Eros-Thanatos Bibliothèque de littérature érotique : histoires, textes, récits et confessions érotiques

Accueil > Romans érotiques > Amours d’un gentleman > Hélène - Amours secrètes d’un gentleman

Navigation



Charles Sackeville

Hélène - Amours secrètes d’un gentleman

Roman érotique (chapitre 8)



Auteur :

Toutes les versions de cet article :

Charles Sackeville (Edward Sellon), Amours secrètes d’un gentleman, traduit de l’anglais The New Epicurean or the Delight of Sex, [London, 1865], Paris, 1890.


HÉLÈNE

Il y a un siècle, ma toute belle Hélène, que ta charmante personne n’est venue égayer ces ombrages. Ne pourrais-tu venir passer quelques jours avec nous ? Quand je pense au mari froid et austère qu’on t’a donné, j’éprouve un sentiment de tristesse qu’aucun plaisir ne peut dissiper. Viens donc me faire jouir encore une fois de tes incomparables charmes.

Tu me demandes ce que nous faisons ici ? Bien qu’il y ait toujours quelque aventure nouvelle à te raconter, je le ferais avec beaucoup plus de plaisir si tu étais près de moi, dans ce paradis.

Cécilia et moi, savons diversifier les plaisirs à merveille ; et dans ce but elle s’est attachée, comme cavalier servant, le plus joli garçon du monde.

Quant à moi, j’ai deux charmantes filles entièrement à ma disposition ; impossible de trouver deux créatures plus charmantes que Phœbé et Chloé ; puis il y a aussi les deux petites cousines de ma femme, Augusta et Agnès, que je fais venir de temps en temps de la pension et que j’ai initiées moi-même aux mystères de Vénus.

Hier, nous avions Mrs J…, trois de ses élèves, les misses Bellew, Marshall et Jennings et les deux petites cousines. Les jeux devaient commencer par la balançoire, le colin-maillard, puis cache-cache et se terminer par un bain dans la piscine suivi d’un souper sur la pelouse.

J’avais fait installer une deuxième balançoire qui fut l’objet des acclamations générales et les jeunes filles, ainsi que lady Cécilia, s’empressèrent d’y prendre place chacune à son tour. Quant à Daphnis, il était enchanté et courait de l’une à l’autre, essayant de voir leur jolie fente vermeille. Alors, c’étaient des rires, des cris et des mouvements coquets pour lui dérober les charmes qui l’aguichaient.

Lorsque les balançoires se mirent en mouvement, la joie fut grande, puis au fur et à mesure qu’elles s’élançaient dans l’air, l’amusement devint du délire. La vue en était des plus excitantes. Je m’étais assis devant et j’apercevais des culs, des cuisses et de charmants petits conins ; de temps en temps l’une d’elles, en se remuant, me laissait voir un charme nouveau.

Quand elles furent fatiguées de ce jeu, nous le remplaçâmes par celui de colin-maillard. Naturellement c’est moi qui avais les yeux bandés. Les petites chattes étaient assez brusques dans leurs mouvements et prenaient avec moi toutes sortes de libertés ; mais dès que j’en eus attrapé une, je pris ma revanche et passai prestement ma main sous ses robes. Sentant un joli petit conin sur lequel un fin duvet commençait à pousser, je le reconnus aussitôt :
- Ah ! j’y suis ! m’écriai-je, c’est miss Bellew !

« C’est elle ! » crièrent toutes les autres joyeuses en enlevant mon bandeau des yeux.

Mais ici, comme on ne se contente pas de baisers, je me payais, devant tous, sur la belle fille ; et la culbutant sur l’herbe, je l’enfilai en un clin d’œil, sous les regards amusés de la joyeuse compagnie.

Comme tu penses, la pauvre miss Bellew aurait de beaucoup préféré un endroit plus discret ; mais voyant qu’elle ne pouvait y échapper, elle se soumit de bonne grâce. D’ailleurs les autres, stimulés par ce voluptueux spectacle, furent bientôt trop occupés de leur côté pour faire attention à nous.

Cécilia emmena Daphnis dans la fameuse grotte, Phœbé et Mrs J… disparurent derrière les bosquets, Augusta et Chloé devinrent de charmantes petites tribades et les autres se branlèrent.

Nos sens apaisés, nous nous retrouvâmes sur la pelouse ; puis, le jeu de la pantoufle commença et je permis à Daphnis d’y prendre part. Le jeune fripon nous fit rire aux larmes, en prétendant qu’il était sûr que la pantoufle était dans le con de Mrs J… et, malgré ses protestations, il voulut s’en assurer ce qui, j’en suis certain, procura à l’aimable dame un immense plaisir.

Le jeu de cache-cache fournit ensuite de nombreux amusements. Mais la scène la plus piquante de toutes fut sans contredit celle du bain. Tu connais cette belle piscine, chère Hélène, car c’est dans ses eaux de cristal que nous avons folâtré ensemble pour la première fois.

En quelques minutes nous étions tous déshabillés, nageant, nous embrassant, nous chatouillant et nous branlant. Oh ! dieux ! quelle scène ce fut ! un plus complet abandon ne se rencontra jamais. Il n’y manquait que le vin pour nous rendre fous. Nous fîmes des prodiges de fouterie et tout ce que l’imagination la plus féconde peut inventer, de sorte qu’au sortir de la piscine, nous étions complètement harassés.

Le soir, on nous servit un copieux repas, arrosé de délicieux vins qui tournèrent la tête à nos charmantes invitées.

Vers sept heures, nous les entassâmes, tant bien que mal, dans ma voiture, qui les ramena à leur pension.

Voir en ligne : Amours secrètes d’un gentleman : Livia (chapitre 9)

P.-S.

Texte établi par Nathalie Quirion et EROS-THANATOS d’après le roman érotique de Charles Sackeville (Edward Sellon), Amours secrètes d’un gentleman, traduit de l’anglais The New Epicurean or the Delight of Sex, London, 1865 pour la version originale anglaise, Paris, 1890 pour la traduction française.



 RSS 2.0 | Mode texte | Plan du site | Notice légale | Contact
Psychanalyse Paris | Psychanalyste Paris | Annuaire Psychanalystes Paris | Annuaire Psychanalyste Paris | Blogs Psychanalyse Paris