Eros-Thanatos Bibliothèque de littérature érotique : histoires, textes, récits et confessions érotiques

Accueil > Romans érotiques > Passions de jeunes miss > L’Étoile de luxure et le con d’Hilda

Navigation



Par le Fouet et par les Verges

L’Étoile de luxure et le con d’Hilda

Passions de jeunes Miss (Chapitre XII)



Auteur :

Mots-clés : | |

Tap-Tap (Alphonse Momas), Par le fouet et par les verges : Passions de jeunes miss, I. Liseux, Paris, 1907. (187 p. ; 21 cm).


CHAPITRE XII

Oh ! le silence lugubre qui règne dans les bâtiments de l’Institution Sticker ! Sans doute, c’est la nuit, et la nuit on repose, on dort. D’où viennent les ombres qui glissent à travers les galeries et les couloirs ? Quels sont ces êtres, enveloppés de longs et larges peignoirs blancs, qui se répandent par les étages de la maison ? On ne se parle pas, on se sépare en plusieurs groupes ; il y a là des hommes et des femmes ! Sont-ce des fantômes qui errent pour réclamer les prières des vivants ? Voilà toute une suite de petites portes et devant ces portes quelques-uns s’arrêtent, alors que d’autres continuent leur route, fouillant à droite, à gauche, si rien d’insolite ne se dissimule. Les portes sont fermées, on cherche en vain à les pousser, à tourner le bouton, elles ne s’ouvrent pas. A-t-on mis une targette à l’intérieur ? Non, la serrure est fermée à clef. Il n’y a pas de règlements et d’ordres sévères qui tiennent ! Plutôt la flagellation avec les fesses écorchées par des lanières en cuir, que d’être exposées à des violences inattendues. Ainsi pensent les élèves. Précaires précautions. Un rossignol a raison de la serrure, la porte s’ouvre, un homme s’élance dans la chambre et la referme. À la tête du lit, blottie dans un coin, une fillette au visage livide se croit en sûreté, le lit la séparant de l’intrus. Le peignoir a roulé à terre, un homme nu est devant les yeux d’une fillette de treize, quatorze, quinze ans, peut-être plus, peut-être moins.
- Grâce, grâce, murmure l’enfant, ne me faites pas de mal !
- Je ne veux que ton bien : viens sur ton lit.
- Non.
- Tu vas descendre à la salle de punition, ta chemise déchirée par les coups de martinet dont je te régalerai le derrière et les reins.
- Ne soyez pas cruel.
- Viens sur ton lit.

L’homme a un martinet à la main ; il le lève, la fillette cède, plutôt toutes les cochonneries que d’avoir la peau abîmée par la flagellation ; elle vient sur le lit, et le corps agité de soubresauts convulsifs, ne se recule pas quand l’homme s’étend à son côté, prend sa main, la guide vers sa queue en demi-érection.
- Allons, brandouille cet outil, et fais que je jouisse, ou par ta main ou par ta bouche, ou de toute autre façon, si tu veux achever ta nuit en paix.
- Je ne suis pas en pension pour cet ouvrage.
- Qu’est-ce à dire ? Ne débauches-tu pas les petites filles de huit, neuf et dix ans ! Allons, allons, quand on pervertit les autres, on appartient à l’armée de luxure, et on doit obéissance aux plus forts, ma belle enfant. Secoue ma queue avec plus de coeur, ou je te la cloue dans le cul.

Les portes que l’on franchissait ainsi étaient marquées d’un signe, une étoile presque imperceptible dans un angle obscur, que ne voyaient pas les occupantes. L’étoile désignait la chambre d’une brebis galeuse. Pas d’hésitation possible pour agir. Le Monsieur du dehors, invité à se repaître de paillardises, entrait et agissait comme il l’entendait vis-à-vis de la fillette.

Reine avait quitté l’Institution Sticker, et après Reine, Lisbeth et Aline partirent à leur tour. Peu à peu les pensionnaires, présentes à l’arrivée de la jolie Française, se remplaçaient par les nouvelles venues, mais la graine de saphisme germait de plus en plus. Hilda n’était plus la favorite de Jean Sticker. Elle se fit encore prendre, en train d’être enfilée par un godemichet placé sous le ventre de Clary. Elle ne reçut pas la flagellation cette fois : toute sa division réunie, la directrice, lui ayant fait attacher jupes et chemises sur les épaules, la condamna à exécuter trois fois le tour de la salle de travail, en la poursuivant à grands coups de pieds dans le derrière. Au troisième, elle la flanqua à la porte et lui commanda de marcher dans cette tenue autour du bâtiment, pendant une demi-heure. Toute rouge de confusion, le visage en larmes, surveillée par une sous-maîtresse rigide, Hilda subit cette honte, rencontrée par les serviteurs des deux sexes, lui décochant force quolibets, et, sur la porte de sa chambre, dans le petit angle obscur et insoupçonné, s’apercevait l’étoile de luxure. Lassée de son favoritisme, finissant toujours mal, écoeurée des actes obscènes qui se commettaient avec une audace sans cesse croissante, jalousée et enviée de celles qui aspirèrent à lui succéder et qui, n’ayant pas abouti, la dénigraient auprès des grandes et des moyennes ; elle revenait à des sentiments de sagesse. La nuit, elle dormait paisiblement sans plus se préoccuper des tentations charnelles : le sang posé des Anglaises reprenait le dessus dans son tempérament. Elle pensait n’avoir rien à redouter de personne, et si elle fermait sa porte à clef, elle le faisait parce qu’elle savait que, dans la nuit, des personnes étrangères à la maison circulaient à travers les bâtiments scolaires. Et voilà qu’un soir, devant sa porte, s’arrêta le duc Albert d’Ottinicher. Hilda lui avait été signalée comme un fruit d’une saveur toute particulière, pas vierge sans doute, mais au repos depuis assez de temps. Entré dans la chambre, le bruit de la porte qui se refermait, quoique très léger, réveilla l’ex-favorite. D’un saut, elle bondit derrière son lit, et si elle était moins livide que bien d’autres, son visage très pâle trahissait son effroi et son ennui.
- Qui êtes-vous ? Que me voulez-vous ? s’écria-telle.
- Pas de bruit, ma belle, cela ne servirait à rien.
- Je suis maîtresse de ma personne.
- Tu n’es maîtresse que de tes paroles. Crois-moi, pas d’histoire, ou je t’ouvre le ventre avec un couteau.

Hilda eut peur. L’homme avait en effet un couteau à la main. Elle n’est plus pucelle, il le lui dit : qui le lui a appris ? Elle murmure :
- Pourquoi m’assassineriez-vous ?
- Qui parle de t’assassiner ! Une simple échancrure à ta cuisse, ou au bas de ton ventre, pour voir la couleur de ton sang ; cela pour me venger si tu résistes.
- Jetez votre couteau.
- Tu viendras sur ton lit ?
- Oui.

Le noble duc d’Ottinicher lança son couteau dans un coin, arme inoffensive, apportée plutôt pour effrayer l’ancienne maîtresse de Jean Sticker. Hilda s’était étendue sur le lit, il l’examinait dans toute sa sexualité avec une attention scrupuleuse. Oui, elle avait cessé d’être fille, mais elle conservait sa gracilité d’enfant : des cuisses joliettes, et des petits, petits nénés ! Des poils blonds et fins ; des hanches solides ; un postérieur rond et bien formé. Il appréciait cet ensemble ravissant, ni entièrement fillette, ni absolument femme, et il ne pensait plus à la petite Lucy, ni à la petite Rosy, qu’il avait croquée après la première et qu’il avait blessée, au point qu’on put craindre qu’elle ne se rétablisse jamais bien. Qu’importe au noble duc ! Ne faut-il pas qu’il satisfasse sa chair blasée ! Il userait d’une enfant de six ans, si ça lui disait. Mais plus il regardait le corps d’Hilda, et plus il trouvait qu’il avait une femme sous les yeux, non une fillette mièvre et viciée avant l’âge. Une moue de dédain errait sur ses lèvres.
- As-tu une petite amie, toute jeunette, dans la maison ? demanda-t-il.
- Je n’ai plus que mes livres.

Qu’est-ce à dire ? Voudrait-elle lui donner une leçon ? Albert, s’irritant de ne pas avoir à sa portée une pucelle interdite, retourna brusquement Hilda sur le ventre, comme s’il allait rendre hommage à ses fesses, et, prenant vivement une badine, un jonc flexible et solide dissimulé dans les plis du peignoir, rejeté à terre en pénétrant dans la chambre, il se pencha sur le lit, laissant supposer qu’il allait faire feuilles de rose au joli cul de la fillette. Mais, clic, clac ! la badine siffla, s’abattit sur le derrière si séduisant, et prêt à accepter l’enculage pour en avoir plus vite terminé ! Clic, clac ! les coups se précipitaient, le corps d’Hilda se tordait, la badine atteignait les fesses, les reins, le gras des cuisses : folle de douleur et de colère, elle roula à bas du lit, se glissa dessous pour se cacher et éviter la flagellation. Elle n’osait crier, de crainte de s’exposer à pire. Le duc se jeta à quatre pattes pour la saisir : l’attrapant par les pieds, il parvint à l’attirer, mais elle se débattait tellement qu’il roulait par-dessus elle. Ce fut la lutte opiniâtre et sans merci. Hilda griffait, giflait, mordait, frappait avec une énergie indomptable, et il la maîtrisait avec beaucoup de peine. Mais dans ses efforts pour la dompter, dans ses heurtements de corps, dans ses attouchements imprévus et rapides, il bandait, il s’échauffait, et tout à coup l’embrassant, la léchant, ivre de désir, il la poursuivit pour la posséder, jurant qu’il la laisserait dormir dès qu’il aurait joui. Elle comprit sa sincérité, et cessant de se défendre, elle s’abandonna. La queue s’enfonça sans trop de difficulté dans son con. Les assauts du coït commencèrent ; elle en possédait l’expérience et tendait le ventre pour qu’il la baisât bien et vite ; elle le favorisait de son mieux dans le va-et-vient de la queue. Il n’y avait plus là qu’un homme et une femme, collés l’un à l’autre pour produire la jouissance : et elle arriva fougueuse, ardente. Une fois de plus le con d’Hilda servait à la décharge d’un amant ! Foin des résolutions de sagesse ! Lorsque la luxure a passé sur l’esprit, il faut la vivre. Le duc ne cachait pas sa joie d’avoir abouti avec cette enfant endiablée. Il la déclarait la fille la plus précieuse de la maison. Et il le pouvait. Quelques semaines plus tard, il l’enlevait et l’emmenait dans ses propriétés, sur le Continent. Quel scandale, si c’eût été un autre personnage. La famille Lauthemann, une famille de trembleurs, capitula devant des propositions sonnantes et trébuchantes. Mais le coup fut terrible pour miss Sticker. Rongée par les soucis et les regrets, elle devenait de plus en plus sauvage et solitaire, ne sortant de son appartement que sous l’invincible besoin de rut, courant droit à la chambre d’une des houris qui lui restaient : Loti Dordan, Hellyett Patters ou Betty de Rosellen. Elle tirait son coup et en avait le remords presque instantané. La vie lui apparaissait insupportable. Elle n’était plus femme, elle ne pouvait affirmer sa qualité d’homme. Devant le flot montant d’impuretés qui souillaient sa maison, elle se résigna à la vendre à Clary qui en offrait un bon prix, et à se retirer en Écosse. L’Institution Sticker disparaissait, après avoir instruit plusieurs générations d’élèves dans la candeur, la chasteté et l’honnêteté, emportée par le grain de luxure que sema Reine de Glady, la jolie et gentille Française, enfermée là pour être corrigée, et qui trouva le moyen d’y débaucher compagnes et maîtresses.

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS.COM d’après le roman érotique de Tap-Tap (Alphonse Momas), Par le fouet et par les verges : Passions de jeunes miss, I. Liseux, Paris, 1907. (187 p. ; 21 cm).



 RSS 2.0 | Mode texte | Plan du site | Notice légale | Contact
Psychanalyse Paris | Psychanalyste Paris | Annuaire Psychanalystes Paris | Annuaire Psychanalyste Paris | Blogs Psychanalyse Paris