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Recueil documentaire psycho-pathologique sur les aberrations sexuelles chez la femme normale tombant à la bestialité la plus raffinée

L’Odeur de bouc du Satyre

La Femme aux chiens (Chapitre IV)



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L’Érotin (Alphonse Momas), La Femme aux chiens. Recueil documentaire psycho-pathologique sur les aberrations sexuelles chez la femme normale tombant à la bestialité la plus raffinée, Paris, 1912 [1921]. (161 p. ; 20 cm).


IV

Visite du satyre. — Cochonneries au gymnase. — Régine se livre. — Battue et contente. — On renouvelle la cyprine sur le mouchoir.

Régine avait pris son parti de son goût gomorrhéen, il s’agissait maintenant de bien conduire la chose en étudiant la nature et les besoins des chiens pour les tenir à la disposition de ses sens. Elle allait s’y appliquer. Elle ne pouvait prétendre les trouver tous les jours en haleine, cela appartient seulement à l’homme, mais en bien combinant, tantôt avec l’un, tantôt avec l’autre, elle les amènerait à accomplir des prodiges.

Elle utiliserait la rivalité qui s’accentuait entre eux, et elle les séparerait souvent, en laissant l’un à sa niche pour conduire l’autre tout seul au salon champêtre.

Elle pensait à son plan de conduite, étendue sur son rocking, les deux chiens au repos à leur chaîne du kiosque, lorsqu’elle aperçut Coralie qui s’avançait au milieu de l’allée, venant directement de l’habitation, car c’était son jour de sortie ; elle lui demanda dès qu’elle fut en sa présence :
- Qu’y a-t-il ?
- Un homme qui veut vous voir et qui prétend que vous l’attendez.

Régine tressaillit. Cet homme, elle n’en doutait pas, était le satyre. Elle prit des mains de Coralie un petit paquet qu’elle lui tendait en ajoutant :
- Il m’a dit de vous remettre ceci, et que ça vous rappellerait votre rendez-vous.
- En effet je me le rappelle ; envoyez le moi.
- Vous le recevez ! Il ne paie pas de mine, vous savez ! Bon, je ne sortirai qu’après que vous l’aurez renvoyé.
- Du tout, du tout, ma fille, je n’ai rien à craindre et, à la rigueur, j’aurai vite détaché les chiens.
- Louison est en course et Gernaque est descendu en ville.
- Je vous affirme que je n’ai rien à redouter. Partez tranquille.

Coralie n’insista pas davantage et se retira. Au bout de quatre à cinq minutes, Régine vit arriver le satyre qu’elle n’eut pas de peine à reconnaître ; elle était à demi-couchée sur son rocking et le considérait sans frayeur. Les chiens aboyèrent avec rage à son entrée dans la rotonde, quoiqu’ils fussent au moins à une cinquantaine de pas. Il s’informa d’une voix rude :
- Vos chiens sont attachés ?
- Tu n’as pas à en avoir peur.

Elle l’avait dévisagé avec effronterie, et il comprit que la luxure la travaillait. Elle cria :
- Chut donc, Fox, Médor ! ou le fouet.

Sans un mot, le satyre ouvrait sa culotte, montrait sa queue, son ventre, ses poils ; elle venait de défaire le paquet et d’en sortir le mouchoir de dentelles, elle le lui lança dans les cuisses et, se retroussant comme elle en avait coutume avec ses chiens, elle lui dit :
- Frotte-t-en, ou viens m’en branler, ou fais ce que tu voudras.

Elle étalait sa chair, depuis les seins jusqu’aux genoux, et elle s’offrait, attirante, admirablement belle, de plus, elle se tortillait sur les reins, appuyait un doigt sur son con, comme il tenait sa queue dans la main : elle avait bien l’air d’attendre son bon plaisir.
- Tu es une fameuse vache, dit-il, mais j’ai si envie de tirer un coup dans ta boîte que je te pardonne pour aujourd’hui tout ce que je te dois.

Pour toujours ! Où trouveras-tu une femme de ma qualité consentant à tes saletés ?

Il n’admirait pas son corps, comme elle supposait ; il s’avançait, la queue en avant, pour se placer sur elle et l’enfiler. Son ventre se plaqua sur le sien, il poussa dans les cuisses, il avait des maladresses qui l’empêchaient d’aboutir. Elle s’écria :
- Tu ne sais donc pas faire l’amour ?
- J’attends que tu me l’apprennes. Tes chiens m’embêtent.
- Tu veux qu’ils me dévorent !
- Si je l’avais voulu ils ne seraient pas enchaînés.

Par un fait assez fréquent, il avait débandé en poussant la queue sur le con. Il se releva et poussa Régine au gymnase où les chiens, en le voyant, se dressèrent debout pour lui sauter dessus, malgré la chaîne qui les retenait. Il pâlit et sortit son couteau. Régine lui tapa sur la main et dit :
- Referme ça : ici tu ne t’en servirais que pour signer ton arrêt de mort. Le temps que tu agirais, un de mes chiens serait libre et t’aurait vite étranglé.

Il ne demandait pas mieux que d’être assuré de sa luxure ; il obéit, s’empara des fesses de Régine, ce qu’elle lui laissa faire, et murmura :
- Il ne fallait pas me cacher tes pommes.
- Tu les tiens. Attends une seconde que j’administre une correction à mes bêtes pour qu’elles se taisent ; nous ne penserons plus ensuite qu’à la chose…

Il ne s’y opposa pas. La badine en main, elle châtiât durement Fox et Médor qui hurlèrent de douleur et finirent par se coucher en grondant sourdement.
- Les voilà en paix. Viens dans le kiosque, on sera mieux pour tes cochonneries.
- Non, je préférerais te voir ici toute nue, au milieu de ces arbres, ce serait rigolo.
- Comme tu voudras.

Régine marchait très bien, elle n’avait encore rien quitté de ses atours, elle ne fut cependant pas longue à se dévêtir, et les chiens, en apercevant sa nudité, poussèrent quelques cris plaintifs qu’elle sut arrêter par la simple menace de la badine.

Le satyre l’imita et, nu à son tour, il lui mit la main sur sa queue pour qu’elle le masturbât, tandis qu’il roulait le mouchoir de dentelles pour l’introduire dans son con. Elle l’examinait dans son corps avec peut-être plus de lascivité qu’il ne le faisait pour le sien : elle comparait sa musculature à celle de ses chiens ; la trouvait évidemment supérieure, mais ne perdait pas le goût de ses obscénités gomorrhéennes.

Elle s’appliquait à l’exciter par ses agaceries, par ses poses, se prêtait à ses jeux, lui recommandant de hâter son plaisir de peur que ses domestiques ne survinssent et la privassent de sa jouissance.

Il recommençait à s’avouer brutal, et cela, loin de la contrarier, semblait au contraire l’échauffer. Elle ronronnait, le caressait, le pelotait, l’embrassait, ne se préoccupant ni de sa vulgarité, ni de ses mauvaises manières, et il la claquait sur les fesses, sur le gras des cuisses, sur les épaules, la chatouillait avec l’extrémité de la badine, lui allongeait même des coups de pied au cul.

Il ne pouvait se repaître de sa chair sans frapper, il la fouettait de plus en plus fort, à mesure que les chiens s’irritaient de ce spectacle. Il en vint à vouloir la flageller avec la badine, et elle s’enfuyait, courant autour du gymnase, pour l’éviter.

Fox et Médor se dressaient debout, fous de rage, tendant leur chaîne à la briser. Elle n’osait se mettre sous leur sauvegarde, craignant qu’ils ne la mordissent dans leur colère, et elle tournait en tous sens, sautant les parallèles, essayant d’attraper une bigue pour grimper dans une logette qui surmontait les barres, et dont elle aurait pu fermer la trappe.

Il l’atteignit enfin et, comme une brute, il lui flanqua une dégelée de badine sur les épaules, les reins, les fesses et les jambes : elle levait les bras pour se préserver le visage qu’il n’eut pas épargné, il bandait ferme, il la jeta à terre et l’enfila en levrette sous les yeux pleins de furie des bêtes.

Ah ! si elle avait été rudement battue, le coït l’en récompensait, les cuissons, les douleurs se changeaient en chatouillements de délices, et elle eût volontiers consenti à ce que tout son sang se précipitât aux écorchures, tant elle jouissait sous la sauvage pression de ce mâle.

Son corps se marbrait de teintes bleues et violettes, de taches sanguinolentes qu’il essuyait avec le mouchoir de dentelles, le passait sur ses couilles à chaque tacherette humide de sang, en recouvrait une nouvelle énergie, et il rebandait.

Elle s’accroupissait sous son corps en bête soumise, il la pinçait et la mordait pour la secouer, il la poussa violemment sur le dos, lui colla sa tête sur sa queue, et commanda, d’une voix sèche :
- Suce-moi, j’en ai assez de ton sang dans la bouche, pour que tu boives de mon sperme.
- Te sucer !
- Ah ! vas-y, ou je te fous des gnons à te démolir.

Il sentait toujours le bouc, mais cette odeur n’incommodait pas Régine. Elle était en chaleur et, dans ces conditions, une femme, tant affinée qu’elle soit, trouverait exquises les pires odeurs.

Du reste, ne s’accoutumait-elle pas à celle de ses chiens !

Elle saisit la queue entre ses lèvres et la suça, écoutant ses conseils, les exécutant ponctuellement, pleine bouche, petite bouche, air de flûte, pressage du gland, avalage de l’outil…

La queue ne bandait pas avec la force espérée par le satyre. Régine s’arrêta tout d’un coup et s’écria :
- Bats-moi si tu veux, mais il y en a assez. L’heure passe et il ne me plaît pas qu’on me surprenne ainsi.
- Bon, bon, attends que je t’applique une bonne correction pour que tu te souviennes de moi, et puis on se dira au revoir.

Mais elle avait saisi la badine et, d’un bond elle se réfugia près de ses chiens qui grognaient toujours, quoique un peu plus calmes.

Il voulut s’avancer, ils se redressèrent, leurs poils ras hérissés, et elle fit le geste de les détacher.
- C’était pour rire, dit-il, je crois que je ne pourrai plus me passer de toi. Viendras-tu dans le chemin, à la carrière ? Je te ferai jouir comme tu n’as jamais joui.
- Je ne refuse pas, mais je veux savoir comment tu t’appelles, et ce que tu es.
- Je m’appelle Pierre Turnot, je suis marchand ambulant, et j’habite à Belleville. Tiens, voilà ma carte, je ne te cache rien.
- Je passerai mercredi prochain, le soir, dans le chemin, arrivant par le dernier train, comme l’autre fois. Tu m’attendras au tournant de l’avenue de la Gare.
- J’y compte.

Ils se rhabillèrent et il ne manifesta plus aucune brutalité ; ses sens étaient repus.

Pour éviter qu’on le remarquât, elle le conduisit à une petite poterne, tout près de là, et donnant sur les bois. Il ne la bouscula plus et, avant qu’elle ouvrît, il lui demanda :
- Ne veux-tu pas jouir sur le mouchoir ?
- Grande bête ! J’attendais que tu me le proposes, mais tu ne conserveras pas longtemps le mouchoir si tu y mêles mon sang à ma décharge.

Elle se retroussait et lui montrait ses cuisses, il s’agenouilla entre ses jambes, le mouchoir de dentelles à la main, et il la branla avec une science consommée, suspendant le mouvement du doigt pour chatouiller le con avec le mouchoir, enfoncer le médium dans le trou du cul. Petit à petit, elle s’abandonnait à ses mains qui la fouillaient, à ses lèvres qui lui faisaient feuilles de rose, et elle tressaillit enfin, jouissant et se collant le cul sur son visage.

Il partit. Elle avait renouvelé sa promesse du rendez-vous.

Voir en ligne : Dressage sexuel des chiens (Chapitre V)

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS d’après le roman érotique de l’Érotin (Alphonse Momas), La Femme aux chiens. Recueil documentaire psycho-pathologique sur les aberrations sexuelles chez la femme normale tombant à la bestialité la plus raffinée, Paris, 1912 [1921]. (161 p. ; 20 cm).



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