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Le Nismois

L’Armée de Volupté - IX

Roman érotique (Chapitre IX)



Auteur :

Le Nismois (Alphonse Momas), L’Armée de volupté, Texte imprimé, Paris-Bruxelles [s.n.], 1900.


IX

Héloïse de Boutteville, dans une non moins élégante toilette que Lucie, monta avec son amie et Émile en voiture, et l’on s’éloigna de la capitainerie.
- Maintenant, dit Lucie, il n’y a plus ici que deux amoureuses, désireuses de te donner l’ivresse de volupté et de la partager ; où allons-nous dîner ?
- Si vous voulez, dit Héloïse, nous nous rendrons à un cabaret de Boulogne que j’ai remarqué et où je me suis assuré un cabinet particulier… pour mes fantaisies. Nous y serons libres comme les oiseaux sur la branche.
- Un cabaret !
- Une guinguette au bord de l’eau, c’est-à-dire du chemin qui côtoie la Seine, le cabaret des Jeunes Chats (je vous recommande le tableau qui sert d’enseigne), tenu par une belle gaillarde, la Gadaille, Mélanie Gadaille.

Elle n’aura rien à nous servir, à moins que ce ne soit un lieu fréquenté, et alors…
- En vingt minutes elle confectionne un repas : elle a deux garçons et une servante qui la secondent ; le cabaret est achalandé de pêcheurs et de touristes.
- Et tu y as un cabinet à toi ?
- Aménagé selon mes indications.
- Tu… fais donc des fugues ?
- Parfois.
- En route pour le cabaret des Jeunes Chats, c’est en somme l’endroit le plus près.

On passa l’ordre au cocher qui fila bon train.

Émile, installé en face des deux femmes, semblait voguer en plein rêve : Lucie lui appliqua un léger coup sur les doigts.
- À quoi penses-tu, demanda-t-elle.
- Dam, à l’amour !
- Bien vrai ?
- Pourrait-il en être autrement ?
- Montre la preuve.
- Hein ?
- La preuve, pardine, tu le peux, Polycarpe ne voit pas.
- Polycarpe !
- Le cocher ; j’ai oublié de te le présenter, excuse-moi.
- En serait-il, par hasard ?
- Comme tous mes serviteurs, mais rassure-toi, section des auxiliaires, n’ayant rien à exiger de leurs chefs.
- Ouf !
- Oh, le nigaud, qui supposait !… Avec ça, tu ne montres pas…

Les yeux d’Héloïse souriaient comme ceux de Lucie, Émile se déboutonna et exhiba son sexe tout raide.

Lucie frappa des mains et s’exclama :
- Oh, le terrible homme, il est toujours au port d’armes, touche ça, Héloïse, du fer, toujours du fer !
- Dommage d’avoir ses gants, répliqua celle-ci, palpant le membre d’Émile.
- Si tu avais été le mari de Lucette, reprit Lucie, elle ne t’aurait pas absorbé comme feu de Mongellan.
- Pouvons-nous parler de Lucette ? demanda Émile.
- Non, répondit sèchement Lucie, parlons de nous. Ah, chéri, chéri, ne crois pas que nous soyons jalouses entre nous ! Je suis bien contente qu’Héloïse t’ait touché ; Héloïse est mon amie, je l’aime, elle m’aime, tu seras encore plus heureux qu’avec Yvonne. Tu as vu comme elle était jolie, toute nue ?
- Puis-je rentrer l’objet ?
- Attends. Il n’y a personne sur la route, non ? Bon, un baiser de chacune, tu veux bien ? eh, Héloïse ? Puis, tu l’enfermeras.
- Je veux ce que vous voulez, dit celle-ci.

Lucie se pencha, donna un baiser au gland, se releva, et son amie s’exécuta de même sans façon. Tout rentra dans l’ordre.
- Vous avez vu, dit Émile, j’ai prouvé. Je reverrais aussi avec plaisir, et ce serait bien, bien délectable de comparer.
- Comparer quoi ?
- Vos jolies cuisses et vos… poils.
- Oh le petit polisson qui veut comparer ! Laissons-le comparer, eh, Héloïse ?
- Ce ne sera pas bien commode.
- Bah, en retroussant bien ses jupes, il regardera entre nos jambes et il sera fixé. Il le mérite.
- Allons-y.

Les jupes froufroutèrent, mais malgré toute leur bonne volonté, les deux femmes ne montrèrent guère que l’angle de l’entre-cuisses, avec l’ensemble des jambes, le ventre disparaissant sous les plis des vêtements.
- Si on était mieux installés, dit Émile, je vous embraserais toutes les deux l’une après l’autre.
- Il en serait capable, s’écria Lucie, laissant retomber ses jupes.
- Je diminuerais ta part, fit Héloïse l’imitant.
- Il en a pour nous deux ! Quel régime suis-tu Émile, pour être ainsi solide ?
- J’aime la femme et j’aime les femmes.
- Notre raison d’être dans l’Armée de Volupté.
- Le cabaret des Jeunes Chats, cria Héloïse, nous sommes arrivés.

La voiture en effet s’arrêtait ; on sauta à terre, et avant de répondre à une grande et forte femme d’une quarantaine d’années qui, toute fraîche et gracieuse, s’avançait sur le pas de sa porte, Lucie et Émile contemplèrent un tableau qui servait d’enseigne.

De jeunes chats s’amusaient à courir après une boule, et, sur le côté, trois étaient en arrêt devant un quatrième debout, une patte sur le bas-ventre, semblant inviter les museaux à renifler.
- Allégorie transparente, dit Lucie, je ne connaissais pas cet établissement.
- Je vous présente Madame Gadaille, susurra Héloïse.
- Madame, Mesdames, Monsieur, entrez, on va dételer, vous dînez ?
- Oui, oui, Gadaille, continua Héloïse, et dans le cabinet que je vous ai loué.
- Bien, bien, vous êtes chez vous, je vous accompagne pour vous installer, on ne vous fera pas attendre.

On monta un escalier au fond d’une salle de café, et au premier étage, au bout d’un couloir, on se trouva dans un véritable petit nid, aménagé, on l’eût juré, pour la circonstance.

Le parquet était recouvert d’un très beau tapis, avec des tentures assorties à la porte et à deux croisées qui donnaient sur un balcon, dominant la route de la Seine, balcon isolé et ne communiquant pas avec les pièces voisines ; un large divan, des fauteuils et des chaises, une table au milieu sur un carré en linoléum, des pouffs formaient l’ameublement, avec une grande glace. Le balcon était encorbeillé de fleurs et surmonté d’une tente, le garantissant des rayons du soleil et des regards indiscrets d’au-dessous.

À peine entrés, Lucie ne se sentit pas d’aise, et sans se soucier de la présence de la Gadaille, débarrassée de son chapeau, elle jeta les bras autour du cou d’Émile, le fixa dans les yeux et murmura :
- Ah, chéri, on pourra prendre patience ou… se payer un de ces acomptes, dis !

Leurs regards restèrent figés dans une extase cérébrale, et la Gadaille, les contemplant, dit tout bas à Héloïse :
- Eh ben mais, et ben mais, c’est pas vous aujourd’hui qui êtes de la fête ?
- Si, si, moi aussi.
- Tous les trois ensemble alors !
- Oui.

Elle écarquilla des yeux émerveillés et surpris.
- Ah que de chiques choses quand on est jeune, riche et belle !
- Vous ne donnez pas votre part aux autres !
- Pour sûr ; mais il y a des fariboles qu’on ne connaîtra jamais.
- Allons donc, il n’y a qu’à vouloir avec ceux et celles qu’on fréquente.
- On ne voit pas du monde à la coule. Ô les amours, les amours, sont-ils beaux ! Voyez, ils se regardent tout le temps et ils ne voient personne. Vous pourrez leur dire qu’ils ne se gênent pas, qu’ils s’aiment, qu’ils s’aiment ! Vous ne vous fâchez pas quand je lorgne par le trou de la serrure ?
- Qu’est-ce que ça nous fait, pourvu qu’on nous laisse tranquilles !
- Et qu’on vous laisse tranquilles ici ! Vous savez, je ne suis qu’une femme, mais celui qui voudrait vous déranger, je lui ficherais mon couteau de cuisine dans le ventre.
- Ça vous émoustille donc de voir ? Oh puis, vous faites de votre côté, vous faites avec le cocher. Marchez avec celui-ci, Gadaille, c’est le cocher de mon amie et il aime les femmes de votre genre.
- Bien vrai !
- Puisque je vous le dis.
- Ah, bonté de sainte Madone, les voilà qu’ils se collent la bouche ! Je me sauve, je vais vous faire monter du Madère ; on mettra votre couvert et vous dînerez bientôt, je vous le promets. Ah, sainte Mélanie, ma patronne, voyez-les, ils n’ont plus de bouche, elles ont fondu l’une dans l’autre, j’en ai les jambes qui me tremblotent ! Je dégringole, ça me chavire, ces choses, oh, les anges, les chérubins, les… les… coquins !

La Gadaille se décida à descendre, et Héloïse, qui ne s’ennuyait pas à son verbiage, vint poser la main sur une épaule de Lucie.
- Eh bien, eh bien, vous êtes gentils, vous, je ne compte donc pas moi !

Lucie tressaillit dans tout son être, comme si une décharge électrique l’eût secouée, Émile se ressaisit, les lèvres des deux amants se séparèrent, Lucie se frotta les yeux et répondit :
- Dieu, que je m’élançais haut, haut ! Qu’y a-t-il, ma chérie, tu t’occupais du dîner avec ton aubergiste ?
- Vous vous moquiez d’être vus !
- Pourquoi se gêner ? Tu nous a affirmé qu’ici on était comme chez soi.
- Il serait bon cependant d’attendre que le couvert fût mis, le dîner servi, les portes fermées, la solitude enfin obtenue et garantie, à moins que vous ne vouliez le faire au milieu du chemin, et dans ce cas, je vous préviens, je ne suis plus de la fête.
- Tu as raison, tu as raison, on va être sages. Quand met-on le couvert ?
- Mais, à la minute. Tenez, pour patienter, on nous sert du Madère ; grillons une cigarette, car tu fumes, Lucie ?
- Oui, oui, excellente idée, ça ne te choque pas, ami Émile ?
- Au contraire, je vous en offrirai et je vous… imiterai.

Un jeune garçon d’une quinzaine d’année, apparut avec un plateau contenant la bouteille annoncée et les verres.

Comme il servait, Héloïse cligna de l’oeil Lucie et Émile pour appeler leur attention, et, assise dans un fauteuil, lançant sa première bouffée de fumée, dit :
- Quoi de nouveau dans la maison, Séverin ?
- Toujours la même chose, Madame, le service des pêcheurs qui mangent en courant, et des touristes qui font du tapage.
- Et les cabinets particuliers ?

Son visage maussade s’éclaira et il répondit :
- Oh, à part celui-ci, les autres ne reçoivent que des mufles.
- Des mufles !
- Des gonzesses qui se fichent du service et font rire la patronne. Quand on travaille par ici, ça change joliment.
- Pourquoi donc ?
- Toutes les fois que la patronne descend de servir, elle nous embrasse tous dans les petits coins, et si on s’amuse à l’asticoter, elle se laisse faire.
- Alors, lorsqu’elle devient mauvaise, il n’y a qu’à le lui rappeler.
- Alors elle taloche, et c’est une gaillarde ! Puis, faut pas jobardiner avec elle. Quand on asticote, elle asticote.
- Ce qui est très agréable.
- À la condition de n’avoir pas peur et de supporter l’asticotage.

Tout en causant il mettait le couvert, et les trois convives sirotaient le Madère, fumaillaient la cigarette ; Lucie, assise sur les genoux d’Émile, observant le jeune garçon, maigrelet et sec, le visage déluré et sournois en même temps, jetant parfois des regards furtifs qui semblaient scruter les actes possibles d’un homme et de deux femmes dans un cabinet particulier.

Une voix appela :
- Séverin !
- Oh, dit-il, le dîner ronfle, la patronne sera gentille ce soir.

Il se précipita à l’appel.
- Il est drôle ce bonhomme, s’écria Lucie, s’accoudant sur une épaule d’Émile.
- Tout est drôle dans cette maison, répondit Héloïse, et si je lui ai arraché ces quelques mots, c’est pour vous aviser que les portes et les murs ont des yeux et des oreilles, heureusement bienveillants, et qui inspirent à leurs propriétaires la manie de s’échauffer, selon le degré d’échauffement qui règne ici.
- Mes compliments pour ton cabinet, dit Lucie, quittant les genoux d’Émile.
- Moi, cela m’a toujours amusée, et je suis certaine que vous en éprouverez le même effet, lorsque vous verrez l’exaltation de la Gadaille.
- Cela se peut ; pour le moment, il ne me plaît pas de penser que je suis un objet de spectacle.
- Veux-tu que je te remplace auprès d’Émile ?
- Vas-y.
- Gadaille ne tardera pas à servir, examine le phénomène.
- Ne dépasse pas trop les bornes.
- Crains-tu que…
- Non, non, non, c’est pour nous réserver.
- Nous, nous réserver, oh, Lucie.

Lucie éclata de rire à l’exclamation, et Héloïse la remplaçant sur les genoux d’Émile, dégrafa son corsage, sortit un sein, guida une main de son cavalier sous ses jupes et dit :
- Un peu de chaleur à mon égard, Monsieur l’amoureux de Lucie, autrement je me refroidirai à 25° au-dessous de zéro, et bonsoir les folies de la nuit.
- Un peu, beaucoup, répliqua Émile, baisant le sein et pelotant les fesses.

La porte s’ouvrit, Mélanie Gadaille entra apportant le service, qu’elle s’empressa de déposer sur la table, les yeux ahuris, allant du couple formé par Héloïse et Émile à Lucie qui, occupée à installer les chaises, la considérait en dessous.
- Oh, murmura Mélanie, il est pour elles deux !
- Ça se voit, fit Lucie.
- Vous ne vous battrez pas ?
- Nous battre, pourquoi faire ?
- Pour vous le disputer. Vous paraissiez tant vous aimer tout à l’heure !
- Maintenant il aime mon amie.
- Il lui patouille la poitrine et le cul.
- Il me les patouillera dans un instant.
- Oh, oh, oh !

Elle ne trouva pas autre chose à dire et courut à son escalier.

En un clin d’oeil on s’installa à table, et l’appétit y étant, on dévora au milieu de mille mignardises.

Était-il question de l’Armée de Volupté ? Par instants on y revenait, et l’échauffement gagnant les trois têtes, se propageait jusqu’à la cuisine, par Mélanie Gadaille qui, l’oeil presque tout le temps cloué à la serrure ou à travers la porte qu’elle avait eu le soin de ne pas fermer, ne perdait rien de ce qui se disait et s’accomplissait, et courait retrouver son personnel, ses deux garçons et sa servante, sa nièce, une fille de vingt ans, mal dégrossie, arrivée depuis peu de son village.
- Oh, ce beau monde, s’exclamait-elle, ce qu’ils connaissent de bêtises ! Le Monsieur, je l’ai vu, il leur a baisé le derrière à chacune, avant de s’asseoir à table.
- Patronne, je baiserai bien le vôtre.
- Morvailleux, pour ne pas savoir continuer l’affaire !
- Vous auriez pu me l’apprendre.
- Silence. La grande, la rousse, elle a une toquade pour le monsieur, une telle toquade, qu’elle lui prête son amie pour qu’ils s’amusent davantage. Elle lui a dit : « Pas, les nénés à Héloïse, ils sont bien beaux, qui les tétera ? » Il a répondu : « Le petit soldat Mimile de la compagnie Boutteville. » Il paraît que le Monsieur il est soldat.
- Ah, patronne, je serais bien soldat d’un régiment dont vous seriez la colonelle ! s’écria l’autre garçon un peu plus âgé, un peu plus grand, mais tout aussi maigre.
- Toi, Piquolong, t’es encore plus serin que Séverin. Puis, Héloïse s’est levée et elle a dit à son amie : « Tu vantes toujours mes seins, mais tu as des jambes comme peu de femmes en ont, des cuisses qui sont tout un poème, et je veux les baiser. » Alors l’amie, Lucie, comme ils l’appellent, elle s’est soulevée toutes les jupes. Ah, ma bonne mère qui dormez dans l’autre monde, si vous aviez vu ce linge et ces jambes ! Héloïse s’est fichue sur les genoux, et son petit museau, si gentillet, est venu flairer les poils, son amie lui a passé les jambes autour du cou en disant : « Bécot, bécot chéri, tu es le bien reçu. »
- Ah, tante, est-il possible que des femmes s’embrassent là !
- Viens-y voir, répondit Mélanie Gadaille soulevant ses jupes et exhibant une de ces mottes bonnes à fournir un manchon.
- Oh, oh, oh ! crièrent les deux garçons ravis, levant les mains au ciel.
- Taisez-vous, vous les muscadins, et toi, y viens-tu, Bettine ?

La jeune fille, rouge cramoisie, eut un mouvement d’épaules et répliqua :
- Je ne dis pas non, je ne dis pas non, mais faudrait que vous donniez l’exemple, en commençant sous moi.
- Galopine.
- Vous fâchez pas, patronne, dit un nouveau venu, lui saisissant le derrière, maître Polycarpe, cocher de Lucie, vous êtes rudement bâtie et rudement chouette. Peut-on remplacer Mademoiselle ?
- Retirez votre main de mon siégeoir.
- Elle y restera jusqu’à la fin des siècles, tant que vous n’aurez pas consenti.
- Si je suis forcée ! Mais, vous savez, je ne la tiens pas quitte.

Le cocher s’agenouilla très galamment, baisa le poil de la cabaretière, et dit :
- Mazette, du montant à réveiller un mort !

Les deux garçons jetaient des regards furibonds sur Polycarpe ; Bettine rougissait encore davantage, Mélanie s’attendrissait.
- Relevez-vous, Monsieur le cocher, dit-elle, on va vous donner à boulotter.
- Langage on ne peut plus élégant.
- Dam, on fréquente la haute dans cet établissement !
- Pour être objet de galanterie, Mélanie n’en veillait pas moins à son service : elle installa le cocher à une table du café, le confia à Piquolong et regrimpa au premier étage.

Elle demeura haletante sur la porte.

Voir en ligne : L’Armée de Volupté - X

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS.COM d’après le roman érotique de Le Nismois (Alphonse Momas), L’Armée de volupté, Texte imprimé, Paris-Bruxelles [s.n.], 1900.



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