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Par le fouet et par les verges

La Chute des Vierges - X

Roman érotique (1907)



Auteur :

Tap-Tap (Alphonse Momas), Par le fouet et par les verges : La Chute des Vierges, Isidore Liseux [Éd. Charles Carrington], Paris, 1907.


X

Miss Sticker était remontée à son cabinet et, seule, elle s’écroula sur son fauteuil de travail, le front soucieux, l’âme chagrine. Agissait-elle bien, agissait-elle mal ? En somme, il lui incombait une lourde part de responsabilité dans la dépravation de cette enfant. Un remords l’atteignait. Chez Hilda, elle ne châtiait pas cette dépravation mais bien plutôt l’offense faite à son titre d’amant. Elle commettait un abus de pouvoir ? Comment réagir contre la folle colère qui renaissait en évoquant la faute ! Quoi, elle avait dépucelé avec tant de difficulté cette fillette de quatorze ans, et un rustre, certainement plus fortement membré dans sa queue, jouissait dès son retour du jeune con qu’elle se croyait réservé grâce à la faveur extraordinaire dont elle le comblait. Quelque chose se détraquait en son âme qui l’inquiétait et alourdissait son existence. Jamais plus elle ne retrouverait cette fièvre de volupté qu’elle éprouvait dans le câlin et enfantin amour de son Hilda si mignonne, si gentille ! Miss Sticker se sentait le coeur amolli et une sourde douleur la rongeait. Ah ! il ne fallait pas s’abandonner ! Il ne manquait pas de pucelles dans l’établissement ! Une autre remplacerait Hilda, et une autre ensuite, trois, quatre, etc., jusqu’à ce qu’elle rencontrât une nature sincère et solide, et celle-là, elle la formerait bien à son idée. Et d’abord, elle allait commencer par remettre en honneur la Française avec laquelle les sens ne demandaient qu’à vibrer. Oh ! elle ne la perdait pas de vue et en usait de temps en temps ! Celle-là, pourvu qu’on l’encourage, vous accaparait et vous dirigeait dans le plaisir, sans que la pensée caressât des fleurs de sentimentalité à côté. Elle fit mander Reine sur-le-champ, et dès qu’elle l’eut près d’elle, l’asseyant sur ses genoux, elle lui dit :
- Tu as vu Hilda ? Supportait-elle bien sa punition ?
- Pauvre petite, qu’a-t-elle fait ?
- Elle s’est fait baiser par un de nos valets.
- Ah !

Reine sentit des frissons lui chatouiller le crâne. Qu’arriverait-il si miss Sticker découvrait ses fredaines avec Fréfré, le beau maître d’équitation qu’elle recevait souvent dans sa chambre, la nuit, et dont elle eut une fois la peur d’avoir été engrossée ! Heureusement que ce ne fut qu’une erreur, et ça ne la corrigea pas pour récidiver. Miss Sticker se méprit sur son exclamation, lui prit une oreille entre ses lèvres et reprit :
- Hilda était bien trop jeune pour répondre à tout ce que j’attendais d’elle ! je n’aurai pas de ces surprises désagréables avec toi, ma petite Reine. J’ai été une ingrate ! Tu songeais sans cesse à éveiller mes sensualités, tu ne jalousais personne, il te plaisait de me créer des concubines, adorable petit sujet, nulle ne convient mieux que toi pour occuper cette place de favorite. Tu es une coureuse de jupes, c’est vrai, mais en courant tu cherches à être agréable à qui tu aimes et tu t’es toujours montrée la fidèle maîtresse de l’amant que j’étais.
- Je t’aimais, Jean, comme je t’aime encore ; mais l’homme est volage et devant tant de petites pucelles qui ne demandent qu’à ne plus l’être, je devais me douter qu’un jour ou l’autre tu userais de ton influence pour augmenter ton sérail de fleurs plus fraîches ! Tu avais eu la main heureuse avec Hilda, un peu trop jeunette pourtant, mais ayant tout ce qu’il fallait pour te rester constante, comme moi. Avec quel domestique a-t-elle pu se laisser aller ?
- Avec le mari de Margareth, avec Hippolyte Grandsen.
- Et tu le gardes à la maison !
- Oh ! non, le cochon ! Dès demain, il aura congé ; mais ça n’excuse pas Hilda. Dis, ma petite Reine, redeviens la petite déesse de Jean Sticker, et puisque tu n’es pas jalouse, indique-moi une de nos pucelles qui, sous tes bons conseils, tiendrait mieux sa place qu’Hilda.
- Il me peinerait de te voir garder rancune à cette pauvre petite. Elle a tout le caractère voulu pour ne froisser personne dans les faveurs que tu lui accordes.
- Ne me parle pas d’elle ou j’ordonne qu’on t’applique le même châtiment.
- Fi du méchant, qui ferait abîmer les nénés de Reine qu’il suce avec tant de plaisir.

Sachant qu’elle le prenait toujours ainsi, Reine dégrafant son corsage, lui avait tendu les beaux fruits d’amour acquérant de plus en plus de l’ampleur et de la forme, et miss Sticker y jetant une bouche gourmande, murmura :
- Procure-moi une pucelle de ton choix.

Reine n’ignorait pas que Jean Sticker avait dépucelé Aline et Christya qui ne lui cachaient rien de leurs aventures de luxure. À cette prière de son amant, elle eut de suite la pensée de Lisbeth.

Celle-ci ne dissimulait pas dans ses discours qu’elle enviait la chance de ses camarades d’avoir été remarquées et jugées dignes d’un caprice de la puissante directrice, se transformant en homme pour les besoins de ses paillardises ; elle affirmait tout le bonheur qu’elle éprouverait à jouer le rôle d’héroïne d’une de ces aventures et à essayer de supplanter tout au moins cette bêtasse d’Hilda. Pour Reine, on savait bien qu’elle était hors de concours et qu’elle gardait un rang très honorable chez les odalisques de la direction. Ainsi parlait Lisbeth. Caressant les lèvres de Jean Sticker de la pointe d’un de ses seins, Reine lui dit :
- Eh bien, j’en connais une qui ne te donnera pas trop de mal à dépuceler, j’en suis certaine, à la condition de bien suivre mes indications. Hein ! suis-je assez complaisante !
- Oh ! parle vite ! Tu es mon adorable petite fée !
- Si tu en as si envie, Jean, pourquoi n’uses-tu pas de ta petite fée ?
- Ne t’ai-je pas quand je veux, ma mignonne ! Et une pucelle à attaquer en sachant qu’on peut marcher sans crainte : tu me mets le sang à l’envers.
- Tu fais des progrès dans la cochonnerie, Jean, et tu me plais encore plus à cause de cela ! Tu as encore de tes anciens dessous de caractère, nous les brûlerons ensemble. Voilà ce que tu vas faire : te rendre dans ma chambre, t’y cacher et y attendre Lisbeth que j’y enverrai, en la priant de s’y mettre en chemise, pour que je la suce bien, sitôt que je la rejoindrai.
- Lisbeth !
- Tu l’as déjà goûtée des mains et de la bouche, te rappelles-tu, dans ton cabinet, sans lumière ?
- Oui, oui, c’est elle qui paria de descendre toute nue au vestibule d’entrée. Comment n’ai-je pas encore pensé à cette petite ?
- Petite ! Dix-sept ans, et bâtie ! Donc, tu seras dans la chambre, tu la laisseras se déshabiller, et quand elle sera en chemise, tu te montreras. La suite t’appartient.
- Oh ! cet amour de Reine ! Elle trouve sans chercher la concubine la plus capable d’effacer Hilda de mon esprit ! Lisbeth, une enfant qui a grandi dans la maison, que je connais depuis des années, une nature intelligente, qui s’est bien formée et que tu as déniaisée, chère petite vicieuse. Je cours à ta chambre.

Reine, un peu narquoise rajusta ses nichons, non froissée de ce que la faveur dont elle jouissait se consolidait par cette qualité de se poser en entremetteuse, fournissant des pucelles, disposées à ne
plus l’être, à sa puissante protectrice. Que lui importait ! Elle reconquerrait de l’empire sur Jean et elle en profiterait pour continuer à vivre ses fredaines. Elle laissa miss Sticker aller se cacher dans sa chambre et se rendit à l’étude des grandes où elle savait devoir trouver Lisbeth. Là, la sous-maîtresse ne surveillait presque plus jamais. S’installant à côté de son amie à une place vide, elle lui murmura :
- Lisbeth, une bonne nouvelle ! La directrice me revient comme par le passé ! Elle compte oublier par moi cette petite sotte d’Hilda ! Je sors de son cabinet. Elle m’accordera tout ce que je voudrai ! Hilda a montré le chemin ! On peut s’offrir toutes sortes de plaisir ; mais on ne cause pas à l’aise ici, va dans ma chambre où je te ferai jouir et nous étudierons ensuite ensemble ce que je proposerai à miss Sticker. Tu veux bien, dis ?
- Oh ! oui, Reine ! J’ai toujours envie de ton museau entre mes cuisses.
- En m’attendant, tu te mettras en chemise ! J’ai à passer à mon étude pour qu’on y reste tranquille.

Les deux amies sortirent de la salle ; la combinaison de Reine réussissait. Lisbeth se rendit directement à la chambre de sa compagne : elle savait n’avoir rien à craindre. Elle chantait un petit air guilleret tout en se débarrassant de sa robe, de ses jupons, de son pantalon, de son corset ; on ne se gênait vraiment plus dans l’Institution Miss Sticker. En chemise, qu’elle remonta sur le con, elle se mirait les seins, le ventre, le minet, les cuisses dans une glace et soudain, dans la petite admiration avec laquelle elle examinait les jeunes beautés de son corps, elle aperçut, derrière, le visage de miss Sticker. Elle poussa un léger cri. La main de la directrice s’appuyait sur sa bouche, mais cette main ne causait aucun mal et, de plus, l’autre voyageait à travers ses cuisses, vers son con. Elle voulut repousser cette audacieuse et murmura :
- Miss, Miss !
- Taisez-vous, Lisbeth, vous ne m’empêcherez pas de vous dire que vous êtes une belle et jolie fille ! Mes compliments, tu as là un joli minet, bien duveté, blond foncé, et voici des tétés que bien des femmes envieraient ! Faut-il citer ton postérieur, eh ! eh ! le martinet te l’a fait pousser ! Tu es charmante et grassouillette à point, prête à croquer. Tu mérites de figurer parmi nos plus séduisantes pucelles !
- Miss, Miss, vous me chatouillez !
- Tais-toi, ou je te condamne au chevalet ! Allons, lève ta chemise, que je te prouve mon affection.

Toute rouge et tout émue, Lisbeth obéissait. Était-ce l’aventure pareille à celle d’Aline qui s’offrait ? Reine la lui avait-elle préparée ? Oh ! elle ne la refusait pas ! Elle apparaissait nue sous les yeux de la directrice qui la patouillait et qui, sans doute suffisamment excitée, s’empressait de se dévêtir et d’afficher l’homme qu’elle était ! Lisbeth ne s’étonnait pas de cette métamorphose, et miss Sticker, Jean Sticker plutôt, ne remarquait pas cette absence d’étonnement. Un gros soupir gonfla la poitrine de la jeune fille qui se laissa conduire vers le lit que cette coquine de Reine prêtait à la débauche des unes et des autres. Lisbeth s’y abattait, la tête déjà perdue dans l’espérance de la sensation inconnue qui se préparait, et jean, très surexcité par toutes les secousses subies depuis son retour de la ville, se ruait sur son corps. Ah ! que de choses luxurieuses admises depuis le temps où la Française gamahuchait ses camarades, Lisbeth se chargeant de faire le guet pour éviter les surprises désagréables ! Elle en était venue à s’abandonner à cette débauche qui gangrenait tout sur son passage. Elle avait goûté à pleines lèvres à la coupe du saphisme, tantôt idole adulée et caressée, tantôt fervente prêtresse d’une compagne voulant la passivité ! Elle se rangeait avec amour dans l’état-major de la Française, dont elle restait une des préférées et de qui elle apprenait les savantes mignardises, arrachant la pâmoison à l’aimée ; elle ne cachait pas ses liaisons successives avec Aline, Jane et Christya, dont elle fut la plus ardente gamahucheuse. Et tout cela la couchait dans les bras de Jean Sticker. Elle se prêtait avec délice à sa main qui la branlait, se faufilait vers son con pour en sonder les facilités d’attaque ; elle donnait ses lèvres aux baisers de l’amant qui s’appliquait à endormir ses défiances, elle veillait à affecter les plus vaillantes dispositions pour supporter l’oeuvre qui s’apprêtait ; elle aspirait à devenir femme et vouait à Reine une profonde reconnaissance d’avoir emmanché cette affaire. Et la pensée de Jean, par un effet de communion voluptueuse, remerciait sa première favorite de la divine houri qu’elle livrait à sa concupiscence. Oui, oui, c’était un choix on ne peut plus heureux ! Lisbeth réunissait en sa personne les attraits d’Hilda et de ceux de Reine ! Elle avait la taille fine, à la prendre pour une fillette, par son gentil petit air mutin et elle possédait des nénés bien ronds, avec un gros derrière qu’il enculerait dans une prochaine séance ; ses cuisses grasses et fortes répondaient très bien à la pression des siennes. Oh ! celle-là n’écopa pas dans les dures corrections et elle le prouvait par sa confiance si vite venue ! Jean Sticker tenait une nouvelle pucelle sous son empire, et elle se rendait avec une joie qui ne permettait pas de soupçonner de sa part quelque souffrance. Cependant la déchirure tardait plus à se produire qu’avec Aline et Christya ! il fallait qu’elle s’accentuât, à force de pousser. Jean l’élargit, aidé par la complaisante attitude de Lisbeth et sa queue pénétra toute fière dans ce vagin virginal. Alors s’il y eut un peu de sang sur les chairs, le combat ne marcha qu’avec plus d’entrain. Bien collés l’un à l’autre, se secouant avec la même fougue, ils ne tardèrent pas à éprouver la divine sensation. Jean jouit et déchargea, comme s’il baisait sa petite Hilda, et à peine terminait-il que, se soulevant de Lisbeth, il lui dit :
- Ce soir, tout à l’heure, au supplice d’Hilda, je t’installerai dans un fauteuil à côté du mien, et elle souffrira encore davantage en sachant que tu es maintenant la favorite ! Et tout le monde le saura.
- Moi, Lisbeth ? Et Reine ?
- Elle sera ce qu’elle a toujours été, la graine de luxure de l’Institution.

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS.COM d’après le roman érotique de Tap-Tap (Alphonse Momas), Par le fouet et par les verges : La Chute des Vierges, Isidore Liseux [Éd. Charles Carrington], Paris, 1907.



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