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Les Délices de l’Amour

Des dédommagements

L’Anti-Justine (chapitre IX)



Auteur :

Nicolas Edme Restif de La Bretonne, L’Anti-Justine ou Les Délices de l’Amour, Au Palais Royal chez feue la Veuve Girouard, Paris, 1798.


Chapitre IX
Des dédommagements.

Conquette, ma seconde fille, était en province, depuis la mort de sa mère, chez sa tante Jenovefette, alors mariée avec son dernier entreteneur. N’ayant plus de con à ma dévotion, je redemandai Victoire. En attendant qu’elle arrivât, je m’accommodai de deux petits connins encore imberbes, ou du moins à poil follet, que je parvins à perforer, en les pommadant. C’étaient la soeur et la maîtresse de mon secrétaire, qui lui-même me les livra, comme on le verra par la suite. Nous foutions jusqu’à sa vieille belle-mère ; ne voulant pas aller aux putains.

Dès que Victoire fut arrivée, je la fis chausser comme sa soeur, à talons minces élevés ; et cette enfant, qui atteignait quinze ans, me fit autant bander que son aînée. Mais je ne cherchai pas à la déflorer ; elle ne me servait qu’à me mettre en humeur, et à me faire enconner plus vigoureusement et Minone, et Conette, soeur et maîtresse de Traitdamour mon secrétaire, ou leur belle-mère. Pour cela, quand Victoire rentrait parée, chaussée, je la saisissais par la jupe, et je l’asseyais sur mes genoux, à crû, moi déculotté, quand je le pouvais ; je me faisais caresser, donner de petits coups de langue. Si j’étais à crû, mon vit lui allait entre les cuisses comme le battant d’une cloche ; si elle n’était pas troussée, comme elle était fort innocente, je me faisais empoigner le vit, en lui disant :

- Mignonne, serre-moi le doigt, fort ! fort !

Minone, Conette, ou la belle-mère arrivaient toujours, Traitdamour en allant chercher une dès qu’il me voyait m’enfermer avec Victoire. En les entendant, je remettais la charmante enfant dans sa chambre par une porte dérobée ; j’ouvrais, et je foutais délicieusement, les couilles chatouillées par Traitdamour. Il enconnait ensuite la même, soeur ou belle-mère, et je lui maniais les couilles.

Je me serais contenté de cette vie pendant longtemps, quoique toujours amoureux de Conquette-Ingénue, devenue Mme Vitnègre, si mes soeurs Marie et Jenovefette n’eussent trouvé indécent que je gardasse Victoire seule chez moi. Elles m’obligèrent à la mettre en apprentissage pour le linge chez des dévotes qu’elles m’indiquèrent. Mme Beauconnin l’y conduisit. Heureusement que la chère enfant m’avait, depuis quelques jours, donné la connaissance d’une grande et superbe femme séparée, son amoureuse éperdue, sans que la naïve Victoire s’en doutât, et que cette belle femme m’en croyant amoureux aussi, foutît sous moi avec fureur. Car elle m’appelait alors son papa, et me disait :

- Enconne ; enconne… enconne ta… provocante Victoire ! ta… passionnée, ta… tendre fille !

Voir en ligne : L’Anti-Justine (chapitre X)

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS d’après le roman érotique de Nicolas Edme Restif de La Bretonne, L’Anti-Justine ou Les Délices de l’Amour, Au Palais Royal chez feue la Veuve Girouard, Paris, 1798.



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