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Histoire de Monsieur Guillaume : Cocher

Histoire de M. le Chevalier Brillantin

Histoire libertine (1787)



Auteur :

Comte de Caylus, « Histoire des bonnes fortunes de M. le Chevalier Brillantin », Histoire de Monsieur Guillaume : Cocher, Oeuvres badines complètes du comte de Caylus, vol. X, Éd. Visse, Paris, 1787.


HISTOIRE DES BONNES FORTUNES
DE M. LE CHEVALIER BRILLANTIN

Un de mes amis, qui était cocher bourgeois, me proposa un jour d’entrer au service de M. Le Chevalier Brillantin, pour mener sa diligence ; et je donnai là-dedans, parce que je ne savais pas ce qu’en vaut l’aune. C’est la plus fichue condition qu’on puisse imaginer.

Je me souviendrai toujours qu’un matin, qu’il y avait tout plein de créanciers dans son antichambre, il donna des coups de bâton aux uns, des coups de pied dans le cul aux autres ; de façon que, comme par son commandement, j’avais aidé à les mettre dehors, ils se mirent cinq ou six après moi, dans la rue, où ils m’équipèrent en enfant de bonne maison ; cela fit, qu’avec les coups de plat d’épée qu’il me donnait en particulier, je le laissai-là ; et puis, affûte-toi, mène les chevaux qui voudra.

Dans les commencements que j’étais à son service, je ne savais pas encore le trantran de son allure ; c’est pourquoi, une fois qu’il sortait de l’opéra, et qu’il y avait bien du monde à la porte, il me dit tout haut : chez la marquise.

Quelle marquise, lui dis-je ; chez la marquise où j’ai dîné, répondit-il ; ah ! Celui fis-je, dans la rue de la Huchette, je sais où c’est. Cette réponse fit rire tout ce qui était là ; et si pourtant, on ne savait pas que c’était une couturière : ça n’importe, en descendant du carrosse il me promit vingt coups de bâton, quand nous serions à la maison ; je ne les ai pas comptés, mais si je l’avais laissé faire, du train qu’il y allait… la peste… mais ça m’apprit à vivre. Le lendemain, le valet-de-chambre et le laquais me dirent son allure, et je n’y fus plus attrapé.

M. Le Chevalier avait trois ou quatre femelles, tant coiffeuses, que couturières et autres, dont il faisait des marquises et des comtesses dans le monde ; leurs appartements étaient toujours au quatrième étage. Il n’y a pas de tapissier qui sache mieux meubler une chambre que lui, et à peu de frais.

D’une tapisserie de l’histoire de Bergame, il vous en fait une haute-lisse ; et de chaises de paille, des fauteuils de damas ; les habits et les diamants ne lui coûtent pas plus : on peut dire que c’est un bel instrument que sa langue.

Du reste il en fait croire à tout le monde, et quelquefois il joue des jeux si drôles, qu’on ne peut pas s’empêcher de rire ; vous allez voir.

Un soir qu’il soupait au faubourg Saint-Germain, avec plusieurs de ses amis, la Roche, son valet-de-chambre, va l’avertir, au milieu du souper, que je suis en bas avec son petit carrosse gris et ses chevaux de nuit. Aussitôt il dit tout bas, que toute la table l’entendit, à un de ces messieurs, qu’il va à un rendez-vous, et qu’ils n’ont qu’à toujours se réjouir, en l’attendant, parce qu’une petite heure fera son affaire.

Il monte, en me disant : au Marais, à toutes jambes ; et je le mène à l’ordinaire, grand train ; mais il me fait arrêter au bout de la rue, pour me dire d’aller, au pas, à la place aux veaux.

Quand nous y sommes arrivés, il descend pour regarder de quel côté venait le vent ; moi, je ne savais ce que cela voulait dire ; comme il vit qu’il ne ventait pas, il se mit à tamponner toute sa frisure, à se peigner avec ses doigts ; en un mot, à s’ébouriffer tout au mieux ; après il se déboutonne, puis se reboutonne tout de travers ; il déroule ses bas, chiffonne ses manchettes, ôte le bouton d’une ; se mit du rouge au bout du nez, arrache sa mouche du front, se marche sur les pieds ; enfin, il se met, comme en revenant du pillage.

Quand cette farce-là eut duré environ une demi-heure, il remonte et m’ordonne d’aller doucement jusqu’à cent pas de la maison où étaient ces messieurs, et d’entrer dans la cour à toute bride. Son laquais, la France, m’a dit, qu’il était arrivé dans la chambre tout essoufflé, et qu’il avait dit à ses amis, que ça n’avait pas été sans bien de la peine, comme il y paraissait, qu’il était venu à bout de la petite duchesse.

Il a fait cent tours pareils, qu’on prenait pour argent comptant ; mais il lui arriva, une fois, une vilaine catastrophe avec une vraie présidente de campagne ; c’est la bonne fortune la plus relevée qu’il ait eue, si tant est qu’on veuille l’appeler bonne fortune, à cause de la façon dont cela tourna. Si elle avait bien fini, M. Le Chevalier n’aurait pas manqué de s’en vanter ; et puisqu’il faisait de ses couturières des duchesses, il aurait fait de Madame la présidente, au moins une impératrice.

Après tout, c’était aussi belle catin que beau robin, car Madame la présidente lui ressemblait presque pour les façons. Elle avait été quelquefois à la cour, quand tout le monde y va voir jouer les eaux à la saint-Louis, et à la procession des cordons bleus. Avec ça que comme elle avait vu des duchesses de condition, et autres, à l’opéra, ou ailleurs, elle en avait pris les manières aisées.

Ils se faisaient donc croire tous les deux, que des vessies étaient des lanternes ; en sorte que Madame la présidente, promit de venir souper, un soir, à la petite maison de M. Le Chevalier : elle aurait bien voulu que ç’eût été à la sienne, à elle-même, car elle était outillée de tout ce qu’il faut pour les rendez-vous : mais elle l’avait prêtée à une de ses amies, qui faisait comme si elle avait été à elle.

Madame la présidente arriva la première, comme cela se pratique aujourd’hui ; et quand M. Le Chevalier fut venu, ils se mettent à souper tête-à-tête, comme des fourbisseurs. Pour moi, après avoir bu deux coups d’une main, et autant de l’autre, je vais chercher à roupiller un somme, dans le jardin, à la belle étoile.

Il y avait près d’une heure que je tapais de l’oeil au mieux, quand je m’entends réveiller par deux voix qui parlaient auprès de moi ; on voyait clair comme dans un four ; mais je reconnus bien la parole de M. Le Chevalier, qui assurait Madame la présidente, qu’il n’avait aimé personne comme elle. Chevalier, lui répondait-on, vous hasardez beaucoup ; un homme aussi répandu que vous l’êtes, a dû ressentir de grandes passions : il est vrai, reprenait mon maître, et je ne suis pas assez sot pour en disconvenir ; mais je vous jure, en honneur, que je n’ai jamais été aussi vivement amoureux que je le suis à cette heure : et voilà justement, dit la présidente, cette vivacité que j’appréhende ; vous n’ignorez pas, Chevalier, que je suis veuve, et encore assez jeune pour appréhender de compromettre ma réputation. Je vous jure, reprenait mon maître, qu’elle ne court aucun risque avec moi, et que je saurai la ménager. Allons, ma reine, plus de résistance ; rendez-vous aux empressements du plus amoureux de tous les hommes.

La conversation finit là, pour un petit bout de temps ; car, un moment après, Madame la présidente dit, à moitié bas : eh, mais, Chevalier, vous n’y pensez pas ? Vous me prenez apparemment pour une grisette… Vous n’avez nulle considération… ôtez-vous, cela est horrible… c’est malgré moi, je vous assure… vous m’assommez… vous aviez bien raison de dire que ma réputation ne courrait point des risques avec vous… retournez d’où vous venez… vous êtes un insolent… on n’en use pas ainsi avec une femme de ma qualité.

Je m’aperçus bien que la présidente s’était dépêtrée de M. Le Chevalier, car elle demanda son carrosse, et, malgré tout ce que pût faire mon maître, elle monta dedans, et le laissa là avec sa courte honte.

Cette affaire-là lui fit bien de la peine ; et comme il avait, outre cela, besoin d’argent, nous allâmes auprès d’Orléans, où il avait des lettres pour en ramasser. Il y avait dans le village une jeune fille, fort jolie, qui avait demeuré à Paris fort longtemps, avec sa marraine, qui l’avait prise en amitié auprès d’elle ; mais comme elle était venue à mourir, Javotte était retournée avec sa mère, pour rester dans le pays, ce qui ne lui plaisait guère.

La Roche, qui était au fait de la commission, tourne-virait cette jeunesse, pour la faire tomber dans les filets de son maître ; il lui avait fait croire, que si elle voulait l’épouser en mariage, il demanderait son congé de valet-de-chambre, pour être concierge du château, ou pour aller vivre à Paris à louer des chambres garnies.

La fille, qui était futée, aimait mieux l’un que l’autre ; parce qu’à Paris on a une bien meilleure liberté que non pas à la campagne.

Avec tout cela, elle voyait bien qu’il avait peut-être envie de l’attraper, ce qui faisait qu’elle ne croyait pas la moitié de ce qu’il lui disait.

Je voyais bien la manigance de la Roche ; j’avais envie de découvrir, à Javotte, la mèche du panneau où on voulait la faire tomber ; mais j’avais peur aussi, que si cela venait à être su de M. Le Chevalier, je lui payerais tôt ou tard. J’étais donc bien embarrassé, comment m’y prendre ; quand, un beau jour que j’étais dans le parc, à faire je ne sais pas quoi, je vis passer la Javotte, et la Roche qui allait après elle ; je les suis à pas de loup, jusqu’à un petit endroit où ils s’assirent sur l’herbe ; je me cache derrière un buisson, d’où j’entends toute leur conversation, que voilà, comme je l’ai retenue, en propres termes, mot à mot.

La Roche lui disait, pourquoi ne vouloir pas croire ce que je vous dis des bontés que mon maître a pour moi ? Il ne me laissera jamais manquer de rien ; et il me disait encore hier, que si j’avais le bonheur de vous épouser, il ne prétendait pas que je me retirasse de son service, comme j’en avais formé le dessein : le sien est, que vous demeuriez ici, dans le château ; votre logement est marqué, c’est dans l’aile gauche, du côté du petit bois, parce qu’il trouve qu’il est nécessaire que je sois logé auprès de lui, et naturel que vous soyez avec moi. Cependant nous aurons une chambre séparée, afin de me trouver plus à portée de mon service, et pour ne pas interrompre votre repos, quand, par hasard, dans la nuit, il aura besoin de moi.

Ces mesures-là, répondit Javotte, qui voyait bien ce qui en était, sont bien prises ; je crois que qui les dérangerait, vous ferait grand dépit. Ce ne serait, répliqua la Roche, que par rapport à M. Le Chevalier, qui mérite toutes sortes d’attentions ; si vous saviez jusqu’où s’étendent ses bontés pour moi, avec quelle amitié il m’assure qu’il veut travailler à ma fortune… vous verrez, vous verrez de quel air il s’y prendra ; je suis persuadé que vous en serez surprise. Point-du-tout, dit Javotte, je m’y attends, et que vous la méritez cette fortune, par toutes vos complaisances ; mais, dites-moi une chose : si je deviens votre épouse, ne faudra-t-il pas que je fournisse aussi mon contingent de complaisance ? Je crois vous entendre, répondit le valet-de-chambre en riant un peu, celle qu’il pourrait exiger de vous, ne doit vous causer aucune inquiétude par rapport à moi. Et quoique je vous aime chèrement, j’ai trop de bon sens pour donner dans l’erreur commune. Non, non, je ne suis pas assez fat pour me mettre en tête que vous ne puissiez plaire qu’à moi. Un homme serait ridicule de vouloir que sa femme ne fût belle qu’à ses yeux. Ah ! Je vous entends, répondit Javotte, vous seriez homme à vous prêter à certains petits desseins, que M. Le Chevalier pourrait avoir sur ma personne. Ayez meilleure opinion de moi, répliqua vîtement la Roche. Cependant je crois qu’on peut, sans pécher contre l’exacte bienséance, ne pas s’arrêter à cent petitesses qui ne valent pas qu’on y pense, et sur lesquelles cependant le commun des maris se gendarme. Je m’explique : je vous suppose mariée ; M. Le Chevalier vous a vue ; il sait que vous êtes belle, et il le verra de plus près, quand nous serons unis. Je le connais pour un conteur de fleurettes, et c’est tout. Le bon seigneur n’en demande pas davantage : il vous cajolera sur votre beauté, sur vos agréments, que sais-je, moi ? Sur mille choses, qui le plus souvent échappent à un mari.

Eh bien ! Irai-je sottement me fâcher de ce qu’il est poli, galant ? De ce qu’il vous trouve de son goût ? Ce n’est pas ma faute. Je ne lui ai pas dit, pas fait remarquer. Entre nous, n’aurais-je pas mauvaise grâce de faire le jaloux ? Pour une bagatelle qu’il vous aura dite en passant ? Bagatelle qui, en effet, n’en est qu’une qui ne porte nul coup. Galanterie que vous dira le premier qui vous verra : car ce que je vous dis de lui, je le dis de tout le monde. Les hommes se sont fait une habitude de débiter la fleurette, et les femmes de s’en repaître avidement. Pourquoi s’opposer au torrent ? à un usage établi, et, pour ainsi dire, généralement reçu ? En vérité, mademoiselle, ce serait être ridicule de gaieté de coeur. Si j’en suis cru, je serai le maître, sur cet article, dans mon ménage. C’est-à-dire, répondit Javotte, que vous comptez avoir toute l’autorité, et me faire partager le déshonneur.

Le déshonneur ! Reprit la Roche, expression vague, que chacun interprète à sa manière, et que personne n’entend au juste, pour lui vouloir donner trop d’étendue. Je n’ai pas plus d’esprit qu’un autre ; mais un gros bon sens m’enseigne à faire peu de cas d’une chose d’elle-même si chimérique, qu’étant réalisée, elle ne produit aucun mal effectif. Cependant il y a des gens assez sots pour s’en formaliser, et pour publier les visions qu’enfantent d’autres visions ; plus un homme fait voir clairement qu’il est un sot, moins il passe pour l’être. N’est-ce pas bien entendre ses intérêts ? Quoi ! Parce qu’il a plu à quelques cerveaux creux de rendre les femmes dépositaires de ce qu’on appelle notre honneur, il faut crier au voleur, quand elles le laissent échapper ! On veut que j’aille publiquement demander raison d’un mal, dont je ne me serais jamais plaint, si mon voisin, que la chose n’intéresse point du tout, ne s’avisait pas de s’en formaliser pour moi.

Les maris de votre espèce, dit Javotte, devraient faire imprimer cette morale-là. Pensez-vous, répliqua la Roche, que les femmes eussent tort de contribuer aux frais de l’impression ; elles y ont autant et même plus d’intérêt que nous. Je vais vous le prouver, ajouta-t-il, en retenant Javotte qui voulait s’en aller, si vous voulez me prêter un moment d’attention. Et sans attendre sa réponse, il continua : quand nous vous avons confié la garde de notre honneur, nous savions que vous le défendriez mal ; et par un raffinement de sottise, oui, de sottise, c’est le terme convenable, nous avons mis en oeuvre toutes les ruses dont on se servirait contre un ennemi, dont on connaîtrait la vigilance et l’intrépidité. Nous savions bien que vous succomberiez même à de moindres efforts ; mais nous avons voulu nous mettre dans le cas de vous faire les reproches que mérite votre impertinence. Nous faisons bien pis, à la honte de notre sexe plutôt que du vôtre. Quand nous vous avons vaincues, nous vous insultons en indignes vainqueurs : nous nous réjouissons de votre défaite, comme si nous n’y perdions pas plus que vous ; convenez donc, mademoiselle…

En voilà assez, dit Javotte, en s’en allant, je n’en veux pas entendre davantage. La Roche voulait encore la retenir ; mais elle le rabroua de façon, que je vis bien qu’il n’y avait rien à faire pour lui, c’est ce qui me fit prendre la hardiesse de lui proposer de la prendre en mariage pour moi tout seul.

Je n’attendis pas plus tard que le soir même où je la trouvai seule, et tout à la franquette, je lui lâche ce que j’avais sur le coeur à son égard : elle ne me met ni dehors, ni dedans, de façon que j’avais bonne espérance, d’autant plus qu’elle n’était pas à savoir que j’avais quelque chose devant moi à Paris, des profits que j’avais épargnés en menant l’équipage ; de sorte que ça faisait un petit magot bien joli pour une fille qui n’avait rien du tout.

Deux jours après, Mademoiselle Javotte, de sa grâce me dit qu’elle allait bientôt partir pour Paris avec sa mère, pour tâcher de trouver une bonne condition, et que si je veux les aller trouver là, nous parlerons d’affaires.

Ce qui fut dit, fut fait ; le lendemain de leur départ, je me mets à les suivre à beau-pied sans lance, après avoir demandé à M. Le Chevalier, de l’argent et mon congé ; il me donna l’un, tout sur le tas, et je cours encore après l’autre.

ça n’empêche pas que je ne rattrape mes gens à Montlhéry, d’où nous arrivons à Paris, chez une blanchisseuse de ma connaissance, où Mademoiselle Javotte et sa mère furent bien reçues.

Comme on ne trouve pas des conditions, d’aucunes qu’il y a, dans le pas d’un cheval, Mamselle Javotte, et sa mère, furent un bout de temps sur mes crochets, que mon saint frusquin s’en allait petit à petit, je proposa le mariage pour tout de bon ; et comme la mère voyait bien que j’étais le fait de sa fille, ça fut bâti en quinze jours. La belle-mère s’en retourna au pays après la noce ; et moi je trouve la condition duquel je vais vous parler, et où notre femme entra par la suite.

Voir en ligne : Histoire de Madame Allain et de M. L’Abbé Évrard

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS.COM d’après l’histoire libertine du Comte de Caylus, « Histoire des bonnes fortunes de M. le Chevalier Brillantin », Histoire de Monsieur Guillaume : Cocher, Oeuvres badines complètes du comte de Caylus, vol. X, Éd. Visse, Paris, 1787.

HISTOIRE DE MONSIEUR GUILLAUME : COCHER
TABLE DES MATIÈRES

Préface
I. — Histoire et aventure de Mamselle Godiche la coiffeuse
II. — Histoire de M. Bordereau, commis à la douane, avec Madame Minutin
III. — Histoire des bonnes fortunes de M. le Chevalier Brillantin
IV. — Histoire de Madame Allain et de M. L’Abbé Évrard
Le Libraire. — À qui a lu



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