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Les Délices de l’Amour

Du rabachage à faire bandocher

L’Anti-Justine (chapitre XLVII)



Auteur :

Nicolas Edme Restif de La Bretonne, L’Anti-Justine ou Les Délices de l’Amour, Au Palais Royal chez feue la Veuve Girouard, Paris, 1798.


Chapitre XLVII
Du rabachage à faire bandocher.

Le dimanche arrivé, tout notre monde accourut, à l’exception de Rosemauve, qui se dit malade. Tendrelys vint seule, et d’elle-même. Traitdamour ne l’avait pas trouvée chez elle, et il était déjà fâché. Mais il fut ravi, en entrant avec sa soeur et sa maîtresse, de la voir auprès d’Ingénue, qui lui suçait le sein découvert !… Il l’en remercia, en lui baisant le cul et le con. Cordaboyau et Brisemote arrivèrent les derniers. On se mit à table, dès que Cordaboyau, envoyé chez Rosemauve, eut annoncé qu’elle ne viendrait pas. Il remit en même temps un billet de la malade pour ma fille. Ingénue le parcourut bas d’abord ; puis elle nous le passa. Traidamour lut par mes ordres. Le voici :

« Divine amie ! Reçois les actions de grâces que je rends à ton connin et à tes souliers… Hier jeudi fête-Dieu (la lettre était du vendredi), j’avais mis la chaussure que tu m’as prêtée, pour faire bander un clerc de notaire, amant de ma soeur Rosalbe, à laquelle je le voulais enlever. J’avais aussi ton grand bonnet battant-l’oeil, qui me va si bien, à cause de mes grands yeux noirs, la robe, la jupe blanche sur fond rose, comme toi. Je m’avisai de me donner ton joli tour de cul. Dans la rue des Cinq-diamants, j’entendis derrière moi : "C’est elle !… Oui, c’est elle ! c’est ma déesse !…" On m’aborde. "Ah ! ma belle ! vous voilà si près de chez moi, que vous y monterez, puisque votre père y est venu !…" Il m’a pris le bras ; je me suis laissée mener ; pensant bien qu’en me reconnaissant, il me laisserait aller, surtout après m’avoir foutue. Point ! il ne se désabuse pas !… Il est vrai qu’il m’avait introduite dans un appartement au premier à très sombre jour. Il tombe à mes genoux, ou plutôt aux vôtres. "Vos traits, belle Saxancour, sont un peu différents de ce qu’ils m’avaient paru ; mais vous n’en êtes pas moins une brune adorable. C’est que j’ai toujours plus regardé vos pieds, dont je suis fou, que votre visage, tout charmant qu’il est. Aussi les reconnais-je parfaitement, ainsi que tout le reste de votre parure… M’aimerez-vous ?" J’ai cru devoir répondre oui. "Ah ! je suis trop heureux !" Il m’a pris mille baisers, en me faisant darder la langue, m’a patiné les tétons, saisi la motte, renversée sur un large sofa, troussée, foutue… J’ai remué du cul ! je lui ai donné du plaisir… Ah ! vous me connaissez ?… Ça fait, il m’a présenté à laver, m’a fait lui verser de l’eau sur le vit, m’a essuyé con et cul, m’a baisé la motte et les fesses ; puis a dit à sa femme de charge : "Le dîner est-il prêt ?" - "Dans un demi-quart d’heure" - "Après le verre d’Alicante, descendons, ma belle !" Nous sommes descendus chez le notaire voisin. Six mille francs par an, 500 francs par moi, d’avance… J’ai signé la minute, et je suis remontée dotée, comme j’étais descendue foutue. Nous avons dîné tête-à-tête. Dès que les domestiques ont été retirés, il m’a fait mettre à nu mes tétons ; puis il m’a enivrée de champagne. Il s’est lavé le vit dans un verre mousseux. Je l’ai aussitôt avalé… Enchanté de ce trait, il m’a mis son vit sur les lèvres. Je le lui ai embouché, sucé ! Il s’est récrié de plaisir, en me disant : "Tu es ma déesse, la putain faite pour moi. Je ne veux pas te décharger en bouche ; je veux garder mon foutre pour ton con. Montre-le-moi, que je le baise ; et adieu jusqu’à demain… Mon carrosse !" (a-t-il dit à sa femme de charge, qui m’épongeait le cul et le con). Il m’a remenée.

J’aurai mon appartement chez lui ce soir. Je suis restée tard au lit, y étant toute embaumée, et enveloppée dans deux peaux de veaux, qui m’ont été apportées hier soir encore chaudes ; afin d’avoir la peau des cuisses et des fesses presque aussi satinée que vous. Ainsi, belle Conquette ! je vous dois ma fortune. J’en remercie votre adorable con, et surtout votre voluptueuse chaussure. En chemin, mon généreux fouteur m’a promis que dans très peu de temps il me ferait enculer en sa présence, par un joli jockey, auquel il s’est déjà fait enculer lui-même deux fois, dans deux circonstances où il avait ressenti au trou du cul un violent prurit. C’a été son expression. Adieu… ou avit, ô divine fouteuse ! »

Nous fûmes tous ébahis ! Tendrelys embrassa Conquette-Ingénue, en s’écriant :

- Ah ! si l’on vous connaissait !…

Je voulais aller détromper mon gendre volé. Ma fille m’en empêcha :

- Il n’était l’amant que de ma chaussure ; il ne lui est pas infidèle ; il a tout ce qu’il lui faut.

Tendrelys applaudit à cette réponse :

- Je ne dis mot : mais je n’en pense pas moins, ajouta-t-elle.

La Brideconnin, pour être plus à nos parties, qui lui donnaient des plaisirs inconnus, avait fait venir chez elle, ce jour-là, une soeur de son mari, fort grêlée ; mais la plus provocante tétonnière de 18 ans qu’on puisse voir. La garce ne croyait pas que la laideron tenterait, toutes nos dames étant jolies, et deux parfaitement belles. Ce fut cette tétonnière, faite au tour, à taille guêpée, comme les Comtoises, qui nous servit. Mais dès qu’elle eut fait bander, pour lui éviter de la peine, les hommes allèrent chercher les assiettes… Au dessert, on me somma de raconter l’histoire des cons dépucelés dont avait parlé Minone, et que Mme Ingénue-Conquette m’avait empêché de faire à souper, de peur qu’elles ne fussent trop savoureuses ! J’y consentis.

Voir en ligne : Histoire des phénix dénichés (chapitre XLVIII)

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS d’après le roman érotique de Nicolas Edme Restif de La Bretonne, L’Anti-Justine ou Les Délices de l’Amour, Au Palais Royal chez feue la Veuve Girouard, Paris, 1798.



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