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Les Délices de l’Amour

Conclusion de l’histoire des 3 garces

L’Anti-Justine (chapitre XXXVIII)



Auteur :

Nicolas Edme Restif de La Bretonne, L’Anti-Justine ou Les Délices de l’Amour, Au Palais Royal chez feue la Veuve Girouard, Paris, 1798.


Chapitre XXXVIII
De la conclusion de l’histoire des 3 garces.

Personne ne sait comment l’homme-caud découvrit que Guae avait vendu la première nuit de ses noces. Il arriva furieux. Il me demanda. J’étais au lit. Ce fut la réponse de Guae.

- Je le crois ! (répondit Fysitère), et un homme est mort d’épuisement dans ses bras.

- Elle a vaqué toute la nuit ; mais c’est pour autre chose. Sa cousine la religieuse ayant été un peu courtisée dans le jour, ses vapeurs hystériques l’ont reprise la nuit, par un rêve, où elle croyait être foutue. J’ai été appelé. N’ayant pu l’enconner, je l’ai enculée.

- Je me fous de son cul. Mais si tu l’avais enconnée.

- Quant à ma femme, elle dort ; et vous pouvez voir à la fraîcheur de son con et de son cul que je ne lui ai pas touché.

- Voyons d’abord la carmélite !

- Elle dort aussi.

Ils y allèrent. Guae la découvrit, sans l’éveiller. Elle était couchée sur le côté, ne pouvant se tenir sur le dos, à cause de son cul qui lui faisait mal. Elle l’avait en marmelade.

- Comme tu les accommodes !… Et le con ?… Il n’est pas si maltraité…

- Je l’ai un peu fatiguée par mes inutiles efforts ; et puis elle s’est branlée.

- Voyons la mariée !…

Ils vinrent à moi. On sait que je me repucelais par le bain et un peu de repos. Mon con et mon cul furent trouvés si appétissants, si jolis, que Fysitère les baisa tous deux. Puis il signifia au cupide Guae qu’il avait un logement cloîtré pour nous séquestrer pendant tout le temps que nous lui ferions des enfants, moi, ma soeur, et ma cousine. Il ne vit Doucète qu’habillée ! et elle l’enchanta. Il nous emmena toutes trois, en disant que jusqu’à notre grossesse bien déclarée, on ne nous verrait qu’à un parloir.

Fysitère est extrêmement riche. Il donne 20 mille francs par an à Guae pour moi, 40 mille à mon père pour ma soeur et ma cousine. Le soir, après un excellent souper, il nous fit coucher toutes trois ensemble dans un large lit, où il se mit avec nous. Il me foutit d’abord. Puis ma soeur. Ensuite la carmélite, qui le fut deux fois sans déconner. Il me reprit. Puis ma soeur. Bref, nous fumes ainsi foutues 8 fois chacune dans la nuit. Ce qui faisait les 24 de Fysitère. Quand il en foutait une, les deux autres lui chatouillaient, une la queue du cul, la seconde les couilles.

Nous devînmes grosses toutes trois à la fois. Alors il nous déclara qu’il ne nous le mettrait plus qu’après nos couches et l’allaitement. Il vint ici. Il vous vit, Madame ; il vous foutit. Il épousa votre fille aînée, enconna les 5 autres, fourbit vos deux nièces, ramona la bâtarde de votre mari, viola vos 2 chambrières, et vous engrossa toutes. Durant ce temps-là, nous accouchâmes, nous allaitâmes, nous nous trouvâmes libres, et il nous refout. Tâchez d’être libres aussi, quand nous serons prises, afin qu’il nous refoute alternativement.

Telle est notre histoire ; voilà ce que nous savons sur l’homme à queue. J’ajouterai seulement que, dans le temps où M. Fysitère ne nous l’a plus mis, nous ayant des désirs, nous avons eu recours à mon père, à mon oncle, à Guae, au procureur, et à mon premier galant, qui nous ont fourbies, Guae en bouche, les autres en con. Cependant nous avons toutes voulu avoir Guae, à la première douleur pour l’accouchement ; son vit, gros comme l’enfant, frayait le passage, et son foutre l’onctuait.

Après nos couches, nous avons prié mon père de nous choisir de jolis petits garçons non pubères, mais bandant roide, pour nous ramoner le con : ces enfants, dont les petits vits huilés entraient calottés, ne déchargeaient pas, et cependant farfouillaient agréablement dans le connôt.

Les 12 belles furent très excitées par ce récit, et quelques-unes allèrent sur-le-champ et successivement se faire ramoner par Fysitère, qui fut très étonné de cette boutade ! Il se servit de ses 2 queues, en expédiant ainsi 2 à la fois, une dessous, une dessus.

Cette bourrasque apaisée, Fysitère revint à ses us et coutumes. Mais bientôt ses 3 coucheuses parurent enceintes. Il les pria, ainsi que Mme Linars, de lui en procurer 3 ou 4 autres, pour lui faire des enfants, en attendant leur liberté ! Mme Guae seule en procura 3, une Tétonnette, son amie d’étant fille, et deux soeurs, Bienouverte, grande blonde, avec Dardenbouche, aimable et vive brunette, très caressante, déchargeant comme quatre. Tétonnette était une de ces brunes à peau blanche qui ont toujours une si belle gorge. Fysitère assura les 12 cents fr. de rentes à ces 3 filles, se chargea de leur ample entretien durant tout le temps de leur fécondité, les fit coucher au grand lit, et les dépucela 8 fois chacune la première nuit. Il commença par Dardenbouche, là plus jeune. Elle était si amoureuse, bien que pucelle, qu’elle riposta, dès le premier coup de vit. Elle soutint les 8 assauts de suite avec un courage héroïque… Fysitère prit ensuite Bienouverte. Elle fut plus modérée. Elle cria, quoique peu étroite ; parce que, ne déchargeant pas d’abord, elle ne s’humectait que faiblement le connin. Elle était pucelle néanmoins. Malgré sa langueur, elle fut foutue 8 fois, comme Dardenbouche ; Fysitère aurait eu peur d’en mortifier une… Il prit ensuite la belle Tétonnette. Il l’enfila plus difficilement que Bienouverte ; mais elle remua si délicieusement du cul, ses tétons étaient si appétissants, elle avait le connin si étroit, qu’elle donna autant de plaisir que Dardenbouche…

Après les 24 assauts, Fysitère laissa dormir. Le lendemain matin, 3 valets de chambre entrèrent, pour lui demander ses ordres ? Il s’éveilla ; mais il feignit de dormir, là bouche sur là gorge de Tétonnette, et une main sur les tétons de chacune des 2 autres.

- Voilà un bougre bienheureux ! (dit un des valets)

- Oui ! (répondit un autre).

Et ils se mirent tous trois à se branler. Alors Fysitère, feignant de s’éveiller, leur dit :

- Je vous ai entendus, jean-foutres. Vous ne les enconnerez pas ; je veux qu’elles ne soient grosses que de moi ; mais tournez-les sur le ventre, et m’en enculez une chacun.

Il n’avait pas achevé que les 3 belles poussèrent un cri simultané, causé par les 3 vits qui leur entraient dans le cul. Fysitère les exhorta à là patience, par l’idée d’une bonne oeuvre ; il les assura que ces 2 hommes allaient décharger par terre. Elles se rendirent à cette raison, et culetèrent à qui mieux mieux.

Explicit L’HOMME-A-QUEUE.

À cette longue histoire, tous et toutes se récrièrent :

- Nous ne sommes que de la Saint-Jean, auprès de ces fouteurs et de ces fouteuses-là ! Que ne sommes-nous à demain !

- N’allez pas vous branler, bougres ! (leur dis-je)

- Nous nous en garderons bien ! notre foutre n’est pas à nous ; il est à nos belles. Qui était étonné de nous entendre parler ainsi devant ma fille, c’étaient Brideconnin et sa femme… Mais ils en verront bien d’autres.

ÉPILOGUE de la Ière PARTIE.

J’ai longtemps hésité si je publierais cet ouvrage posthume du trop fameux avocat Linguet. Tout considéré, le casement déjà commencé, j’ai résolu de ne tirer que quelques exemplaires, pour mettre deux ou trois amis éclairés, et autant de femmes d’esprit, à portée de juger sainement de son effet, et s’il ne fera pas autant de mal que l’oeuvre infernale à laquelle on veut le faire servir de contrepoison ! Je ne suis pas assez dépourvu de sens pour ne pas sentir que l’Anti-Justine est un poison : mais ce n’est pas là ce dont il s’agit. Sera-ce le contrepoison de la fatale Justine ? Voilà ce que je veux consulter, à des hommes, à des femmes désintéressés, qui jugeront de l’effet que le livre imprimé produira sur eux et sur elles. L’auteur a prétendu éloigner de la cruauté, de la soif du sang et de la mort de la femme possédées. A-t-il réussi ? Il a prétendu ranimer les maris blasés, pour les faire jouir de leurs femmes avec goût, à l’aide de la lecture d’un demi-chapitre de son ouvrage. A-t-il atteint ce but ? C’est ce qu’on décidera.

On a vu, par la table seule, combien cet ouvrage est salace ! mais il le fallait pour produire l’effet attendu. Jugez-le, mes amis, et craignez de m’induire en erreur !

L’Anti-Justine aura VII ou VIII parties comme celle-ci.

FIN de la 1ère partie.

Voir en ligne : Du fauteuil (chapitre XXXIX)

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS d’après le roman érotique de Nicolas Edme Restif de La Bretonne, L’Anti-Justine ou Les Délices de l’Amour, Au Palais Royal chez feue la Veuve Girouard, Paris, 1798.



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