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Charles Sackeville

Laïs (1) - Amours secrètes d’un gentleman

Roman érotique (chapitre 2)



Auteur :

Toutes les versions de cet article :

Charles Sackeville (Edward Sellon), Amours secrètes d’un gentleman, traduit de l’anglais The New Epicurean or the Delight of Sex, [London, 1865], Paris, 1890.


LAÏS

J’ai bien peur, ma jolie Laïs, que tu ne sois fâchée de mon silence, aussi pour me le faire pardonner, je vais te narrer une aventure arrivée ici dernièrement et qui, je crois, t’amusera beaucoup.

Tu te rappelles certainement cette jolie Mrs H… que tu as rencontrée ici une fois. Elle est venue me voir l’autre jour et après que j’eus rendu hommage à ses charmes, qui ne sont pas à dédaigner, assise sur mes genoux, tout en savourant un vieux bourgogne, elle m’apprit l’objet de sa visite.
- Comme je vous sais généreux, me dit-elle, j’ai toujours plaisir à vous obliger et à vous faire profiter de tout ce qui peut être le régal d’un vrai épicurien. Il m’est arrivé de la campagne une nièce qui a perdu son père depuis longtemps et vient de perdre sa mère. Je vous laisse à penser combien l’arrivée de l’orpheline a été désagréable à mon mari, qui ne connaît d’autre amour que celui de l’argent. Je l’ai apaisé en lui promettant de trouver sous peu une place à la jeune fille qui a juste dix-sept ans. Elle est fraîche et belle comme une rose et des plus innocentes ; j’ai pensé que ce serait pour vous un grand amusement de l’avoir ici pour faire son instruction. Vous avez, je le sais, un petit cottage avec une laiterie, vous pourriez prendre ma nièce comme laitière, avoir une vache ou deux et ce serait merveilleux.
- Mais, lui dis-je, n’aurait-elle pas peur de demeurer toute seule dans le cottage ? Et si les jardiniers s’apercevaient de sa présence, qu’en penseraient-ils ?
- Oh ! Monsieur, mais rien n’est plus facile : je connais une vieille femme, aussi pauvre que simple, qui sera trop heureuse d’habiter cette chaumière. Elle seule sera vue des jardiniers et la petite sera tenue à l’écart pendant leurs heures de travail.
- Très bien ! j’accepte, lui dis-je ; vous arrangez les choses à merveille.

Mrs H … me quitta ravie, après m’avoir chaleureusement remercié. La vieille mère Jukes et la jolie Phoebé furent bientôt installées chez moi. Deux vaches occupèrent l’étable et la petite laitière se mit à l’œuvre.

Deux jours après, j’allai une après-midi la voir traire ; elle se releva confuse et rougit tout en me faisant une gentille révérence.
- Eh bien ! Phœbé, lui dis-je, que pensez-vous de la laiterie ? Êtes-vous contente et pensez-vous vous y plaire ?

Elle me fit une seconde révérence et répondit :
- Oh ! oui, Monsieur, j’en suis bien contente.
- Et le cottage vous convient-il ?
- Oh ! je crois bien, Monsieur.
- C’est parfait !… Maintenant que vous avez fini de traire vos vaches, je vais vous montrer toute ma basse-cour et mes bêtes favorites desquelles vous devrez également prendre soin.

Elle alla aussitôt ranger ses seaux et me suivit. Phœbé remarqua immédiatement le coq monté sur une des poules.
- Oh ! oh ! s’écria-t-elle, voyez le méchant coq, comme il maltraite la pauvre poule, c’est tout à fait ce qu’ils faisaient chez mon père, mais je ne veux pas le laisser faire.

Et elle s’avança pour chasser le coq.
- Ah ! mais non ! arrêtez, Pœbé, lui dis-je, car s’il n’enfile pas la poule comment ferons-nous pour avoir des poulets ?
- Mais, Monsieur, les poulets viennent des œufs et si le coq appuie ainsi sur la poule, il les brisera dans son ventre.
- Pas du tout !… Il est vrai que les poules pondent des œufs, qui sont excellents à manger, mais ils ne deviendraient pas des poulets si le coq n’intervenait pas.

Phœbé ouvrit démesurément ses grands yeux bleus en m’écoutant et s’écria : « Ah ! vraiment !… »
- Ne vois-tu pas, que pendant qu’il appuie sur elle, il fait autre chose ?… Si tu regardes la queue de la poule, tu verras qu’elle est relevée et que le coq met quelque chose dans le petit trou qui est au-dessous de la queue.
- Oh ! oui, s’écria-t-elle en rougissant, je vois maintenant.
- Tu vois, Phœbé, que tu as beaucoup à apprendre et je vais te montrer quelque chose de plus curieux encore. D’où penses-tu donc que viennent les poulains et les petits chats ?
- Mais, Monsieur, de leurs mères, je suppose.
- Sans doute, mais ils ne pourraient pas venir au monde si on ne les avait pas faits. Allons à l’écurie, tu vas voir ce que mon petit poney fera quand je l’approcherai de la jument et dans quelques mois tu pourras caresser le poulain qu’il aura fait aujourd’hui.

En apprenant toutes ces choses, la charmante fille était très troublée et ne savait plus que dire. Nous pénétrâmes dans l’écurie. Les poneys étaient d’admirables petites bêtes, d’une belle nuance crème, qui m’avaient été envoyées de Birmanie par un ami. Enlevant la cloison qui les séparait, je laissai le poney passer de l’autre côté. La petite jument le reçut avec un hennissement de bienvenue.
- Oh ! s’écria Phœbé, comme ils ont l’air d’être heureux de se trouver ensemble.

Le poney se mit à mordre la jument çà et là, qui releva sa queue et hennit de nouveau. Son amoureux répondit à son hennissement et bientôt il se mit à flairer ses beautés sexuelles qu’il lécha et son énorme membre apparut.

Je le fis remarquer à Pœbé.
- Oh ! oui, je le vois… comme c’est drôle, répondit-elle en rougissant et tremblant de tout son corps.

Je passai un bras autour de sa taille et l’embrassant doucement, je lui dis tout bas :
- Maintenant, observe bien ce qu’il va faire.

Le poney se dressa sur ses jambes de derrière, enserrant la jument avec celles de devant et son énorme vit commença à entrer. La jument se tenait immobile. Alors, lui mordant le dos, il exécuta son mouvement de va-et-vient.

La jeune fille, très anxieuse, suivait des yeux, ces exercices, et les deux bêtes hennissaient maintenant de plaisir.
- Vois-tu, Phœbé, s’ils sont heureux !
- Mon Dieu ! Monsieur, quel plaisir peut-on trouver à sentir cette longue chose dans le corps ?
- Mais le plaisir, dis-je sentencieusement, que la nature donne à tous ceux qui propagent leur race, et un jour, toi aussi, ma petite fille, tu le connaîtras ce plaisir ; mais regarde, il a fini et se retire. Vois comme les parties de la femelle s’ouvrent et se referment avec délices ; regarde comme elle remue sa queue et tourne la tête pour en demander encore.

Mais Phœbé ne m’écoutait plus ; elle était assise sur une botte de foin et ses yeux fixés sur le vit du poney qui se raidissait de nouveau, elle était toute troublée de ce qu’elle voyait. Je devinais, sans peine, la cause de son énervement et m’asseyant auprès d’elle, je glissai une main sous ses jupes : elle frissonna, mais ne résista pas. Je caressai ses cuisses fermes et potelées ; explorant plus haut, je sentis un léger duvet comme la mousse, dans lequel je plongeai les doigts.

J’écartai les lèvres de son petit conin et, pouvais-je en croire mes doigts, elle avait déchargé et sa chemise était toute mouillée. Une de ses mains retomba sur mes genoux.

Je la serrai bien contre moi, collant mes lèvres aux siennes. Depuis un moment déjà ma queue était dure comme le fer ; les boutons de mon pantalon sautèrent et Jack s’élança de sa cachette entre les doigts de la charmante enfant.

À cette vue elle eut un petit cri et retirant vivement sa main en même temps qu’elle repoussait la mienne, elle se releva, criant avec véhémence : « Oh ! la ! fi donc, Monsieur ! non ! je ne veux pas ! j’ai peur !… »

Mais je ne voulais pas perdre une telle occasion ; je me mis à lui parler doucement et la ramenai près de moi. Je m’enhardis et lui baisai les yeux, lui chatouillant le bout de sa langue avec la mienne ; je caressai ses jolis petits seins et ses belles fesses, puis son clitoris. Alors ses yeux brillèrent, et s’abandonnant toute à moi, elle se saisit de l’instrument qui l’avait tout d’abord tant effrayée. Quelques instants après je la renversais sur le foin et j’attaquais sa virginité.

Elle se débattit énergiquement et lorsque ma verge commença à la perforer, elle poussa un cri de douleur. Heureusement que la vieille mère Jukes, qui est sourde, ne put rien entendre. Enfin, après beaucoup de peine, je pénétrai dans son joli carquois. J’opérai de mon mieux, et bientôt une douce langueur envahit la charmante fille : le plaisir succéda à la souffrance. Elle ne me repoussait plus, et tout en pleurant doucement sur mon épaule, elle s’arrêtait de temps en temps pour me couvrir de voluptueux baisers.

Elle eut vite atteint le comble de la félicité et alors toute sa pudeur disparut ; elle croisa ses jambes sur mes reins, se tortilla, me mordant et m’embrassant furieusement. Elle jouit abondamment. Nous renouvelâmes trois fois ces joies séraphiques puis je la laissai retourner à la laiterie.

J’en ai fait une adorable et fervente adepte des plaisirs de l’amour ; nullement jalouse, elle m’est très utile dans les autres petites affaires que j’ai en mains.

Je remis à Mrs H… cinquante guinées pour la virginité de sa nièce, car aucune autre ne m’avait procuré autant de plaisir que cette charmante enfant.

Bonne nuit, maintenant, chère Laïs, si après un pareil récit tu peux dormir seule, c’est plus que je ne puis faire ; aussi vais-je me réfugier dans les bras de ma voluptueuse Phœbé, pour apaiser les feux que cette narration a allumés dans mes veines.

Voir en ligne : Amours secrètes d’un gentleman : Sapho (chapitre 3)

P.-S.

Texte établi par Nathalie Quirion et EROS-THANATOS d’après le roman érotique de Charles Sackeville (Edward Sellon), Amours secrètes d’un gentleman, traduit de l’anglais The New Epicurean or the Delight of Sex, London, 1865 pour la version originale anglaise, Paris, 1890 pour la traduction française.



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