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Charles Sackeville

Amours secrètes d’un gentleman : Épilogue

Roman érotique (Fin)



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Charles Sackeville (Edward Sellon), Amours secrètes d’un gentleman, traduit de l’anglais The New Epicurean or the Delight of Sex, [London, 1865], Paris, 1890.


ÉPILOGUE

Voilà, cher lecteur, ces quelques lettres que j’ai tirées de leur coffret à ton intention, pour te faire juge de mes aventures amoureuses. Je m’arrête à celle-ci, qui date de près de trois ans et mets un point final à mes confidences.

Depuis, mes cheveux ont grisonné et j’approche de l’âge de la sagesse.

S’il te plaît de savoir ce qu’est à présent ma vie, je te dirai qu’à la suite de la mort de lady Cécilia, ma femme, victime de l’horrible curiosité qu’elle avait eue un jour de se faire saillir par le poney, je me suis dégoûté de ma villa de Twickenham et l’ai vendue à sir Bulkely H…, puis je me suis retiré, avec Phœbé, Chloé, Daphnis et la vieille mère Juckes, dans ma propriété du comté d’Herford que je n’ai pas quittée depuis.

Quant à miss Medby, lorsqu’elle sut mes projets de départ, elle s’enfuit une nuit de chez sa tante et me rejoignit. Je la gardai pendant deux ans, pour consoler mon deuil. Mais, comme il se présentait un mariage avantageux pour elle avec un fermier, je lui persuadai de l’accepter et lui donnai une jolie dot.

J’avais offert à Mrs J…, en lui faisant mes adieux, la maison qu’elle habitait et assuré l’avenir d’Agnès et d’Augusta. Je trouvai également des maris pour miss Marshall et miss Jennings qui, elles aussi, furent dotées par moi. La pauvre mère Jukes est morte il y a quelques semaines. Daphnis vient de s’engager dans un régiment qui est parti aux Indes.
Phœbé, toujours jolie, est plus douce et plus affectionnée que jamais et Chloé est devenue une fort belle créature.

Ayant « vécu tous les jours de ma vie », comme on dit, tu penses bien que je ne puis plus renouveler les exploits d’autrefois, mais quelques jeunes filles, qui passent pour les cousines de Phœbé et de Chloé, servent à nos amusements ; la vue de leurs vierges beautés ramène parfois dans mes veines un frisson de plaisir. De temps à autre je retrouve encore en l’honneur de Phœbé et de Chloé un peu de ma vigueur passée.

Elles ont chacune un jeune amant et ma complaisance sur ce point ne sert qu’à les rendre plus aimables et plus empressées à satisfaire tous mes désirs.

Je ne passe plus pour un débauché ; le recteur est mon meilleur ami. Cette vie calme me convient à merveille. J’ai, pour toujours, renoncé au monde et aux plaisirs de la ville ; je passe une partie de mes journées à lire l’œuvre des philosophes.

Maintenant, cher lecteur, il ne me reste qu’à te souhaiter de l’avoir raide et dur jusqu’à tes cheveux blancs et à t’adresser mon plus affectueux adieu.

FIN

P.-S.

Texte établi par Nathalie Quirion et EROS-THANATOS d’après le roman érotique de Charles Sackeville (Edward Sellon), Amours secrètes d’un gentleman, traduit de l’anglais The New Epicurean or the Delight of Sex, London, 1865 pour la version originale anglaise, Paris, 1890 pour la traduction française.



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