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L’École du libertinage

Des tétons comme des pis de vache

Les 120 journées de Sodome (16e journée)



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Le Marquis de Sade, Les 120 journées de Sodome, ou l’École du libertinage, Éd. Club des bibliophiles, Paris, 1904.


XX — Seizième journée

Tous nos héros se levèrent frais comme s’ils fussent arrivés de confesse, excepté le duc qui commençait un peu à s’épuiser. On en accusa Duclos : il est certain que cette fille avait entièrement saisi l’art de lui procurer des voluptés et qu’il avoua ne décharger lubriquement qu’avec elle. Tant il est vrai que, pour ces choses-là, tout tient absolument au caprice et que l’âge, la beauté, la vertu, que tout cela n’y fait rien, qu’il n’est question que d’un certain tact bien plus souvent saisi par des beautés dans leur automne que par celles sans expérience que le printemps couronne encore de tous ses dons. Il y avait aussi une autre créature dans la société qui commençait à se rendre très aimable et à y devenir très intéressante : c’était Julie. Elle annonçait déjà de l’imagination, de la débauche et du libertinage. Assez politique pour sentir qu’elle avait besoin de protection, assez fausse pour caresser ceux-mêmes dont peut-être elle ne se souciait guère au fond, elle se faisait amie de la Duclos pour tâcher de rester toujours un peu en faveur auprès de son père dont elle connaissait le crédit dans la société. Toutes les fois que c’était son tour de coucher avec le duc, elle se réunissait si bien à la Duclos, elle employait tant d’adresse et tant de complaisance que le duc était toujours sûr d’obtenir des décharges délicieuses toutes les fois que ces deux créatures-là s’employaient à les lui procurer. Néanmoins il se blasait prodigieusement sur sa fille, et peut-être sans le secours de la Duclos, qui la soutenait de tout son crédit, n’aurait-elle jamais pu réussir dans ses vues. Son mari, Curval, en était à peu près au même point et quoique, par le moyen de sa bouche et de ses baisers impurs, elle obtînt encore de lui quelques décharges, le dégoût n’était cependant pas éloigné : on eût dit qu’il naissait sous le feu même de ses impudiques baisers. Durcet l’estimait assez peu, et elle ne l’avait pas fait décharger deux fois depuis qu’on était réunis. Il ne lui restait donc guère plus que l’évêque, qui aimait beaucoup son jargon libertin et qui lui mouvait le plus beau cul du monde. Il est certain qu’elle l’avait fourni comme celui de Vénus même. Elle se cantonna donc de ce côté, car elle voulait absolument plaire, et à quelque prix que ce fût ; comme elle sentait l’extrême besoin d’une protection, elle en voulait une. Il ne parut à la chapelle ce jour-là qu’Hébé, Constance et la Martaine, et l’on n’avait trouvé personne en faute le matin. Après que les trois sujets eurent déposé leur cas, Durcet eut envie d’en faire autant. Le duc, qui tournaillait dès le matin autour de son derrière, saisit ce moment pour se satisfaire, et ils s’enfermèrent à la chapelle avec la seule Constance que l’on garda pour ce service. Le duc se satisfit, et le petit financier lui chia complètement dans la bouche. Ces messieurs ne s’en tinrent pas là, et Constance dit à l’évêque qu’ils avaient fait tous deux ensemble des infamies une demi-heure de suite. Je l’ai dit, ils étaient amis dès l’enfance et n’avaient cessé depuis lors de se rappeler leur plaisir d’écolier. À l’égard de Constance, elle servit à peu de chose dans ce tête-à-tête ; elle torcha des culs, suça et branla quelques vits tout au plus. On passa au salon où, après un peu de conversation entre les quatre amis, on vint leur annoncer le dîner. Il fut splendide et libertin comme à l’ordinaire, et, après quelques attouchements et baisers libertins, plusieurs propos scandaleux qui l’assaisonnèrent, on passa au salon dans lequel on trouva Zéphire et Hyacinthe, Michette et Colombe, pour servir le café. Le duc foutit Michette en cuisses, et Curval Hyacinthe ; Durcet fit chier Colombe et l’évêque le mit en bouche à Zéphire. Curval, se ressouvenant d’une des passions racontées la veille par Duclos, voulut chier dans le con de Colombe ; la vieille Thérèse, qui était du café, la plaça, et Curval agit. Mais comme il faisait des selles prodigieuses et proportionnées à l’immense quantité de vivres dont il se gonflait tous les jours, presque tout culbuta par terre et ce fut pour ainsi dire que superficiellement qu’il emmerdifia ce joli petit con vierge, qu’il ne semblait pas que la nature eût destiné sans doute à d’aussi sales plaisirs. L’évêque, délicieusement branlé par Zéphire, perdit son foutre philosophiquement, en joignant au plaisir qu’il sentait celui du délicieux tableau dont on le rendait spectateur. Il était furieux ; il gronda Zéphire, il gronda Curval, il s’en prit à tout le monde. On lui fit avaler un grand verre d’élixir pour réparer ses forces. Michette et Colombe le couchèrent sur un sofa pour sa méridienne, et ne le quittèrent pas. Il se réveilla assez bien rétabli, et pour lui rendre encore mieux ses forces, Colombe le suça un instant : son engin remontra le nez, et l’on passa au salon d’histoire. Il avait ce jour-là Julie sur son canapé ; comme il l’aimait assez, cette vue lui rendit un peu de bonne humeur. Le duc avait Aline, Durcet Constance, et le président sa fille. Tout étant prêt, la belle Duclos s’installa sur son trône et commença ainsi :

« Il est bien faux de dire que l’argent acquis par un crime ne porte pas bonheur. Nul système aussi faux, j’en réponds. Tout prospérait dans ma maison ; jamais la Fournier n’y avait vu tant de pratiques. Ce fut alors qu’il me passa par la tête une idée, un peu cruelle, je l’avoue, mais qui pourtant, j’ose m’en flatter, messieurs, ne vous déplaira pas à un certain point. Il me sembla que quand on n’avait pas fait à quelqu’un le bien que l’on devait lui faire, il y avait une certaine volupté méchante à lui faire du mal, et ma perfide imagination m’inspira cette taquinerie libertine contre ce même Petignon, fils de ma bienfaitrice et auquel j’avais été chargée de compter une fortune bien attrayante assurément pour ce malheureux, et que je commençais déjà à disperser en folies. Voici ce qui en fit naître l’occasion. Ce malheureux garçon cordonnier, marié avec une pauvre fille de son état, avait pour unique fruit de cet hymen infortuné une jeune fille d’environ douze ans, et que l’on m’avait dépeinte comme réunissant aux traits de l’enfance tous les attributs de la plus tendre beauté. Cette enfant qu’on élevait pauvrement, mais cependant avec tout le soin que pouvait permettre l’indigence des parents, dont elle faisait les délices, me parut une excellente capture à faire. Petignon ne venait jamais au logis ; il ignorait les droits qu’il y avait. Mais sitôt que la Fournier m’en eut parlé, mon premier soin fut de me faire informer de lui et de tous ses entours, et ce fut ainsi que j’appris qu’il possédait un trésor chez lui. Dans le même temps, le marquis de Mesanges, libertin fameux et de profession dont la Desgranges sans doute aura plus d’une fois occasion de vous entretenir, vint s’adresser à moi pour lui faire avoir une pucelle qui n’eût pas treize ans, et cela à quelque prix que ce fût. Je ne sais ce qu’il en voulait faire, car il ne passait pas pour un très rigoureux homme sur cet article, mais il y mettait pour clause, après que son pucelage aurait été constaté par des experts, de l’acheter de mes mains une somme prescrite, et que, de ce moment-là, il n’aurait plus affaire à qui que ce fût, attendu, disait-il, que l’enfant serait dépaysé et ne reviendrait peut-être jamais en France. Comme le marquis état une de mes pratiques, et que vous l’allez voir bientôt lui-même sur la scène, je mis tout en œuvre pour le satisfaire, et la petite fille de Petignon me parut positivement ce qu’il lui fallait. Mais comment la dépayser ? L’enfant ne sortait jamais, on l’instruisait dans la maison même, c’était retenu avec une sagesse, une circonspection qui ne me laissaient aucun espoir. Il ne m’était pas possible d’employer pour lors ce fameux débaucheur de filles dont j’ai parlé : il était pour lors à la campagne, et le marquis me pressait. Je ne trouvai donc qu’un moyen, et ce moyen servait on ne peut mieux la petite méchanceté secrète qui me portait à faire ce crime, car il l’aggravait. Je résolus de susciter des affaires au mari et à la femme, de tâcher de les faire enfermer tous deux, et la petite fille se trouvant par ce moyen, ou moins gênée ou chez des amis, il me serait aisé de l’attirer dans mon piège. Je leur lançai donc un procureur de mes amis, homme à toute main et dont j’étais sûre pour de tels coups d’adresse. Il s’informe, déterre des créanciers, les excite, les soutient, bref en huit jours le mari et la femme sont en prison. De ce moment tout me devint aisé ; une marcheuse adroite accosta bientôt la petite fille abandonnée chez de pauvres voisins ; elle vint chez moi. Tout répondait à son extérieur : c’était la peau la plus douce et la plus blanche, les petits appas les plus ronds, les mieux formés... Il était difficile en un mot de trouver un plus joli enfant. Comme elle me revenait à près de vingt louis, tous frais faits, et que le marquis voulait la payer une somme prescrite, au-delà du payement de laquelle il ne prétendait ni en entendre parler ni avoir affaire à personne, je la lui laissai pour cent louis, et comme il devenait essentiel pour moi que l’on n’eût jamais vent de mes démarches, je me contentai de gagner soixante louis sur cette affaire, et fis passer encore vingt à mon procureur pour embrouiller les choses, de manière à ce que le père et la mère de cette jeune enfant ne pussent de longtemps savoir des nouvelles de leur fille. Ils en eurent ; sa fuite était impossible à cacher. Les voisins coupables de négligence s’excusèrent comme ils purent, et quant au cher cordonnier et à son épouse, mon procureur fit si bien qu’ils ne purent jamais remédier à cet accident, car ils moururent tous deux en prison au bout de près de onze ans de capture. Je gagnais doublement à ce petit malheur, puisqu’en même temps qu’il m’assurait la possession certaine de l’enfant que j’avais vendu, il m’assurait aussi celle de soixante mille francs qui m’avaient été comptés pour lui. Quant à la petite fille, le marquis m’avait dit vrai : jamais je n’en entendis parler, et ce sera vraisemblablement Mme Desgranges qui vous finira son histoire. Il est temps de vous ramener à la mienne et aux événements journaliers qui peuvent vous offrir les détails voluptueux dont nous avons entamé la liste. »

« Oh, parbleu ! dit Curval, j’aime ta prudence à la folie. Il y a là une scélératesse réfléchie, un ordre qui me plaît on ne saurait davantage ; et la taquinerie d’ailleurs, d’avoir été donner le dernier coup à une victime que tu n’avais encore qu’accidentellement écorchée, me paraît un raffinement d’infamie qui peut se placer à côté de nos chefs-d’œuvre. — Moi, j’aurais peut-être fait pis, dit Durcet, car enfin ces gens-là pouvaient obtenir leur délivrance : il y a tant de sots dans le monde qui ne songent qu’à soulager ces gens-là : pendant tout le temps de leur vie c’était des inquiétudes pour toi. — Monsieur, reprit la Duclos, quand on n’a pas dans le monde le crédit que vous y avez et que, pour ses coquineries, il faut employer des gens en sous-ordre, la circonspection devient souvent nécessaire, et l’on n’ose pas alors tout ce que l’on voudrait bien faire. — C’est juste, c’est juste, dit le duc ; elle ne pouvait en faire davantage. » Et cette aimable créature reprit ainsi la suite de sa narration.

« Il est affreux, messieurs, dit cette belle fille, d’avoir encore à vous entretenir de turpitudes semblables à celles dont je vous parle depuis plusieurs jours. Mais vous avez exigé que je réunisse tout ce qui pouvait y avoir trait et je ne laisse rien sous le voile. Encore trois exemples de ces saletés atroces, et nous passerons à d’autres fantaisies.

« Le premier que je vous citerai est celui d’un vieux directeur des domaines, âgé d’environ soixante-six ans. Il faisait mettre la femme toute nue, et après lui avoir caressé un instant les fesses avec plus de brutalité que de délicatesse, il j’obligeait à chier devant lui, à terre, au milieu de la chambre. Quand il avait joui de la perspective, il venait. à son tour déposer son cas à la même place, puis, les réunissant avec ses mains tous deux, il obligeait la fille à venir à quatre pattes manger la galimafrée, toujours en présentant bien le derrière, qu’elle devait avoir eu l’attention de laisser très merdeux. Il se manualisait pendant la cérémonie et déchargeait quand tout était mangé. Peu de filles, comme vous le croyez bien, messieurs, consentaient à se soumettre à de telles cochonneries, et cependant il les lui fallait jeunes et fraîches... Je les trouvais parce que tout se trouve à Paris, mais je les lui faisais payer.

« Le second exemple des trois qui me restent à vous citer en ce genre exigeait de même une furieuse docilité de la part de la fille ; mais comme le libertin la voulait extrêmement jeune, je trouvais plus facilement des enfants pour se prêter à ces choses-là que des filles faites. Je donnai à celui que je vais vous citer une petite bouquetière de treize à quatorze ans, fort jolie. Il arrive, fait quitter à la fille seulement ce qui la couvre de la ceinture en bas ; lui maniait un instant le derrière, la faisait péter, puis se donnait lui-même quatre ou cinq lavements qu’il obligeait la petite fille à recevoir dans sa bouche et à avaler à mesure que le flot tombait dans sa gorge. Pendant ce temps-là, comme il était à cheval sur sa poitrine, d’une main il branlait un assez gros vit et de l’autre il lui pétrissait la motte, et il la lui fallait, en raison de cela, toujours sans le plus léger poil. Celui dont je vous parle voulut encore recommencer après six, parce que sa décharge n’était pas faite. La petite fille, qui vomissait à mesure, lui demanda grâce, mais il lui rit au nez et n’en fut pas moins son train, et ce ne fut qu’à la sixième que je vis son foutre couler.

« Un vieux banquier vient enfin nous fournir le dernier exemple de ces saletés prises au principal, car je vous avertis que, comme accessoire, nous les reverrons encore souvent. Il lui fallait une femme belle, mais de quarante à quarante-cinq ans et dont la gorge fût extrêmement flasque. Dès qu’il fut avec elle, il la fit mettre nue seulement de la ceinture en haut, et ayant manié brutalement ses tétons : "Les beaux pis de vache ! s’écria-t-il. À quoi des tripes comme cela peuvent-elles être bonnes, si ce n’est à torcher mon cul ?" Ensuite, il les pressait, les tortillait l’un avec l’autre, les tiraillait, les broyait, crachait dessus, et mettait quelquefois son pied crotté dessus, toujours en disant que c’était une chose bien infâme qu’une gorge et qu’il ne concevait pas à quoi la nature avait destiné ces peaux-là et pourquoi elle en avait gâté et déshonoré le corps de la femme. Après tous ces propos saugrenus, il se mit nu comme la main. Mais, Dieu ! quel corps ! Comment vous le peindre, messieurs ? Ce n’était qu’un ulcère, dégouttant sans cesse de pus depuis les pieds jusqu’à la tête et dont l’odeur infecte se faisait même sentir de la chambre voisine où j’étais. Telle était pourtant la belle relique qu’il fallait sucer. »

« Sucer ? » dit le duc.

« Oui, messieurs, dit Duclos, sucer depuis les pieds jusqu’à la tête sans laisser une seule place large comme un louis d’or où la langue n’eût passé. La fille que je lui avais donnée eu beau être prévenue, dès qu’elle vit ce cadavre ambulant, elle recula d’horreur. "Comment donc, garce, dit-il, je crois que je te dégoûte ? Il faut pourtant que tu me suces, que ta langue lèche absolument toutes les parties de non corps. Ah ! ne fais pas tant la dégoûtée ! D’autres que toi l’ont bien fait ; allons, allons ; point de façons." On a bien raison de dire que l’argent fait tout faire ; la malheureuse que je lui avais donnée était dans la plus extrême misère, il y avait deux louis à gagner : elle fit tout ce qu’on voulut, et le vieux podagre, enchanté de sentir une langue sur son corps hideux et adoucir l’âcreté dont il était dévoré, se branlait voluptueusement pendant l’opération. Quand elle fut faite, et, comme vous le croyez bien, ce ne fut pas sans de terribles dégoûts de la part de cette infortunée, quand elle fut faite, dis-je, il la fit étendre à terre sur le dos, se mit à cheval sur elle, lui chia sur les tétons, et les pressant après, l’un après l’autre, il s’en torcha le derrière. Mais de décharge, je n’en vis point, et je sus, quelque temps après, qu’il lui fallait plusieurs semblables opérations pour en déterminer une ; et comme c’était un homme qui ne revenait guère deux fois dans le même endroit, je ne le revis plus et j’en fus en vérité fort aise. »

« Ma foi, dit le duc, je trouve la clôture de l’opération de cet homme-là très raisonnable, et je n’ai jamais compris que des tétons pussent réellement servir à autre chose qu’à torcher des culs. — Il est certain, dit Curval, qui maniait assez brutalement ceux de la tendre et délicate Aline, il est certain, en vérité, que c’est une chose bien infâme que des tétons. Je n’en vois jamais que ça ne me mette en fureur ; j’éprouve en voyant cela, un certain dégoût, une certaine répugnance... Je ne connais que le con qui m’en fasse éprouver une plus vive. » Et en même temps, il se jeta dans son cabinet, en entraînant par le sein Aline, et se faisant suivre de Sophie et de Zelmire, les deux filles de son sérail, et de Fanchon. On ne sait trop ce qu’il y fit, mais on entendit un grand cri de femme, et, peu après, les hurlements de sa décharge. Il rentra ; Aline pleurait et tenait un mouchoir sur son sein, et comme tous ces événements-là ne faisaient jamais sensation, ou tout au plus celle du rire, Duclos reprit incontinent le fil de son histoire :

« J’expédiai moi-même, dit-elle, quelques jours après, un vieux moine dont la manie, plus fatigante pour la main, n’était cependant pas aussi répugnante au cœur. Il me livra un gros vilain fessier dont les peaux étaient comme du parchemin : il fallait lui pétrir le cul, le lui manier, le lui serrer de toutes mes forces, mais, quand j’en fus au trou, rien ne paraissait assez violent pour lui ; il fallait saisir les peaux de cette partie, les frotter, les pincer, les agiter fortement entre mes doigts, et ce n’était qu’à la vigueur de l’opération qu’il répandait son foutre. Du reste, il se branlait lui-même pendant l’opération, et ne me troussa seulement pas. Mais il fallait que cet homme-là eût une fière habitude de cette manipulation, car son derrière, d’ailleurs mollasse et pendant, était pourtant revêtu d’une peau aussi épaisse que du cuir. Le lendemain, sur les éloges sans doute qu’il fit à son couvent de ma manière d’agir, il m’amena un de ses confrères, sur le cul duquel il fallait appuyer des claques de toutes mes forces avec ma main ; mais celui-ci, plus libertin et plus examinateur, visitait soigneusement, avant, les fesses de la femme ; et mon cul fut baisé, langoté à dix ou douze reprises de suite, dont les intervalles étaient remplis par des claques sur le sien. Quand sa peau fut devenue écarlate, son vit dressa, et je puis certifier que c’était un des plus beaux engins que j’eusse encore maniés ; alors, il me le remit entre les mains, en m’ordonnant de le branler pendant que je continuerais de claquer de l’autre. »

« Ou je me trompe, dit l’évêque, ou nous voici à l’article des fustigations passives. — Oui, monseigneur, dit la Duclos, et comme ma tâche d’aujourd’hui est remplie, vous trouverez bon que je remette à demain le commencement des goûts de cette nature dont nous aurons plusieurs soirées de suite à nous occuper. » Comme il restait encore près d’une demi-heure avant l’instant du souper, Durcet dit que, pour se donner de l’appétit, il voulait prendre quelques lavements ; on se douta du fait, et toutes les femmes frémirent, mais l’arrêt était porté, il n’y avait plus à en revenir. Thérèse qui le servait ce jour-là, assura qu’elle les donnait à merveille ; de l’assertion elle passa à la preuve, et, dès que le petit financier eut les entrailles chargées, il signifia à Rosette d’avoir à venir tendre le bec. Il y eut un peu de reguignements, un peu de difficultés, mais il fallut obéir, et la pauvre petite en avala deux, quitte à les rendre après, ce qui, comme on l’imagine bien, ne fut pas long. Heureusement que le souper vint, car il allait sans doute recommencer. Mais cette nouvelle ayant changé la disposition de tous les esprits, on fut s’occuper d’autres plaisirs. Aux orgies, on poussa quelques selles sur des tétons et on fit beaucoup chier de culs ; le duc mangea devant tout le monde l’étron de la Duclos, pendant que cette belle fille le suçait et que les mains du paillard s’égaraient un peu partout ; son foutre partit avec abondance, et Curval l’ayant imité avec la Champville, on parla enfin de s’aller coucher.

Voir en ligne : 17e journée :
- Coups de fouet et défécations

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS d’après le roman érotique du Marquis de Sade, Les 120 journées de Sodome, ou l’École du libertinage, Éd. Club des bibliophiles, Paris, 1904.



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