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Textes érotiques

Hommage à la mère

Un rituel incestueux

par Alain Valcour

Alain Valcour, « Hommage à la mère », Textes érotiques, Paris, janvier 2016.


Hommage à la mère

Comme beaucoup d’enfants, j’ai appris à m’enivrer de l’odeur de femme chaude dans le lit de ma mère. J’écris ces souvenirs de mon enfance pour lui rendre hommage et pour revivre par l’écriture la chaleur des caresses que je lui ai prodiguées.

J’avais huit ou neuf ans et ma soeur, deux de plus. Notre père partait travailler très tôt car nous habitions dans une triste banlieue mal desservie par les transports. Lui parti, l’obscurité revenue, ma soeur et moi allions rejoindre aussitôt notre mère dans son lit. Elle tentait de prolonger son sommeil, mais nous nous installions chacun d’un côté, et moi toujours à sa droite pour que ma main droite soit libre de se poser sur son ventre, de caresser ses seins et de s’aventurer jusqu’à ses cuisses.

Un rituel s’était instauré. Nous écoutions d’abord sa respiration, avec un respect religieux. Je me laissais envahir par sa chaleur. Sa courte chemise de nuit était toujours retroussée, et je me collais à sa cuisse nue.

J’aimais par dessus tout ses odeurs. L’odeur de son cou, l’odeur de sa chevelure, différente, un peu savonneuse, l’odeur des touffes noires de ses aisselles, plus acide, et même l’odeur de pet qui imprégnait les draps. Elle repliait ses bras sous sa tête, ce qui dégageait un buisson moite où j’enfouissais mon nez avec délices. Je suis maintenant convaincu qu’elle aimait me sentir la humer. Mais à l’époque, je saisissais la chance sans me préoccuper des arrières-pensées.

Ma sœur, de son côté, promenait sa main gauche sur son ventre rebondi, posait des baisers baveux sur ses épaules et au creux de son cou, et tirait sur le nylon crissant pour le tendre sur ses seins. Dans la pénombre on distinguait les tétons gonflés, pointés comme pour percer le tissu.

Notre rituel se déroulait en plusieurs temps. Tout d’abord celui du silence, de l’imprégnation dans les odeurs corporelles, de l’écoute du sommeil en train de se dissiper. Ensuite, quand la respiration indiquait l’approche du réveil, nous lui prodiguions des caresses plus insistantes, pour l’empêcher de se rendormir. Rapidement, elles se transformaient en chatouilles.

- Laissez moi dormir !

Mais c’était trop tard, le grand jeu commençait. À la faveur de ses mouvements de résistance, je m’emparais de ses seins. Elle avait de grands seins, flasques comme des gourdes basques à moitié pleines et couronnés d’aréoles brunes. Ils n’étaient pas aussi parfaits que les seins siliconés des pinups, mais je les aimais bien ces seins qui nous avaient, ma sœur et moi, bien longtemps allaités.

Trève d’attendrissement laitier. Ce fut ma soeur la plus hardie, et c’est elle qui fit évoluer le rituel. Lors d’une série de chatouilles appuyées, notre mère poussa un long gémissement émergeant du plus profond de sa gorge, et son dos se cabra. J’eus peur pour elle d’une crise de quelque maladie nerveuse, mais je vis que la responsable était ma soeur qui fouillait vigoureusement son bas-ventre, et que ses gémissements étaient en phase avec cette caresse insolite. J’arrêtai alors mes propres caresses, saisi de respect face à une manifestation de possession que je ressentais comme sacrée et attentif à me laisser moi-même envelopper par les ondes de sa jouissance. Je m’aperçus que je bandais. Je frottai mon petit membre raide et presque douloureux contre l’ample cuisse maternelle. J’étais tétanisé par sa jouissance. Vint la détente. Ma main était posée sur sa cuisse, près du lieu stratégique que ma soeur avait investi. Ma joue collée contre un sein moelleux et tiède. J’enregistrais avec émotion tout ce que manifestait son corps, soupirs, frémissements, palpitations, et je cherchais à éprouver ses sensations.

Pourquoi une larme se mit-elle à couler sur sa joue, jusque sur mes lèvres ? Nous nous mîmes à l’embrasser dans le cou, sur les épaules, sur les paupières, à mordiller ses oreilles, à y enfoncer nos langues, ce qui la fit sortir de sa torpeur, alors que je reprenais mon inlassable exploration de son ventre et de ses seins.

- Vous êtes des diables. Oh, mais c’est l’heure de l’école !

Panique, lever précipité, départ pour l’école.

Le rituel a été ensuite enrichi. Mais ma soeur s’arrogeait le rôle de prêtresse officiante : elle éloignait ma main avec autorité chaque fois que je tentais de l’approcher de la broussailleuse source de jouissance.

- Non-on, murmurait en vain notre mère chaque fois que la main branleuse de ma soeur montait trop haut. Mais ce qui avait été admis une fois fut à chaque fois répété.
Ma soeur et moi partagions la même très petite chambre, et bien sûr je souhaitais manipuler son conin glabre tout comme elle manipulait le buisson maternel. Mais elle refusait absolument de me laisser la toucher. Elle n’hésitait pas à rugir et à griffer comme une panthère si je le tentais.

- Laisse-moi te caresser, je le ferai très doucement.
- Quand j’aurai des poils.
- Montre-moi tes poils.
- Y-en n’a pas.

J’approchais mes yeux à quelques centimètres de son bas-ventre où je cherchais tous les matins l’apparition de quelque poil, signe avant-coureur de sa disponibilité pour mes mains désirantes. Respectueux du pacte, je préférais sacrifier le toucher au profit de la vue et de l’odorat, mais il faut bien dire que je ne retrouvais pas sur elle la puissante odeur de femelle que dégageait le corps jouissant ou alangui de notre mère.

Sauf le dimanche, jour de messe et d’ennui, les séances matinales continuaient de plus belle. Notre mère faisait semblant de se défendre de nos chatouilles. Elle s’emparait du tout petit paquet de mes couilles et de ma bite raidie, et elle serrait tout ça pendant que je lui pinçais un téton. À qui supporterait le mieux la "douleur" infligée par l’autre ! Le premier qui criait grâce avait perdu.

Venait ensuite la fessée. Notre mère s’allongeait sur le ventre et nous offrait, par défi, ses fesses à claquer. Chacun de nous s’occupait d’une de ses grandes fesses blanches. Elle se trémoussait mais ne protestait pas, même lorsque sa peau atteignaient l’écarlate d’une langouste ébouillantée. Les fessées qu’elle nous donnait, rarement, n’étaient que caresses à côté de celles qu’à deux, nous lui donnions.

Las de claquer ses fesses, nous nous mettions ensuite à implorer leur pardon en les baisant et en les caressant, sans nous retenir de les malaxer comme deux grosses boules de pâte à pain. C’est moi qui eut l’audace un matin, de les écarter franchement, et le coeur battant à tout rompre, de plonger un doigt dans l’oeillet brun et plissé. Protestations peu énergiques de sa part et nouvelles claques administrées par mon adorable complice. Un doigt, puis deux, et l’habitude fut prise de terminer le jeu par une vigoureuse exploration du cul maternel.

Quand l’heure venait de se lever, elle nous baisait à pleine bouche, chacun notre tour, en mordillant nos langues.

- Vous êtes de vrais démons. Oh, mais c’est l’heure de l’école !...



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