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Confession priapale

Différence entre le con d’une putain et celui d’une honnête femme

Roman érotique (Chapitre II)



Auteur :

Le Nismois (Alphonse Momas), Confession priapale, G. Lebaucher, Libraire-éditeur, Montréal, 1899.


CHAPITRE II

Des histoires banales succédèrent à cette première aventure.

Nous observâmes une sagesse de quelques semaines ; puis, nous reprîmes notre volée.

Des amis de Julien le conduisirent au bordel.

Mon Dieu, cette question du bordel, il faut bien la toucher, puisqu’elle a joué son rôle dans ce qu’on appelle nos fredaines, comme elle le joue dans l’existence de tous les autres priapes.

Je mentirais, si j’affirmais que je n’éprouvai aucun agrément à fréquenter ces cons payés à vil prix.

Et, le chapitre entamé, philosophons sur la chose !

L’homme jette la pierre à toutes les femmes qui se prostituent plus ou moins richement :

Que ferait-il si elles n’existaient pas ?

L’homme est un imbécile.

Car, lorsqu’on condamne une chose, on ne s’en sert pas, et on n’en trouverait pas un seul qui, une fois dans sa vie n’eut eu recours à un con de passage.

Voyons, quelle différence y a-t-il entre le con d’une putain et celui d’une honnête femme ?

Une très grande, toute à l’avantage de la première :

En général, le con d’une putain est très propre, très soigné, très parfumé, très savant, par cela qu’il est très couru ; celui d’une honnête femme, sauf dans les classes élevées ou instruites, est très peu alléchant, souvent très contracté, toujours très embêtant.

Je parle en priape n’empruntant pas un masque hypocrite, et ne se targuant pas d’une morale qu’il ne comprend pas.

L’homme est créé pour baiser, la femme pour être baisée, ne perdons jamais cela de vue.

Tout le reste est de la fantasmagorie, que ce soit édicté par les lois religieuses, politiques ou sociales, ou que ce soit accepté par les conventions personnelles.

Il n’y a pas de jalousie possible pour un priape dans l’acte d’enfourner un con, pas plus qu’il n’y en a pour un con à voir enfourner un autre con.

Il faut la bêtise masculine pour avoir inventé la liberté de l’acte d’amour.

J’avoue que dans tous les cons que je visitai au bordel, j’eus nombre de jouissances infinies.

Toute la vie d’une femme se concentre dans son con.

On prétend que la femme est faite pour l’amour, dites qu’elle est faite pour être enconnée ou enculée.

Et oui, toute sa pensée gît sur ce point.

Quand on ne la sert pas à sa soif, elle s’étiole et retourne la méchanceté aux races humaines.

D’ailleurs, Messieurs les savants et les législateurs ont tôt raisonné en avançant que la femme constitue une des deux parties de l’humanité, qu’elle est créée d’une côte détachée de l’homme, et qu’elle lui est inférieure.

La femme représente une création particulière, à part, aussi bien que l’homme, et, pour passer par le même moule, de naissance, elle n’en est pas moins à tous égards différente de l’homme.

C’est si vrai, que si la femme avait été dominatrice en ce monde, au lieu de l’homme, on aurait appelé l’humanité la féminité, et non l’humanité.

Orgueilleux jeunes gens, courbez le front, comme le fier Sicambre, mais levez haut la queue en l’honneur du beau sexe, vous ne vous en plaindrez pas.

Je n’analysais pas ces hautes pensées en bourlinguant un con de putain, mais je trouvais la chose bonne tout de même, et à en enfiler deux grandes douzaines, j’acquis une sérieuse expérience de cons et de culs, que je souhaite à tous mes confrères, je devrais dire à tous mes queufrères.

Pas de soucis dans ces relations !

Mon maître ne s’occupait que de mes petites satisfactions.

Il vidait avec méthode le trop plein de sperme qui encombrait nos magasins, les couilles.

J’admirai, durant cette période, des poils roux, bruns, blonds, châtains, dorés, épais, touffus, raréfiés, des cons de toutes les envergures, des fesses pointues, rondes, dodues, maigrelettes ; des cuisses de toutes les dimensions, des peaux et des chairs de toutes les qualités, des Vénus et des Mignon, tout me parut excellent, j’eus une délectable série, et toujours pas de rivaux dans le corps de mon maître, comme il m’en survint par la suite.

On ne saurait s’imaginer combien le jeu dénommé la grande Oie nous occasionne de l’ennui et de l’ombrage.

Cependant, à son heure, je le reconnais, il offre un fameux stimulant. L’essentiel consiste à ce qu’il n’empiète pas sur le rôle principal d’un honnête priape.

Cette vie de patachon pour mes excursions amoureuses se prolongea au-delà de deux ans.

Puis, le hasard, qui n’en fait jamais d’autres, nous mit en présence de l’une de ces petites contre le cul desquelles je me frottais au temps de la première enfance.

Clotilde Béraud était une jeune fille charmante de dix-huit ans, employée dans un magasin de pianos.

Très bien élevée, d’excellente famille, quoique de parents ruinés, on l’avait placée dans le commerce, à cause de ses talents musicaux, avec l’espoir qu’elle s’y édifierait un avenir, soit comme professeur de musique, soit par la rencontre de quelque riche client qui l’épouserait.

Il y a des illusions qui sommeillent derrière toutes les pierres de Paris.

Un soir que mon maître s’ennuyait seul, il entra dans le magasin pour louer un piano, et il reconnut de suite Clotilde qu’il avait vue du reste quelques mois auparavant.

Le récit de la cour amoureuse qui résulte de leur conversation serait un roman tout à fait déplacé pour ces pages.

Quinze jours après, Clotilde acceptait en rendez-vous chez Julien, et je baisais le plus ravissant conin qu’on m’eût présenté jusqu’à cette heure.

O la belle et délicieuse créature !

Devant cette chair jeune, ardente, vibrante de passion, non encore déflorée, les appétits sensuels naquirent, violents, irrésistibles, inextinguibles, et je m’enivrai de toute sa personne.

Les termes amicaux, dont elle se servît à mon égard, me rendirent complaisant au delà de mes devoirs, et pour être sucé par d’aussi jolies lèvres que les siennes je pactisai avec son adorable conin et consentis aux minettes dont mon maître la gratifia.

De ce moment datent mes tourments, mes accidents, mes malheurs, j’éveillai l’esprit de rivalité dans les autres parties du corps de Julien.

Plongé dans la plus délirante des voluptés, je ne m’inquiétais pas de l’adoration fervente avec laquelle mon maître encensait son gentil petit conin, je ne m’effrayais pas des stations que sa langue faisait dans la fente du cul, je ne m’effarouchais pas des pâmoisons qui le saisissaient les lèvres collées sur la pointe rosée des tétons, je ne m’affligeais pas de mes extases, lorsque, aux genoux de Clotilde, il s’emparait de ses mollets et les léchait sur tout leur contour, je ne me désespérais pas de la manière affolante avec laquelle il lui broutait les poils du bas ventre.

Le soixante-neuf m’emportait au paradis des houris, et la sournoise étudiant ses effets, ses poses, ses jouissances, murmurait au milieu de nos félicités :
- Dis, est-il bien vrai que tu me trouves la plus belle de toutes ?

Mon maître répondait :
- Dis, crois-tu possible que Dieu, dans sa munificence, ait créé un cul aussi blanc, aussi satiné, aussi fin, aussi délicat, aussi réussi que le tien ? Crois-tu que pareil conin, si gracieusement entouré de cette toison frisée et dorée soit au monde ? Dis, ne doute pas de ma parole, nulle part ailleurs que la tête entre tes cuisses, ou sur tes fesses, je ne désirerais une mort subite, pour en emporter dans le ciel l’éternel souvenir.
- N’emporte rien, ne meurs pas, et que mes caresses répandent le bonheur en toi, comme les tiennes le répandent en moi.

Voir en ligne : Chapitre III : Le Cul de Clotilde

P.-S.

Texte établi par Nathalie Quirion et EROS-THANATOS d’après le roman érotique de Le Nismois (Alphonse Momas), Confession priapale, G. Lebaucher, Libraire-éditeur, Montréal [Paris], 1899.



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