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Par le Fouet et par les Verges

Le Châtiment de Miss Hilda

Passions de jeunes Miss (Chapitre I)



Auteur :

Mots-clés :

Tap-Tap (Alphonse Momas), Par le fouet et par les verges : Passions de jeunes miss, I. Liseux, Paris, 1907. (187 p. ; 21 cm).


CHAPITRE I

Neuf heures du soir : la longue et large salle de punitions de l’Institution Sticker était toute tendue d’immenses draperies noires, éclairées par des lampadaires aux teintes assombries. Sur les autre côtés de la salle, les divisions des jeunes Miss disposées sur plusieurs rangs, présentaient un aspect saisissant par leurs costumes uniformément blancs, leurs cheveux dénoués flottant sur le dos, leurs mains gantées en peau de chevreau noir, leurs bas noirs apparaissant chez toutes plus ou moins, suivant la jupe plus ou moins courte, les grandes ayant revêtu pour la circonstance la robe dégageant un peu au-dessus des jarrets, les jambes : au milieu des élèves, les maîtresses formaient contraste par leur toilette noire, à corsage décolleté et à manches courtes, les mains et les bras gantés de blanc, la jupe de la longueur de celle des grandes filles, permettant de voir leurs bas blancs. En avant des divisions des moyennes, deux femmes occupaient deux fauteuils, la directrice, miss Sticker, en toilette de soie noire montante et sévère, et une élève, réputée la mieux notée, en réalité sa protégée, miss Lisbeth de Varwing, jolie et charmante petite blonde de dix-sept ans, vêtue de blanc comme toutes ses compagnes, tout aussi grave d’allure que la directrice. Sur le milieu de la salle, un cheval d’assez haute taille, à mécanique, placé sur un long socle, se tenait debout sur ses pattes de derrière, dans une fière attitude, comme s’il se cabrait ou comme s’il s’apprêtait à s’élancer. À droite et à gauche du cheval, se groupaient une dizaine de servantes, toutes jeunes, robustes et jolies, en tenue de demi-soubrettes ou paysannes, jupe courte à couleur voyante, corsage de velours rouge orné d’une collerette, les bras nus jusqu’au coude, ayant à la main, les unes une badine, d’autres des verges, celles-ci un petit martinet ou un fouet à petit manche. L’espace au milieu, était assez vaste pour que même les plus petites élèves pussent voir ce qui allait se passer. Le silence régnait dans la salle, sur un claquement de mains de miss Sticker, une porte s’ouvrit, et on vit s’avancer, toute nue et tremblante, les poignets liés, les pieds dans des sandales, une jeune fillette de quatorze à quinze ans, annonçant déjà la floraison de l’adolescence par les hanches bien arrondies, les jambes bien dessinées, les seins mignonnets et tendant à pousser, le minet duveté blond, couleur de ses cheveux, des larmes coulant le long de ses joues, sa pâleur augmentant à chaque pas, si possible : en arrivant dans le milieu de la salle, en apercevant le cheval debout qui semblait vouloir s’élancer sur elle, en remarquant celle de ses compagnes, assise près de la directrice, elle eut une contraction nerveuse qui faillit la jeter à terre. Cette jeune fille était miss Hilda Lauthermann, le matin encore la favorite aimée de miss Sticker, la directrice dévergondée qui présidait aux destinées de la maison d’éducation et qui sous ses jupes cachait son sexe masculin. Mais Hilda, coupable d’infidélité à l’amant qui la dépucela, ce dernier la rejeta et ordonna son supplice actuel. Deux servantes escortaient la malheureuse enfant. Arrêtée devant le cheval, elle entendit la directrice, qui d’une voix vibrante, prononçait ces mots :
- Mistress et Miss, notre coeur, enclin à l’indulgence, souffre cruellement de la nécessité où nous nous trouvons aujourd’hui de sévir contre une élève qui fut de nos plus aimées. Mais par cela même que nous eûmes pour elle un profond attachement, la faute qu’elle commit à notre égard imposait la plus dure des punitions. Raffermissez donc vos âmes devant le châtiment qu’elle va recevoir, observez le silence le plus strict, si vous ne voulez pas vous exposer à la remplacer après sa peine, et tâchez à l’avenir de ne pas vous attirer notre mécontentement.

La directrice, qui s’était levée, se rassit, et les deux servantes qui avaient escorté Hilda la prirent chacune par un bras, pour la placer derrière le cheval, en lui ordonnant de se mettre par-dessus sa queue, dont le panache traînait à terre. La malheureuse semblait plus morte que vive. On lui appuya le ventre contre la croupe de la bête simulée et on l’y ficela par le buste et par les bras : Elle apparaissait bien fluette à côté de cet instrument de supplice : des cercles la rattachèrent par les jambes aux pattes de derrière du cheval, les pattes sur lesquelles il se dressait : on aurait juré à la voir ainsi placardée qu’elle ne formait plus qu’un prolongement de la machine imaginée pour cet étrange châtiment. Quelques élèves éprouvèrent un effroi compréhensible à ces préparatifs, et cet effroi augmentait en contemplant le tremblement qui agitait les jambes de la coupable, Hilda ne disait rien : elle ne pleurait plus, elle en appelait à toute son énergie : peu à peu elle parvenait à se surmonter. Un certain amour-propre naissait dans son coeur, celui de ne pas faiblir devant la rivale qui lui succédait si brusquement. Elle avait cru remarquer, malgré sa préoccupation craintive sur ce qui allait lui arriver, que Lisbeth la regardait avec des yeux rieurs, plutôt satisfaits. Cela secouait, lui rendait des forces pour tout supporter. Hélas, hélas, à ce moment, sur son postérieur si blanc, si séduisant, si bien fait pour la caresse, cette caresse qu’elle appréciait lorsque la gentille Reine la lui donnait ; sur ses fesses si rondelettes et si bien plantées, si solides et si belles, depuis qu’elle savait les manoeuvrer pour les délices de l’amant qui l’enfilait, retentit le sifflement d’une badine sous laquelle se marqua un long sillon rougeâtre. Elle lança un cri désespéré, elle ferma les yeux, la terre parut s’écrouler tout autour, un second coup de badine s’ajoutait au premier, zébrait sa peau, et sous le coup, le cheval opérait un brusque mouvement qui le ramenait en avant sur ses pattes de devant, relevait sa croupe, la soulevant en même temps, enlevant ses pieds du sol sur lequel ils reposaient, lui faisait pendre les jambes le long de son arrière-train. Et ce fut un spectacle lamentable et affreux. Les coups de badine pleuvaient sur ce jeune cul, le mettaient en sang, et à mesure qu’ils l’atteignaient, le cheval se courbait sur ses pattes de devant ou se redressait sur celles de derrière, attirant le corps d’Hilda en avant, en arrière, dans une oscillation continue, qui arrachait des cris de peur et de souffrance à la flagellée. Ah, le pauvre et cher petit cul ! Il ne bombait pas en invites gracieuses d’enculage : il se rétrécissait comme s’il fondait sous les coups qui le cinglaient ; il perdait de sa forme si joliette ; le sang giclait de plusieurs déchirures, coulait le long du gras des cuisses. Les badines, maniées par deux servantes, fustigeaient à tour de rôle ! Châtiment implacable, les petites filles ouvraient des yeux hallucinés et effarés ; les grandes pâlissaient et les maîtresses elles-mêmes sentaient mollir leur coeur. Miss Sticker, les yeux durs et secs, les sourcils froncés, leva la main. La flagellation était terminée. Le cheval fut remis dans sa posture du début. Hilda ne criait plus : elle n’avait plus conscience de ce qui se passait. Des servantes apportèrent un lit pliant sur lequel on l’étendit, après l’avoir débarrassée de ses liens : une infirmière la pansa pour les déchirures striées qui marquaient ses fesses. Peu à peu elle jeta des regards moins troublés autour d’elle, on lui fit prendre un cordial. Devant ce lit de souffrance, successivement et dans le plus grand des silences, défilèrent toutes les divisions, se rendant à la salle de rassemblement, où miss Sticker devait prononcer une allocution. Restée seule avec la coupable, la directrice s’en approcha et dit :
- Si tu as souffert, petite malheureuse n’en accuse que toi-même. J’étais toute bonté et toute protection, et tu t’es moquée de ma sollicitude. À l’infirmerie, tes plaies se guériront vite ; le mal que tu m’as fait au coeur ne se cicatrisera pas aussi facilement. À ta guérison, tu subiras quinze jours de cachot et tu seras privée de vacances.

Hilda ne regarda même pas la directrice et ne répondit rien. On l’emporta à l’infirmerie et elle y observa le même mutisme.

Miss Sticker, ayant rejoint les divisions, leur ordonna de former le cercle, et d’un ton sévère, prononça ces quelques mots :
- J’espère, Miss, que le spectacle auquel vous venez d’assister portera ses fruits : Vous avez vécu de douces journées de joies et de fête ; je ne demande qu’à vous les redonner. Cela dépendra de votre bonne conduite de ces jours-ci. Retirez-vous avec calme et dormez paisiblement. Les règlements de la maison seront appliqués avec rigueur jusqu’à nouvel ordre.

Voir en ligne : L’Éducation de Miss Lucy (Chapitre II)

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS.COM d’après le roman érotique de Tap-Tap (Alphonse Momas), Par le fouet et par les verges : Passions de jeunes miss, I. Liseux, Paris, 1907. (187 p. ; 21 cm).



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