Eros-Thanatos Bibliothèque de littérature érotique : histoires, textes, récits et confessions érotiques

Accueil > Romans érotiques > Passions de jeunes miss > Entre l’amour et la cochonnerie

Navigation



Par le Fouet et par les Verges

Entre l’amour et la cochonnerie

Passions de jeunes Miss (Chapitre VII)



Auteur :

Mots-clés : |

Tap-Tap (Alphonse Momas), Par le fouet et par les verges : Passions de jeunes miss, I. Liseux, Paris, 1907. (187 p. ; 21 cm).


CHAPITRE VII

Reprendre miss Sticker, la terrasse des chênes, cela travailla l’esprit d’Hilda ! Oh ! elle conservait bien encore une sourde irritation, mais elle se disait qu’elle jouerait bien son rôle, et que Jean Sticker ne la toucherait pas, si elle ne le voulait pas. Et, à neuf heures, elle se dirigeait, le coeur battant fort, vers cette terrasse des chênes, appelée ainsi parce que, située au deuxième étage, elle donnait sur un coin du parc ombragé de ces très beaux arbres. Elle savait qu’en effet c’était l’heure où la directrice y allait par le clair de lune, jeter un coup d’oeil sur la solitude du parc, prendre l’air quelques minutes, peut-être rêver aux nouvelles amours qu’elle rechercherait. Elle éprouvait une impatience de plus en plus marquée, à mesure qu’elle s’avançait dans les galeries, et cette impatience devint de l’inquiétude en passant devant le cabinet de la directrice, route qu’il lui fallait suivre. Comme au moment de son rendez-vous avec Clary, presque à la même distance du cabinet, elle en entendit la porte qui s’ouvrait, et comprit que miss Sticker en sortait. D’instinct, elle ralentit le pas, et elle ne tarda pas à être rejointe.
- Vous, Miss Hilda, dit miss Sticker, pourquoi cet oubli du règlement ? Vous devriez être couchée.
- Je souffrais de la tête, Miss, et vous m’avez autorisée à aller et venir à ma guise.
- Pas pour vous rendre chez Clary, entendez-vous !
- Je ne m’y rends pas : j’allais à la terrasse des chênes… pour rêver.
- À la terrasse des chênes ! Vous auriez bien dû y aller tantôt ! Qu’avez-vous fait chez Clary ?
- Elle me témoigne de l’intérêt, depuis qu’elle est cause de mon grand chagrin de l’an dernier.
- Votre grand chagrin, petite éhontée ! Avez-vous pensé à celui que vous causiez aux autres ?

Elles marchaient côte à côte lentement ; s’arrêtant à quelques-unes de leurs périodes de phrases, miss Sticker plongea les yeux dans ceux de son ancienne favorite, et en ressentit du trouble. À son apostrophe, Hilda répondit, la voix tremblante :
- Pouvais-je supposer, moi une enfant, que vous attachiez tant d’importance à un acte qui ne vous empêchait pas d’aller le commettre avec d’autres de mes compagnes ?

La réponse porta, et miss Sticker se tut. Elles sortaient sur la terrasse, inondée des rayons de la lune. S’approchant de la balustrade d’où on contemplait les arbres et une allée solitaire qui serpentait au-dessous, se dirigeant vers des taillis assez sauvages de ce côté, miss Sticker murmura :
- Une belle nuit pour oublier les tristesses, Hilda.
- Peut-on aussi oublier la dure flagellation appliquée en étant attachée au cheval !

Il y avait de l’agression dans le ton : miss Sticker enlaça brutalement la fillette, et la bouche sur sa nuque répliqua :
- Quand on trahit qui vous donne le pouvoir de tout oser, on mérite le plus terrible des châtiments.
- Ah, Miss, ne me faites pas de mal.
- Ne vois-tu pas, enfant, que je t’aime, et que depuis que nous sommes seules ici, tous les souvenirs du passé renaissent, ravivent ma passion.
- Votre passion ! Vous a-t-elle arrêté de prendre Lisbeth, de me la donner comme remplaçante, et de m’humilier de toutes les manières. Laissez-moi, je ne veux plus ce qui fut, et je veux retourner à ma chambre. Vous êtes dangereux, Jean Sticker.

Mais il la tenait dans ses bras, tordue contre la balustrade, le corps en avant, le derrière contre son ventre ; il la serrait de très près, essayait de la retrousser ; elle se débattait, se défendait et ajoutait :
- Non, non, n’insistez pas Jean, on ne remonte pas le courant, je ne suis plus une petite fille, comme il y a quelques mois ; vous m’avez dépucelée, et ma raison s’en est formée : je sais que vous avez commis un crime en me violant, et ai-je assez souffert ! Méritais-je d’être fouettée comme vous l’ordonnâtes ! Et qui vous dit qu’en m’abaissant à accepter d’être le jouet d’un valet, je ne pensais pas à vous faciliter dans votre amour ; j’élargissais la voie que vous aviez ouverte, en m’exposant une bonne fois à une souffrance plus forte, afin de vous procurer un plaisir sans nuage. Mais hélas, quoique vous portiez la toilette de mon sexe, vous êtes pareil aux autres hommes, vous n’écoutez que votre égoïsme dans la volupté. Non, non, décidément, je ne veux plus, oubliez-moi.
- Je ne puis pas, murmura jean Sticker, la voix blanche.
- Vous, vous ne pouvez pas m’oublier ! Et ne courez-vous pas après Aline, après Loti, sans compter Reine et Lisbeth ! Que suis-je pour vous !
- Celle qui la première et la seule joignit au plaisir l’étincelle de l’amour !
- L’amour ! Vous vous moquez encore de ma naïveté. Et puis, que fait l’amour dans ces cochonneries recherchées dans la maison, et auxquelles vous initia Reine ! Autant de filles pour vos appétits de la chair, autant d’amour. Quant à moi, il me semble que je ne me lasserais pas d’imiter Reine, et de me vautrer sous le plus grand nombre possible de jupes. L’amour n’a rien à voir dans la luxure.
- Détrompe-toi : il désigne la préférée.
- Eh bien ! mais, votre préférée n’est-elle pas Lisbeth ?
- Hilda, je te le jure, je ne puis renoncer à te posséder ; ne me résiste pas, tu me déchires le coeur.
- Le coeur !

Mais Jean, las de lutter contre ses débiles mains qui l’empêchaient de la trousser comme il le désirait, se laissait tomber à ses genoux. Elle fut toute saisie de cet acte, tout attendrie de son étreinte qui se desserrait, de son attitude suppliante. Quoi, cette terrible directrice, dont la toilette féminine cachait un homme, s’humiliait devant elle, une gamine malgré tout. Elle ne retira pas ses mains qu’il baisait, et la voix toute changée, s’écria :
- Oh ! Jean, Jean, vous, à mes genoux, à moi, une petite élève !
- Pourquoi te disputer, enfant, au bonheur que tu donnes, et qu’on brûle de te retourner. Pourquoi me parler des autres, lorsque ta petite personne me conquiert et me subjugue. Ne le sens-tu pas, tu es dans cette maison la véritable étoile qui éclaire l’amour, et tes caresses, tes mignonnes caresses effacent de mon âme le mal qui le domine, comme tes doux yeux font pâlir les regards de toutes tes compagnes, même de ta gentille amie, la Française !
- Oh ! ce que vous me dites là est bien joli, mais relevez-vous, je vous en prie, ne restez pas à mes genoux.
- Me repousseras-tu, me résisteras-tu ?
- Moi, que je vous repousse, que je vous résiste, lorsque votre voix me berce d’aussi gentils compliments, lorsque vous vous agenouillez ainsi devant moi ! Oh ! Jean, Jean, je crois que moi aussi je comprends la différence entre l’amour et la cochonnerie, et que je vous aimerai, que je vous aime de vrai, surtout si vous êtes toujours aussi bon ! Ah, vous savez vous y prendre, pour qu’on perde la tête à vous écouter !
- L’amour et la volupté, Hilda, cela vaut toutes les joies de ce monde et de l’autre ! Le coeur vibrant d’accord avec le désir, la fièvre de la possession s’embellit, et l’on aspire bien à être tout l’un pour l’autre.
- Oh ! oui, et jamais je n’ai éprouvé une telle sensation de langueur délicieuse !

Elle ne savait si elle voyageait dans le rêve ou dans la réalité ; elle le voyait à ses genoux, l’enlaçant, les yeux rivés sur les siens, et elle frissonnait, se penchait dans ses bras pour l’embrasser sur le front, sur les yeux ; elle sentait ses mains qui hésitaient au bas de ses jupes, et elle s’approchait à coller son buste contre ses épaules ; il la contemplait, il demandait l’autorisation des audaces, contre toutes ses habitudes, et le devinant dans cette délicatesse subite, elle murmura :
- Oui, oui, Jean, va, tu peux ce que tu veux, je ne te défends plus rien, j’ai autant envie que toi.

Alors il engouffra la tête sous ses jupes, ces jupes demi-courtes de la toilette de punitions : il se pressa entre les deux jambes de la fillette, recouvertes du pantalon, il écarta les bords du vêtement, retrouva sous la chemise relevée cette chair qu’il féminisa. Nulle sensation ne rivalisait avec celle qu’il vivait là : ses désirs surexcités, son imagination enfiévrée, ses sens en ébullition concentraient sur l’ouverture de ce pantalon, à l’apparition de la sexualité de la fillette, un maximum d’aspirations idéo-matérielles qui donnaient satisfaction à l’appétit charnel de l’instant, par la conviction d’un contact où le vertige de la volupté élargissait les horizons de la luxure. Sa langue saluait le petit temple d’amour dont il crocheta la porte, et cette porte du sanctuaire, ce jeune con qui s’abandonnait de nouveau à son ivresse, il le constatait petit, petit, mignon, dans son échancrure, tout comme s’il devait subir un nouveau dépucelage. Ah, frissons délicieux et exquis dont on voudrait l’éternité ! Hilda se laissait faire, pliait le buste sous un de ses bras qui la tenait par la taille, tendait son ventre à ses lèvres, frémissait aux baisers, aux suçons qui voltigeait sur son clitoris, sur son minet ; elle se retroussait elle-même pour mieux le favoriser dans ses caresses, et comme il lui dénouait son pantalon, elle lui dit :
- Jean, ne serions-nous pas mieux ailleurs ?
- Oui, tout à l’heure, dans ma chambre.
- Dans ta chambre ?
- Où il me plaira de supposer que tu es ma petite femme ! Le veux-tu ?
- Oh ! oui, et je serais bien contente si demain tout le monde me voyait dans ton lit !
- Petite folle, petite folle, ne serais-tu pas compromise ?
- Pourquoi ? Seules celles que tu as dépucelées savent ton sexe véritable, et elle se garderont de parler ! Les autres comprendront que nous sommes amies comme avant, et elles s’en réjouiront, parce que moi, je ne suis pas méchante.
- Je ne puis pas ordonner que toutes les divisions défilent dans ma chambre.
- Tu peux me permettre d’y recevoir la visite d’une délégation de toutes les études, pour me demander ce qu’elles désireraient que je leur fasse accorder.
- Cher petit ange, qui pense encore au bonheur de ses compagnes !
- J’y oublierai tout à fait la dure correction que je dus subir.
- Ne parlons plus de cela, ma petite Hilda, ne faut-il pas que j’oublie aussi ce qui la motiva ?
- Oui, oui, tu as raison ! Mais, Jean, au lieu d’embrasser mon pantalon, ne vaudrait-il pas mieux que tu m’embrasses !
- Ton pantalon ! Je l’embrasse parce que je lui jure de le garder toujours, afin de ne jamais plus te causer aucune peine.
- Oh ! que tu es gentil, vite, allons dans ta chambre.

Ils refirent le chemin en sens inverse, et revinrent chez miss Sticker, sans que rien n’attirât l’attention. Dans la chambre, au moment où Hilda s’apprêtait à se dévêtir, il lui sembla entendre des gémissements du côté du cabinet de travail, peu éloigné. Le doute n’était pas permis, quelqu’un y pleurait. Jean et Hilda y coururent, et tapie sur un fauteuil, ils s’aperçurent la petite Lucy en larme.
- Que fais-tu là ? demanda avec humeur miss Sticker.
- Miss Lisbeth m’a commandé de coucher dans votre cabinet jusqu’à sa guérison, et j’ai bien peur.
- Miss Lisbeth ! Est-elle la directrice de la maison ?
- C’est vous qui lui avez dit qu’elle était la maîtresse, la vôtre ! Alors, elle commande ce qu’elle veut.
- Comment, même punie, même malade, elle prétend imposer sa volonté ! Et d’abord, tu n’es plus à sa disposition. En attendant de remonter à ton dortoir, tu vas aider miss Hilda à se déshabiller et tu la chatouilleras comme tu chatouilles si bien Lisbeth.
- Moi, chatouiller miss Hilda, je ne le veux pas : je ne veux le faire qu’à miss Lisbeth.
- Si tu n’obéis pas, il y a là le martinet qui te mettra à la raison.
- Battez-moi, je m’en moque. Je suis la petite chérie de miss Lisbeth, et je ne le serai de personne d’autre, pas même de Christya, si vous l’ordonniez.
- Laissez-la tranquille, Miss Sticker, intervint Hilda ; qu’elle aille à son dortoir et reprenne ses habitudes.

Elle ne put en dire plus long : la colère de miss Sticker se déchaînait, effroyable : c’était la première fois qu’une gamine lui répondait sur un ton aussi énergique ! Vraiment, une pareille petite guenon osait discuter ses ordres ! La directrice s’emparait du martinet, sur son bureau, et d’une première volée cinglait les mains de l’enfant, qui voulut crier, mais dont la voix expira dans son gosier à la vue de la fureur qu’elle venait de provoquer. Miss Sticker l’attrapa violemment et, s’installant sur un fauteuil, la renversa sur ses genoux, lui releva les jupes, sortit du pantalon le petit postérieur mignonnet, bien formé dans ses jeunes rondeurs, et lui administra la correction avec grande rigueur. Lucy essayait de se trémousser, de se dérober ; une main pesait sur ses reins à les écraser, et son joli derrière crépitait douloureusement sous les claques qui l’atteignaient. Clic, clac ! les coups se succédaient avec une rapidité vertigineuse, et les chairs s’empourpraient. La pauvrette, n’y tenant plus, hurla :
- J’obéis, j’obéis, Miss Sticker, je me soumets à tout ce que vous voudrez, je serai bien sage.
- À la bonne heure, répliqua la directrice, la lâchant instantanément. Allons, vite, déshabille-toi des pieds à la tête, tu te prosterneras aux pieds de miss Hilda, tu lécheras ses bottines et tu lui demanderas pardon.
- Oh, miss, toute nue !
- Faut-il que je recommence à fouetter ?

En tremblant, et en proie à la honte, la petite Lucy fut bientôt nue ; corps étriqué de fillette de onze ans, mais corps gracieux et grassouillet, aux petits mollets ; de petites jambes se dessinant pourtant en lignes harmoniques ; petit cul bombé néanmoins à rembourrages charnus relatifs avec la fente bien marquée, petites cuisses cependant assez épaisses ; buste encore à l’état de promesses pour ses futures richesses avec une poitrine sans nichons, point désagréable à contempler. Il fallut même qu’elle se déchaussât, et quand elle fut ainsi, Hilda ne se risqua pas à s’interposer devant la colère qui agitait encore son amant. Lucy se jeta à quatre pattes, courba la tête jusqu’à ses bottines, les baisa pour commencer et les lécha ensuite sur tout leur contour, suppliant qu’on pardonnât sa méchanceté.
- Je lui pardonne, murmura Hilda.
- Bien ! qu’elle vous serve de femme de chambre, aide à vous dévêtir, vous chatouille, ce qu’elle sait très bien faire, et je verrai après ce que je déciderai à son sujet.

Tout humble et soumise, Lucy se releva et s’occupa de dévêtir Hilda, emportant ses vêtements, sur l’ordre de miss Sticker, dans sa chambre. Lorsqu’elle fut en chemise, la directrice la lui souleva par-devant, montra à l’enfant le minet, pour qu’elle s’exécutât ; Lucy, agenouillée glissa son médium sur le clitoris d’Hilda et le branla avec beaucoup d’habileté. On voyait que le jeu lui était très familier, et que pour faire des progrès en lascivité, elle n’attendait pas le nombre des années.
- C’est bien, petit singe, dit miss Sticker, prends le bas de la chemise de ta nouvelle maîtresse, et accompagne-la dans mon lit, où tu lui lécheras le cul, jusqu’à mon arrivée, tu entends ?
- Oui, Miss Sticker.

Hilda ne disait rien ; elle jugeait avec quelque appréhension le degré où était descendu Jean sous l’influence de Lisbeth. Lucy ramassa dans ses mains le bas de sa chemise, comme elle l’eût fait pour soutenir la traîne d’une robe, et elle la suivit ainsi jusque dans la chambre de la directrice. Là, profitant de ce qu’elles se trouvaient en tête à tête, elle retroussa brusquement cette chemise et allongea un gros coup de poing au derrière d’Hilda, en criant :
- Je te lécherai, parce que j’y suis forcée, mais je te préviens, j’aime Lisbeth, je lui raconterai tout, et elle me vengera.
- Oh, la petite hypocrite, répliqua Hilda, surprise d’entendre ces menaces, eh bien ! puisqu’il en est ainsi, c’est moi qui te commanderai et durement. Lèche-moi le cul à pleine langue, ou je te l’arrache.

On entendait le pas de miss Sticker ; Lucy s’empressa de se précipiter sur les fesses de sa compagne, et les prenant dans les mains, elle lécha la fente avec une admirable ardeur simulée.

Voir en ligne : Graine de gougnottes (Chapitre VIII)

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS.COM d’après le roman érotique de Tap-Tap (Alphonse Momas), Par le fouet et par les verges : Passions de jeunes miss, I. Liseux, Paris, 1907. (187 p. ; 21 cm).



 RSS 2.0 | Mode texte | Plan du site | Notice légale | Contact
Psychanalyse Paris | Psychanalyste Paris | Annuaire Psychanalystes Paris | Annuaire Psychanalyste Paris | Blogs Psychanalyse Paris