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Récit érotique : Ce beau métier d’infirmière

L’infirmière suce, branle et se laisse tripoter

La Clinique Bellevue (Chapitre 1)

par Myriam Brunot

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Myriam Brunot, « La Clinique Bellevue », Ce beau métier d’infirmière (Chapitre 1), Récit érotique, Paris, octobre 2011.


À la mémoire de Béatrice, infirmière.





Au cours des deux semaines qui ont précédé sa mort due à un cancer inattendu qui s’est développé terriblement vite, Béatrice a trouvé la force d’écrire le texte que je publie. Elle me l’a adressé en précisant :

« Très chère Myriam, publie le texte joint sur Internet. J’espère qu’il inspirera un cinéaste talentueux. Celui-ci n’aura rien à payer pour utiliser comme il le souhaitera mon récit autobiographique. Je quitte la Vie avec ce doux espoir. [Ici quelques remarques qui me sont destinées.]
Béatrice. »

J’espère moi aussi que son appel sera entendu. Pour des raisons évidentes, j’ai modifié quelques noms. Bonne lecture ! Myriam.





Chapitre 1
La clinique Bellevue



J’ai trouvé mon premier poste à la clinique chirurgicale Bellevue. Elle est installée dans un château du XVIIIe Siècle, au sommet d’une colline qui domine des vignobles. Le bâtiment est peu fonctionnel, la peinture, décolorée par la lumière, part en écailles et la crasse est définitivement incrustée dans les joints des carrelages qui ont au moins 50 ans. Je m’y attendais, mais j’avais obtenu rapidement ce poste, pas trop loin de chez moi et de chez mes amies, et j’avais décidé de m’en contenter.

J’avais fait plusieurs stages durant mes études, j’avais soigné de nombreux malades, mais je ne m’attendais pas à ce que trois patients que je voyais pour la première fois glissent effrontément leurs mains sous ma blouse pour me pincer les fesses et tenter de glisser leurs doigts sous mon slip. Ils ont eu l’air surpris de mes protestations, comme si c’était normal de peloter les infirmières. Et bien dans cette clinique, ça l’était ! Durant la pause, j’ai raconté l’affaire à Laurence et Sylvie, les deux infirmières du même étage. Elles ont éclaté de rire.
- Ici, c’est décontracté.
- On a de très bons rapports [sourire entendu] avec les malades.
- [Petit rire de l’autre]…
- Ce matin, j’ai fait 100 euros pour une pipe à fond. C’était son dernier jour et je l’avais bien chauffé le Patrice. Chaque jour, je l’ai laissé me caresser un peu plus que la veille. Les cuisses, les fesses, la chatte, les seins, d’abord à travers ma blouse puis à nu. Hier, je n’avais pas mis de culotte. Il m’a farfouillé nerveusement la chatte en écartant mes poils humides et broussailleux. Il bandait raide en me pinçant le clito ! Je lui ai chuchoté à l’oreille : « Demain je vous sucerai, pour 100 euros. » « Vous êtes merveilleuse ! » Il m’a mordillé l’oreille et embrassé goulûment. Heureusement qu’il part, parce qu’un malade amoureux, c’est l’enfer.
- À la main, c’est 80. Pour baiser, c’est 150. Surtout, ne va pas casser les prix.
- Pour ceux qui ne peuvent pas bander, c’est 50, juste pour accepter leurs caresses. Mais attention, ça les déprime de ne pas bander. Ils peuvent devenir agressifs.

Je leur ai dit que je ne voulais pas entrer dans ce genre de combine malsaine, et que risquions de nous faire virer, sans pouvoir ensuite retrouver une place.
- T’en fait pas pour ça ! [Rire entendu de Laurence ; j’ai su plus tard ce qu’il signifiait.]
- Quelle sotte ! T’as de beaux seins bien fermes. Tu laisseras deux boutons ouverts et tu verras qu’ils banderont comme des ânes. 100 euros, c’est toujours bon à prendre.

Le lendemain, mes peloteurs ont recommencé. « Allons, soyez sérieux ! » Ma résistance a été plus molle que la veille, surtout avec l’un d’eux, que je trouvais beau gosse. Il bandait bien droit sous le drap, comme le mât d’une tente. J’en ai eu un à faire pisser. Il avait les bras et les mains plâtrés, ainsi qu’une jambe. Un accident de moto qui aurait pu être gravissime, mais il avait son casque. Il avait du mal à marcher. Je lui tenais le pénis. Il respirait vite, collé à moi. Il bandait et ne pouvait pas pisser. Nous avons tous les deux ri de la situation. « Soyez sérieux, sinon vous n’y arriverez pas. » Je lui tenais la queue à pleine main. Il m’a chuchoté : « Avec vous, c’est difficile d’être sérieux, comme vous dites. » « Vous voulez que j’appelle un infirmier ? » « Oh, non ! », j’ai relâché ma pression et il a fini par pisser.

Laurence et Sylvie ont continué à m’informer des coutumes locales.
- Nos petits jeux n’intéressent pas les femmes. Pourtant, il y a forcément des lesbiennes, mais elles ne fantasment pas sur les infirmières. C’est bizarre.
- J’ai oublié de te dire, pour Gérard [un des brancardiers], un coup c’est 30 euros. D’abord parce qu’il gagne encore moins que nous, ensuite parce qu’il nous baise toutes les deux à peu près tous les jours et qu’il le fait très bien.
- Une demi-heure après Laurence, il est capable de m’enfiler et de me ramoner la chatte pendant un quart d’heure. Avec lui, t’es sûre de jouir au moins trois fois.
- Si t’es de garde avec lui une nuit où c’est calme, tu ne t’ennuieras pas !

J’ai fait comme elles. J’ai excité mes patients, je leur ai fait cracher du fric et du sperme. J’ai eu un jeune de 17 ans. Il regardait toute la journée des films pornographiques que lui apportait sa mère. Il me faisait pitié. « C’est con tout ça. Tu ne préfères pas du vrai ? » J’ai serré son pénis bandé à travers le drap. Il a fait oui de la tête mais sa gorge était tellement nouée qu’il ne pouvait pas parler. « Aller, sois cool » et je lui ai donné un verre d’eau. Mon regard plongé dans le bleu profond de ses yeux, j’ai glissé ma main sous le drap. Son gland décalotté était déjà visqueux. Tout en me délectant de son attente crispée, j’ai lentement couvert ma main de salive. Sans le quitter des yeux et sans me presser, je lui ai fait son affaire et j’ai posé sur son front un baiser maternel. « Tu ne diras rien à ta mère ! » « Non, non. » « Demain,… » Juste un mot pour le plonger dans une attente fébrile et délicieuse. Bien sûr, je ne l’ai pas fait payer. Le plaisir était aussi pour moi. Le lendemain, il ne m’a rien demandé, mais son regard était lumineux d’espoir et d’impatience quand il m’a vu arrêter la télévision et m’approcher de son lit en me léchant longuement la main. L’affaire faite, et pour l’exciter un peu plus, j’ai léché ma main pleine de son sperme. « Demain, la pipe… », a-t-il réussi à murmurer. Je lui ai répondu à l’oreille : « Oui, mon grand, comme dans les films. » Il rebandait mais j’avais à faire ailleurs. Je l’ai embrassé sur le front comme aurait fait sa mère.

J’ai baisé avec un patient de 55 ans après une semaine d’agaceries diverses et de branlettes préparatoires. Tout essoufflé de son effort (il m’avait prise en levrette, debout) et recouché, il m’a remercié en déclarant :
- Je n’ai jamais eu autant de plaisir qu’avec vous. 

Devant mon air étonné, il a entamé le récit de sa morne vie sexuelle.
- La sexualité a empoisonné toute ma vie. Depuis mon adolescence. Mes parents me surveillaient constamment. Je ne rencontrais jamais de filles, je n’ai fréquenté que des écoles et des lycées privés de garçons, et mes parents surveillaient tous mes jeux et toutes mes conversations avec les rares copains qu’ils agréaient. Tous les soirs je me masturbais malgré la peur de l’enfer et des « maladies ». J’en avais tellement honte que je n’en disais rien en confession. « Pas de pensées ou de gestes impurs mon garçon ? » Je faisais semblant de ne pas comprendre et je m’accusais, faussement d’ailleurs, de voler de la confiture. Je repartais, dégoûté de moi-même. C’est dans ce milieu coincé que j’ai rencontré ma femme. Notre vie a été totalement routinière. Depuis longtemps, je lui fais l’amour sans plaisir. C’est une tâche conjugale qui me revient, comme de ranger la vaisselle ou passer l’aspirateur. Trois fois je suis « monté » avec des putes, mais ça a toujours été décevant. Elles n’ont cherché qu’à me faire cracher mon jus au plus vite. Mais, avec vous, quel bonheur ! Vous êtes belle et affectueuse. On pourra se revoir, après que je sois sorti ?

Je sentais venir cette demande. Je lui ai raconté que le service était très lourd, que j’en étais tous les soirs épuisée (c’était vrai), que j’étais mariée (c’était faux ; il a fait une moue comme si cela ne comptait pas), que j’allais bientôt être enceinte (cet argument l’a désarçonné ; il n’envisageait pas de baiser avec une femme enceinte, un préjugé classique). Finalement, je ne l’ai pas fait payer, pour ne pas lui gâcher un plaisir authentique, et pour ne pas être comparée, même favorablement, aux trois putains qu’il avait rencontrées.



En vertu (sic) des probabilités, cela ne pouvait pas manquer : le chef de service, il s’appelait Barjot, m’a surprise en pleine action fellatrice. Au lieu de faire du scandale, il s’est retiré discrètement. Tout à son plaisir, mon malade ne s’est aperçu de rien. En fin d’après-midi, Barjot m’a fait appeler dans son bureau.
- Ainsi, vous faites comme les autres !
- …
- Pourquoi pas ? Vous contribuez toutes au bon moral de nos patients, ce qui est essentiel dans un processus de convalescence. Je ne vais pas vous faire de la morale, mais juste de vous recommander de ne satisfaire que des clients discrets. Notamment, pas des jeunes, qui vont se vanter ensuite d’avoir baisé l’infirmière. Votre petit trafic vous rapporte bien. Je ne vais pas vous demander un pourcentage. Juste un pourcentage en nature.



Tout en riant comme un porc, il a fermé la porte à clef et décroché le téléphone.
- Nous ne serons pas dérangés. Montrez-moi vos fesses. Je veux d’abord vérifier que vos muqueuses sont saines.



Je n’avais pas le choix, il a relevé ma blouse et me l’a coincée dans la ceinture.
- Enlevez le bas. Pour l’instant ça suffira.

Il m’a doigté le vagin, écarté les lèvres, écrasé le clitoris. J’ai crié. Il a ri et il a continué son examen pseudo-médical. Il a vaseliné deux doigts et me les a introduit ans le cul avec l’autorité du médecin concentré sur sa tâche.
- Vous êtes pucelle de ce côté ! C’est merveilleux. Gustave, tu vas te régaler ! Belles fesses à claques !

Et il s’est mis à me les claquer de toutes ses forces, indifférent au bruit et à mes cris. Il m’a introduit Gustave dans le cul. Comme il m’avait bien graissée, je n’ai pas souffert. J’étais bien pucelle de ce côté, et j’ai crié pour la forme. Il a longuement masturbé son gland dans l’étroitesse de mon anus. Puis il a repris la fessée en me bourrant à fond. En fait, j’aimais bien sentir mon ventre malmené par son Gustave en pleine forme. Sa rigidité était un hommage à ma chair et à ma sensualité. Tout en me tringlant, il m’a enlevé la blouse. Nue, sauf un collier de pierres noires, des chaussettes blanches et mes sandales de travail, je me voyais dans une glace. J’ai pensé que quelqu’un pourrait nous espionner, peut-être nous photographier, et ça m’a excitée. Couché sur moi, Barjot m’a pétri les seins et malaxé la chatte. J’étais sa viande à plaisir, je m’attendais à ce qu’il me morde, comme un chat en rut. Il a joui. Sans éprouver d’abord d’orgasme véritable, je me suis sentie traversée par sa jouissance. Mon dos s’est cambré et j’ai toute entière été parcourue d’un grand frisson de plaisir. En fait, j’ai joui. D’où vient cette absurde théorie qu’une femme devrait être amoureuse pour jouir ?
- Ta jolie bouche va nettoyer Gustave. 

Devant mon mouvement de recul dégouté, il a éclaté de rire.
- Bon, pas pour cette fois !

Il m’a embrassée. Nos langues se sont réunies, en toute complicité muette. J’étais alanguie sous le coup du plaisir imprévu et de l’émotion. Il m’a complimentée à sa façon.
- T’as un bien meilleur cul que les autres.

Je lui ai dit bonsoir assez froidement. Il était clair que d’autres séances allaient suivre.



La routine s’est installée : les patients, Gérard un peu tous les jours, Barjot de temps en temps. Avec Gérard, c’étaient des coups rapides, pour l’aider à se vider. J’adorais diriger les émois de mes patients, mais je n’aimais pas moins me trouver entre les mains fermes de Barjot, soumise à sa volonté, avec toujours l’angoisse de ce qu’il pourrait inventer.



J’ai raconté mon aventure avec Barjot à Laurence et Sylvie.
- Maintenant, tu sais tout des habitudes de la maison. Avec Barjot, on y passe toutes.
- En plus, il a une maîtresse. Une belle métisse, une certaine Chloé Plouffe.
- Plouffe ? C’est une blague ?
- Son mari est un riche québécois. Elle vient de temps en temps à la clinique sous prétexte de réconforter les patients.



Je me suis inquiétée.
- Elle nous fait concurrence ?
- Pas impossible. Officiellement, elle représente une association évangéliste et vient prêcher la bonne parole divine, la vie saine et je ne sais quoi d’autre. Nous avons protesté que les religions n’avaient rien à faire ici, mais Barjot a répondu que c’était excellent pour le moral des malades.



Quelques semaines après, Barjot m’a appelée dans son bureau en pleine matinée, alors que nos rencontres se passaient d’habitude l’après-midi, après la fin des visites. Il m’a recommandé de bien soigner à ma façon un malade un peu âgé. Un cardiaque. J’ai objecté que ça pouvait être dangereux, qu’on avait déjà vu des cardiaques mourir d’une masturbation trop vigoureuse. « Et alors ? Surtout, pas de Viagra. » « Mais je n’en donne jamais ! » « Tant mieux. Allez-y carrément. Si une autopsie est ordonnée, il ne faut trouver aucune trace d’erreur pharmaceutique. » « Vous me demandez… de le… » « Faites, vous n’aurez pas à le regretter. » « Mais enfin,… » « Trois mois de prime, c’est honnête. »

J’étais interloquée, mais j’ai compris quand j’ai vu que le malade s’appelait Plouffe. J’ai aperçu Chloé, sa belle métisse de femme, à la peau caramel clair, aux cheveux noirs et aux yeux bleus, venue dans sa chambre réconforter son mari, juste sans doute juste avant de retrouver Barjot. Elle m’a lancé un sourire sensuel, comme pour m’indiquer qu’elle était complice du « contrat ».



Oui, j’ai accompli la mission demandée. Pendant trois jours j’ai chauffé le Plouffe, en lui montrant chaque fois un peu plus de mes seins et de mes cuisses, en le laissant de plus en plus longuement me tripoter les fesses et la chatte. J’ai fini par le sucer. Il a joui péniblement mais il était toujours excité. Son front et son cou étaient devenus écarlates. Une demi-heure après, je l’ai vigoureusement branlé et son deuxième orgasme a été le bon, c’est-à-dire son tout dernier. J’ai pris une longue douche pour m’ôter toute trace de son sperme, mais il n’y a pas eu d’enquête. La mort était apparue comme naturelle.



Sylvie et Laurence ont trouvé ça louche. Elles m’ont demandé si je n’avais pas « joué avec le feu » et n’ont pas été convaincues par mes réponses embarrassées. Barjot a fait semblant d’être ennuyé : « Ce n’est pas bon pour les statistiques de la clinique cette affaire. » « Mais c’est vous qui m’avez dit… » « Dit quoi ? » « Et bien, comme dit Brassens, d’offrir à l’ancêtre une dernière érection. » « Vous vous moquez de moi. Je sais que vous amusez moyennant finance à sucer vos malades, je ferme les yeux. Vous êtes assez folle pour vous attaquer à un vieux qui claque entre vos doigts de jolie pute bien roulée. Heureusement, il n’y a pas eu de véritable enquête. Mais il faudrait que je sois satisfait ? » « Mais, vous m’avez parlé d’une prime ! » « Vous êtes folle. »



J’ai quitté cette clinique la semaine suivante pour m’installer à mon compte.

Voir en ligne : Ce beau métier d’infirmière (Chapitre 2)



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