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Récit érotique

Couples lunaires ou le Crépuscule d’Eros

Les Chaudes Aventures du Marquis de Chair (22)

par Jacques Hiers

Mots-clés :

Jacques Hiers, « Couples lunaires ou le Crépuscule d’Eros », Les Chaudes Aventures du Marquis de Chair, 22ème partie, Récit érotique, Paris, septembre 2012.


Couples lunaires
ou le Crépuscule d’Eros

Nous étions sur la couche où la lune dansait, si blanche et peu farouche, dont nos corps là baignés prenaient sous la lumière des formes d’hologrammes grouillants et occupés à se bien satisfaire… Pierrots et Colombines, des souffles murmurés qui sortaient de nos bouches, de beaux propos osés et des corps qui se touchent, qui s’épousent, s’unissent, se retiennent soudés… Des cons, des culs, des cuisses et des seins ronds dardés… Ô divines orgies, ô lune de luxure pour toutes les folies et tant de démesures !

Nous buvions de nos âmes tous les désirs cachés, se lutinaient nos femmes bellement enchâssées, ventres aux sèves de lune, toutes lèvres épousées, là Nicole la brune, ici la chevelure blonde entre deux cuisses serrées de ma femme Françoise occupée à gouiner une lesbienne Amie gémissante à souhait… Nous, Albin et Armand, à nos mâts accrochés, branlant avec ardeur nos prépuces dressés : couchés, agenouillés, murmurant de grand cœur nos encouragements à nos femmes épousées…

Il y avait ces senteurs, ces suints, ces odeurs de semences, laitances éparpillées sur des langues tendues, petits serpents de chair échappés de ces bouches avides et gourmandes de venir gourmander le jus de nos amandes si longuement branlées… Et puis, nos langues se mêlaient, chaudes, visqueuses, étrangement parfumées, intimité de l’autre, salives échangées, foutre encore tiède qui allait se figer sur un sein, sur des lèvres, sur un ventre ou un cul, dans le fossé velu de nos ardentes Belles… Et puis, bas et jarretelles qui doucement crissaient, gainant icelles de leurs soies bien tendues, épousant là des cuisses enfermant leurs abysses ou aimions à nous perdre, ici, à corps…perdus… Point de repos, nos vices s’affichaient, je prenais un derrière et Albin me suivait où même le contraire ; les cons furent partagés et les intimes chairs furent ici arrosées de laiteuses rivières… Nos belles Colombines se faisaient gourmandines et voulaient tout goûter, la divine foutrine, la belle odeur d’un cul sur un prépuce à nu ayant sodomisé peu avant l’autre femme, elle suçait cette pine, la fellait rageusement en belle gourgandine, car nous partagions tout, la lune rendant fous Pierrots et Colombines… Nous nous permettions tout, visitant chaque trou, ces petites « troulines », nous faisions troulinou d’une langue taquine, excitant bien le trou d’une langue serpentine allant s’introduisant dans le calice anal d’un beau derrière tendu, allant jusqu’à l’extase qui rendait folle la partenaire, la faisant là danser du con et du derrière jusqu’à l’épuisement… Nous étions ces Amants qui voulions tout de nous, visitant chaque trou de nos deux partenaires… Nous étions serpentaires aux langues en remous, bandant devant, derrière, branlant tout notre soûl, nos belles queues de chair… Le foutre jaillissait, bouillonnait, se figeait, échappé du cratère à l’œil de Cyclope… Laves, laves, nos corps sont ces volcans de chairs qui dessinent leur voie lactée… Et nous nous délaissions, puis nous nous reprenions, à bras le corps, à bras le ventre, cuisses étaient violons et nos vits archets, nos cordes étaient pincées par de beaux doigts experts, longs comme des nuitées, plongés dans nos enfers et nous menions grand train. Imaginez quatre Lucifers en sueurs, dépêchés par Vulcain, forgeant et forniquant de satanée manière, bouches mêlées, langues-vipères se cherchant et, dans la blondeur calme de la lune roulant, nos corps enluminés en poses singulières, sans cesse ressoudés et jamais rassasiés du corail rose clair des sexes écartelés de nos dives Compagnes… Que des chants qu’accompagnent nos plaintes en prières et nos corps bouillonnants sous la clarté lunaire… Agonies et silences, s’aimer, s’aimer, s’aimer à coups d’impatiences et de débordements ! Alors, nos corps roulaient pareils à des pierres que l’on aurait lancées à la face de la terre. Une harpe, un violon…quelques doigts de champagne en des flûtes embuées… Une morsure de dents à la base d’un cou, nos louves reposaient, seins encore haletants, leurs chairs brodées de foutres, hiéroglyphes d’argent à leurs toisons mêlés, dernières neiges sur des Monts de Vénus aux volcans apaisés et tout n’était qu’odeurs aux intimes parfums et nos vits en main retrouvaient leur gaieté doucement astiqués par des doigts libertins venus les enserrer… Ô chairs vénérées qui toujours se redressent, regardant fixement de leur œil enfoutré quelques splendides fesses, quelque con entrouvert demeurant bouche bée… Et de nouveaux échanges à nouveau reprenaient, osmose des peaux et des chairs, brûlances, vapeurs, cris et appels, gesticulations, positions démentielles, quatre corps toujours liés aux reins couleur de lune qui doucement glissait en des ravins fessiers que des doigts visitaient ouvrant des fleurs si belles n’attendant qu’une tige qui vint les pénétrer… Mouvements perpétuels, débauches éhontées, le sperme comme fiel se voyait déversé tout mêlé à ce miel que la lune versait, témoin et Amante éternelle des couples du péché…

Nicole, Françoise, Albin, Armand, ces Amants éternels, mêmes sangs, mêmes foutres, mêmes cyprines belles, mêmes salives…des bas griffés, jarretelles en pattes d’araignée, hanches, reins, toisons incendiées, masques vénitiens, mêmes chants des corps à leur ancre attachés : le désir ! Et ces bateaux lunaires si bellement tanguaient que leurs proues en craquaient, mâts dressés enfilant des Cythère, les envergeant, les dévergeant pour mieux encore pénétrer à tous vents les corps de ces Maîtresses aux matrices béantes… Les draps étaient ces mers plissées et replissées où bellement houlaient ces chairs prises et reprises et puis délaissées pour le temps d’une haleine épousant l’oreiller… Et Nicole et Françoise l’une sur l’autre disposées offraient à quelque vit l’alternance du plaisir, phallus envitant l’une pour mieux enviter l’autre en con comme en cul ; leurs chants se succédaient, les humeurs de l’une partagées avec l’autre, ainsi à tour de rôle et jusqu’à la jutée finale, démesurée ! Et la branle des mâts ainsi se poursuivait, folle, démente, soutenue, inventive, deux compagnes à la suite envitées, sans relâche… Le champagne était là et Mozart le versait à petits filets dans la lunaire chambre ces corps se tordaient toute en proie à leurs flammes, les foutres n’étaient que cendres sur des braises sans cesse ravivées au souffle des haleines et des longs cris d’amour presque désespérés qui montaient à la chaîne sous le grand baldaquin… Nicole aimait Françoise, Albin se masturbait, Armand solitaire jouissait, puis tous deux remontaient sur la couche, forniquant en des bouches les suçant sans arrêt : y avait-il encore de la semence en ces couillines torturées ? Ces vits bandaient-ils ? Eh bien, oui, mets et champagne aidant, huitres et autres remontants, postures, fesses, cuisses, bas, ces visages masqués souriant au plaisir, figés dans leurs délires… La lune elle-même pouvait-elle rougir devant de tels excès ? C’était impossible à dire, car rien ne s’arrêtait…

Sur la couche roulait, une lune de verre fêlée… La fin de nos accouplements…

Vous, charmantes lectrices dont je baise les doigts, vous lecteurs attentifs qui suivez mes émois, je vous salue ici et vous sais gré, ma foi, d’avoir lu ces ébats.

Révérence, mes Chers, à la prochaine fois…

Le Marquis de Chair



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