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Par le Fouet et par les Verges

L’essai de dépucelage de Lucy

Passions de jeunes Miss (Chapitre IX)



Auteur :

Mots-clés :

Tap-Tap (Alphonse Momas), Par le fouet et par les verges : Passions de jeunes miss, I. Liseux, Paris, 1907. (187 p. ; 21 cm).


CHAPITRE IX

La terreur planait sur la maison. Les jours qui succédèrent à la soirée de bal, les sévérités se déchaînèrent implacables. On fouettait, on flagellait, on fustigeait pour une peccadille, comme dans les vieux temps. L’autorité de la surveillante générale surenchérissait sur celle de la directrice qui, froide, mauvaise, impassible, exerçait inspection sur inspection dans les classes et dans les études, s’acharnant après celles qui avaient pu surprendre le secret de son sexe. Un regard douteux croisant le sien, et quel que fût l’âge, la jeune fille, appelée durement au milieu de la salle, recevait l’ordre de relever ses jupes, d’ouvrir le pantalon, de présenter les fesses aux mains fouetteuses ou au martinet cingleur. Miss Sticker sévissait, sévissait, et les jolies rondeurs blanches du postérieur, étalées sous ses yeux, elle frappait, patinant par moments le satiné de la peau, pinçant les rebords rembourrés pour bien marquer sa colère, lorgnant avec luxure la largeur de la fente des culs, dans l’idée confuse de les enculer une nuit prochaine.

Ah ! la confession de la petite Lucy à Clary, après que miss Sticker se fut retirée avec Hilda, laissait prévoir la rage érotique qui commençait à dominer la directrice, rage susceptible d’exposer à bien des dangers maîtresses, servantes et élèves ! Elle n’avait pas voulu que l’enfant assistât à la fête, parce qu’elle était descendue au cachot visiter miss Lisbeth pour la consoler, la caresser, la gamahucher, ainsi que cela lui fut rapporté. Lucy, si rétive au début à gougnotter, se prenait de passion pour le con, le minet, le cul de Lisbeth, et les dévorait de suçons à toute occasion. Pour la punir, miss Sticker la garda dans son cabinet de travail, et peu à peu, entendant les échos des danses, elle finit par lui commander de se dévêtir toute nue, afin d’exécuter sous ses yeux, pour la distraire, quelques gentilles poses mimées. Lucy avait l’habitude de la nudité, que lui demandait souvent Lisbeth, et elle ne pouvait songer de refuser à la directrice. Lorsqu’elle fut nue, elle s’exécuta, se lança dans de gracieuses attitudes, inspirées par l’écho assourdissant du piano, et elle réussit à intéresser miss Sticker, à lui plaire. Celle-ci l’assit sur ses genoux et la combla de baisers. Oh ! elle était bien contente, bien heureuse d’être ainsi caressée, et de son côté, apprivoisée, elle rendait les baisers, entourant de ses bras le cou de miss Sticker. Puis, la directrice se déshabilla à son tour. Lucy ne s’effrayait pas de la machinette qu’elle avait sous le ventre, Lisbeth lui ayant affirmé qu’elle la possédait à cause de son pouvoir de directrice d’une grande institution de jeunes filles. À partir de ce moment, elle n’éprouva plus le même plaisir aux caresses et aux bonnes manières. Miss la fouettait très fort sur les fesses avec son machin, et par instants elle essayait de le pousser dans son derrière, voulant s’en servir comme d’un clyso. Ça lui faisait si mal qu’elle en pleurait et ne retenait pas ses gémissements, et miss n’insistait pas davantage. Elle le logea alors entre ses petites cuisses, et ça la chatouillait drôlement. Elle ne pleurait plus, mais riait, et miss satisfaite, versa de la liqueur bien sucrée et bien brûlante dans des petits verres ; elles en burent trois ou quatre fois et la tête lui tournait. La directrice devenait de plus en plus cochonne, et elle s’en amusait bien ; elle lui demanda de sucer le bout de son machin qu’elle avait saucé dans la liqueur, et elle le suça pour bien le nettoyer. Elles jouèrent alors à saute-mouton. Miss se mit à quatre pattes, et elle lui sauta par-dessus le dos, les épaules, et quand elle avait le derrière sur sa tête, elle lui envoyait une lichée. À son tour, elle se plaça sur les bras et les genoux, et miss lui passa par-dessus ; dans cette position elle essaya encore une fois de lui donner un lavement avec son machin, mais la souffrance était intolérable, et elle reçut le martinet parce qu’elle se défendait. Elle voulut bouder : était-ce raisonnable d’abuser de sa force et de son autorité pour essayer des choses impossibles ! Miss Sticker eut pitié, se releva, la reprit sur ses genoux et la câlina. Elle ne bouda plus, au contraire, elle lui permit de placer le machin au milieu de ses cuisses où il la picotait. De temps en temps, elle sautait en l’air et le repoussait parce que le bout se durcissait comme du fer, forçait dans le coin, et qu’elle avait peur d’être trouée. Miss Sticker la rassurait en lui rappelant que Lisbeth et Hilda avaient été trouées, et s’en montraient très heureuses. Elles buvaient de nouveau de la liqueur, et la tête lui pesait tellement que le sommeil fermait ses yeux. La directrice la porta sur son lit, la coucha, la mignarda, et elle s’endormit. Elle ne sut pas combien de temps elle reposa. Elle se réveilla, parce qu’entre ses cuisses et par-derrière, elle sentait le machin qui s’escrimait pour la crever, et elle trembla de peur. Oh, que mis Sticker était méchante !

Elle la battait à coups de poings sur les épaules, sur le dos, poussait son machin pour l’enfoncer, et elle aurait bien hurlé de douleur, mais elle avait un mouchoir sur la bouche. Elle se débattait de toutes ses forces, elle se tordait, et le machin glissait ; il se remettait vite en place, il la blessait, elle sentait le sang qui coulait sur sa cuisse. Quel supplice épouvantable ! Elle suppliait le ciel de lui envoyer du secours, et elle fut exaucée : miss Sticker eut une faiblesse, son machin plia, sembla devenir tout mou. Elle lui retira le mouchoir de la bouche, et elle voulut la reprendre sur son coeur pour la caresser. Lucy parvint à s’échapper sans savoir comment, et elle courut en appelant à l’aide.

À cette confession, Clary frémissait. Si l’enfant parlait à d’autres, à des parents, à des amis de sa famille, le malheur s’abattrait sur toute la maison. Elle-même se voyait compromise par les débauches qu’elle se permettait et qu’on dénoncerait. Comment arranger l’affaire ? À ce jour, après l’avoir longtemps catéchisée, elle avait envoyé Lucy à l’infirmerie, en lui recommandant surtout de ne parler à personne de cette aventure, sous peine de s’exposer à de très graves périls, où il lui serait difficile de la protéger. Le moins qui lui arriverait consisterait dans le renvoi de la maison, avec un rapport adressé à la famille où on l’accuserait de mensonge et de perversité. Ses parents croiraient ses maîtresses et non ce qu’elle raconterait. Lucy ne manquait pas d’intelligence : la dépravation subsistait dans son âme ; elle jura de garder le silence, à la condition que la directrice ne la molestât plus. Il fallait dissiper tous les doutes, étouffer toutes les mauvaises impressions. Dans un long entretien qu’elle eut avec la directrice, Clary lui signala le danger couru par son fait, s’humilia pour effacer toute rancune de son esprit, approuva sa décision de conserver l’apparence du sexe féminin, la suppliant néanmoins de se modérer dans ses passions, si toutefois elle ne se décidait pas à céder la direction de l’Institution ou à la vendre : elle lui fit lire le châtiment pénal qu’elle encourait, elle et ses complices, si le bruit de ses excès charnels transpiraient au dehors. Elle sut prêcher, elle sut convaincre. De la débauche secrète, hypocrite, tant que cela lui plairait, oui : par compensation, au grand jour, de la dureté et de l’inflexibilité ! Plus de favorite, plus de houris : un terrorisme qui s’appuierait à la rigueur sur l’oeuvre de la chair pour punir. Il était aisé de transformer en idée coercitive l’essai de dépucelage de Lucy. Clary se chargerait de semer l’effroi et de rétablir la discipline. Miss Sticker demeura intraitable pour ses préférées : elle maintenait les faveurs dont elle entendait les gaver : du reste, selon les circonstances, elles expiaient cruellement leur influence : Hilda, Lisbeth, Reine, servaient d’exemples. Le régime proposé par Clary, à part cela, lui convenait, et on l’appliquerait. La maison reprit son aspect sévère d’autrefois : maîtresses, sous-maîtresses, élèves et servantes furent de nouveau tracassées par l’appréhension des corrections. Mais, les esprits émancipés de toutes ces catégories d’êtres ne tardèrent pas à remarquer que les règlements fléchissaient à l’heure du coucher. Ni Miss Sticker, ni Clary, ni Nelly Grassof, ni d’autres ne renonçaient à la luxure. On prenait plus de précautions, on en parlait moins, on agissait peut-être davantage. Reine servait d’entremetteuse pour les fantaisies charnelles des autorités de la maison. Ne connaissait-elle pas de A à Z les disciples de Sapho, dans leurs goûts particuliers ? Elle pouvait recommander telle grande fille pour la façon dont elle supportait les minettes, pour les gentilles attitudes qu’elle adoptait : elle pouvait citer à côté de celles n’admettant en volupté que le rôle passif, celles dont la langue fonctionnait avec adresse : elle avait des notes sur toutes les acquises à la débauche, sur les aspirantes, sur les intraitables. Oh ! elle étudiait son champ de perverses : les branleuses et les suceuses figuraient en regard des vestales et des dianes conquises, les premières se laissant peloter et chatouiller de la main, les autres accordant avec grâce leur devant et leur derrière au travail d’une langue savante. Elle s’inquiétait même des manies personnelles, pouvait indiquer que pour manoeuvrer celle-ci, il fallait entièrement disparaître sous ses jupes, afin que nul ne fût à même de soupçonner son vice, qu’au contraire pour celle-là, il était urgent de relever tous ses atours en lui ôtant son pantalon, afin qu’elle vous voie la gamahucher. Il y en avait qu’on devait prendre d’assaut, et d’autres rejoindre dans leur chambre pour bien allonger la sensation. Quelques-unes ne marchaient qu’aux water-closets, et d’autres dans la salle d’études, avec le piment d’être surprises. Aussi, Clary usait-elle de son expérience, et sous ses attitudes d’implacable sévérité, l’envoyait-elle en ambassadrice. « Je voudrais miss A., disait la surveillante générale. » S’il y avait à faire, Reine lui apprenait que miss A. ferait une excellente poupée, mais qu’elle ne possédait pas le mécanisme pour marcher elle-même. B., au contraire, aimait de fourrager du nez et de la langue, tandis que C. jouait des lèvres à donner la chair de poule. L., par exemple, montrait un des plus beaux postérieurs de la maison, et comme elle en accusait de la fierté, elle trouvait toujours qu’on ne le léchait pas assez. Chargée de décider une de ses compagnes à accepter le caprice de Clary, elle lui donnait rendez-vous dans sa chambre, où elle aboutissait toujours dans sa négociation, et conduisait elle-même la fillette chez la surveillante.

À l’expiration de leur peine pour s’être battues, Reine et Lisbeth avaient réintégré leurs chambres sans aucune manifestation d’intérêt passionnel de la part de la directrice. Lisbeth, dépitée de voir qu’Hilda exerçait à nouveau son influence sur jean Sticker, se renferma dans une attitude digne et réservée qui contrastait avec son passé. Elle écrivit pourtant deux fois à son amant et n’en reçut aucune réponse. L’ère de sévérité qui sévissait lui conseillant la prudence, elle voulut oublier la semi-royauté dans laquelle elle vivait lorsqu’elle était favorite. Mais la luxure couvait avec trop d’intensité pour ne pas éclater de ci de là. Les élèves, condamnées à s’observer, échangeaient des regards et des mots qui produisaient encore plus d’effet que l’offre directe impudique. Il y en eut qui plaignirent Lisbeth et qui la courtisèrent. Si elle n’était plus l’astre lumineux de la directrice, elle se vit étoile désirée par beaucoup de ces cervelles détraquées, et elle jeta le mouchoir. Sans reconnaissance pour Lucy, qui affichait un réel amour à son égard, elle accorda ses faveurs à Loti Dordan, qui la gougnotta plusieurs nuits avec tant d’ardeur qu’elle faillit la sécher et la rendit malade. Oh ! les passions véritables qui, remplaçant les petites cochonneries collectives, accouplèrent des grandes et des moyennes, ou même des unes et des autres avec des petites ! Pour être d’un sang plus froid que les continentales, les jeunes miss s’enrôlaient avec joie dans le bataillon des perverses, et le mal rongeait encore plus chez les enfants que chez les fillettes et les jeunes filles, où subsistait encore un assez fort groupe d’intransigeantes vertueuses. Lucy, dédaignée par Lisbeth, était retournée à Christya, et la suçait selon ses anciens désirs. Si une brusque explosion de colère entraînait de cruelles et dures flagellations, si l’effroi se changeant en terreur dictait une sagesse hypocrite momentanée, les yeux parlaient entre amoureuses, et il s’inaugurait un langage de jupes très habiles. Une petite fille qui épinglait un ruban au-dessous de sa ceinture annonçait ainsi qu’elle accepterait de sucer le con de la première venue ; une grande qui agissait de même demandait au contraire une gougnotte. Entre deux amoureuses si, passant l’une près de l’autre, ne pouvant se parler, l’une troussait très légèrement la jupe, cela signifiait un rendez-vous au water-closet, dont l’heure s’indiquait par un doigt touchant le nez un certain nombre de fois. Si la jupe se soulevait avec les jupons, imperceptiblement même, cela désignait qu’on se réunirait la nuit. Les intelligences éveillées se tenaient au courant des actes des maîtresses, et peu à peu s’affranchissaient du respect qu’on leur devait. Et les sévérités, loin d’enrayer l’épidémie de luxure, la développaient, parce qu’on y devinait des arrière-pensées. On savait les licences autorisées pour la nuit, les gougnottes attitrées avaient un carnet où elles notaient leurs visites nocturnes, se disputant la clientèle des plus chaudes et des plus jolies, la jouant même par des lettres prises au hasard dans un livre. Aux récréations se bâclaient les accords les plus extraordinaires : Betty traitait pour Reine et pour elle-même : on passerait à telle heure dans telle chambre, on y resterait soit l’autre, un quart ou une demi-heure, pour aller satisfaire à une chambre plus éloignée, une deuxième, une troisième camarade, etc. Naturellement le carnet de Reine ne supportait aucune concurrence : cependant, Hilda se trouvait aussi très demandée, et elle devait s’entendre avec Reine pour certaines visites. Étrange, bien étrange maison d’éducation ! L’orgie lesbienne, petit à petit, mordait tous les coeurs, et les passions des jeunes miss s’affirmaient résolues, invincibles. Les billets couraient d’étude à étude pour se lier d’amour ou de cochonnerie, et les sous-maîtresses ne reculaient pas à servir de messagères, depuis que Jeanne Tissery avait écrit à Rina Dobrin qu’elle la gougnotterait à onze heures devant toute l’étude, et que cela avait été exécuté. Quelle force eût été capable d’endiguer une telle désagrégation morale ! Clary qui, à cette heure, connaissait le nom de toutes celles ayant été dépucelées par Jean Sticker, et qui supputait le risque couru par la maison, étudiait avec la servante Rosine le moyen de détourner l’orage, inévitable dans un avenir plus ou moins rapproché. Rosine, liée avec des serviteurs de quelques grandes villas voisines, raconta à Clary que leurs maîtres, du moins les fils, se plaignaient de ce qu’un régiment de pucelles, comme celles des casernées chez miss Sticker, ne sortît pas du parc, pour qu’on pût au moins essayer quelques flirts. Ce propos suffit pour ouvrir les idées à la sagace surveillante générale. Sur son conseil, Rosine leur fit savoir que s’ils osaient, ils auraient quelque chance de trouver de temps en temps l’occasion d’un flirt, des grandes filles se promenant souvent dans une allée surélevée du parc, qui côtoyait la route, presque toujours déserte, et qu’elles s’appuyaient sur la balustrade qui surplombait pour rêver sans doute à l’apparition d’un amoureux. L’hameçon était lancé, prendrait-il ? À tout événement il s’agissait de créer un courant sur le point du parc désigné, et pour cela Reine s’offrait à merveille pour le rôle d’aimant.

Voir en ligne : Tempérament de luxure (Chapitre X)

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS.COM d’après le roman érotique de Tap-Tap (Alphonse Momas), Par le fouet et par les verges : Passions de jeunes miss, I. Liseux, Paris, 1907. (187 p. ; 21 cm).



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