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Charles Sackeville

Euphrosine - Amours secrètes d’un gentleman

Roman érotique (chapitre 5)



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Charles Sackeville (Edward Sellon), Amours secrètes d’un gentleman, traduit de l’anglais The New Epicurean or the Delight of Sex, [London, 1865], Paris, 1890.


EUPHROSINE

Votre jolie cousine Sapho vous a sans doute appris l’étonnante nouvelle que j’étais marié. C’est pourtant vrai !… Qu’en pensez-vous ? Ma femme est une charmante créature, au-dessus de ces absurdes notions de convenances et de jalousie. Son plus grand désir est de me rendre heureux, non seulement par le don de sa jolie personne, mais en me faisant profiter de toutes les occasions qui peuvent se présenter, dès qu’une nouvelle figure a su me charmer.

C’est dans cette intention qu’elle me proposa d’adopter les deux petites filles d’un de ses cousins qui, étant pauvre, avait dû accepter une situation dans la Compagnie des Indes, après avoir contracté un imprudent mariage dont ses enfants étaient le fruit. La mère étant morte, il renvoya les deux fillettes dans leur pays natal pour y faire leur éducation et, par un hasard extraordinaire, la pension choisie avait été celle de Mrs J… qui, comme vous le savez, est une de mes locataires qui occupe cette maison située non loin d’ici.

Elle est veuve d’un officier de marine et malgré ses trente-cinq ans, c’est encore une personne assez attrayante. Je suis toujours son favori par mes générosités, chaque fois qu’elle se trouve gênée aux échéances de son terme.

Nous allâmes donc la voir et elle nous reçut avec empressement ; ma femme lui expliqua immédiatement le but de notre visite :
- Ma chère Mrs J…, j’ai décidé sir Charles à me permettre d’adopter les petites filles de mon pauvre cousin et j’ai maintenant l’intention de prendre charge de ces jeunes demoiselles. Mais ne craignez rien, je n’ai nullement l’intention de vous les retirer ; leur éducation sera continuée comme par le passé. Mon seul désir est d’obtenir la permission d’enfreindre une de vos règles en vous demandant de leur laisser passer quelques jours avec nous, au lieu de prendre leurs sorties en même temps que les autres.
- Comment donc, lady Cécilia, répliqua Mrs J…, mais je serai trop heureuse de vous être agréable ; vous arrangerez les sorties comme vous l’entendrez.
- Et si vous voulez bien, ajoutai-je, ma chère Mrs J…, nous faire le plaisir de venir vous-même de temps en temps avec quelques-unes de vos jolies pensionnaires, nous en serons enchantés. Nous avons un joli cottage discret et vous y recevrons avec le plus grand plaisir. D’ailleurs sir Charles aime beaucoup s’amuser avec les fillettes et je n’en suis nullement jalouse.
- Oh ! lady Cécilia, que vous êtes aimable et je félicite sir Charles de son heureux choix. Je le remercie aussi pour toutes les bontés qu’il a toujours eues pour moi, dit-elle en rougissant. Je vous promets de vous amener deux ou trois de mes jeunes filles avec vos petites cousines. Mais ne voudriez-vous pas les voir avant de partir ?
- Mais certainement ! Faites-les venir, je vous prie.

La directrice sonna pour les envoyer chercher et bientôt les charmants enfants parurent. L’une, Agnès, était âgée de quinze ans et l’autre, Augusta, en avait seize. Leur maintien et leurs manières élégantes faisaient honneur à l’éducation qu’elles recevaient.

Je les pris toutes deux sur mes genoux et tout en embrassant leurs joues roses, je sentis par-dessous leurs robes de mousseline qu’elles avaient de petits derrières fermes et potelés avec lesquels j’espérais bientôt faire connaissance.

Mrs J… remarqua le mouvement et sourit malicieusement. Puis, rencontrant le regard de lady Cécilia, elle dit tout bas :
- C’est un grand polisson et un vilain roué, n’est-ce pas, Lady ?
- Oh ! oui, vraiment, répliqua celle-ci, mais il me semble que vous êtes aussi bien au courant de ses goûts que moi.

Mrs J… rougit, mais voyant que la remarque était une simple boutade, elle retrouva son calme. Après avoir bavardé gentiment avec les fillettes en leur promettant de belles choses, nous les quittâmes.

Aussitôt dans la voiture, ma femme me donna une petite tape sur la joue avec son éventail en me disant :
- Vraiment, Charles, tu es incorrigible ; je suis sûre que Mrs est encore une de tes anciennes flammes.
- Mais certainement, chère amie, et c’était une jolie femme il y a quelques années ; elle a un peu vieilli, mais cela n’empêche pas qu’elle me soit souvent très utile. Dès qu’elle a quelques jolies orphelines, elle ne manque jamais de me les amener. J’ai ainsi la fréquente faveur de gracieuses virginités que je lui paie largement. Elle est tellement habile et discrète qu’il n’en est jamais rien résulté de désagréable.

Le jeudi suivant, la directrice vint comme il était convenu avec les deux petites cousines, belles fillettes joufflues, dont j’avais remarqué tout le charme lors de notre visite à la pension, et trois autres jeunes filles dont il me faut vous dire quelques mots.

L’une, miss Marshall, était une pauvre irlandaise dont le père, officier de marine, n’avait jamais payé un sou à Mrs J…, depuis trois ans qu’il lui avait confié son éducation.

C’était une véritable beauté, avec des yeux d’un bleu foncé et des cheveux très noirs ; quoiqu’un peu maigre, elle était assez bien faite et pour ses seize ans, il y avait dans toute sa jeune personne quelque chose de très attrayant. Pourtant, elle paraissait souvent grave et triste.

L’autre, miss Jennings, était une jolie blonde potelée et très gaie, de quinze ans, avec une belle chevelure très souple. Elle avait été élevée par sa grand-mère qui payait fort mal aussi sa pension. Elle me paraissait précoce pour une fredaine amoureuse.

La troisième, miss Bellew, était une grande belle fille de dix-sept ans, bien faite quoiqu’un peu trop mince. C’était une jolie brunette au teint basané ; ses yeux noirs au regard langoureux étaient pleins de charme.

Le chocolat, les gâteaux, les fruits et les bonbons ayant été servis avec abondance sur la pelouse par Phœbé et Chloé, une folle gaieté régna bientôt parmi nos jolies invitées.

Le goûter fini, je laissai ma femme en compagnie de la directrice et j’emmenai mes gamines voir les poules d’abord, puis l’écurie. J’avais eu soin de recommander auparavant à Phœbé de laisser passer le poney dans le compartiment de la jument, de sorte que quand nous arrivâmes, les deux bêtes étaient au beau milieu de l’acte. Cette vue provoqua l’étonnement et les rires des jeunes filles. Mais miss Marshall devint pâle et grave, tandis que les misses Jennings et Bellew rougirent jusqu’aux oreilles.
- Oh ! allons-nous-en, s’écria miss Marshall en détournant brusquement la tête.
- Et pourquoi, ma belle, voulez-vous vous en aller ? lui dis-je.
- Mais parce que… parce que… vous êtes un homme très vilain, sir Charles, dit la sotte gamine en éclatant en sanglots.
- Oh ! Bella, s’écrièrent ses compagnes, que c’est mal de parler ainsi à sir Charles. N’y faites pas attention : elle est toujours la même trouble-fête.
- Je le regrette, repris-je, mais quand j’invite ici des jeunes filles, c’est pour qu’elles soient gaies et polies, sinon, il y a des verges pour les corriger.
Comme Mrs J… se dirigeait vers nous juste à ce moment, les enfants coururent à sa rencontre pour lui raconter la conduite de miss Bella.
- Oh ! sir Charles, je suis vraiment confuse de l’attitude désobligeante que vient d’avoir Bella à votre égard, lui dit la directrice. En ce cas, nous allons la fouetter d’importance, devant tout le monde, si elle ne s’excuse pas.

Mais la jeune miss s’entêta et ne fit aucune excuse. Devant son attitude, Mrs J… s’adressant à Phœbé, lui dit :
- Allons, ma bonne fille, attachez-lui les mains derrière le dos et vous, mes enfants, tenez-lui les jambes et découvrez-moi son derrière.

Elles se mirent toutes résolument à la besogne et la récalcitrante Bella fut troussée de belle façon. Mrs J… fit une verge au moyen de quelques branchettes qu’elle lia avec un ruban et se prépara à la fouetter.

Nous contemplions avec plaisir ses belles fesses blanches si bien potelées ; les autres jeunes filles qui paraissaient jouir beaucoup de cette scène, tenaient ses jambes très écartées, de sorte que nous pouvions voir son joli petit conin. Bella, en se débattant, nous exposait tous ses charmes.
- Maintenant, petite misérable, s’écriait Mrs J…, je vais t’apprendre à mieux te conduire devant le monde.

Et elle commença sa fustigation jusqu’à ce que la jeune entêtée poussât des cris de supplication pour la faire cesser :
- Oh ! Madame, je vous en prie, pardonnez-moi !… oh ! sir Charles, grâce !… oh ! ça me fait mal !…

Mais la scène devenait intéressante ; je ne voulus pas intervenir et fis signe à lady Cécilia qu’elle ne bougeât pas non plus, laissant Mrs J… continuer sa fessée.

De larges zébrures apparurent bientôt sur le pauvre petit derrière ; la directrice frappa encore plus fort et sous la douleur, la petite poussa un grand cri et s’évanouit.
- Maintenant, s’écria Mrs J…, emmenez-la et que je ne la vois plus jusqu’à notre départ.

Mais la vue de la pauvre fille m’attendrit ; je la pris dans mes bras, l’emportai dans ma chambre et la déposai sur le divan. Puis, lui ayant dégrafé sa robe, j’essayai de la ranimer ; la voyant revenir à elle, je la laissai reposer tranquillement et je rejoignis le joyeux groupe.

On joua à la pantoufle cachée ; les jeunes filles étaient assises sur le gazon et je tâtais sous leurs jupes si par hasard la pantoufle ne s’y trouvait pas. Elles poussaient de petits cris et des éclats de rire, car tu penses bien que tour à tour chacune sentit ma main entre ses cuisses.

À certaines, c’était une simple pression, mais à d’autres j’insistais en les chatouillant réellement, prétextant que la pantoufle se trouvait sous elles. C’était un réel plaisir de voir Agnès et Augusta rire de si bon cœur en se sentant chatouillées ; quant à miss Bellew et miss Jennings elles rougissaient à mes attouchements.

À un moment, les yeux noirs languissants de miss Bellew se voilèrent, et je sentis ma main toute mouillée. Ce jeu m’avait très excité. Je proposai alors de jouer à cache-cache et appelant lady Cécilia, nous courûmes nous cacher au milieu d’un épais bouquet d’arbustes.

Immédiatement je fis mettre à genoux ma jolie petite femme et je l’enfilai en levrette, puis je poussai le cri convenu. Les fillettes pénétrèrent dans le fourré, tout en badinant, mais mirent un moment pour nous trouver. A la fin, nos deux petites cousines se dirigèrent de notre côté et nous aperçurent juste au moment où je déchargeais. Je me retirai de suite, laissant voir ainsi ma queue avec sa tête rose et le superbe postérieur de Cécilia. A cette vue, elles s’écrièrent, en appelant leurs compagnes :
- Oh ! venez donc voir, voilà sir Charles qui fait à lady Cécilia ce que le poney faisait à la jument.

Puis nous entendîmes des murmures et le bruit des branches qu’on écartait nous indiqua que les autres jeunes filles s’étaient approchées pour mieux nous voir. La seule idée que ces pucelles nous observaient, raviva mes désirs et nous recommençâmes.

De temps en temps une petite tête s’avançait furtivement entre les branches et disparaissait aussitôt, ce qui m’occasionna une telle volupté que la jouissance arriva beaucoup plus vite que je ne le désirais. Dès qu’elles virent que je me reboutonnais, elles se sauvèrent, en simulant de toujours nous chercher. Nous criâmes de nouveau et fûmes enfin découverts.

Revenus sur la pelouse, je m’aperçus bientôt de l’absence de notre directrice et de Phœbé ; Chloé aussi avait disparu. Je me mis aussitôt à la recherche de ces petites polissonnes. A la fin, m’approchant doucement derrière un buisson très épais, dans un endroit creux, tapissé de mousse, je vis, à travers les branches, mon aimable directrice faisant un peu de tribadisme avec Phœbé. Elles arrivaient au suprême degré de la félicité et j’entendis la voix de Mrs J… murmurer :
- Oh ! ma douce amie, que c’est bon ! Vous êtes au bon endroit ! Oh ! délices ! Continuez à tourner ainsi votre langue tout autour !… Quelles magnifiques fesses vous avez ! Ah ! laissez-moi embrasser à mon tour votre joli petit conin !…

Puis elles intervertirent les rôles et ce fût au tour de Phœbé de s’exclamer :
- Oh ! Madame, que me faites-vous donc ! c’est délicieux ! oh ! je vais jouir !…

Leurs mouvements devinrent précipités, Phœbé roula bientôt sur l’herbe et les deux femmes restèrent étendues sans mouvement. Ces scènes m’amusèrent beaucoup et je me retirai sans avoir été aperçu.

Je pensai alors à Chloé et comme j’avais besoin d’aller dans ma chambre, j’y trouvai cette charmante enfant, essayant de consoler miss Marshall, toujours couchée, le visage tourné contre le mur, et à qui elle baignait les belles fesses endommagées.

Je m’approchai doucement, un doigt sur les lèvres, faisant signe à Chloé de ne rien dire, puis je m’assis près d’elles. Comme la robe de miss Marshall était relevée jusqu’à la ceinture, je pus contempler à loisir ses beaux globes si fermes et les jolis contours de sa rose virginale.
- Que tu es bonne, ma petite Chloé, lui disait-elle de sa voix langoureuse ; je souffre moins à présent, mais ce qui est très singulier, c’est que moi qui n’avais jamais éprouvé de sensations dans cette partie là, je sens un chatouillement extraordinaire entre les jambes et dans la petite fente que tu connais.
- Ah ! là ! s’écria Chloé, tout en riant et y mettant son doigt.
- Oh ! oui ! que cela me fait du bien quand tu y touches… Mais, j’ai honte !…

Elle se cacha la figure dans les coussins et Chloé retira sa main, en lui disant qu’elle ne voulait pas l’offenser.
- Moi ! m’offenser ?… Oh ! non ! recommence, chérie, lui dit-elle sur un ton suppliant.

Je m’approchai à genoux et substituai adroitement mon doigt à celui de Chloé, sur son clitoris ; un frisson secoua tout son corps. Elle se rejeta en arrière, écarta ses jolies cuisses et les yeux fermés, murmura :
- Viens ici, ma chérie, viens sur mon cœur !

J’y installai Chloé et l’ayant retroussée, je lui caressai ses petites fesses. Puis, me mettant derrière elle, j’attaquai énergiquement la virginité de la charmante miss Marshall.

Au premier coup de reins, je pénétrai d’un pouce ; mais sous la douleur, elle poussa un cri et ouvrit les yeux. Me voyant alors derrière Chloé, elle pâlit et fit de violents efforts pour se dégager.
- Oh ! sir Charles, pour l’amour de Dieu, suppliait-elle, laissez-moi ! Oh ! grâce !…

Mais loin de la laisser, je fis appuyer Chloé de tout son corps sur la petite, jusqu’à ce que je l’eusse entièrement pénétrée. Alors je priai Chloé de se retirer et m’étendant sur la jeune fille, je la serrai fortement dans mes bras et continuai la défloration. D’abord terrifiée, puis furieuse, sentant venir le plaisir, elle poussa des soupirs ; puis étreignant son séducteur, elle le couvrit d’ardents baisers. Ensuite je rejoignis le groupe, qui était revenu sur la pelouse, pour jouer à colin-maillard.

Tout ceci se passa beaucoup plus vite que je vous le raconte, de sorte qu’on n’eut pas le temps de s’apercevoir de mon absence. Mrs J… et Phœbé nous rejoignirent bientôt sans attirer l’attention. J’intercédai alors pour miss Marshall qu’on envoya chercher ainsi que Chloé et elles se mêlèrent au jeu. J’avais complètement apprivoisé la petite sauvage, qui de temps en temps me lançait des œillades pleines d’une véritable tendresse. Ses passions s’étaient éveillées et elle avait goûté au fruit de l’amour et de la volupté.

Vers huit heures, on nous servit un excellent souper, arrosé des meilleurs vins, puis nos invitées se disposèrent à nous quitter. Mrs J… lançant un coup d’œil significatif à Phœbé, déclara qu’elle ne s’était jamais autant amusée.
- J’en suis très heureux, lui répondis-je, et j’espère que vous me ferez le plaisir de revenir toutes jeudi prochain.
- Oh ! sir Charles, croyez bien que nous en serons enchantées, dit la directrice, mais je suppose que vous ne désirez plus revoir miss Marshall ?

Bien au contraire, répliquais-je, elle a fait amende honorable et nous sommes maintenant de grands amis. N’est-ce pas ma belle, ajoutai-je en me tournant vers elle.
- Oh ! oui, madame, dit-elle en rougissant, sir Charles est vraiment très bon. Je regrette beaucoup d’avoir été aussi méchante et si vous voulez bien me permettre de revenir, je vous promets de ne pas recommencer, quand même il y aurait cinquante poneys pour un.

Puis je les embrassai toutes en leur souhaitant bonne nuit et ma voiture les ramena à la pension.

Voir en ligne : Amours secrètes d’un gentleman : Laïs (2) (chapitre 6)

P.-S.

Texte établi par Nathalie Quirion et EROS-THANATOS d’après le roman érotique de Charles Sackeville (Edward Sellon), Amours secrètes d’un gentleman, traduit de l’anglais The New Epicurean or the Delight of Sex, London, 1865 pour la version originale anglaise, Paris, 1890 pour la traduction française.



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