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Histoire des flagellants

Je mate et réduis mon corps en servitude

Le bon et le mauvais usage des flagellations (Chapitre III)



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Jacques Boileau, Histoire des flagellants où l’on fait voir le bon et le mauvais usage des flagellations parmi les chrétiens..., traduite du latin par l’abbé J.-J. Granet et préfacée par François Granet, Éd. F. Vander Plaats, Amsterdam, 1701 (in-12°).


CHAPITRE III

Depuis la venue de Jésus-Christ, les Juifs convertis au Christianisme persévérèrent dans la coutume qu’ils avaient de ne se pas fouetter eux-mêmes. Le sens du passage de St Paul 1. Corinth. IX, 27 : Mais je mate et réduis mon corps en servitude etc.

Les écrivains sacrés du Nouveau Testament parlent jusqu’à onze fois de flagellations, dont il y a cinq endroits qui regardent notre Sauveur Jésus-Christ : mais il ne reçut pas le fouet plus volontairement que la mort, qu’il endura pour obéir à son Père et procurer le salut du genre humain. Et quoiqu’il dise à cette occasion, je laisse ma vie de par moi-même, il ne s’ensuit pas qu’il se crucifia, ni qu’il se tua lui-même. Les cinq endroits où il est parlé du fouet que Jésus-Christ endura, se trouvent en St Matt. XX, 19 et XXVII, 26, Marc XV, 15, Luc XVIII, 33 et Jean XIX, 1. Mais on n’en peut rien conclure du tout pour les flagellations volontaires, ni la discipline que les moines se donnent aujourd’hui, puisque notre Sauveur ne se fouetta pas lui-même de ses propres mains, et qu’on pourrait soutenir avec autant de vraisemblance qu’il est permis de se donner la mort, et de se clouer soi-même à une croix ; ce qui est si absurde, qu’il serait inutile de le faire voir.

Il y a six autres passages, où il est parlé du fouet ; le premier se trouve en St Jean II, 15 : Et Jésus-Christ fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du temple, avec les moutons et les boeufs et il jeta par terre l’argent des changeurs, et renversa leurs bureaux. Le second est dans les Actes V, 40 où après avoir rapporté l’avis de Gamaliel, il est dit que les Juifs battirent les apôtres, et ayant fait venir les apôtres, ils leur défendirent après les avoir fait fouetter, de parler à l’avenir au nom de Jésus, et ils les laissèrent aller. Le troisième est 2 Corinth. chap. VI, 5, où St Paul met les plaies entre les persécutions que les ministres de l’Évangile enduraient ; ce qu’il explique en détail par rapport à lui-même, dans le chap. XI, v. 24. J’ai reçu des Juifs par cinq fois quarante coups moins un. v. 25. J’ai été battu de verges par trois fois ; j’ai été lapidé une fois ; j’ai fait naufrage trois fois ; j’ai passé un jour et une nuit au fond de la mer. Il en parle aussi en général dans son Épître aux Hébreux chap. XI, v. 36 : Les autres ont souffert les moqueries et les fouets. Mais y a-t-il rien en tout ceci qui approche des flagellations volontaires et qui les autorise ? Où est l’homme qui ne voit du premier coup d’oeil que des gens persécutés souffraient ces verges et ces battures, malgré qu’ils en eussent ?

Cependant on tire une objection assez forte et qui mérite d’être bien examinée de la 1 Corinth. chap. IX, v. 27, où St Paul dit de lui-même : je traite rudement mon corps et je le réduis en servitude, de peur qu’ayant prêché aux autres, je ne sois réprouvé moi-même. Il y a des savants qui croient que l’Apôtre insinue par là, qu’il se donnait le fouet pour arrêter les mouvements de la concupiscence, donner un frein à sa chair et la soumettre à l’empire de la droite raison. Jacques Gretzer, illustre théologien de la Société des Pères Jésuites, soutient avec beaucoup de vigueur, que les termes grecs traduits par, je réduis mon corps en servitude, signifient à la lettre, j’imprime sur mon corps les traces du fouet, et je le rends livide à force de coups, et il appuie cette explication de l’autorité de Septalius et de Guastaninius, deux célèbres interprètes d’Aristote, qui sur la Section IX des Problèmes, Probl. 6, 9 et 10 assurent fortement, que Gallien a pris ce verbe dans le même sens. Il joint à ces auteurs, St Irénée, St Chrysostome, Paulin et Théophylacte, qu’il affirme avoir expliqué ce passage de la même manière. De sorte que si cela est vrai, il n’y a nul doute que St Paul n’ait voulu dire qu’il s’était imposé volontairement cette peine, et qu’il se fustigeait lui-même de ses propres mains, et qu’il n’ait donné par là un exemple à imiter pour tous les fidèles.

Mais on peut découvrir sans peine que le verbe grec n’emporte pas ici cette signification. Il n’y a qu’à voir s’il se trouve dans quelque autre endroit du Nouveau Testament. Je le rencontre d’abord au chap. XVIII de St Luc, où Jésus-Christ dit en forme de parabole, qu’une veuve importunait un juge par ses plaintes, qui à cause de cela lui rendit enfin justice, et que le Sauveur fait exprimer en ces termes. v. 5 : Néanmoins parce que cette veuve m’importune, je lui ferai justice, de peur qu’à la fin elle ne me charge d’injures. Qui pourrait s’imaginer que ce juge appréhendait, que cette femme le battit ? Il faudrait pourtant le croire si le verbe grec rendu ici, par charger d’injures, signifiait toujours battre, ou donner des coups. Mais cela est tout à fait ridicule, et on ne peut l’expliquer en cet endroit que par fatiguer, embarrasser, ou tourmenter, quoique par d’autres moyens que les macérations et les meurtrissures de la chair. Nous pourrions ajouter à ceci que St Paul dans sa 2e Épître aux Corinth. chap. XI, v. 23-26, où il fait une longue énumération de ses souffrances, et où il parle de verges et de plaies, n’a jamais employé ce verbe. D’ailleurs Robert Étienne, ce savant et fameux imprimeur de Paris, rapporte qu’il avait vu un manuscrit des Épîtres de St Paul, où dans la 1er aux Corinth., chap. IX, 27 au lieu de (…), on lisait (…) qui signifie, je mate par l’abstinence et par la faim. C’est sur la foi de ce manuscrit que Clément d’Alexandrie a cité ce passage dans le liv. 3 de ses Stromates pag. 496, où il y a, je mate, dit St Paul, et je réduis mon corps en servitude. Le grand St Basile suit la même leçon dans son Homélie sur le Ps. XXIX, pag. 195, et Théophylacte dit p. 239 : Quelques uns croient que le verbe grec (…) est plus propre pour signifier j’expose mon corps à la faim, mais on ne doit point admettre cette explication, il faudrait qu’il y eut (…). Mais qu’est ce qui empêche de lire (…) avec un omicron au lieu de (…) avec un omega, et de retenir l’alpha, au lieu de l’epsilon, suivant le dialecte dorien ? de sorte que si (…) signifie, je mate et j’afflige, (…) signifiera la même chose, et non pas, je bats et je fouette. Gaspar Suicerus remarque dans son Lexicon des Anciens Pères, qu’il y a plusieurs anciens manuscrits des Épîtres de St Paul, où on trouve en ce verbe grec l’o bref, au lieu de l’[omega] long. Et qui ne voit que les copistes peuvent avoir pris facilement l’un pour l’autre ? Hesychius sur ce même verbe grec dit, que l’affliction est l’humiliation du corps. Daniel Heinsius dans ses Exercitations sacrées sur la 1ère Ep. aux Corinth., chap. VI, p. 389, soutient qu’il ne faut pas lire (…) mais (…) ; car on dit en dorien (…) pour (…) d’où vient (…). Hesychius dit aussi sur le nom pluriel (…) p. 940, que ce sont des tumeurs qui viennent sous les yeux, et des meurtrissures qui gâtent et défigurent le visage.

Quoi qu’il en soit, si nous devons expliquer St Paul par le consentement unanime des anciens Pères et des autres interprètes, on aura de la peine à en trouver aucun qui ait traduit ce verbe grec (…), par je bats à coups de fouets, ou de verges, et entendu ce que l’Apôtre dit en cet endroit, d’une flagellation volontaire. St Irénée, évêque de Lyon, ou son plus ancien interprète, a rendu ces paroles ainsi : je meurtris mon corps et le rends livide, voyez Liv. 6 Contre les Hérésies, ch. LXXII, p. 418, sans dire un seul mot d’écourgées, de fouets, de verges ou de férules. St Chrysostome dans son Homélie 23 sur la 1ère Ep. aux Corinth., nous enseigne que par ce verbe (…), l’Apôtre marque les peines et les soins qu’il prenait pour conserver la tempérance, et modérer les appétits de la chair, et que c’est de même que s’il avait dit : « Je me donne beaucoup de peine et de fatigue pour suivre les règles de la tempérance, parce que la cupidité est difficile à vaincre et qu’elle tyrannise le corps ; mais je réprime cette passion et ne m’y abandonne pas ; j’endure toute sorte de travail plutôt que de souffrir qu’elle m’entraîne. » Et plus bas, je la dompte et la soumets avec beaucoup de sueurs et de peine. Il est vrai que Benoît Haeftenius dans le tome 2 de ses Disquisit. Monast. liv. 8, Disquisit. 7, p. 826, cite un passage tiré de la 34ème Homélie de St Chrysostome, par où il prétend prouver que les flagellations étaient en usage du temps de ce Père. Mais les paroles qu’il produit en latin ne se trouvent pas du tout dans le grec, de sorte qu’elles ne sont point de Chrysostome, et qu’il faut les attribuer plutôt à quelque fouetteur [1] moderne qui les lui a prêtées par une fraude pieuse. Théodoret, évêque de Cyr, dans son Commentaire sur ce passage de St Paul, ne fait pas la moindre mention non plus de fouets, ni de verges, mais il dit seulement qu’on doit l’expliquer du travail et de la continence ; « de même, dit-il, que les aliments servent à rendre un athlète robuste et vigoureux, ainsi l’application au travail et la continence me fortifient et m’aident à vaincre mon ennemi. »

Le grand St Basile, archevêque de Césarée en Cappadoce, lorsqu’il explique ce v. de St Paul, dit que l’Apôtre ne s’est servi d’aucun autre fouet pour réfréner les mouvements de la chair que de celui de la continence. Voici de quelle manière il le fait parler [2] : « Si la violence des passions charnelles excite mon corps à se révolter contre son Maître, je le réduis en servitude par les meurtrissures de la continence, et je le force à reconnaître son Supérieur. Ce n’est pas, dit-il, que je lui porte des coups mortels et que je le mette hors d’état de me rendre service, mais mon but est de le mater et de le tenir en esclavage, afin qu’il soit soumis à son Seigneur. » Ces termes, par les meurtrissures de la continence, font bien voir que St Basile n’a entendu ces coups que dans un sens métaphorique.

St Isidore de Péluse paraphrase ainsi ce même v. de St Paul [3] : « Je montre par mes travaux que je n’ai pas été honoré en vain, et que je conserve pure et entière la grâce que j’ai reçue, je ne m’abandonne point aux voluptés ni au relâchement, mais je passe ma vie dans la fatigue et dans les sueurs. » Qui ne voit par là que les mortifications de l’Apôtre n’étaient autre chose que les peines et les travaux qu’il endurait pour prêcher l’Évangile, et que ce rude exercice ne pouvait qu’atténuer et affaiblir sa chair ? Œcumenius ne l’explique pas autrement, et il fait parler St Paul de cette manière : « Je ne lâche point la bride à mon appétit, ni à tous les désirs de mon corps, mais je le réprime et je le soumets. » C’est ce qu’emportent les verbes dont il se sert, je le dompte et je le traite comme un esclave.

Les Pères Latins l’ont entendu tout de même que les Pères Grecs. Je n’en trouve pas un seul qui n’ait cru que St Paul ne se donnait pas des coups de ses propres mains. St Ambroise, évêque de Milan s’en exprime en ces termes [4] : « Celui qui dit : je châtie mon corps et le réduis en servitude, ne s’afflige pas tant pour ses péchés, qui n’étaient pas en si grand nombre, que pour les nôtres. Il nous enseigne aussi par là, que la tristesse, qui est selon Dieu, est utile, quoique celle du monde ne le soit pas. »

L’auteur du Commentaire sur les Épîtres de St Paul, qu’on attribue vulgairement à St Ambroise, dit sur ce même passage de la 2ème Epître aux Corinth. chap. IX, 27, « que châtier le corps, signifie le mater par des jeûnes, et lui donner ce qui est nécessaire pour entretenir la vie, et non pas ce qui nourrit l’incontinence et enflamme les passions. »

St Jérôme l’explique tout de même, « je châtie mon corps [5] et le réduis en servitude par l’abstinence, les afflictions et les travaux. » Comme il dit ailleurs (2. Cor. XI, 27) : « En peine et en travail, en veilles souvent, en faim et en soif, en jeûnes souvent, en froidure et en nudité. »

St Augustin dans son livre du Combat Chrétien Chap. 6 allègue ces paroles, je châtie mon corps, non pas pour nous exciter à prendre des fouets et des verges, mais à renoncer à la pompe et aux vanités du siècle. « Imitons l’Apôtre [6], dit-il, comme il nous y exhorte ; châtions notre corps et le réduisons en servitude, si nous voulons triompher du Monde ; parce que le Monde nous peut vaincre par ses plaisirs illégitimes, sa pompe et son éclat, et une mauvaise curiosité qu’il nous inspire. C’est par ces funestes enchantements qu’il enlace tous ceux qui aiment les biens temporels, et qui les contraint d’obéir au Diable et à ses anges ; de sorte que si nous renonçons à toutes ces choses, c’est alors que nous réduisons nos corps en servitude. »

St Fulgence, évêque de Ruspe, et illustre disciple de St Augustin, marche sur les traces de son excellent maître et donne le même sens que lui aux paroles de St Paul. Voici de quelle manière il les emploie dans sa 3ème Epître à Proba de la Virginité, chap. 12 : « L’époux spirituel des vierges, dit-il, ne demande pas qu’elles accoutument leur corps aux plaisirs sensuels, mais plutôt qu’elles le mortifient par des jeûnes. C’est ce que le Docteur des Gentils nous apprend qu’il faisait lui-même, et qu’il nous insinue comme un devoir qui nous regarde, je châtie, dit-il, mon corps et le réduis en servitude ; et ailleurs : en veilles souvent en faim et en soif, en jeûnes souvent. Que la vierge de Jésus-Christ ne cherche donc pas les plaisirs de la chair, qu’elle sait n’être pas même accordés à la veuve. »

St Paulin, évêque de Noie ne s’éloigne pas de cette explication dans sa 43ème Épître, qui est la 3ème qu’il a adressée à St Augustin : « Il me semble, dit-il, que celui-là châtie son corps, qui dompte la chair par des jeûnes, selon ce que dit l’Apôtre, je mate mon corps et le réduis en servitude, mais celui qui satisfait les appétits déréglés de la chair est fort éloigné de la vaincre. »

Le pape St Grégoire le Grand, 1er de ce nom, dans son Homélie 32, rendue dans l’église de St Processe et de St Martinien, sur ces paroles de St Matthieu : si quelqu’un veut venir après moi, qu’il renonce à soi-même, et qu’il charge sur soi sa croix et me suive, remarque qu’il y a deux manières de porter la croix de Jésus-Christ, l’une qui afflige le corps par l’abstinence, et l’autre qui touche l’esprit par la compassion des misères du prochain, et que St Paul les porta toutes deux. Quelle différence n’y-a-t-il pas entre cette croix et les flagellations volontaires ? Voici les paroles du Pape : « On porte sa croix, dit-il, en deux manières, ou lorsqu’on mortifie le corps par l’abstinence, ou qu’on s’afflige l’esprit par compassion envers le prochain ; examinons comment St Paul, qui disait : je châtie mon corps, et le réduis en servitude, avait porté sa croix de l’une et de l’autre manière. »

Mais, dit-on, St Pierre Chrysologue, archevêque de Ravenne, démontre clairement dans son Homélie 16, que St Paul s’était châtié lui-même de ses propres mains ; et voici de quelle manière ce prélat en parle, selon le témoignage du savant jésuite Gretzer dans son Livre du Combat Spirituel, imprimé à Ingolstadt par Adam Sartorius l’an 1609 [7]. « C’est ce que St Paul faisait, lui qui exprimait les marques de sa soumission en ces termes, je mate mon corps et le réduis en servitude ; c’est par là que ce bon serviteur châtiait son corps sans relâche jusqu’à le rendre livide, et qu’il se vengeait de lui-même. » Qui n’entendrait par ce discours que St Paul se donnait le fouet jusqu’au sang, et qu’il se meurtrissait à coups de verges ? Cependant, si nous consultons l’original, nous trouverons que la citation n’est pas tout à fait exacte. St Pierre Chrysologue nous enseigne dans cette Homélie, que Jésus-Christ nous a rendus ses serviteurs, et établis les maîtres de nos domestiques, et que nous lui devons rendre autant de soumission que nous en exigeons d’eux. « Après tout cela, dit-il, si le serviteur ne s’éveille de bon matin, et qu’il ne soit debout avant son maître ; fatigué ou non, il est condamné à être battu. De même donc que le serviteur connaît ce qu’il doit à son maître, ainsi ce dernier est instruit du devoir où il est engagé envers le Seigneur des seigneurs. » Il ajoute tout d’une suite que St Paul nous en a donné l’exemple en sa personne. « C’est ce, dit-il, que faisait St Paul, qui dépeignait ainsi les marques de sa soumission : Jusqu’à cette heure nous avons faim et soif, nous sommes nus, et on nous soufflette, et ailleurs je mate mon corps et le réduis en servitude. C’est par là que ce bon serviteur châtiait son corps sans relâche jusqu’à le rendre livide, et qu’il se vengeait de ses propres fautes. » Ces mots, c’est par là, font bien voir qu’il y a ici une métaphore, et que St Paul ne se meurtrissait le corps que par la faim, la soif, la nudité et les coups qu’il recevait malgré lui. C’est par là qu’il se châtiait sans aucune relâche, c’est-à-dire, qu’il travaillait sans cesse à réprimer les rebellions de la chair. Mais il n’y a nulle apparence et il est même incroyable qu’il eût pu en venir à bout à coups de verges ou de fouets, de sorte qu’il faut de nécessité entendre ce châtiment des macérations et des jeûnes. De plus, dans la citation du passage, Gretzer a omis ces paroles : jusqu’à cette heure nous endurons la faim et la soif, etc., qui jointes avec ce qui suit démontrent aussi clair que le jour en plein midi, que les meurtrissures de St Paul consistaient dans sa maigreur, son air pâle et abattu, les jeûnes, la soif, la nudité et les soufflets qu’il endurait avec un courage intrépide. D’ailleurs il ne faut pas oublier de remarquer ici que cet endroit de Chrysologue ne se trouve point dans sa 16ème Homélie, comme Gretzer le suppose, mais dans la 161ème.

Voir en ligne : Chapitre IV : Les flagellations volontaires parmi les païens

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS d’après l’ouvrage de Jacques Boileau, Histoire des flagellants où l’on fait voir le bon et le mauvais usage des flagellations parmi les chrétiens..., traduite du latin par l’abbé J.-J. Granet et préfacée par François Granet, Éd. F. Vander Plaats, Amsterdam, 1701 (in-12°).

Notes

[1(…) c’est-à-dire proprement celui qui porte un fouet.

[2In Lib. de vera Virginitate, pag. 718.

[3Lib. 3 Epît. 265. ad Apollinum.

[4Lib. de Paradiso, cap. 15.

[5Tom. IX. in Ep. 1 ad Corinth. cap. IX, 27.

[6Lib. de agone Christiano, cap. 6.

[7Cap. IV, p. 54, lin. 6.



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