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Les Délices de l’Amour

Du plus délicieux des incestes

L’Anti-Justine (chapitre XII)



Auteur :

Nicolas Edme Restif de La Bretonne, L’Anti-Justine ou Les Délices de l’Amour, Au Palais Royal chez feue la Veuve Girouard, Paris, 1798.


Chapitre XII
Du plus délicieux des incestes.

- Vous voilà tous ! (me dit-elle) ; et mon papa lui-même ne me recherche que pour ce trou-là !

- Et pour ton cul, tes tétons, ta bouche, tes yeux, ta taille voluptueuse, ton tour provocant, ta jambe, ton pied foutatif, ton âme naïve et virginale, malgré tout ce qu’on a fait, pour te rendre putain.

En parlant ainsi, je la troussais par derrière, courbée qu’elle était sur le foutoir, et je me disposais à le lui mettre en levrette ; mais il la fallut pommader. Elle reprit :

- Mais c’est ma faute ! ces récits-là enflamment tous les hommes. Timori n’a été prêt à me déflorer qu’une seule fois ; et ce fut après ce même récit moins détaillé.

Cependant elle faufuyait, pour que je ne l’enfilasse pas. Je m’en plaignis tendrement :

- Tu veux donc me rendre malade, ma chère enfant ?

Elle s’attendrit ; ses beaux grands yeux bleus devinrent humides ; elle se cambra, pour me l’insérer elle-même, et me dit, en me secondant, malgré quelque douleur, adoucie par la pommade :

- Quand ma soeur et moi nous vous l’avons vu tant de fois mettre ainsi à ma mère, sur le pied de votre lit, vous criiez de plaisir !…. n’allez pas en faire autant ! Vitnègre peut revenir !

Je lui promis le silence, telles délices que j’éprouvasse… J’enconnais. Ma belle faisait de petits mouvements de contraction du connin. Jamais satin ne fut aussi doux que l’intérieur de ce connin céleste ; connin encore imberbe n’est pas plus étroit !

- Ah ! si ton gueux avait connu le prix de ton divin con, il t’aurait défoncée, eusses-tu dû en périr !

- Non : comme il l’a trop gros, il craignait de m’avachir. Il se branle, ou me fait le branler, en me tenant le poil, ou une fesse, et décharge… en… blasphémant (Elle se contracta, et déchargea).

Je partis alors délicieusement, en me récriant, malgré ma promesse.

- Remue du croupion (ne cessais-je de dire), remue du connin, mon ange !… Bon… bon !… encore ! encore !…

Et elle se contractait, en redéchargeant, au point que le fond de son con me pinçait, et me suçait le bout du vit… Je déchargeai trois fois sans déconner ; et elle, peut-être dix fois. Ce que je sentais à ses trémoussements convulsifs. Enfin, elle se pâma… Je déconnai, dès qu’elle cessa d’émettre. Elle se lava aussitôt, craignant que Vitnègre, en arrivant, ne lui prît et ne lui flairât le con, suivant son usage, même devant le monde qu’il amenait.

Pour nous reposer, nous allâmes causer à la lumière. Je lui révélai là toute l’aventure du moine, pour lequel Vitnègre lui avait fait si longtemps tenir en vue tétons, cul, connin. Je lui peignis la grosseur du vit du moine, le double de celui de son monstre ; la joie barbare qu’avait marquée l’exécrable moine, à côté duquel j’étais caché, de la pourfendre et de la tuer, la nuit prochaine, avec son vit comme un timon de carrosse… Elle se jeta dans mes bras :

- Ô mon cher papa ? sauve-moi ! et je te suis dévouée à jamais !

- Je te sauverai…

Je lui expliquai comment et pourquoi le gros moine s’en était allé ; l’assurant que je l’aurais poignardé, s’il avait entrepris de la violer sur-le-champ. Je lui détaillai comment son abominable mari me l’avait livrée, comptant la donner au moine, auquel elle était vendue.

- Tu sais, ma ravissante fille comme je te l’ai mis ? c’est moi, contre tout espoir et toute vraisemblance, qui ai ravi à nos ennemis, ton céleste pucelage !

Conquette me donna un joli baiser sur la bouche.

- Mais comment me sauveras-tu ?

- Je viendrai te prendre dans une heure ; je t’emmènerai ; tu coucheras dans ta pension. Aussitôt que tu seras en sûreté, je ferai entrer dans le cabinet obscur, avec ta clef, et coucher dans ton lit, la jolie putain du Port-au-Blé, déjà prévenue, comme pour y coucher avec moi. Je guetterai. Dès que Vitnègre et le moine seront arrivés, je m’échapperai. J’écouterai ; et nous verrons demain.

Ma fille fut ravie. Je la sauverai : mais j’aurais dû l’emmener au moment même. Au lieu de cela, je m’amusai à lui faire raconter la seconde et la troisième nuit de son mariage.

Voir en ligne : L’Anti-Justine (chapitre XIII)

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS d’après le roman érotique de Nicolas Edme Restif de La Bretonne, L’Anti-Justine ou Les Délices de l’Amour, Au Palais Royal chez feue la Veuve Girouard, Paris, 1798.



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