilles pour chatouiller, activer le plaisir.
- Ah ! soupira-t-il, quel malheur d’être envoyé en Écosse !
- Oh ! oui, répondit Hilda sans lâcher la queue, ce qu’on se serait amusé tous les deux, Hippolyte !

À ce moment, le jet gicla dans sa bouche, et, pour qu’il n’en jaillît pas une goutte sur son corsage, l’homme lui maintint la tête collée dans sa culotte. Elle l’absorba, estimant ce lait plus épais et plus agréable que celui de Jean. Elle regardait ensuite Hippolyte avec admiration. Ii lui dit :
- Rentrez bien vite et nettoyez-vous la bouche, afin qu’on ne se doute de rien. Montrez-moi votre cul : j’en emporterai le souvenir et je verrai plus tard, à mon retour, s’il a bien grossi.

Elle hésita de nouveau à lui raconter son dépucelage, dans l’espoir qu’il l’enculerait. Elle se retint, jugeant que la queue d’Hippolyte l’écorcherait autrement que celle de miss Sticker. Il le palpa, le pelota et reprit :
- Vous êtes encore une petite fille !
- Je tâcherai de ne plus l’être quand vous reviendrez.
- Avant les vacances.

Ils se séparèrent, lui pour retourner au pavillon, elle pour monter à sa chambre, se rafistoler la bouche et se reposer, car la lassitude s’emparait de ses membres, en même temps qu’une étrange langueur l’incitait à contempler ses sexualités, à se gratter le bouton avec le doigt, comme lui avait fait Reine, Reine dont elle prenait la chambre à sa place.

Personne ne la gêna pour s’y réfugier : la lumière obtenue par l’électricité, elle frappa les mains de joie devant l’élégante et coquette installation qu’on lui avait organisée : les meubles renouvelés, des tentures et des rideaux, un tapis plus moelleux, les goûts de miss Sticker s’affirmaient plus raffinés, à mesure qu’elle passait d’une favorite à une autre. Tout ce qu’elle pouvait désirer pour sa toilette, elle le trouvait à sa disposition. Elle se gargarisa, aspira des parfums, se minauda dans une glace, et toujours sous le poids de cette langueur incompréhensible, elle s’étendit sur le lit avec l’idée de dormir jusqu’à l’heure du repas, ou d’y puiser le charme des réflexions qui l’assaillaient. Ah ! quel dommage qu’on n’eût pas laissé Reine dans la chambre ! Elle l’aurait priée de la caresser, de la chatouiller, là où elle plaçait le doigt, entre les cuisses, là où elle collait si bien la bouche. Quelle bizarrerie de la nature ! Reine aimait à sucer les femmes, et elle, elle aimait à sucer les hommes, qui sait si elle-même ne serait pas obligée de sucer les femmes pour les amener à la sucer. Elle pensait déjà aux plaisirs de luxure, en dehors de miss Sticker ! Son pantalon la gênait, elle le quitta, se recoucha, la main posée cette fois sur son conin, son clitoris, mais elle ne se branla pas et finit par s’endormir.

Combien de temps dura son sommeil ? Un doigt qui la furetait l’éveilla, Clary était là. L’heure avait passé, les élèves se couchaient.

Étonnée de ne pas l’apercevoir avec ses compagnes au réfectoire, Clary s’informa auprès de la sous-maîtresse qui lui raconta la sortie de l’étude de Hilda. Depuis, elle ne l’avait pas revue, et comme elle savait qu’il pouvait lui en cuire de tracasser une élève ornée du ruban du mérite, surtout dans de telles conditions, où on l’attribuait pour des causes ignorées, elle ne s’en était pas préoccupée, comptant la retrouver au repas.

Devina-t-elle le besoin de repos qui s’imposa à la fillette, ou crut-elle en la vanité qui pouvait l’attirer dans sa chambre, Clary y alla droit et la surprit endormie, dans un désordre de jupe remontée vers les reins, laissant voir les jambes et les fesses, dévoilant la main restée figée sur le conin.

Elle examina attentivement cette sexualité qui supplantait Reine et fit une grimace à l’aspect des formes mal dessinées, aussi bien par les mollets que par les hanches et les cuisses. Quoi diable avait tenté miss Sticker dans cela ? l’extrême jeunesse. Elle n’y appartenait pas, puisqu’on avait des petites filles de dix et onze ans, déjà mieux conditionnées que celle-ci ! À peine des poils au minet ! Elle le constatait, lorsque son doigt, frôlant le conin, éveilla Hilda.

Ouvrant ses yeux et reconnaissant Clary, elle dit de suite :
- Vous me touchiez ?
- Je vous réveillais de la meilleure manière qu’il soit au monde. Vous oubliez le dîner, ma petite amie.
- Comment, le dîner ?
- Vos compagnes terminent leur repas, et il serait grand temps de vous rendre au réfectoire.
- Non, je veux y aller après elles ! J’aurais honte de les regarder en ce moment.
- Tiens, tiens ! Que votre volonté soit faite, ma mignonne ! Vous étiez donc bien fatiguée ! Fi, cela ne vous a pas empêchée de quitter votre pantalon et de chercher à vous amuser toute seule !
- Oh ! non ! Je pensais à d’autres, à miss Sticker.
- Vraiment, vous la caressez donc volontiers !
- De toutes les tendresses de mon coeur.
- Dans ce cas, vous ne refuserez pas, pour passer le temps, de me montrer si vous savez bien le faire. Il faut que vous possédiez en la chose un talent bien particulier, pour qu’on ait remisé cette pauvre Reine à l’infirmerie, en lui retirant son ruban et en l’expulsant de sa chambre.
- Elle doit être fâchée après moi.
- Ne perdons pas de temps. Venez, je tiens à vous apprécier.

Clary, se jetant sur le lit, se retroussa outrageusement jusqu’à la ceinture, les cuisses bien ouvertes affichant le con aux lèvres sensuelles, le minet très fourni : elle posa le doigt sur le clitoris et ajouta :
- Vite, votre petite langue là ! Mes cuisses ne sont-elles pas plus grasses et plus alléchantes que celles de miss Sticker ?
- Vous voulez que je vous caresse !
- Il me semble que vous m’avez promis vos gentillesses !

La vue de cette effrontée sexualité étalée sous ses yeux lui produisait un effet plutôt réfrigérant. Habituée à contempler la queue d’Hippolyte, il lui semblait tout naturel de rendre hommage à l’homme et elle ne comprenait pas encore en quoi la beauté de son propre sexe pouvait influencer ses sens. Ah ! qu’une fille ou qu’une femme la léchât, la suçât, cela changerait l’affaire. Elle s’abandonnait comme avec Reine, et devenait l’instrument qu’on cherchait à émouvoir ; mais elle, jouer du plaisir actif, il fallait d’abord qu’on la domptât !

Voyant son hésitation, Clary reprit :
- Vous préférez qu’on vous caresse ! Vous êtes un peu jeune, Hilda, et vous risqueriez de compromettre le développement de vos grâces. Allons, allons, penchez-vous, je veux que vous me caressiez, vous ne contemplerez pas beaucoup d’aussi belles chairs ! Là, là, approchez votre petit museau, posez votre joue ici, de façon que votre bouche soit bien en face de… mon con, oui, ça s’appelle un con ! Détachez une languette tout autour, vous connaissez bien du reste la manoeuvre, allez, picotez, sucez, dévoilez votre talent ; Reine est très forte, et on ne l’oubliera pas dans l’art des cochonneries.

Hilda, à son corps défendant, se laissait entraîner par Clary qui la poussait dans ses cuisses et lui plaquait le visage sur son con. Elle n’avait plus qu’à se rappeler les pratiques de Reine, pour ne point paraître une niaise, indigne de la faveur de miss Sticker. En somme, elle se trouvait en présence d’une maîtresse redoutable que son intérêt lui commandait de satisfaire. Elle supplantait Reine, il importait qu’elle lui empruntât ses goûts, au moins par comédie, pour obtenir ensuite le droit absolu de vivre en travaillant le moins possible, comme elle comptait bien le faire à l’avenir.

Les cuisses de Clary l’enveloppaient, elle darda la langue sur le con. Pour la première fois, elle fit minette, tout enfouie sous Clary, examinant avec curiosité le gros chat poilu, l’entrecuisse et le rebord épais des fesses. Cependant elle ne témoignait pas de cette ardeur qui faisait courir après Reine ; elle caressait avec des arrêts, des mollesses qui impatientèrent Clary, laquelle s’écria :
- Mais marchez donc avec la bouche et les mains, vous énervez plutôt que vous ne portez à la jouissance ! Vous ignorez l’A.B.C. du jeu, ma petite, comment diable avez-vous attiré l’attention de miss Sticker ?

Hilda chercha de son mieux à la contenter, le feu sacré lui manquait encore, Clary finit par la repousser en disant :
- Allons, arrangez-vous et venez dîner. On doit avoir terminé au réfectoire. On reprendra une autre fois cet entretien. Vous avez besoin de repos, les émotions de la journée vous ont troublée.

Besoin de repos ! C’était bien possible. Des lourdeurs pesaient sur sa tête, elle n’avait pas d’appétit, elle mangea peu et, étant remontée se coucher, elle s’endormit comme une souche.

Voir en ligne : La Chute des Vierges - III

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS.COM d’après le roman érotique de Tap-Tap (Alphonse Momas), Par le fouet et par les verges : La Chute des Vierges, Isidore Liseux [Éd. Charles Carrington], Paris, 1907.



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