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Récit érotique

L’Aspirante

Zob au garde-à-vous

par Jacques Lucchesi

Jacques Lucchesi, « L’Aspirante », Récit érotique, Paris, mai 2014.


L’Aspirante

Un mariage vite rompu avait forgé sa décision de s’engager dans l’armée. Cette belle brune n’était pas fille à soupirer sur ses malheurs ; et puis elle pressentait que, dans cette nouvelle famille, elle ne manquerait jamais d’hommes à sa botte. Ses parents et ses copines avaient pourtant tenté de la décourager : « Un milieu de machos. Tu vas te faire bouffer, ma pauvre. ». En vain, car elle était parfaitement sûre d’elle et de ses charmes. Les hommes, c’est elle qui les mènerait par le bout du nez – ou d’un autre appendice…

Après des classes courageusement effectuées jusqu’au terme, son caractère et ses aptitudes la firent rapidement monter en grade. Au bout de quelques années, elle fut ainsi nommée aspirante. Et comme il n’y avait pas de lieutenant dans cette caserne, elle s’installa prestement dans le bureau mitoyen à celui du capitaine.

Volontiers tyrannique avec ses subalternes, ce célibataire endurci mettait cependant un bémol quand il s’adressait à sa belle adjointe. Et il n’était pas rare qu’il la complimentât sur sa façon très personnelle de porter l’uniforme, talons hauts, jupe moulante et chemisier largement ouvert, hiver comme été. La plupart du temps, elle lui répliquait par un sourire avenant. Elle n’était pas insensible à ses manières de vieux galant : dommage qu’il ait été aussi moche. Pour le faire un peu plus baver, elle faisait en sorte, lorsqu’elle allait pisser, de bien descendre sa culotte sur ses cuisses écartées. Car elle savait qu’il la matait par le trou – agrandi - de la serrure des WC. Où il s’enfermait à son tour juste après son passage…

Elle, c’étaient plutôt les recrues qui l’intéressaient, jeunes engagés aux corps sveltes et musculeux qu’elle allait régulièrement inspecter dans leur chambre à l’heure où ils se douchaient. Elle avait toujours un bon motif pour les surprendre en tenue d’Adam. Et lorsqu’elle voyait un zob se mettre spontanément au garde-à-vous sous la serviette de bain, elle éprouvait – invinciblement – le désir de le découvrir, de le branler et de l’avaler jusqu’à la dernière goutte. Cela s’appelle, sans nul doute, de l’abus d’autorité. Mais aucune de ses victimes ne s’avisa jamais de dénoncer cette gradée si aspirante…



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