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L’Affaire Constance Martinet (8)

La Criaillerie

Révélations sur Schrewsbury House



Auteur :

Jean de Villiot, L’Affaire Constance Martinet (Révélations sur Schrewsbury House. — Lettre de Dora Doveton à sa cousine, Mrs Slingsby, en Australie), Les Contes du fouet ou Révélations sur l’école et la chambre à coucher, Éd. C. Carrington, Paris, 1905. (In-18, 343 p.).


8
LA CRIAILLERIE

The Screechery I a name of dire import,
There the delinquent Dora must resort.
As only females enter the Locked Room,
Leave is allowed to pencil and to plume
The startled eye, retreating from the block,
Wanders around to find recurring shock,
Patty, « balloon’d », with rotatory hand,
Nurses her rear in « sobbing saraband ».
How sore it is, her writhen features show,
Is it thro’ modesty she hides it ? No.
Did not the dusting her direction blunt,
She would not show us her uncovered front.
Whatever else escape us, we espy
The rainbow tints that circle the right thigh.
Helen, just whipt, in Nature’s lilies dight.
Catches a shift-sleeve in, her elbow’s bight ;
The falling shroud, arrested but by half,
Displays the further stocking to the calf.
Erect and blooming, not a sign of fear,
She looks a — « How do you like it ? » at De Vere.
She, haught of port, in utmost mode equipt,
Lingers a while, to see the last one whipt.
A ward in chancery, and nobly born,
She laughs scholastic discipline to scorn,
Never imagining her sacred form
Could be exposed to ignominious storm.
While Martinet, prolonging pleasant tryst,
Adjusts the glittering bracelet on her wrist,
The cruel Renardeau impatient beds,
Poising the weapon on her finger ends.
Dora, pinn’d up, and forced upon her knees,
Shrinks from the wanton wooing of the breeze ;
Vain every effort to elude the smart
By muscular contraction of the part,
Armstrong and Steinkopf of the inky dress
Grapple her arms, and on her shoulders press.
And still no agony — no fierce assault !
Will she relent, and pardon a first fault ?
Turning with half a hope, poor Dora knows
What means the look — the harbinger of woes.

« La criaillerie ! Quelle signification sinistre revêt ce mot ! C’est là que doit se rendre la fautive Dora ! L’accès de la chambre close n’est permis qu’aux femmes, mais le crayon et la plume y peuvent pénétrer.

« Délaissant le billot, l’oeil étonné erre autour de la pièce, en quête de quelque autre objet impressionnant.

« D’un mouvement rotatif de la main, Patty, la ballonnée, se caresse l’arrière-train, en dansant une sarabande accompagnée de sanglots.

« Comme elle doit souffrir ! Ses traits contractés nous le disent assez ! Est-ce par modestie qu’elle le cache ainsi ? Oh, non ! Si elle était capable de quelque retenue, elle ne montrerait pas ainsi son visage à découvert. Ce que nous apercevons, en dépit de tous ses efforts pour la dérober à nos regards, c’est une teinte arc-en-ciel marquant sa cuisse droite.

« Helen, qu’on vient de fouetter, parée des lis de la nature, saisit la manche de sa chemise au pli du coude. Arrêté à mi-chemin, le voile tombant découvre le bas au-dessus du mollet. Bien campée dans toute la floraison de sa beauté, sans un signe d’épouvante, elle semble, du regard, dire à de Vere : "Comment trouvez-vous ça ?"

« Cette dernière, hautaine, vêtue à la dernière mode, s’attarde un moment, afin de contempler celle qui vient d’être fouettée.

« Noble, et pupille du grand chancelier, elle se rit de la discipline de l’école, ne pouvant s’imaginer que ses formes sacrées puissent être exposées aux rigueurs infamantes de cet orage.

« Tandis que Martinet, prolongeant cet aimable rendez-vous, ajuste son bracelet qui glisse de son poignet, la cruelle Renardeau s’impatiente et, du bout des doigts, soupèse l’arme menaçante.

« Dora, la chemise relevée par une épingle, maintenue sur ses genoux, cherche en vain à se soustraire à la pression qui l’étreint par une contraction de tous ses muscles. Armstrong et Steinkopf, à la robe tachée d’encre, immobilisent ses bras et ses épaules.

« Et l’agonie n’a pas encore commencé. Le terrible premier coup n’est pas encore donné !

« Va-t-on donc oublier et pardonner une première faute ?

« Animée d’un dernier espoir, la pauvre Dora se retourne, mais alors elle comprend ce que signifie le regard, précurseur du malheur ! »

Voir en ligne : L’Affaire Constance Martinet (9) : Le Châtiment commence

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS.COM d’après le récit érotique de Jean de Villiot, L’Affaire Constance Martinet (Révélations sur Schrewsbury House. — Lettre de Dora Doveton à sa cousine, Mrs Slingsby, en Australie), Éd. Charles Carrington, Paris, 1905.



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