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Par le Fouet et par les Verges

La flagellation de miss Lisbeth et de miss Reine

Passions de jeunes Miss (Chapitre V)



Auteur :

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Tap-Tap (Alphonse Momas), Par le fouet et par les verges : Passions de jeunes miss, I. Liseux, Paris, 1907. (187 p. ; 21 cm).


CHAPITRE V

O bruit confus de voix, ô tempête qui s’annonce ! Un silence absolu régnait dans toutes les divisions ! On n’osait pas bouger, on redoutait quelque terrible expiation pour quelques doux moments de liberté goûtée ! Ah, quel ravissant bataillon de filles Cythéréennes se serait recruté chez ces Miss de la si sévère Institution Sticker ! Le vice n’a pas d’âge ! Une gamine de onze ans n’écrivait-elle pas à une grande fille de dix-sept ans, qu’elle l’adorait de tout son coeur, de toute son âme, et surtout de toutes ses cochonneries, et qu’elle demandait à lui sucer le bouton. Oui, on se laissait aller trop vite à reprendre confiance, et l’orage s’amoncelait. La veille au soir, la méchante Lisbeth avait parcouru la maison, s’arrêtant dans les chambres de quelques grandes, y pénétrant sous l’escorte de deux servantes, et on avait entendu des gémissements et des cris. Puis, au lever du jour, les potins s’étaient colportés. La favorite, outrée de quelques épîtres moqueuses de ses anciennes camarades, avec l’autorisation de miss Sticker, avait attendu qu’elles fussent couchées pour les surprendre au lit d’où, les jetant en bas, elle les livra aux servantes pour les dépouiller de leur chemise. Alors, avec leur aide et leur protection, elle les avait flagellées à coups de férule. Le beau derrière de Christya, d’une pureté de formes si exquise, que Jane Tiressy composait des vers en son honneur, avait été fouetté avec une dureté inouïe. Lisbeth se délectait à le marquer de la férule, à rire de ces belles rotondités qui, en somme, renfermaient la même marchandise que les autres, appliquant avec attention la férule sur les points qui rougissaient, afin d’écorcher les chairs, suspendait par instant la flagellation pour passer la main entre les cuisses, vers le con, disant avec rage qu’elle le refermerait avec du ciment. Christya, maintenue par les servantes, avait supporté avec courage cette brutalité d’une de ses anciennes et meilleures amies. Il lui semblait, sous les coups, que son postérieur cherchait à s’enfoncer dans son ventre, tant il plissait à l’intérieur, elle ne se plaignait pas. Après Christya, son admiratrice ardente, justement Jane Tiressy fut à son tour servie : mais là Lisbeth rencontra une résistance opiniâtre : malgré les deux servantes qui la lui tenaient, elle dut s’accroupir à deux genoux sur les reins pour frapper le derrière. Jane le soulevait en tous sens ; il offrait une surface si volumineuse que la férule l’atteignait quand même : il ne souffrit pas du moins la répétition de la férule sur les mêmes coins. Puis ce furent Loti Dordan, Hellyett Patters, etc., et elle rentra dans sa chambre, le bras fatigué de cette distribution de coups de férule. Ah, on verrait bien qu’elle ne plaisantait pas. Oui vraiment, toutes ces pécores osaient faire des yeux doux à la directrice, et parce qu’elles en avaient été dépucelées, elles s’octroyaient le droit de lui écrire de tendres billets, où elles s’étendaient sur l’exécration qu’on vouait à sa préférée ! Oh ! ce n’était pas chose facile que de la rester, avec toutes les occasions qui la guettaient. Car elle n’en doutait pas au ton des lettres. Loti, Hellyett avaient perdu leur pucelage dans ses bras. Où et comment, elle n’en savait rien. Mais Loti lui disait :

Petit chéri, j’ai eu bien bobo aux cuisses ! Ça brûle toujours après, mais c’est drôle, on aime de recommencer. Pourquoi regarder toujours du côté de cette mauvaise viande de Lisbeth ! On n’est pas jalouse entre bonnes camarades, et on s’entendrait bien pour que le petit chéri soit toujours bien heureux !Je vous embrasse d’amour, votre chère petite Loti.

Quelle rage sévissait dans la maison ! Toutes écrivaient, et si Reine avait eu son étude, comme l’année précédente, on en aurait appris de belles. Mais voilà, Lisbeth était cause de la suppression de cette étude, et pour s’emparer des correspondances, elle recourait aux moyens extrêmes et malhonnêtes, elle fouillait dans les chambres. Ah, Loti l’avait bien payée, son expression de mauvaise viande ! Son cul pendait en loques sous les coups de férule ! Elle pourrait le montrer au petit chéri !

Oui, les missives amoureuses jouaient un rôle important dans l’Institution. Petit à petit, toutes, filles et fillettes s’y adonnaient. Elles s’écrivaient entre elles pour les plus petites choses et ne se gênaient pas pour déblatérer après la favorite, pour appeler la vengeance du ciel contre cette maudite camarade. Lisbeth s’arrangeait pour les saisir, les interceptant si elle pouvait. Ainsi elle en avait intercepté une de Jean Sticker même à Reine, et une autre de la surveillante générale Clary à la même où, en dépit de la prudente réserve qu’elle observait, elle s’étonnait de cette aventure amoureuse prolongée de la directrice avec une élève n’affichant aucune supériorité particulière, soit au physique, soit au moral.

Le silence continuait à régner dans les divisions, et une certaine angoisse envahissait les coeurs. On pressentait un événement fortuit et on redoutait le retour aux anciennes sévérités. On jugeait la coupe pleine à déborder. Après le déjeuner, Lisbeth avait voulu s’attaquer à la Française, à Reine. Elle avait trouvé à qui parler. Les deux jeunes filles s’étaient battues comme deux portefaix, s’étaient crêpées le chignon, s’arrachant les cheveux à pleines mains, se flanquant des coups sur la tête, à la mode des garçons, se pochant les yeux, se criblant le visage à coups d’ongles, se mordant les épaules et les bras. On ne parvint à les séparer qu’avec beaucoup de peine, et on les descendit aux cachots. Miss Sticker, furieuse, n’avait pas encore prononcé s’il y aurait châtiment ou non pour les coupables, et on ignorait si elle ne rendrait pas toute la maison responsable de cette querelle. Et des voix confuses s’entendaient dans les couloirs près des portes des salles d’études, et l’on s’effarait devant la tempête qui menaçait de sévir. Les classes terminées, les élèves de toutes les divisions reçurent l’ordre d’aller revêtir la toilette de punition, robe blanche et bas noirs, et de se rendre au grand vestibule d’entrée pour assister à la flagellation de miss Lisbeth et de miss Reine. Quoi, elle subirait la correction ! Pour Reine, l’étonnement n’était que relatif : elle recevait encore de temps en temps la fouettée par la main ou par le martinet ; mais Lisbeth qui dans le passé fut épargnée à cause de sa bonne conduite, ou de sa sagace hypocrisie, allait étrenner dans un réel supplice ! Toutes les cervelles s’amusaient aux conjectures les plus fantaisistes ! Le vestibule, orné de très belles colonnes, permettait de masser les élèves comme dans la salle de punitions ; on les rangea sur trois côtés, en demi-cercle sur le centre, de façon à faire face à la porte du milieu conduisant à la galerie des classes. De cette porte apparurent l’une après l’autre, d’abord Lisbeth, ensuite Reine, en chemise très courte, des bas noirs et des bottines rouges en peau de chevreau, les cheveux défaits, et attachés autour du cou, donnant un cadre restreint très spécial au visage : aucune entrave ne gênait leurs mouvements. Au milieu du vestibule se trouvaient deux tabourets rembourrés, devant un banc en bois recouvert d’une épaisse draperie noire. Les deux coupables s’agenouillèrent sur les tabourets, on leur jeta la chemise par-dessus les épaules, et même par-dessus la tête, elles courbèrent le haut du corps sur le banc : deux fortes courroies en cuir, placées en croix, leur assujettirent le buste, au risque de les blesser, si elles se laissaient aller à quelque geste désordonné. Ainsi postées, elles présentaient à toutes les divisions la vue de leur derrière, bel astre entièrement formé et dodu, avec le gras des cuisses dominant les genoux et dénotant la transformation féminine accomplie, la ligne harmonieuse du dos, s’abaissant vers la tête. Miss Sticker, accompagnée des professeurs, entra à son tour et prit place sur le côté libre du vestibule. Deux servantes, armées d’un fouet à manche court, muni d’une corde à noeuds serrés, se tinrent debout derrière les deux jeunes filles, et la directrice, d’une voix sourde, prononça quelques mots :
- Nulle ici n’échappe à la correction méritée. Notre coeur saigne : ce sont deux de nos élèves chères et des mieux notées qui encourent la peine de la flagellation : mais la justice de la maison n’a pas deux poids et deux mesures. Allez, frappez, flagellez, châtiez ces deux grandes filles, qui oublièrent le principal attribut de notre sexe, la bonté. Que leur corps souffre et instruise leur âme. Allez, frappez.

On avait pu contempler le visage tuméfié de ces deux anciennes amies. Reine avait l’oeil droit marqué d’un gros noir, et Lisbeth montrait une égratignure qui partait de l’oreille gauche et s’étendait jusqu’au-dessous du menton. Mais, qu’étaient ces blessures à côté de celles ménagées à leurs fesses. Les fouets sifflèrent lamentablement, tournoyèrent et s’abattirent sur les deux postérieurs en un claquement prolongé. Pas un cri ne sortit des lèvres des fustigées. Les fouets se relevèrent, les cordes s’agitèrent de nouveau, elles cinglèrent avec plus de vigueur, la servante qui fustigeait Lisbeth avait-elle la main plus lourde, le cul de celle-ci se zébra d’une longue déchirure, et elle poussa un cri plaintif, sans pour cela demander grâce. Et ce fut la flagellation impitoyable qui se poursuivit sans arrêt. Les cordes se levaient et s’abaissaient, imprimant des marques rouges sanguinolentes aux surfaces blanches des postérieurs et même des cuisses ; les pleurs ruisselaient sur les joues de Lisbeth, alors que Reine, quoique tout aussi touchée affectant plus de stoïcisme, se mordait les lèvres pour ne pas révéler de faiblesse. À chaque coup qui atteignait les chairs, les corps oscillaient de côté et d’autre, et le banc, sous la pression des bustes, vacillait, prêt à s’effondrer et à entraîner les deux châtiées. Elles le retenaient de leurs bras pendant par devant, craignant de se blesser au ventre et aux jambes si la chute se produisait. La flagellation continuait de plus en plus dure. Miss Sticker demeurait impassible, debout, les yeux fixes. Allait-elle supporter qu’on mît en lambeaux ces culs, dont elle jouissait en pédéraste raffinée ! La chère directrice savait varier ses plaisirs ; elle pratiquait l’amour aussi bien par-devant que par-derrière, et ne soulevait aucune résistance chez ses houris. Maintenant Lisbeth et Reine haletaient, se contorsionnaient sous les coups : leur jolie croupe ondulait en tressaillements continus ; et toutes les deux, elles pleuraient : les chairs ensanglantées piquaient, cuisaient, sur toute la courbe des reins et des jambes ; les deux odalisques du plus féroce des amants s’estimaient abîmées pour longtemps. Miss Sticker leva une main ; les bras des flagellantes suspendirent la correction ; elles n’en pouvaient plus de frapper, et, dans les derniers coups qu’elles prodiguèrent, on ne distinguait plus rien des cordes qui crépitaient sur les rondeurs des culs ou de ces rondeurs qui se déchiraient sous les cordes. La directrice se recula sur un côté, entourée des professeurs, et successivement, à pas saccadés, toutes les divisions défilèrent autour des fustigées, laissées en posture à l’effroi de leurs regards. De larges plaques de sang marquaient là où les cordes avaient frappé avec plus de fréquence, et, en voyant les jambes des malheureuses animées d’un tremblement convulsif, en voyant même entre les cuisses de Lisbeth filtrer des gouttelettes de sang, un ou plusieurs coups s’étaient égarées vers le con, la pâleur répandue sur le visage des jeunes miss prenait une couleur encore plus terreuse. Peu à peu les divisions évacuaient le vestibule, et peu à peu le vide s’y faisait. Miss Sticker et les professeurs se retirèrent à leur tour à la suite les uns des autres, et les servantes, dénouant les courroies qui attachaient Reine et Lisbeth, les soutinrent par les bras pour les mener à l’infirmerie où l’on soignerait et guérirait leurs plaies. La tempête avait-elle fini de sévir ?

Voir en ligne : Libidineuses oraisons et chatouilles inattendues (Chapitre VI)

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS.COM d’après le roman érotique de Tap-Tap (Alphonse Momas), Par le fouet et par les verges : Passions de jeunes miss, I. Liseux, Paris, 1907. (187 p. ; 21 cm).



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