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Charles Sackeville

Julia - Amours secrètes d’un gentleman

Roman érotique (chapitre 4)



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Toutes les versions de cet article :

Charles Sackeville (Edward Sellon), Amours secrètes d’un gentleman, traduit de l’anglais The New Epicurean or the Delight of Sex, [London, 1865], Paris, 1890.


JULIA

La lettre, me racontant ton aventure avec le marquis, dans les jardins du Ranelagh, m’a beaucoup amusé. Pendant ce temps, moi je ne restais pas inoccupé.

Depuis ta dernière visite, j’ai colonisé un coin de mes terres. J’ai mis une vieille et discrète créature, appelée Jukes, dans ce joli petit cottage couvert de roses et de jasmin, et dans la laiterie, la plus fraîche et la plus charmante de toutes les paysannes. Elle se nomme Phœbé. Il faut que tu viennes me rendre visite, ne serait-ce que pour admirer les perfections de cette adorable enfant.

Phœbé et moi nous nous entendons à merveille ; elle est si jolie, si amoureuse, si gaie et le temps, les lieux et les occasions sont si pleinement à notre service que depuis je me suis livré entièrement aux fantaisies amoureuses les plus fatigantes. Cependant après l’avoir baisée dans toutes les attitudes imaginables, gamahuchée et avoir été sucée en retour, j’éprouvai le besoin d’un nouveau stimulant, mais hélas ! je ne voyais ni Mrs R…, ni Mrs H… et leur écrire n’entrait pas dans mes principes de prudence.

Que faire ? Je commençais à désespérer. Ce fut la vieille Jukes qui, en cette circonstance et bien innocemment j’en suis sûr, vint à mon secours. Avec force révérences, elle me dit le plus humblement du monde qu’elle me serait d’une reconnaissance éternelle si je pouvais lui permettre d’avoir avec elle et Phœbé une de ses petites filles devenue orpheline. Elle m’expliqua que l’enfant était une douce et charmante créature de quatorze ans et comme elle savait que j’aimais à m’amuser quelquefois avec les enfants (pauvre innocente créature !), elle pensait que peut-être il me serait agréable d’avoir celle-ci de temps à autre.

Je consentis immédiatement et quelques jours après arriva la plus belle des fleurs du comté d’Hampshire. J’étais ravi et je fis venir de suite les plus jolies petites robes qu’il y avait en magasin ; je donnai mes instructions à Phœbé pour qu’elles fussent très courtes, ne descendant pas plus bas que le genou. C’était, tu le comprends, afin d’avoir la facilité d’observer ses beautés délicates, sans être obligé de recourir à des attouchements qui eussent pu alarmer sa jeune innocence.

Nous fûmes bientôt de grands amis ; elle s’attacha de suite à Phœbé et l’escarpolette, les poissons dorés, les friandises, les jolies robes contribuaient à la rendre heureuse comme une petite princesse.

La vieille grand-mère la suivait en poussant des exclamations d’admiration : « Ah ! mon bon Monsieur ! Que de bontés ! Doux Jésus ! » et ainsi de suite.

La petite paysanne ne tarda pas à être tout à fait apprivoisée ; elle allait et venait dans ma chambre, accourait en sautant sur mes genoux et s’amusait innocemment, comme tous les enfants, à monter aux arbres et se rouler sur l’herbe. De cette façon, la petite chatte me faisait voir son joli petit conin rose.

Tout d’abord la mère Jukes essaya de l’en empêcher, lui disant que c’était très mal de se conduire ainsi devant le Monsieur, mais je lui dis de n’y point faire attention et que j’aimais à voir l’enfant heureuse et s’amusant sans contrainte.

À la nuit venue, la vieille femme se mettait au lit.

J’avais recommandé à Phœbé de laver la fillette entièrement tous les soirs, dès que la vieille serait couchée ; et pour m’assurer que les choses étaient faites convenablement, je voulus assister à l’opération, pour avoir le spectacle de cette nudité en bouton.

Phœbé est une fille très avisée qui ne demande pas de grandes explications, aussi aucun des charmes les plus secrets de mon adorable jeune Vénus n’étaient cachés à mes yeux ravis.

Tantôt Phœbé étendait Chloé sur ses genoux, me faisant voir ainsi ces globes si blancs qu’elle entrouvrait pour m’exposer tout ce qui se trouve en dessous ; ou bien elle la couchait sur le dos et lui écartait les cuisses comme pour la sécher avec une serviette. Enfin elle lui faisait prendre l’une après l’autre toutes les attitudes que je lui avais apprises.

L’innocente petite semblait goûter un réel plaisir à cette toilette ; elle courait et sautait toute nue à travers la chambre, badinant avec nous deux. Je trouvais dans la contemplation de ses amusements toute la satisfaction que je désirais et je me serais peut-être contenté de la vue de ses beautés sans attaquer son innocence si une circonstance imprévue ne s’était présentée.

Un soir, après avoir fait sa toilette, la petite vint à moi et sautant à cheval sur mes genoux commença à jouer. J’aurais été un saint au lieu d’un pauvre pécheur que je suis qu’il m’eût été impossible de résister à une pareille attaque.

Imagine donc, ma chère Julia, cette gracieuse créature dans toute la fraîcheur de l’adolescence, entièrement nue, avec de longs cheveux bruns flottant sur ses belles épaules, se frottant sur mes cuisses. J’abaissai alors une de mes mains et délivrai le pauvre prisonnier si raide, qui depuis un moment menaçait de s’échapper de sa prison ; il se glissa de lui-même entre les cuisses de la fillette et sa tête rouge apparut (comme je pus le voir grâce à un miroir qui se trouvait en face de nous), impudemment entre ses jolies petites fesses.

Elle s’en serait peut-être aperçue si mon doigt n’avait été très occupé déjà dans sa petite fente, la « chatouillant » , comme elle disait en riant de bon cœur, tandis qu’en retour elle me chatouillait sous les bras.

Soudain, comme si elle avait une communication très importante à faire, elle me dit :
- Savez-vous que…

Puis elle s’arrêta, toute hésitante, et je me demandais où elle voulait en venir.
- Que… que… j’ai vu… ici…
- Mais quoi ? répondis-je anxieux : parle, chérie !
- Le coq, faire des poulets…

C’en était trop et j’éclatai de rire, après quoi je lui demandai :
- Et comment le coq fait-il cela, ma chérie ?
- Mais, dit Chloé de l’air le plus naturel, il chatouille la poule et quand elle pond des œufs ils deviennent des poulets.
- Je ne comprends pas, dis-je, puisque le coq n’a pas de doigts, comment peut-il chatouiller la poule ?
- Ah ! mais, s’écria Chloé triomphante, il en a un, et un très long même, je l’ai aperçu qui s’avançait en dessous de sa queue pendant qu’il s’appuyait sur la poule, exactement comme vous me chatouillez en ce moment, mais il faisait entrer son doigt dans le corps de la poule. N’ai-je pas raison de dire que le coq fait les poulets en chatouillant la poule ?
- Très bien raisonné, mignonne, lui dis-je, et je vois bien qu’élevée à la campagne, tu n’es pas une sotte ; et maintenant, je vais te dire quelque chose que toutes les petites filles sont très curieuses de savoir, mais dont les parents et grand-mères ne leur parlent jamais. Mais dis-moi d’abord qui t’a fait croire que c’était en chatouillant la poule que le coq faisait les poulets ?
- Mais, c’est parce que Phœbé me l’a dit.
- Il faut me pardonner, Monsieur, répondit la pauvre enfant très gênée, mais Chloé me tourmentait tellement au sujet du coq s’appuyant ainsi sur la poule qu’à la fin je fus obligée de lui expliquer.
- Vous avez bien fait, dis-je, il n’y a aucun mal à cela, ne s’agit-t-il pas d’une chose toute naturelle ?
Puis m’adressant à Chloé dont je n’avais pas quitté le petit conin :
- Voudrais-tu savoir, ma chérie, d’où viennent les bébés et comment ils sont faits ?
- Oh ! oui, répondit-elle en m’embrassant.
- Tu dois savoir que tu n’es pas faite comme un petit garçon ?
- Oui, répliqua-t-elle, c’est ici que vous voulez dire, en montrant l’endroit où mon doigt la chatouillait toujours.
- C’est cela ; mais as-tu jamais vu un homme, et voudrais-tu en voir un ?
- Oh ! je crois bien ! s’exclama-t-elle.
- Eh bien ! regarde ! lui dis-je en la soulevant et permettant ainsi à mon vit de se redresser.
- Oh ! la drôle de chose ! s’écria Chloé en le prenant dans la main ; comme c’est chaud ! C’est ça que je sens contre mes fesses depuis un moment ! Mais comment cela peut-il faire un bébé ?
- Je vais te faire voir, mais je ne te promets pas d’en fabriquer un, car on ne réussit pas toujours. Mais c’est en faisant ce que je vais faire à Phœbé que l’on a des enfants.
- Oh ! je comprends, s’écria-telle en battant des mains, vous allez faire à Phœbé ce que le poney a fait à la jument. Phœbé me les a montrés et m’a tout expliqué comme pour le coq et les poulets.
- Alors, dis-je à Phœbé, puisqu’elle a vu cela, je ne vois aucun mal à ce qu’elle sache le reste ; viens près de moi, étends-toi et relève tes jupes.
En un instant elle s’était retroussée, offrant une vue complète de ses jolis charmes.
- Oh ! mon Dieu ! s’écria Chloé, toute rougissante, vous avez des cheveux au bas du ventre !
- Et toi aussi, ma petite mignonne, dis-je, tu ne tarderas pas d’en avoir. Mais observe ce que je vais faire maintenant et pendant ce temps, chatouille-moi par-dessous.

Elle s’en acquitta de la façon la plus délicieuse et rit follement en voyant Phœbé bondir et se tortiller sous ma queue. Dès que ce fut fini, j’envoyai Phœbé chercher du vin et des gâteaux pendant que je branlai la jolie petite pucelle.

Cette opération succédant à tout ce qu’elle venait de voir, éveilla tout à coup ses passions encore endormies et sa précoce énergie. Elle saisit avec ardeur mon vit tout raide et le mettant dans sa petite bouche, commença à le sucer de telle sorte que je laissai échapper entre ses lèvres le liquide amoureux, tandis que sa rosée virginale arrosait ma main.
- Oh ! que c’est salé, dit-elle en crachant la liqueur et faisant la grimace. Et c’est cela qui fait des enfants ?
- Oui ! ma chérie ; une seule goutte est suffisante pour faire une jolie petite fille comme toi, ou un petit garçon.

Après le souper, Chloé me dit qu’elle n’était pas fatiguée et serait très contente de nous voir recommencer nos exercices ; je lui répliquai que c’était bien assez pour aujourd’hui, en lui recommandant de ne rien dire de tout cela à sa grand-mère.

J’espère que ma chère Julia aura trouvé ce récit varié très intéressant. Mais vraiment, je voudrais bien que tu viennes passer ici quelques jours, pour prendre aussi ta part de nos amusements.

Je t’attends au plus tôt.

Voir en ligne : Amours secrètes d’un gentleman : Euphrosine (chapitre 5)

P.-S.

Texte établi par Nathalie Quirion et EROS-THANATOS d’après le roman érotique de Charles Sackeville (Edward Sellon), Amours secrètes d’un gentleman, traduit de l’anglais The New Epicurean or the Delight of Sex, London, 1865 pour la version originale anglaise, Paris, 1890 pour la traduction française.



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