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Les Délices de l’Amour

De l’épouse qui se fait enculer

L’Anti-Justine (chapitre VI)



Auteur :

Nicolas Edme Restif de La Bretonne, L’Anti-Justine ou Les Délices de l’Amour, Au Palais Royal chez feue la Veuve Girouard, Paris, 1798.


Chapitre VI
De l’épouse qui se fait enculer.

Je passerai sous silence mes connilleries avec ma femme clandestine, puisque je n’ai jamais avoué ce mariage. Conquette-Ellès était une jolie grêlée, faite au tour, ayant un con tellement insatiable, que je fus obligé de lui mettre la bride sur le cou, et de la laisser foutre avec qui elle voudrait. Elle était fille d’un traiteur de la rue Saint-Jacques, et soeur du libraire Petite-Beauté. Elle est morte syphilisée, longtemps après m’avoir donné deux filles… Ah ! qu’elle foutait bien ! jamais femme enconnée n’a brouetté son cavalier comme Conquette !… Elle est la seule créature que j’aie enculée, mais sur son invitation, quand sa santé fut douteuse. Elle me donna ensuite le cul de sa soeur cadette, en me disant que c’était encore le sien. Et je le croyais. Mais la jeune personne se faisant enconner, je m’aperçus de la tricherie, dont je ne témoignai rien… Cela fut délicieux ! mais ce n’est que de la fouterie ordinaire… Quand ma belle-soeur fut mariée, ma femme séduisit sa coiffeuse, à laquelle elle recommanda bien de se faire enculer, alléguant que j’y étais accoutumé. Mais cette fille m’ayant averti dans la journée, je l’enconnai la nuit, sans que Conquette s’en aperçût. J’eus ainsi successivement six coiffeuses, toutes jolies, pendant douze ans, ma femme, qui les payait, croyant me cacher, par ce moyen, qu’elle avait la vérole. Ce fut ainsi que j’attendis les connins délicieux qui m’étaient destinés par la nature… C’est après la dernière coiffeuse, que Conquette mourante, ayant remarqué qu’un de mes cadets courtisait ma fille-nièce Beauconnin, qu’on ne voulait pas lui donner, et qu’il en était aimé, proposa à Mariette de se le laisser mettre par son amant ! Mais, craignant que le jeune homme ne pût la dépuceler, elle me dit que la dernière coiffeuse m’envoyait une de ses élèves, qu’il fallait enconner, et sans parler, parce que, ma nièce couchant dans la chambre voisine, il y avait des raisons pour ne pas envoyer l’élève-coiffeuse dans la mienne… Pourvu que je foutisse un jeune con, que m’importait ? J’allai nu au lit. Je trouvai des tétons naissants, un connin qui tressaillait. Je dépucelai… J’avais enconné trois fois, lorsqu’on vint me faire retirer. Je crus que c’était la convention. Mais, ayant écouté, je fus très étonné d’entendre éperonner de nouveau ma monture, et ma femme instruire, en les encourageant, son neveu et sa nièce !… Je me remis dans mon lit tout pensif… Le lendemain, je demandai une explication à Conquette.

- Eh bien, quoi ? (me répondit-elle) vous avez dépucelé votre nièce Beauconnin avant que son cousin le lui mît parce que je craignais qu’il ne pût la déflorer…

Je fus enchanté ! J’avais eu les prémices de la fille que j’avais implantée un jour de Vierge dans le con de la belle Marie Linguet. Mais je dissimulai ma joie. C’était un excellent pronostic pour les plaisirs dont je me flattais de jouir depuis longtemps ! et dont le moment approchait. J’y touche enfin.

Voir en ligne : L’Anti-Justine (chapitre VII)

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS d’après le roman érotique de Nicolas Edme Restif de La Bretonne, L’Anti-Justine ou Les Délices de l’Amour, Au Palais Royal chez feue la Veuve Girouard, Paris, 1798.



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