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L’Arétin moderne

Histoire édifiante de Godemiché

Histoire libertine (1763)



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Abbé du Laurens, « Histoire merveilleuse et édifiante de Godemiché », L’Arétin moderne (Seconde partie), Bibliothèque des Curieux, collection « Les Maîtres de l’Amour », Paris, 1920, pp. 277-287.


HISTOIRE MERVEILLEUSE
ET ÉDIFIANTE DE GODEMICHÉ
Trouvée dans un ancien manuscrit de la bibliothèque de la Sacrée Congrégation des Rits.

Son air natal est celui de la Grille.

Godemiché, italien de naissance, naquit de parents catholiques, l’an premier de la création des voeux monastiques ; de jeunes filles de’ quinze ans, à qui les lois ne laissaient pas la liberté de disposer de leur patrimoine, avaient-disposé, dès cet âge, de leur liberté, bien précieux sans lequel les autres sont sans substance. Ces innocentes avaient fait le marché de bonne heure, dans la crainte de faire des enfants ou d’être sollicitées par de beaux garçons, qui sollicitent toujours les filles à en faire.

Les porte-collets de ce temps-là, plus froids que le Porte-collets de ce temps-ci, avaient prêché et assuré à ces filles qu’un habit de bon goût offensait le ciel, qu’un vêtement ridicule et grotesque allait mieux à des vierges destinées par la création de l’argile du premier homme à jouir du bonheur éternel. Les haillons, qui rendent la vertu maussade, sont de très saintes choses. Un capucin habillé en satire, en égipan, est un objet très récréatif pour les anges. Ces indignes, mal vêtus dans ce monde, seront richement habillés là-haut où ils occuperont les premières loges. Leur crasse, leur vilaine barbe et leur vermine, placées à côté de l’agneau sans tache, jetteront un furieux éclat dans le paradis. L’incroyable et l’extraordinaire entrent aisément dans l’esprit des filles de quinze ans, parce que les filles de quinze ans sont très crédules.

Une nonnaine, nommée soeur Conception, était rongée de certains cousins issus de la même nation de ceux dont se plaignait l’apôtre des nations. Le directeur du couvent s’amouracha d’elle, il cherchait à triompher de sa vertu. La soeur, qui avait fait voeu d’être stérile à dessein d’augmenter la gloire, de l’Être suprême, s’opposait aux désirs naturels du directeur. Le moine, vigoureux, aimait les filles à cause que sa mère avait été fille, lui disait : « En vérité, ma chère soeur, votre caprice est inconcevable, pourquoi vous laisser manger des cousins ? Un malade, qui peut se soulager et qui ne le fait pas, offense le ciel. La pâleur mortelle, répandue sur votre front annonce que vous ne garderez plus longtemps votre pucelage. Quel chien de plaisir de laisser pourrir de si belles choses dans la terre ? Ah ! ma chère soeur, n’enfouissez point vos talents, il vaut mieux faire un enfant que de ne rien faire. La nature pour engager les filles au travail, attache des plaisirs à cette besogne. Quelle sensation trouvez-vous d’obéir à une supérieure stupide, croyez-moi, tuez vos cousins ; tenez, ma soeur, je me charge volontiers de l’opération ; essayez, l’instrument meurtrier vous fera. plaisir. » La soeur, ébranlée par les discours de son directeur, consentit à la mort des cousins.

Aussitôt que la soeur vit l’appareil et. surtout l’instrument qui devait tuer tous les cousins, elle recula et parut étonnée : « Comment, mon Révérend Père, lui dit-elle, croyez-vous tuer mes cousins avec une misère comme votre instrument, il faut un bras plus fort que celui-là. — Ne vous inquiétez pas, lui dit le cordelier, c’est-le meilleur de l’ordre, il a eu trente-six voix au dernier Chapitre général. » La nonne, qui croyait en Dieu et dans le père directeur, se laissa persuader. Le pater tua les cousins. La soeur trouva l’opération si douce, l’instrument meurtrier si agréable, qu’elle désirait d’avoir encore des cousins à détruire.

Depuis le massacre des cousins, le directeur était intrigué sur les suites de cet assassinat. Il craignait que les cendres de ces animaux ne renaquissent comme celles du Phénix et ne produisissent un gros garçon. L’inquisition, les pères jacobins et la Sacrée Congrégation des rits défendaient dans ce temps-là aux cordeliers, aux moines et aux confesseurs de faire des enfants aux filles ; cause qu’ils avaient dit des paroles qui n’étaient point dans la loi. Un directeur était brûlé par les bourreaux du Saint Père, quand il s’avisait de diriger le corps de ses pénitentes. Le cordelier alla consulter une vieille sorcière logée dans une cabane aux pieds du Monte Gavallo. Cette femme avait été protégée de plusieurs papes à cause qu’elle avait deviné en jouant les cartes que le Saint-Esprit les choisirait. Les cardinaux allaient la consulter chaque fois qu’il mourait un pape et la sorcière était fort considérée du Sacré Collège.

Le moine, en l’abordant, lui dit : « La signora Moïsa Martina Dandora, j’ai connu en chair et en os une jeune nonne qui avait la peau blanche comme du pain bénit, la taille droite comme un cierge pascal, le visage vermeil comme le sang de saint Janvier, des yeux brillants comme les œufs de Pâques, une fille enfin charmante comme les onze mille vierges. — Vous avez fait, sans doute un enfant à cette belle nonne, lui dit la sorcière. — Oui, la signora, répondit le moine. — Mon père, il n’y a point de mal ça, les abbés font de cette magie-là tous les jours, sans aller au sabbat ; que voulez-vous donc de moi ? — Je voudrais, dit le moine, que la soeur ne devint pas enceinte. — Cela n’est point aisé, cependant, je vais consulter mon grimoire. » La sorcière prit un jeu de cartes, c’était son livre de magie, elle fit passer et repasser des carreaux, des trèfles, sans rien découvrir, le valet de pique, accompagné d’un as rouge, parut tout à coup ; à ce spectacle la sorcière s’écria : « Vive le diable ! la religieuse accouchera d’un mâle. — Notre-Dame de Lorette, dit le directeur, je suis perdu ! — Ne craignez rien, lui dit la signora, ce qu’elle mettra au monde ne sera point un enfant. Une vieille sybille de la marche d’Ancone a prédit dans le chapitre 23 de la bonne foi au diable que l’an premier de l’ère monastique, une Vierge enfantera Godemiché. Cet enfant, l’image de, la virilité, sera le consolateur des filles et l’allégement des misères de la grille.

« Afin que le miracle réussisse, vous ferez manger des mandragores à la nonne. Du temps d’un ancien patriarche qui n’était point du tout sorcier et qui fut le père d’un peuple qui n’était point sorcier, on croyait que les mandragores faisaient des enfants, à cause que leurs racines portaient la figure des choses qui font les enfants. Vous savez qu’en bonne physique la figure ne produit jamais la réalité, en sottise et en sorcellerie la figure détruit la réalité. Vous prendrez donc une livre de mandragores ; une once d’étoupes [1] qu’on a brûlées fort inutilement à l’exaltation du dernier pape ; vous délayerez ces simples dans une pinte d’eau lustrale et demi-setier de lait d’ânesse : du tout vous ferez un boudin blanc que vous ferez manger à la soeur enceinte.

« Après que la nonne aura pris cette potion, vous direz l’oraison des quarante jours que vous trouverez dans de mauvais livres de prières. Le dernier jour de la quarantaine vous demanderez à la Sainte Vierge que le sortilège s’accomplisse à cause que vers la fin de l’oraison des quarante jours il y a une pause où la rubrique avertit de demander ce que l’on veut, que la Vierge l’accordera à ceux et celles qui le lui demanderont dévotement. Après l’oraison vous prendrez, de l’eau bénite, vous ferez le signe de la croix trois fois, et au lieu de dire In nomine patri, etc., vous direz ces paroles de Despautere : Corbafus hic aut hoec grossus. Pendant neuf jours vous direz l’oraison suivante à saint Guinolé ; le latin de cette oraison ne vaut pas le diable. Ne vous en étonnez point, on sait par l’histoire de Loudun et la tradition de tous les possédés que le diable parle latin comme un fiacre. »

L’Oraison que la signora Moïsa Martina Dandora donna au directeur était bâtie en ces termes :

Oremus,

Sanctus Guinolus confessor. Ecclesiœ, rogo te per gloriam tuam collatam a sanctissimam papam et per fidem quem provinciam armoricam habet circam luain reliquiaam ut sororem conceptionem largire digneris a peste a furore normandorum liberare ac puerum de ejus utero rejicere sicul sacerdos templi lui repulsat scipionenem tuam quando mulieres devolas eunt scabere tuum sanctum instrumentum. Per sanclum dactilum luum composilum longo cum duobusbrevitus. Amen [2].

Le directeur exécuta toutes les oraisons sans scrupule Il avait étudié son traité du scandale chez les jésuites, il était persuadé qu’on pouvait en conscience commettre saintement dix crimes pour en cacher un. Il fit un boudin de mandragore et le fit manger à la soeur Conception.

Quelques jours après avoir mangé le boudin, la nonne enfla. La mère abbesse, qui connaissait la bonté des verrous et des grilles de son parloir, ne savait à quoi attribuer l’épaississement de soeur Conception. Elle crut quelque temps que c’était un mystère. Le mystère croissant chaque jour, elle eut des inquiétudes. En fille prudente, elle appela le confesseur extraordinaire pour interroger la nonne et savoir si le diable ne pouvait pas engrossir les filles. Le confesseur, qui était un mathurin, demanda à la nonne si elle n’avait point greluchonné avec des faraux. « Non, mon révérend lui dit la soeur. — Mais n’auriez-vous pas joué au qu’y met-on, il y a sept à huit ans, avec de beaux garçons ? — Hélas, mon père, je n’avait alors que sept ans, est-on si longtemps à faire un enfant ? — Oui, dit le père mathurin, surtout quand les filles sont difficiles à accoucher ; nous savons par l’Écriture sainte que la mère de saint Christophe a été dix-huit mois à le faire ; peut-être que vous avez un saint Christophe dans le ventre ! en ce cas, je vous plains, ma-Chère sœur, car le gros saint Christophe a occasionné de furieuses douleurs et de terribles coliques à madame sa mère en le mettant au monde. Dame, aussi il était si grand que ça faisait trembler. » Le casuiste ne concevant rien à la grossesse de la soeur Conception, l’attribua au diable, selon l’usage de ce temps-là, de charger cette bête des accidents ou des événements que l’ignorance ne concevait pas. Sans le diable, les directeurs seraient souvent sans bonnes raisons.

Le cas de la sœur enceinte étant regardé comme un cas réservé au Saint-Siège, on le proposa à la Congrégation du Saint Index qui décida avec le Saint Père qu’il fallait derechef interroger la nonne, la menacer sous peine d’excommunication majeure de déclarer la véritable cause de sa grossesse. On députa en conséquence un légat a latere, qui conjura la soeur par la chaise percée du Saint-Père de lui déclarer la vérité. La religieuse tenant ferme contre les foudres du Vatican, n’avoua rien. Le légat ne pouvant tirer aucun éclaircissement s’avisa de demander si elle n’avait pas mangé du boudin. La nonne avoua qu’elle en avait convoité longtemps, que son directeur lui en avait donné et que le boudin lui avait procuré des rapports et des envies de vomir.

Le légat rapporta l’affaire à la sacrée Congrégation des Rits, qui convoqua la sacrée Congrégation de auxiliis et tous les cardinaux [3]. On fut longtemps avant de décider, mais non pas un siècle comme dans la cause des capuchons pointus des cordeliers qui occupa quatre souverains pontifes. Les congrégations assemblées décidèrent qu’il fallait s’informer de quelle couleur était le boudin que la soeur avait mangé ; en conséquence, on renvoya le légat chargé de nouvelles instructions relatives aux couleurs.

L’envoyé du Saint-Siège rapporta que la soeur avait mangé du boudin blanc. Les docteurs consultèrent l’Écriture, ils trouvèrent un passage où Salomon parlait de boudin, mais ce passage ne décidait que pour le boudin noir. Il était conçu en ces termes : nigra sum sed formosa. Pour l’approprier au boudin blanc, on consulta les auteurs grecs, les vieilles polyglottes, le talmud, le texte hébreu, le samaritain et la bible de Mons. Ces livres, qui se contredisent toujours, furent par hasard d’accord sur le boudin noir. Les sacrées congrégations ne pouvant rien décider sur cette grossesse, renvoyèrent l’affaire aux médecins.

Il y avait à Rome, dans ce temps-la, deux cent treize Hippocrates ignorants comme le sont ordinairement ces docteurs adversaires de la santé. La Faculté, avec M. le doyen en tête, examina le cas de la soeur Conception : après beaucoup de grec et de latin inutilement prodigué, on décida que le boudin, composé de graisse et d’autres viandes indigestes, ne pouvant se dissoudre aisément dans l’estomac, séjournait longuement dans les dernières voies et s’arrêtait avec irritation dans le boyau rectum, et que de là provenait l’enflure de la malade ; à cause que Gallien a dit que le ventre rempli de boudin était plus enflé ordinairement que le ventre d’un homme qui n’avait pas mangé depuis trois jours, repletio bétolii pessima.

Un accident malheureux fit accoucher la soeur avant terme, elle rêva qu’elle était à sa toilette à mettre des bijoux à ses oreilles, elle croyait dans son rêve que ses bijoux étaient des diamants ; mais aussitôt qu’elle prit son miroir pour voir l’effet que les bijoux feraient, elle fut effrayée de voir en leur place les deux pendants d’oreilles qu’Origène se coupa pour avoir le royaume des cieux. Au cri perçant qu’elle jeta, elle fit accourir la mère abbesse et les quatre discrètes ; à peine ces nonnes furent-elles entrées dans la chambre de soeur Conception, qu’elle sentit les grandes douleurs de l’enfantement.

Godemiché commençait déjà à paraître à la porte du monde.. Les discrètes, les lunettes sur le nez, regardaient son entrée triomphante et s’écriaient de temps en temps : Jésus, Maria, le boudin avance. À chaque effort de soeur Conception, le corps de Godemiché sortait de plus en plus. Les vieilles, un chapelet à la mains priaient le ciel, Notre-Dame des Sept-Douleurs ou de la Compassion, pour l’heureuse délivrance de leur consoeur, et de temps en temps encourageaient de leur voix rauque la pauvre malade. Bref, l’enfant vint au monde.. La jeune abbesse le reçut dans une guimpe fine, les discrètes, étonnées, lé prirent d’abord pour un écritoire. Vive Jésus ! dit la plus vieille, le boudin est un écritoire : voyez-vous l’encrier et le sablier ? L’abbesse, qui n’était pas si bête, sentant palpiter l’écritoire dans sa main, le mit dans sa gorge pour le ranimer.

Godemiché n’était pas comme les hommes obligé de passer par les misères de l’enfance. Dès qu’il fut dans le sein de la jeune abbesse il s’électrisa et prit aussitôt l’âge de puberté. Le premier usage qu’il fit de son existence fut de glisser du corset de l’abbesse vers un endroit que la pudeur m’empêche de nommer dans un siècle où la décence est un si beau mot. L’abbesse tomba dans l’instant en extase, ses yeux mourants et presque fermés par le plaisir : un mouvement délicieux l’agitait voluptueusement à chaque secousse que lui donnait Godemiché, elle s’écriait : Ah !… ah ! j’expire… mon bon Jésus, est-il possible que ta bonté ait rendu tes créatures susceptibles de tels ravissements ?

À peine Godemiché eut-il rempli de son onction la mère abbesse, qu’il s’envola sous le jupon d’une jeune novice : la nonne tomba à l’instant dans cet état charmant qui rend les mortels égaux aux dieux. Ah ! coeur, s’écria-t-elle, ô plaisir… je meurs… j’expire… attends… finis… non, continue… Un silence enchanteur succéda à ce barbouillage ; bref, Godemiché, comme un papillon volage, ou comme un Français, voltigea de nonnes en nonnes, les combla de plaisirs. Fatigué de tant d’exploits, le héros tomba à terre. Une vieille discrète le ramassa, et croyant le ranimer dans son sein comme elle avait vu faire à son abbesse, elle ne fit que hâter le moment de son trépas : le valeureux Godemiché, épuisé de fatigue et saisi par le froid qui le prit subitement dans les tétons secs de la douairière, expira.

L’abbesse et les nonnes, revenues de leur extase où le plaisir les avait plongées, demandèrent où était le dieu qui les avait enchantées. La vieille le tira de son sein et leur montra le pauvre Godemiché sans vie : à ce spectacle, elles versèrent un torrent de larmes ; l’amour, ce vrai consolateur du monde, leur donna l’idée de faire une figure semblable à celle du défunt. On la fit d’abord de chamois, quelque temps après de velours [4], et les siècles perfectionnèrent tellement l’instrument qu’on introduisit dans son sein un petit réservoir de lait chaud qu’un piston artistement construit élance avec vigueur dans le séjour constant de plaisirs ; depuis ce temps, l’image sert de réalité : la figure du mort a passé dans tous les couvents où il a pris le nom honnête de bréviaire du diocèse.

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS.COM d’après l’histoire libertine de l’Abbé du Laurens, « Histoire merveilleuse et édifiante de Godemiché », L’Arétin moderne (Seconde partie), Bibliothèque des Curieux, collection « Les Maîtres de l’Amour », Paris, 1920, pp. 277-287.

Notes

[1On brûle des étoupes à l’exaltation des Papes en leur criant bien fort aux oreilles Sancte Pater sic transit gloria mundi. Saint Père, voilà comme passe la gloire du monde. Malgré ce feu d’artifice le Pape est fort attaché au patrimoine, à ses trois couronnes et à ses prérogatives.

[2Saint-Guinolé, confesseur de l’Église, je te prie, par la gloire que t’a conférée le Saint-Père et par la foi que la province de Bretagne a pour ta relique, que tu daignes délivrer la soeur Conception de la peste, de la fureur des Normands et rejeter de son sein l’enfant qu’elle a conçu, ainsi que le prêtre de ta chapelle repousse ta béquille quand le dévot sexe va gratter ton saint instrument : par ton S. dactile composé d’une longue et de deux brèves : Ainsi soit-il.

[3On donnait ce titre de cardinal aux curés de Rome ; aujourd’hui on le donne â des êtres inutiles qui, inférieurs aux évêques, ont acquis on ne sait trop pourquoi, le pouvoir d’élire les papes.

[4Dans une abbaye en Champagne, un notaire un peu mouton faisant l’inventaire des meubles d’une abbesse mit bêtement sur la liste : Item un instrument de velours à l’usage de la défunte.



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