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Les Délices de l’Amour

Du chef-d’oeuvre de tendresse paternelle

L’Anti-Justine (chapitre XXIV)



Auteur :

Mots-clés :

Nicolas Edme Restif de La Bretonne, L’Anti-Justine ou Les Délices de l’Amour, Au Palais Royal chez feue la Veuve Girouard, Paris, 1798.


Chapitre XXIV
Du chef-d’oeuvre de tendresse paternelle.

Conquette était naturellement sage ; elle n’éprouvait les emportements du libertinage que dans le délire de la jouissance, effet d’un vigoureux tempérament.

J’étais épuisé par deux coups foutus avec trop d’emportement. Cependant je la voyais haletante de volupté. Je courus au carrefour Bussi, n° 16, au 3ème. Je trouvai le jeune homme aux cinquante louis. Je le reconnus ; il me remit.

- Je suis le père de la jeune dame à laquelle vous avez offert 50 louis.

- Je les lui tiens. Trois coups en une heure ?

- Soit. En ma présence ?

- Et de tout Paris, si vous voulez. Mais, bougre, ne va pas me jouer !

- Non. Mais une heure, sans bruit ?

- Foi d’homme ! Partons…

Il prit les 50 louis.

Arrivés tous deux, je dis à ma fille :

- Voici l’homme qui t’a plu. Tu as besoin de 50 louis. Il te les apporte. Il les faut gagner !

Conquette rougit, sans rien répondre. L’homme se déculotta, lui vint prendre les tétons, le con. Il me dit :

- Serrez les 50 louis ; ce con satiné, ces tétons touchés les valent.

Je les serrai, tandis qu’il renversait ma fille sur le foutoir. Elle fit un cri :

- O monsieur… mon cher monsieur… ne me faites pas trop de mal !

- Seriez-vous donc pucelle ?

- Hélas ! oui…

Il l’enconna avec fureur. Elle soupira, criota, pinça du con, déchargea.

- Elle est adorable (disait le fouteur enragé ; car il foutit, et re-foutit, sans pitié, comme sans déconner, ses trois coups de suite).

Ma fille, tantôt le caressait, tantôt lui demandait grâce : mais elle déchargeait toujours… Il déconna ravi… Et voyant quelques gouttes de sang, que ses brusques estocades avaient fait couler, il dit :

- Oui, vous êtes d’honnêtes gens. Un pareil pucelage n’est pas assez payé de 50 louis. Je vais en envoyer 50 autres, papa… (Ma fille était disparue pour s’abluer). Oui, si je n’étais pas marié (ajouta-t-il attendri), je l’épouserais, et pour son pucelage, et pour son amour… Vous allez recevoir 50 louis. Je la regretterai toujours, et ne la verrai jamais.

Il partit. Ma fille me remercia, et me dit qu’elle était rassasiée. Je lui remettais les 50 louis.

- Non (me dit-elle), cher papa, c’est pour nos dépenses.

Les 50 autres louis arrivèrent, et je ne pus jamais l’obliger à en mettre dans sa bourse plus de six. Je déposai les 94 autres à sa portée dans mon magasin.

Le Lendemain, à mon arrivée, ma fille me dit :

- Je brûle aujourd’hui. Savez-vous la demeure du fat, ou du vit découvert ?

- Non ; ce sont des sots.

- Eh bien, sortons. L’un ou l’autre me verra sans doute, et vous le suivrez.

- Divine fille… épuisé dans ton céleste connin, j’ai toujours les mêmes désirs ; et, si je voulais mourir de plaisir, et dans le plaisir, je te prierais de remuer du cul, et de me laisser expirer au fond de ton con satiné… Foutons !…

- Un seul coup. Vous m’êtes trop cher et trop nécessaire pour que je ne vous ménage pas.

En montant sur le ventre de ma fille, et tandis qu’elle m’arrangeait le vit à l’entrée de son con, je lui disais :

- Te quitter, pour en suivre un, est trop scabreux, et malheur peut arriver…

Et comme elle ne s’agitait pas,

- Tu me ménages ?… Remue du cul, mignonne ! Saccade ! Décharge !… C’est mon seul coup… Mais j’ai de quoi te satisfaire… Il le faut même, avant qu’un de tes trois gros vits te martyrise.

Elle remua du cul et du con, comme Marie-Antoinette foutue en levrette à la Conciergerie par un polisson de gendarme… Nous déchargeâmes, Conquette, comme la reine, moi, comme le gendarme… Je sortis. Elle lava.

Voir en ligne : Du bon père qui fait foutre sa fille (chapitre XXV)

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS d’après le roman érotique de Nicolas Edme Restif de La Bretonne, L’Anti-Justine ou Les Délices de l’Amour, Au Palais Royal chez feue la Veuve Girouard, Paris, 1798.



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