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Les Délices de l’Amour

Du connin au poil follet

L’Anti-Justine (chapitre VII)



Auteur :

Nicolas Edme Restif de La Bretonne, L’Anti-Justine ou Les Délices de l’Amour, Au Palais Royal chez feue la Veuve Girouard, Paris, 1798.


Chapitre VII
Du connin au poil follet.

On sait que j’avais deux filles, ou que du moins ma clandestine les avait ; car je me rappelle qu’elle prétendait que ses véritables filles étaient mortes en nourrice, et que… et que… Elle parlait du Roi… d’une princesse… Mais elle était si menteuse que c’eût été une folie de la croire.

Conquette-Ingénue, ma fille aînée, me causait des désirs dès l’âge de dix ans. Pendant que sa mère non encore vérolée couchait et foutait avec un galant, elle envoyait Conquette dans mon lit. Cette enfant avait la plus jolie conque. Je me fis une règle dès lors de la lui baiser tous les soirs, après lui avoir écarté les cuisses, durant son premier sommeil. J’introduisais légèrement la langue, mais sans lécher. Je m’endormais ensuite, elle remise sur le côté, ses fesses sur mes cuisses, et mon vit pressé entre les siennes. Dans le jour, j’enconnais, ou la maîtresse d’un certain Mivière, avocat, ou une jolie bossue toujours bien chaussée, qui demeurait dans la maison ; ou une boiteuse des deux côtés, mais d’une délicieuse figure, et prête à se marier. Elle s’était laissée déflorer par son futur, et depuis ce temps-là, elle ne ménageait plus un très joli con blond. Quand ces trois fouteries me laissaient chômer trop longtemps, je fourgonnais, le vit serré entre les cuisses de Conquette-Ingénue, qui, se sentant gênée, l’empoignait toute endormie, et me faisait éjaculer. Elle avait onze ans. Elle sentit quelque chose, et parla. On la mit dans un cabinet fermé.

Elle apprit à dessiner. Lorsqu’elle eut treize à quatorze ans, après une interruption de plus de deux ans, je me trouvai veuf, et elle revint à la maison. Elle coucha dans une petite chambre à côté de la mienne. Elle était grandie, faite au tour ; elle avait le pied le plus parfait. Je la fis chausser par l’artiste le plus habile, sur la forme de sa mère, qui était celle de la marquise de Marigni. Puis je devins éperdument amoureux de mon ouvrage.

Mais personne jamais ne fut plus chaste que cette céleste fille ; quoique ses mères, soit réelle ou putative, fussent putains, et soient toutes deux mortes de la vérole. Conquette-Ingénue ne souffrait pas qu’on prît sur elle la moindre liberté… La Providence le voulut sans doute, pour qu’elle en fût un jour plus désirable et plus voluptueuse… Ainsi, je me trouvai réduit à la gamahucher pendant son sommeil, qu’elle avait profond, heureusement ! Je profitais de son premier somme pour la découvrir, admirer son délicieux connin, qu’un joli poil follet commençait d’ombrager, et la gamahucher modérément. Ce ne fut qu’à la dixième nuit, que je la sentis me riposter. Je redoublai les coups de langue, et elle émit…. La lumière était éteinte, quand Ingénue s’éveilla, en disant :

- Ah ! Ah ! Ah ! ça me chatouille ! Ahh !…

Elle crut qu’elle avait rêvé. Cependant elle dagua sa jeune soeur, couchée avec elle, de plusieurs coups de coude, comme si elle eût pensé que cette enfant l’avait chatouillée.

Je me remis dans mon lit, enchanté que ma fille eût déchargé. Cette émission me fit espérer qu’ayant éveillé son tempérament, je pourrais l’enconner bientôt, en faire ma maîtresse, et me trouver le plus heureux des hommes. Mais que j’étais loin de compte ! et combien de vits devaient tenter de martyriser ce divin connin avant le mien ! Hélas ! il fut prêt d’essuyer une Iliade de malheurs !….. Quoi qu’il en soit, ç’a été ma véritable inclination, la plus constante, la plus voluptueuse, que cette adorable fille, qui n’a eu de rivale que sa soeur… Non (je le dis, d’après l’expérience), il n’est pas au monde de plaisir comparable à celui de plonger son vit bandant, jusqu’au fond du con satiné d’une fille chérie, surtout si remuant du cul avec courage, elle décharge copieusement ! Heureux ! heureux qui cocufie, et fait cocufier un gendre également détesté de tous deux !

Conquette-Ingénue eut ses règles la semaine suivante de celle où elle avait enfin déchargé. Ainsi elle était parfaitement nubile. Mais, éveillée, je ne pouvais lui ravir aucune faveur essentielle. Ma soeur Marie, qui me connaissait, la mit en apprentissage de modes et du commerce de la bijouterie, chez une jolie marchande, dont le mari était chef de bureau ; et le bijou de la belle Conprenant me dédommagea, mais sans m’en consoler, des rigueurs de celui de ma fille. Je le mis aussi à ma nièce Beauconnin, alors mariée à son cousin. Et, sans ce double soulagement, aurais-je pu m’empêcher de violer la provocante Conquette-Ingénue ? Éperdument amoureux d’elle, n’osant lui prendre de jour son joli poil follet, et ne l’ayant pas la nuit, je me contentais de la faire regarder dans la rue, par une fenêtre à large rebord, ce qui lui mettait à découvert un pied exquisement chaussé, une partie de la plus belle jambe ; de sorte qu’en me baissant, je voyais la cuisse, et le connin dans certains mouvements, ou lorsqu’elle se disposait à descendre. Je bandais comme un carme. Mais en ce moment arrivaient à point nommé, ou la maîtresse de Conquette-Ingénue, ou ma jolie nièce Beauconnin, que j’allais enfiler dans ma chambre, après avoir dit à ma fille de se remettre à la fenêtre, pour les voir arriver ; et, au moyen de ma porte entr’ouverte, je voyais le pied provoquant, la jambe voluptueuse de celle qui me faisait bander, en foutant soit sa maîtresse, soit sa cousine.

Quatre ans s’écoulèrent ainsi ; et je n’eus plus de fouteries. Alors, plus amoureux que jamais de Conquette-Ingénue, qui était superbe à dix-huit ans, je résolus de la faire coucher quelquefois chez moi, en la retenant tard, sous prétexte d’une indisposition subite. Elle avait toujours le sommeil aussi profond. Ainsi, dès qu’elle était endormie, je la gamahuchais, et je la faisais copieusement décharger. Elle avait une motte superbe, ombragée d’un poil noir doux et soyeux. Je brûlais d’envie de le lui mettre. Mais elle s’éveillait toujours en déchargeant. Aussi me disait-elle :

- Je ne fais que chez vous de singuliers rêves, qui me rendent toute je ne sais comment !…

La seule chose que je me permisse était de demander à baiser son joli pied chaussé ; quelquefois sa jambe. J’allai un jour, en la tourmentant beaucoup, jusqu’à obtenir de toucher le poil satiné de son bijou. Mais elle fut ensuite si fort effarouchée, craignant que je ne parvinsse à la déflorer avant mariage, qu’elle précipita, aidée de sa maîtresse Mme Conprenant, un mauvais établissement avec un infâme. Ce fut ce que j’ai eu tant de peine à lui pardonner !… Mais la pauvre enfant en a trop souffert… elle s’en est assez repentie… son charmant connin a depuis trop bien mérité de moi, pour que des torts de jeunesse et d’inexpérience ne soient pas oubliés. J’y étais obligé d’ailleurs par un autre motif : c’est que je dois à cet exécrable mariage d’indicibles délices (comme on va le voir), ainsi que ma fortune présente.

Voir en ligne : L’Anti-Justine (chapitre VIII)

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS d’après le roman érotique de Nicolas Edme Restif de La Bretonne, L’Anti-Justine ou Les Délices de l’Amour, Au Palais Royal chez feue la Veuve Girouard, Paris, 1798.



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