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Les délices du fouet

Fouetter les femmes

Roman érotique (chapitre 24)



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Lord Charles Drialys (Jean de Villiot), Les délices du fouet, C. Carrington, Paris, 1907.


24

L’adorable Lilette, avec un petit air grave qui lui allait très bien, se prépara au rude travail auquel elle allait se livrer. Elle retira, d’un geste alerte, son toquet, ses gants et ses bracelets garnis de fétiches ; puis elle se frotta les mains, déjà impatiente.

Quelques instants après, la porte s’ouvrit pour livrer passage à un jeune garçon de quatorze ans environ, vêtu d’une tunique de groom en drap vert bouteille et ornée de boutons en métal. Il eut un frisson en apercevant les verges.
- Viens ici, nigaud, fit Lilette, en le prenant par l’oreille. Tu vas recevoir une fessée pour t’apprendre à jouer aux billes dans la rue !

Le jeune garçon, tremblant de peur, balbutia :
- Oh, non, miss, je vous en prie, ne me fouettez pas, je ne joue jamais aux billes.
- Tu ne joues jamais aux billes ? répliqua Lilette, et, se tournant vers moi : « Charley, fouillez-moi ce garçon ; nous allons bien voir s’il ne joue jamais aux billes. »

Je retournai les poches du gamin. Elles étaient remplies de billes, j’en sortais par poignées, et le groom se mit à sangloter.
- Alors, tu soutiens que tu ne joues jamais aux billes ? et tu aggraves ton cas par un mensonge ? dit Lilette d’un ton sévère. Tu n’en seras que plus sévèrement fouetté. Déshabille-toi.

Le garçon gémissait :
- Pardon, miss, je ne le ferai plus, plus jamais.
- Je n’ai pas l’habitude de pardonner. Veux-tu te déshabiller, oui ou non ?
- Je ne le ferai plus jamais, continuait le jeune homme, sans faire mine de se dévêtir.
- Ah ! tu ne veux pas te déshabiller ? nous allons voir si je parviendrai à me faire obéir, s’écria Lilette furieuse et, saisissant une cravache, elle en asséna plusieurs coups vigoureux sur le dos du jeune homme, qui roula à terre en poussant des hurlements.
Lilette, se tourna vers moi :
- Charley, dit-elle, vous restez là comme un poteau, faut-il que je vous en prie pour que vous me portiez secours ? Déshabillez-moi ce jeune homme et attachez-le sur le banc.

Le gamin venait de retirer sa tunique, quand je me précipitai pour lui arracher son pantalon. Malgré sa résistance et ses supplications, je parvins à l’attacher assez rapidement sur le banc, suivant la méthode que je connaissais si bien, et Lilette, munie d’une forte verge, s’approcha du coupable. Dès le premier coup, le gamin se mit à pleurer lamentablement, et, comme j’avais peu serré les cordes, son corps faisait des soubresauts et se tordait comme un ver. Lilette s’animait dans l’action, fouettait avec vigueur et adresse, appliquant chaque coup en plein sur les rotondités blanches, qui commencèrent à se teinter en rouge vif. La belle flagellante ne se laissa pas démonter par les cris et les contorsions de sa victime et continua sa besogne, jusqu’à ce que la verge eût perdu une grande partie de ses brins. Alors elle la jeta à terre et, s’emparant de la cravache, en lança une demi-douzaine de coups, qui firent pousser des cris stridents au jeune délinquant.

Je m’empressai de le libérer de ses liens, et le gamin s’enfuit, boitant et hurlant, tandis que Luette, très excitée et avec un léger tremblement dans la voix, me dit :
- Eh bien, Charley, qu’en dites-vous ? Tout à l’heure, vous en aurez autant.

J’étais fort surpris de son allure, qui ne rappelait en rien notre petite séance au clair de lune.

Au bout de quelques minutes, Mme Blum fit son apparition, escortant la jeune fille coupable. Elle la remit entre les mains de Luette, en lui faisant force recommandations de ne pas la ménager. C’était une grande fille brune, qui pouvait avoir dix-huit ans. Lilette l’interpella sitôt après le départ de Mme Blum.
- Vous vous êtes rendue coupable de vol, miss, lui dit-elle ; c’est une faute très grave et vous allez être punie très sévèrement.
- En voilà des histoires pour un lambeau d’étoffe et un chiffon de dentelle, répliqua, d’un ton effronté, la jeune ouvrière.
- Votre insolence vous vaudra une aggravation de peine, répondit Lilette, déjà furieuse. Couchez-vous sur l’échelle.
- Faites d’abord sortir Monsieur, repartit la rebelle. Je ne veux pas montrer ma nudité à un homme.
- Vous ne voulez pas ? Je voudrais bien savoir si c’est votre volonté ou la mienne qui prime ici, reprit Lilette de plus en plus furieuse. Monsieur assistera à votre correction, et si vous dites encore un mot, c’est lui qui vous fouettera.

La révoltée ne broncha pas, et Lilette, se précipitant sur elle, pour la pousser sur l’échelle, me dit :
- Charley, aidez-moi à attacher cette fille, et si elle résiste, usez de toute votre force pour la mettre hors de combat.

La jeune ouvrière, sans cesser de réclamer et de se débattre, se laissa pourtant lier les bras et les jambes aux extrémités de l’échelle. Lilette, en un tour de main, retroussa ses jupes qu’elle épingla au corsage, et fit glisser le pantalon jusqu’aux genoux, découvrant un beau derrière ferme et rond.

Ma petite amie se rasséréna à cet aspect et me dit, avec un sourire malicieux :
- C’est un champ de manoeuvres.

Puis, choisissant un fort martinet à lanières de cuir :
- Que pensez-vous de ce bibelot ? me demanda-t-elle.
- Je le trouve mignon tout plein, répondis-je en riant.
- Vous allez voir s’il est mignon, et, aussitôt, elle en asséna un coup furieux sur le postérieur blanc qui se teinta de rose, tandis que sa propriétaire poussait un cri déchirant.

Lilette paraissait ravie de l’instrument et le maniait avec une vraie frénésie, arrachant des hurlements désespérés à la voleuse, qui se débattait. Les lanières s’étalaient en éventail, recouvrant en entier le large postérieur, qu’elles devaient piquer horriblement. Les globes blancs se colorèrent bientôt en rose vif et le sang commençait à perler, lorsque l’implacable fouetteuse jeta le martinet et me demanda de lui passer le fouet de cocher. En brandissant ce nouvel instrument, Lilette avait l’air d’une écuyère de cirque, animant son cheval sur la piste. D’un geste plein de grâce, et en criant hop ! hop ! elle lança à sa victime une dizaine de coups cinglants, en tournant autour d’elle. La coupable poussait des cris stridents et sursautait à chaque coup. Quand elle eut fini, Lilette se tourna vers moi avec une révérence, comme ferait une artiste après une brillante performance, et me dit :
- Ça y est !

Au même moment, on frappait à la porte. C’était encore Mme Blum qui, cette fois, amenait son mari, un homme blond d’une quarantaine d’années, ayant l’aspect très doux.

Mme Blum s’approcha de l’ouvrière encore fixée à l’échelle, et, l’ayant examinée, dit à Lilette :
- Marquise, vous n’avez pas assez fouetté cette fille. II n’y a pas de sang. Ce n’est pas ainsi que je punis les voleuses. Je suis contente d’arriver à temps pour mettre les choses au point.

Et, choisissant une souple cravache en baleine, elle fit à nouveau crier et sursauter la victime déjà meurtrie, faisant jaillir des stries sanglantes. Puis, elle me prit le bras et m’entraîna hors la chambre, en me glissant à l’oreille qu’il était préférable de laisser son mari et Lilette se livrer à leur aise à leur passion favorite.

Voir en ligne : Vénus fouettant l’Amour (chapitre 25 et Épilogue)

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS d’après le roman érotique de Lord Charles Drialys (Jean de Villiot), Les délices du fouet, C. Carrington, Paris, 1907.



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