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Les Délices de l’Amour

Foutoir ; enterrement ; amour

L’Anti-Justine (chapitre XVI)



Auteur :

Nicolas Edme Restif de La Bretonne, L’Anti-Justine ou Les Délices de l’Amour, Au Palais Royal chez feue la Veuve Girouard, Paris, 1798.


Chapitre XVI
Foutoir ; petit magasin ; enterrement ; amour.

Nous en sommes aux fouteries par excellence ; à celles qui vont aguerrir ma délicieuse Conquette-Ingénue, ma ravissante Victoire-Conquette, faire leur fortune, la mienne, en leur ôtant une fausse délicatesse, et découvrir une chose admirable, qu’on ne verra qu’à la fin. La route que je vais prendre, pour former ces deux belles et leurs compagnes, étonnera d’abord ! mais en toutes choses, il faut attendre le dernier résultat… Reprenons ce charmant récit, en faisant précéder quelques fouteries préparatoires, qui amèneront les grandes. Mais il n’y aura plus, dans le reste de l’ouvrage, aucune horreur qui ressemble à celle du moine Foutamort. Les horreurs à la Dsds sont aisées à présenter ; c’est la peinture de la douce volupté qui est le chef-d’oeuvre du génie.

La première visite que reçut Conquette, le lendemain, jour de son enterrement, et à la même heure, fut celle de Timori. Il la trouva chez ses hôtes. Il venait lui raconter comment, après être morte la nuit précédente, elle venait d’être enterrée. Mais Il ne pouvait parler devant le monde. Or, j’avais dans cette même maison, à quelques marches au-dessous, mais sur le derrière, un petit magasin, où je cachais chaque numéro de mes Annales, que supprimait le gouvernement d’alors. Ma fille y devait faire mettre son lit, le soir même. Il y aurait sans doute été déjà ; mais elle ne faisait que de se lever. J’y avais placé pour mon usage, celui de mon secrétaire, de sa soeur, de sa maîtresse et de sa belle-mère, un foutoir commode, dans le ventre duquel on pouvait parfaitement se cacher. [Vitnègre en avait un tout pareil, dans lequel il se mussait, quand un de ses trois payeurs venait, pour essayer de dépuceler le con ou le cul de sa femme, qu’il appelait, sa poule aux oeufs d’or ; il voulait tout voir, craignant qu’un des trois ne la lui enlevât. C’était aussi par volupté ; il était passionné pour la chaussure de sa femme. Lors donc que, tendrement gamahuchée par un des trois bougres (car ils l’adoraient, et ils vont bien la regretter), elle émettait, il lui tirait un soulier qui, se trouvant étroit vers la pointe, lui servait de con. Aussi disait-il à ses intimes :

- Je n’ai jamais foutu ma femme qu’en soulier.

Conquette, sentant bien que Timori avait bien des choses à lui dire, et qu’il ne pouvait parler, prétexta qu’elle avait laissé dans mon magasin une lettre à lui montrer. Elle avait une double clef. Ils y descendirent ensemble.

Je venais d’y arriver. J’entendis la marche de ma fille, sa voix basse, et celle de Timori. Je me cachai dans le foutoir. Ils entrèrent. Conquette ferma soigneusement la porte, la couvrit du matelassement qui empêchait qu’on ne fût entendu au dehors, et ils s’assirent sur moi.

"Ah ! Madame (dit Timori), quelles scènes !… Il avait découvert que je vous aimais, à mes regards, et parce qu’un jour étant avec lui chez vous, pendant qu’un de vos acheteurs vous caressait sous son nom, il me vit baiser à la dérobée une de vos chaussures. Mais il paraissait ignorer non seulement que vous m’aimiez, mais que je vous fusse connu. Hier, à 3 heures, m’ayant trouvé au café, il me dit :

- Je ne saurais dépuceler ma femme ; j’ai le vit trop gros. Tu es beau garçon ; je t’ai choisi, pour la dépuceler aujourd’hui, à l’instant ; je te demande seulement six louis, qu’elle aura pour ses épingles.

Je les lui donnai sur-le-champ, et nous partîmes… Vous savez le reste… Ce matin, après vous avoir quittée, j’ai été me reposer jusqu’à 10 heures, que j’ai été à mon bureau. Mais, passant devant sa porte, j’y ai frappé. J’ai entendu deux voisines qui se disaient fort bas :

- Le confesseur y est ! ce n’est donc pas elle qu’on a emmenée cette nuit…

L’infâme m’a ouvert. L’horrible moine était avec lui. Un frère avait apporté la bière bien enveloppée, et il récitait tout haut des prières auprès du cadavre dans le cabinet obscur.

- C’est un ami (a dit Vitnègre)… Ma pauvre femme est morte !

- Morte ! (ai-je dit)

- Elle est expirée dans les bras du révérend père.

J’ai frémi de l’expression !… Le moine a dit :

- J’ai fait toutes les démarches ; nous avons la permission de l’enterrer sans bruit ; ce sera pour 3 ou 4 heures.

Je suis sorti…

En revenant de dîner, vers les 4 heures, je suis repassé. Deux prêtres, quatre porteurs, le moine et le frère, ont emporté le corps, sans chanter. Il est inhumé. Nous verrons la suite des événements… Je les observerai.

- Ma belle amie ! On vous croit morte : vous êtes libre. M’accorderez-vous vos précieuses faveurs ?

- Mon ami ! (répondit modestement Conquette) je commence par vous remercier de l’important service que vous m’avez rendu ! mais un autre m’en a rendu un plus important encore. Seul il m’aurait sauvée. Si mes faveurs étaient encore à moi, elles seraient à vous. Mais elles sont à mon premier amant, qui, caché, a découvert toute la trame. Il venait de me déflorer ; il me l’a mis encore après. C’est votre unique rival : mais il est adoré ; son nom, que je vais vous dire, va vous prouver toute mon estime, et que vous avez toute ma confiance. C’est mon papa…

À ce mot, Timori tomba aux genoux de son amante :

- Fille angélique ! Fille divine ! (lui dit-il) je reconnais là votre piété filiale et la beauté de votre âme ! Foutez avec votre père ; que lui seul vous enconne ! Vous seriez digne de foutre avec Dieu, si Dieu foutait !… Mais je demande à vous gamahucher, et, si votre papa le permet, à vous enculer !

- Mon aimable ami ! (lui répondit Conquette, en le caressant de la main) vous êtes bien raisonnable !

Timor se déculotta, lui mit dans la main un vit à pucelage, plus petit que le mien, se fit chatouiller les couilles, et la voulut branler. Elle s’y refusa. Alors Timori la renversa, la troussa, et lui supa savoureusement le con… Non, jamais l’on n’entendit de pareils soupirs !…

- Ah ! Timori… ta langue vaut un vit.

Elle avait émis dès le troisième coup de langue, et, dans son délire, elle élevait ses jambes en l’air, faisait claquer ses jolis talons, haussait du cul, pour favoriser l’application de la bouche de son gamahucheur, et l’intromission de la langue qui lui chatouillait le clitoris. Elle imitait sa mère, dans ce claquement de talons ; car je ne foutais celle-ci que de jour, soit en con, soit en cul, soit en bouche, pour être excité par ce qu’elle avait de mieux, la jambe et le pied. Je lui demandais le claquement des talons, parce qu’il imitait la marche de femme, son qui me faisait toujours bander… Lorsque ma fille eut amplement déchargé, elle écarta Timori.

Voir en ligne : Du pucelage du cul : le père enconneur (chapitre XVII)

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS d’après le roman érotique de Nicolas Edme Restif de La Bretonne, L’Anti-Justine ou Les Délices de l’Amour, Au Palais Royal chez feue la Veuve Girouard, Paris, 1798.



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