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Récits érotiques

L’Éroticien (deuxième partie)

Deuxième partie : Chez Nadine

par Alain Valcour

Alain Valcour, « L’Éroticien » (Deuxième partie), Récit érotiques, Paris, janvier 2016.


L’Éroticien
Deuxième partie

Chez Nadine (suite)

Une grande métisse entre dans la pièce avec la solennité d’une prêtresse régnant sur notre petite assemblée. Son paréo aux couleurs tahitiennes découvre un sein d’une parfaite rondeur siliconée, terminé par un téton brun percé d’un anneau d’argent.

- C’est lui votre Valcour ?

Elle possède une voix d’homme ! Un renflement trahit le transsexuel non opéré. Elle dénoue son paréo d’où émerge un sexe magnifique, bandé comme tout homme en rêve, et tellement bien circoncis qu’on ne devine pas qu’il ait jamais pu être doté d’un prépuce.
- Valcour, suce-moi !

Je ne suis guère en position de refuser. Je passe et repasse ma langue autour de l’énorme gland, comme Patrick me l’avait enseigné, mais Séréna s’amuse à me l’enfoncer au plus profond de la gorge, sans craindre de me faire vomir. J’étouffe mais elle n’insiste pas, heureusement.
- Ça suffit. Son cul est prêt ?
- Oui !

Séréna me plante son sexe dans « les reins » avec la même détermination qu’elle le faisait dans ma gorge, quelques minutes avant. À chaque entrée, c’est une nouvelle souffrance malgré le gel – il faudrait en remettre – et quand elle atteint le fond, je crois que mes boyaux vont crever. Et ça dure ! Quelle puissance ! Je la lui envie, mais pour en faire profiter amoureusement de belles et douces petites femelles comme Nadinette. Elle éjacule enfin ! Je m’écroule, épuisé. Nathalie ordonne.
- Nadine, à toi de finir ! Valcour, tu peux te rhabiller.

J’observe écœuré mais silencieux, « ma » douce Nadine, obéissante, prendre à pleine bouche le sexe encore bandé de Séréna. Je suis groggy. Nous passons au salon. Elles m’offrent un vieux rhum des Caraïbes très bien venu. Nathalie et Séréna, collées l’une à l’autre sur le canapé se caressent et se patinent sans pudeur. Nadine et moi les regardons en silence.

- Valcour, tu vois que le couple n’est pas toujours une prison ! Nous avons même une petite chienne. C’est notre esclave sexuelle, 3-ways, pour nos amis qui sont raides rien qu’à mater ses seins ! Et gratis, alors que son cul, bien préparé, vaut bien 200 euros ! N’est-ce-pas Valcour, tu t’y es enfoncé ! Nadine, sans nous, elle ferait le trottoir !

Séréna intervient.
- Votre Valcour, c’est un pornographe pour midinette ! Il n’a pas compris que « l’érotisme est l’approbation de la vie jusque dans la mort » [1] et qu’il n’est pas de vrai plaisir sans grande souffrance.
- Mais il a bandé ferme à me voir claquer Nadine. Qu’est-ce que ç’aurait été si je lui avais planté des aiguilles dans les seins ou cousu les grosses lèvres !

Nadine ne conteste pas cette éventualité, comme si elle en avait l’habitude. Elle intervient timidement.

- J’aimerais bien…
- Si tu es bien sage pendant quinze jours, on te laissera baiser avec lui. Tu sais Valcour, cette mignonne petite pute a un mort sur la conscience ! Raconte-lui ton histoire, ça va le faire bander, vicieux comme il est !

Nadine raconte

- À 13 ans, mes parents m’avaient mise dans un collège de filles. J’étais tout juste tolérée dans un petit groupe dirigée par une « grande » de 17 ans nommée Gabrielle. Retardée dans sa scolarité, mais belle fille : taille fine et seins de femme bien formés. Moi, c’était l’inverse, de grosses fesses, des hanches épaisses et des petits seins. Elles m’appelaient Carotte-Bio, pour mes cheveux et mon physique « informe ». Nous ne parlions que de sexe. Les « puces », c’est à dire les pucelles attendaient impatiemment d’être « trouées » pour passer dans la caste des « reines ». Nous nous racontions nos jeux avec les mecs : « Il m’a léché les seins — Je l’ai sucé à fond ! — Et t’as tout avalé ? — Oui ! — Je l’ai forcé à me lécher la chatte » etc. Si une « puce » affirmait avoir été « trouée », on l’allongeait sur un banc, fesses nues, cuisses écartées et Gabrielle vérifiait de l’œil et du doigt.

Au retour du collège, je m’arrêtais chez mon oncle Bernard, qui m’aidait en mathématiques et en physique. Jeune ingénieur, il avait 25 ans. Ses WC étaient garnis d’une collection de calendriers Pirelli, et j’avais repéré dans sa bibliothèque des albums de photos de femmes nues. Lorsque j’étais toute jeune, pendant les vacances chez ma tante, il me savonnait longuement, et même un peu plus âgée, je me montrais à lui toute nue, sans penser à mal. J’ai imaginé alors qu’il pourrait me dépuceler.

Un jour dans l’escalier en montant chez lui, j’ai ôté mon soutien-gorge et arraché quelques boutons de mon chemisier. En m’asseyant un pied posé sur le bord d’une chaise, comme je le faisais sans gêne quelques années plus tôt, je lui ai montré ma culotte blanche, choisie usée – j’avais même agrandi les trous. La jupe découvrait complètement ma cuisse. Il est venu poser ses mains sur mes épaules, l’ouverture de mon chemisier baillait sous ses yeux et j’ai senti dans mon cou son souffle précipité. Je l’ai regardé droit dans les yeux. Il m’a embrassée dans le cou. Je me souviens encore du frisson qui m’a traversée. Sans échanger un mot, nous avons été sur son lit. Il m’a installée en 69, lui sur le dos. Son gland gorgé de sang m’occupait toute la bouche. C’était la première fois que je suçais un homme. « Mordille-moi » disait-il « Tout ! Le gland, les couilles. » Je pensais aux copines, je me demandais si elles avaient vraiment fait ce genre de choses ou si elles racontaient des histoires. Lui-même me léchait la chatte, me la fouillait avec sa langue et tarabustait délicieusement mon clitoris. « J’ai envie de pisser ! – Non, continue ! » et il m’a empoigné les hanches pour m’empêcher de me lever. Sa langue a accentué sa pression et accéléré. Je n’ai pas pu me retenir plus longtemps, je lui ai pissé à grands jets dans la bouche et dans les yeux, il m’a envoyé sa giclée de sperme dans la gorge et, la vessie vidée, j’ai joui juste après. Ce fut sublime. Nos baisers profonds étaient parfumés de sperme et d’urine. J’étais joyeuse, mais ça l’a un peu inquiété. « Surtout tu n’en parles à personne, même à tes copines, même sans dire mon nom, car elles bavarderaient, et ça finirait par se savoir. » J’ai promis et tenu parole, quelques jours.

Nous avons souvent recommencé. « Lèche-moi le trou du cul. » Et je me suis accroupie sur son visage, en écartant mes grosses fesses pour que sa langue puisse me pénétrer le plus possible. Quelques semaines après, j’ai pris mon ton le plus enjôleur pour lui demander : « Demain, j’aurai 14 ans, tu pourrais me faire l’amour à fond ? » Il a hésité, mais accepté, comme acceptant le destin. Mon dépucelage s’est très bien passé. Bernard m’avait fait jouir trois fois auparavant, avec sa langue. Je n’ai senti aucune douleur, mais j’ai été transportée par la sensation incomparable d’être pénétrée à fond par une grosse queue vigoureuse. « Tu es belle, avec ton sang de pucelle sur tes cuisses blanches ! » J’ai essuyé le sang avec un mouchoir de soie brodé, un cadeau de ma grand-mère, que j’avais apporté pour cela. « Qu’est-ce-que tu vas en faire ? – Ce sera un souvenir. – Ce n’est pas pour montrer à tes copines ? – Non, promis ! »

Nadine racontait très bien. J’ai dit à Nathalie :
- Vous voyez bien Nathalie que les expériences sexuelles juvéniles, même marquées du sceau réputé infamant de la pédophilie et de l’inceste, sont celles qui laissent les meilleurs souvenirs.
- Attention à toi Valcour, nous avons à présenter un mémoire universitaire, pas seulement sur tes écrits, mais aussi sur ta psychologie perverse ! Continue Nadine, tu fais rebander Valcour ! Mais toi au moins, tu n’es pas en train de te branler ? Regardez, elle se tripote les tétons ! Quelle chaudasse !
- Nous avons baisé et rebaisé durant les semaines suivantes, mais Bernard était à chaque fois plus inquiet. Il se préoccupait des jours dangereux de mon cycle, du 10 au 18, de ce que je pouvais raconter aux copines (bien entendu, je n’avais pas tenu ma langue), des lettres d’amour brûlantes que je lui envoyais (« À mon gros ours Bernard. Signée, Nadine, ta petite renarde. »). De fait j’avais envoyé ma première lettre au 27 et pas au 29, mais le facteur avait rectifié. Un jour, Bernard a remarqué un groupe de trois filles qui regardaient sa porte, cinq minutes après mon arrivée : j’avais peut-être été suivie. En fait, non. Le lendemain, il m’a montré, caché derrière une photo de sa mère, un petit flacon. « C’est du cyanure. Si on nous pince, je suis bon pour la taule. – Je dirai que c’est moi qui… – Ils s’en foutront. Ils diront que tu es LA victime ! [Il médite.] Nous sommes tous victimes de la société. Elle n’est pas faite pour nous rendre heureux, mais pour se perpétuer, même si ça ne sert à rien. Nos petits bonheurs, c’est comme une grotte secrète que l’on se creuse à la base d’une immense falaise. – Une grotte pour faire l’amour en cachette ! – Oui, c’est bien ça, tout plaisir est dérobé à la société, et elle cherche à se venger. » Ce jour-là, nos orgasmes ont été sans joie. La semaine suivante, nous n’avons plus parlé du cyanure, mais j’y pensais. Les copines me pressaient de questions. « Nous finirons par savoir avec qui tu baises ! » Elles m’ont même flanqué une fessée pour me faire parler, mais j’ai tenu bon.

Un jour Bernard a bu le cyanure, quelques minutes après mon départ. Depuis le premier étage, il avait vu une voiture de police garée devant chez lui. Deux policiers sonnaient à sa porte. Ils venaient lui dire qu’il avait oublié d’éteindre les phares de sa voiture.

Nadine se met à pleurer, comme si elle venait d’apprendre la mort de Bernard. Je suis moi-même bouleversé, autant par les faits rapportés que par cette souffrance que Nadine revit en racontant sa découverte du plaisir et sa malheureuse conclusion. J’ai la gorge nouée et je suis incapable de trouver quelque chose à dire de pas trop banal. Nathalie, indifférente, continue l’histoire de Nadine avec une sorte de délectation vicieuse.

- Ses parents l’ont mise dans une pension religieuse, tenue par des sœurs adeptes des châtiments corporels. Une fille punie devait rester les fesses nues toute la journée, jusqu’à 18 heures. Ses « bonnes » copines se moquaient d’elle et attendaient la cérémonie punitive avec impatience. Les punies du jour étaient durement fessées devant toutes les autres filles réunies dans le gymnase. La « Mère », c’est à dire la directrice, utilisait un paddle en cuir qui claquait les fesses plus cruellement que la main nue.

Cette pension était aussi un bordel pour ecclésiastiques. Une petite salle aux murs tendus de velours violet, dénommée « le Confessionnal », servait aux rencontres. La passe avait lieu sous les yeux, impassibles, de la « Mère » et sous ceux, larmoyants, d’un Christ peint dont le front sanglant était couronné d’épines. Une fois le « péché » consommé, la fille devait réciter une prière composée par la « Mère » :

Marie, triplement vierge,
Pardonnez-moi d’avoir induit le Père… en tentation,
Et d’avoir cédé au démon que Satan a envoyé pour m’éprouver.
Je suis indigne de votre grâce,
Mais je vous offre ainsi qu’à Notre Seigneur Jésus-Christ 
Toutes les souffrances de ma chair prostituée,
En réparation de mes péchés quotidiens. Amen.

Nadine a vite perdu son second pucelage, mais elle a eu besoin deux fois des services de la Sœur Avorteuse. Comme elle n’est pas trop sotte malgré les apparences [Quelle langue de vipère !] elle a fini par entrer à l’université, où j’ai fait sa connaissance. Séréna et moi l’avons sortie de la fange ecclésiastique où elle allait se noyer.

Séréna me congédie :
- Mon petit Valcour, vous avez là de l’inspiration nouvelle. J’espère que vous allez nous en tirer un récit bien tourné ! La prochaine fois je vous raconterai pourquoi je suis une trans.

Je sors de chez elles. Ce mémoire sur mes écrits, c’est certainement bidon, mais pourquoi m’ont-elles attiré à cette séance ? Il y avait peut-être une caméra cachée dans la pièce et mon enculage va se retrouver demain sur « Fesse-Bouc » !

Cette Nadinette, j’aimerais bien la revoir, toute seule, chez moi ! Dans mes bras, nue sous sa nuisette, ses lèvres jointes aux miennes en longs baisers fondants. Grâce à moi, elle oublierait ses souffrances et ses humiliations. Nos langues se chahuteraient, ses seins se blottiraient comme deux oiseaux dans mes mains caressantes. Je poserais mes lèvres dans la tiédeur de son cou, enivré par le parfum de sa peau de rouquine, et je boirais son souffle énamouré. Je glisserais mes mains jusqu’à ses cuisses déjà moites, qu’elle ouvrirait, impatiente, à mes caresses profondes. Me voilà parti à rêver !

Épilogue

Je n’ai pas pu contacter Nadine. Tous les soirs j’ai repensé à ses grosses fesses rougies par les claques de Nathalie et au baiser très doux qu’elle m’a offert quand je suis arrivé chez elle. Je n’ai bien sûr été invité à aucune présentation d’aucun mémoire. Mais voilà que je trouve dans les pages « culturelles » d’un quotidien prétendu « de référence » un article au titre racoleur : « Pornographie à l’Université ».

La Professeure Danièle Valdingue anime un séminaire sur « la psychologie du pornographe ». Ses étudiantes ont étudié les « œuvres » d’un pornographe amateur, Alain Valcour, qui publie sur Internet ses fantasmes masturbatoires. L’objectif de ce travail était de cerner les déficiences psychologiques qui le conduisent à publier des écrits relevant des tribunaux bien plus que du prix Goncourt. Ce choix témoigne de la décadence profonde de l’Université où la « recherche », sous couvert de psychologie, de sociologie ou de littérature (un comble en l’occurrence) peut porter sur n’importe quoi ! Les graffitis d’urinoirs ont même fait l’objet d’une thèse  [2] ! Il faut rappeler que Danièle Valdingue pratique la sociologie immersive. Elle a notamment envoyé ses étudiantes se prostituer. Certaines, plus intéressées par l’argent facile que par une carrière universitaire basée sur une pseudo-recherche, et sans doute prédisposées, sont restées non sans succès, « sur leur terrain de recherche ».

Voici ce que nos héroïques étudiantes ont découvert au sujet d’Alain Valcour. Il semble qu’elles l’aient rencontré dans des circonstances troubles qui ont été passées sous silence. Celui-ci manifeste une fascination (assez classique) pour les seins et un goût pervers pour les jeux de langue, y compris les plus dégradants, ainsi que pour les odeurs corporelles, ce qui montre sa double fixation aux stades oral et anal. Sa sexualité génitale est profondément perturbée par une expérience homosexuelle précoce et une hantise de la castration : pour lui toute femme est une dangereuse prostituée et toute mère est de la chair à fantasmes.

Les étudiantes ont lu à voix haute son Hommage à la mère, tout à fait scandaleux, dont il est impossible de reproduire ici la moindre ligne. Nous n’encourageons pas nos lecteurs à le rechercher sur Internet, même si c’est facile. Alain Valcour se complaît dans l’exploitation des drames humains. Son Fukutanari utilise la catastrophe de Fukushima pour promouvoir la pédophilie transsexuelle !

Son style est assez soigné, il faut le reconnaître, ce qui ne rend ses écrits que plus condamnables. Quant au contenu, ses fantaisies voyeuristes, pédophiles et incestueuses lui servent de remède à une impuissance fondamentale qu’il l’avoue lui-même dans Le sens de la vie. Il n’est que trop clair que ce douteux personnage a grand besoin d’une psychothérapie reconstructrice de sa personnalité dévoyée. Cela lui permettrait de réorienter ses « talents d’écriture » dans un sens qui valoriserait l’Humain au lieu de se complaire dans la description des bas instincts.

Cet article est un comble d’hypocrisie racoleuse, mais il me réjouit profondément car il me fait une publicité gratuite, et il m’encourage à continuer. Il me reste à espérer que le Bureau de la Pensée Conforme aux Valeurs de la République ne le verra pas.

Voir en ligne : L’Éroticien (première partie)

Notes

[1Citation bien connue de Georges Bataille.



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