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Journal d’une enfant vicieuse

J’enseigne à une petite dévote les dévotions de Vénus

Livre I : Chapitre IX



Auteur :

Mots-clés :

Madame de Morency (Hugues Rebell), Journal d’une enfant vicieuse, imprimé par Isidore Liseux et ses amis (Éd. Charles Carrington), Paris, 1903.


CHAPITRE IX
J’enseigne à une petite dévote les dévotions de Vénus

Les vacances étaient venues, mais comme ma tante était en voyage, je ne partis pas avec mes condisciples. Je laissai s’en aller Valentine toute seule. Elle avait honte de moi depuis que l’on m’avait fessée en pleine cour, et moi je la trouvais trop oublieuse. Nous ne nous dîmes pas même adieu. Je restai donc au couvent avec une de mes condisciples, âgée de douze ans, gracieuse enfant toute blonde, mais un peu maigre d’apparence. J’aime les bonnes grosses joues où l’on mord comme à des pêches, et les beaux gros culs qui vivent dans les jupons comme des bouffons savants en facéties et des acrobates qui n’ignorent rien des jolis tours. Mais mon amie, qui s’appelait Germaine, ne pensait qu’au bon Dieu et aux saints, et semblait ignorer qu’elle avait un derrière. J’en étais réduite au mien. Et malheureusement il n’y avait pas de Manon chez les religieuses de Corbeil, de sorte que je ne pouvais lui dire bonjour et bonsoir que par mes doigts. Je n’y manquais pas. Nous couchions dans une grande salle, mais mon lit était rapproché de celui de la soeur qui était chargée de nous surveiller et couchait avec Germaine. La religieuse s’appelait mère Sainte-Ildefonse. C’était une grosse fille de campagne, encore jeune, rouge, corpulente tout en étant encore fort alerte, aimant gronder et fesser, claquant à pleines et solides paumes, mais sans trop de cruauté pourtant. Naturellement, Germaine, qui était une petite sainte et ne jouissait qu’en rêvant au paradis, avait toutes les faveurs de la soeur. On ne lui levait point les jupons, on ne les lui avait même jamais levés ; et si elle faisait quelque faute, on se contentait d’une petite remontrance sans jamais toucher ni à ses joues, ni à ses fesses. Moi, j’empochais pour deux. Mais ce qu’il y avait de singulier, c’est que tandis que les fessées administrées par les soeurs m’étaient infiniment douloureuses et me remplissaient d’humiliation, celles, au contraire, que me donnait la mère Sainte-Ildefonse, tout en me causant beaucoup de honte et en n’étant pas précisément agréables à mon derrière, me causaient pourtant au milieu même de la souffrance, je ne sais quel singulier plaisir.

Bien qu’on m’eût surprise plus d’une fois la main sous mes jupes, on ne me mettait pas les fameux gants comme au cachot pour ne pas donner de mauvaises pensées à Germaine. Seulement, chaque matin, lorsque Germaine était descendue se laver à la pompe, la soeur me faisait lever tout en chemise, et elle me prenait les mains et me sentait les doigts en les reniflant très fort.
- Tu t’es chatouillée aujourd’hui, faisait-elle ; ou bien : Tu as mis ton doigt dans le trou de ton derrière. Dis que ce n’est pas vrai ! Ah ! cochonne, on ne te corrigera donc jamais !
- Mais, mère, ce n’est pas vrai, faisais-je toute confuse.
- Ce n’est pas vrai ? Tiens, voilà pour ton mensonge, et elle me donnait une paire de gifles qui m’aplatissait comme une pomme cuite. Et puis tourne-toi, veux-tu te tourner, et tout de suite, et montre-moi ton derrière que je le soigne. Veux-tu bien, ou tu l’auras devant Germaine !

Il fallait me mettre à plat ventre sur le lit, et alors la religieuse me levait le drapeau comme elle disait, et retirant sa savate, une savate dont la semelle était dure et souple, elle me repoussait convenablement le fondement, mes deux fesses, le trou, la petite fente, les cuisses, tout en recevait. J’avais beau pleurer, j’avais ma fessée.

Le jour, je devais lui demander la permission pour tout faire, même pour aller aux latrines. Il fallait lui dire si j’avais besoin de pisser ou d’autre chose. Elle ne me donnait que le temps strictement nécessaire, et quand je partais comme lorsque je revenais, regardait l’horloge. Une fois je m’attardai. Elle me fit présenter mes doigts.
- Ah, cochonne ! cria-t-elle, qu’as-tu fait depuis que tu es partie ? Tu t’es touchée ? Ne mens pas ! C’est excellent, c’est excellent. Viens ici que je te sente tes doigts.

Elle les reniflait, puis :
- Heureusement qu’aujourd’hui j’ai de quoi améliorer ces pays bas. On m’a apporté de Corbeil un instrument qui va m’être bien utile.

Et elle tirait d’une armoire un grand martinet de cuir. Je tremblai. La savate suffisait déjà et me faisait bien assez mal. Mais la grosse religieuse m’avait déjà empoignée et elle m’avait mis la tête entre ses cuisses qu’elle serrait à m’étrangler. J’étais là, la face dans sa robe, suffoquée par les fortes odeurs qu’elle dégageait, toute honteuse et étourdie dans l’obscurité de ses jupes. Cependant elle m’avait levé mon jupon, ma chemise poissait aux fesses.
- Salope ! cria-t-elle, tu vas salir mon martinet neuf, mais tu l’essuieras avec ta langue, je te le promets. Qui m’a donné une merdeuse de fille pareille. Sale et vicieuse, elle a tous les vices.

Les lanières bientôt fouillèrent dans mes fesses, en écrasèrent et en balayèrent l’ordure, et hachèrent la peau vive. Je rugissais et je la mordis à la cuisse.
- Ah ! je vais te faire la dent molle, tu vas voir ça.

Elle m’emporta comme une poupée, me jeta en travers du lit et mit son derrière presque entièrement sur ma tête. Puis, m’ayant ainsi à sa merci, sans avoir besoin de me tenir, elle m’ouvrait les fesses et me fouettait les peaux tendres de ma fente et de mon trou du derrière.

Ce fut une terrible correction, mais j’avais je ne sais quel plaisir d’esclave à recevoir le fouet de cette religieuse.

Mais quand Germaine rentra et me vit tout en larmes, cette charitable petite dévote se mit à rire derrière.

Je fus si outrée de colère que je me dis : « Toi ma chère, je te veux faire fesser et avant qu’il soit longtemps. »
- Pourquoi riez-vous ? lui dis-je. On pourrait bien vous corriger aussi.
- Oh ! non, pas moi !
- Enfin, cela pourrait vous arriver. Vous avez un cul, vous aussi !

Tout son visage s’empourpra de honte et elle ne m’adressa pas un mot de la journée. Elle faisait un grand mystère lorsqu’elle allait aux latrines, comme si elle eût voulu laisser croire qu’elle était réellement un petit ange. Elle n’y allait que le soir, quand la soeur et moi étions couchées. Et lorsque la soeur fatiguée reposait, je profitai de ce sommeil et de l’obscurité pour aller surprendre mon ange à ses fonctions terrestres, et me couvrant du drap de mon lit, j’allai me cacher dans les latrines. À peine y étais-je, que mon ange, une chandelle à la main, arrive et se retrousse. J’eus alors le plaisir de voir que la maigreur de Germaine n’était qu’apparente. Sa taille était fine et souple, mais au bas s’épanouissait un copieux fessier, bien gras, gonflé à en éclater, et qui tendait ses lèvres comme pour y jouer un air de flûte. De fait j’entendis sonner l’air, de jolies notes. Il y avait réellement dans ce cul des petites voix angéliques, claires, argentines, et aussi parfois de grosses et de graves sonorités comme en rend un cul de dame mûre et vénérable. En même temps se projetait entre les grosses joues tendues, une belle coulée de pâte qui pendait comme une queue au crâne d’un Chinois. Elle était accroupie, montée sur le siège des latrines, tendant bien et ouvrant bien son mignon trou rose et pissant d’un jet doré. Alors sous mon drap, je me mis à pousser de grands cris et à remuer les bras. Elle eut tellement peur que je crus qu’elle allait tomber dans le trou ; mais non, elle eut la force de descendre du siège et se sauva laissant tomber ses cotillons sans peut-être prendre la peine de couper la queue grasse qui pendait à son derrière.

Je marchais derrière elle assez vite ; je l’atteignis comme elle allait rentrer à notre dortoir, soufflai sur sa chandelle à travers mon drap, l’éteignis, rentrai bien vite et allai me blottir dans mon lit.

À peine y étais-je que la soeur se réveillait.
- Tiens, où est donc Germaine ? se demanda-t-elle.

Mais elle ne s’en inquiéta pas. Elle devait aller à des prières que les religieuses, au moment de la fête de la Vierge, récitaient la nuit, et elle s’habillait à la hâte, car elle était un peu en retard, et elle craignait, elle aussi, de mériter la discipline, car les mères la reçoivent jusqu’à la supérieure qui l’a du père abbé.

Elle sortit donc et Germaine rentra morte de peur, se glissa dans le lit, récita toutes sortes d’oraisons à haute voix pour se protéger du diable, et je crus qu’elle délirait tant elle parla longtemps. Enfin elle s’assoupit.

Après une prière, voici la mère Sainte-Ildefonse qui rentre, moi je somnolais un peu, mais la lumière me réveilla tout à fait. La soeur se déshabille, se signe avec plus de précipitation que de coutume, car elle avait sommeil, et va se coucher ; mais au moment où elle lève le drap, elle s’arrête.
- Qu’est cela ? fait-elle.

Cela, c’était la longue traînée de pâte que, dans sa frayeur, mon petit ange de Germaine avait emportée entre ses deux fesses et venait d’abandonner dans les draps. Ah ! ma Germaine n’était plus une sainte, ni un ange aux yeux de ma mère Sainte-Ildefonse, je vous prie de croire. Paf ! Paf ! voici qu’elle la réveille. Germaine se réveille, crie, croit voir le diable.
- Voulez-vous me dire ce que vous avez fait, dégoûtante.

Germaine se mit à pleurer en regardant son oeuvre.
- Ce n’est pas moi.
- Comment ce n’est pas vous ?
- C’est le diable ou Rose. (Je m’étais mise à ronfler.) Rose dort, et le diable ne vient pas dans mon lit, apprenez-le, mademoiselle. Je sais bien où est le diable, moi, tenez, je vais vous le dire… Tournez-vous ! Vas-tu te tourner, dégoûtante !

Et la soeur donne à Germaine une grosse claque sur le cul. Germaine, qui jamais n’avait été fouettée, était folle de douleur et de honte. Elle sanglotait, criant à chaque chiquenaude de la soeur comme si on l’avait écorchée. Cependant la soeur, les lunettes sur son nez, regardait la chemise poissée, l’arrachait des fesses, et découvrait une raie du cul tout embourbée.
- C’est trop fort, par exemple ! cria-t-elle. Et elle alla chercher son martinet dans son armoire, puis surmontant son dégoût, elle prit mon petit ange sous le bras et son cul barbouillé, elle fouetta et refouetta, si bien qu’au milieu de l’ordure de belles gouttes de sang perlèrent.
- Vous allez lécher cela avec votre langue, cochonne ! dit la religieuse, et elle la força à nettoyer le lit puis à se nettoyer elle-même. Enfin elle la fit se coucher et se coucha auprès d’elle, mais comme Germaine sanglotait bruyamment, plus d’une fois la lourde main de la soeur s’abattit sur le postérieur de l’ange.

Germaine, le lendemain, ne savait où se mettre tant elle était honteuse ; enfin la correction de la nuit avait été sérieuse, car, malgré son orgueil de sainte, elle portait fréquemment la main à ses fesses.

À un moment que nous étions seules, je lui dis :
- Germaine, tu as mal ?

Elle ne me répondit pas. Je recommençai ma question. Cette fois elle ne put s’empêcher de dire :
- Oh, oui ! j’ai grand mal.

Et des larmes lui vinrent aux yeux. Le fouet lui avait fait du bien, car il l’avait attendrie.
- Veux-tu que je te fasse passer ton mal ?
- Comment cela ?
- Laisse-toi faire. Étends-toi sur le lit et ferme les yeux.

Mais la soeur, si elle vient ! Elle m’a dit, la méchante, ce matin : « Si vous souffrez, tant mieux. Je ne vous ai pas donné la fessée pour que vous ne souffriez pas ! Et si c’est la première fois, ce ne sera pas la dernière, a-t-elle ajouté. On a jusqu’ici été trop bonnes pour vous. »
- Je vais te montrer qu’on ne doit pas craindre le fouet. Allons, couche-toi sur le lit.
- Mais si la soeur vient.
- Laisse la soeur tranquille ; elle est à manger, elle ne se dérangera pas.

Alors je retroussai ma Germaine, je mis à l’air ces jolies petites cuisses.
- Montre-moi tes fesses, dis-je.

Elle voulut refuser.
- Oh, non ! non ! non !

Je l’étreignais avec force, et alors sans craindre ce qu’il pouvait y rester de la veille, ravie par ces deux fesses angéliques, qu’elles étaient réellement, je léchais ces traces livides qu’avait laissées le martinet, et insérant ma langue dans le petit trou écorché, je léchais le sang frais, et pendant ce temps je frottais vivement la petite languette rose de sa fente, puis je picotais le bouton mignon et ses jolies lèvres comme Valentine me l’avait appris à lui faire. Elle se tordait, voulait me repousser, disant toujours :
- Assez ! Assez !

Mais je continuais sans relâche, sans fatigue. Enfin je vis qu’elle allait se pâmer, je lui entrai un doigt dans le trou du derrière et je secouai énergiquement le petit goulot. Elle se roula sur le lit, puis demeura immobile les bras étendus.
- Oh, mon Dieu ! dit-elle en se relevant au bout d’un instant comme si elle se réveillait d’un rêve, je vais être damnée.
- Non, seulement ce soir, quand la soeur dormira, tu viendras dans mon lit. Je t’apprendrai autre chose.
- Quoi donc ?
- La soeur m’a fessée ce matin, eh bien il faut que tu me rendes ce que je viens de te faire.
- Ça, jamais !
- Alors je raconte à la soeur que tu t’es touchée entre les fesses.
- Elle ne te croira pas.
- Elle croira tout de toi depuis ta correction d’hier soir. Ah ! maintenant, tu es, que tu le veuilles ou non, ma petite chose.
- Ah ! mon Dieu ! secourez-moi ! s’écria-t-elle.
- Va, je ne te ferai pas de mal, tu peux être tranquille. Je rendrai heureuses tes petites fesses que la soeur a meurtries si cruellement. Et puis aussi quand la soeur te fessera, car elle te refessera.
- Tu crois ?
- C’est sûr. Quand elle te refessera donc, remue ton derrière sous les coups, et au lieu d’avoir mal, au moins sur le moment, tu n’auras que du plaisir.
- J’en aurai, dit Germaine.

Voir en ligne : Livre II : Je jouis en grande fille et l’on me traite en enfant

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS.COM d’après l’ouvrage de Hugues Rebell, Journal d’une enfant vicieuse, imprimé par Isidore Liseux et ses amis (Éd. Charles Carrington), Paris, 1903, 164 pages.



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