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La Flagellation à travers le monde

Le Châtiment

Le fouet à Londres (Première partie : chapitre IX)



Auteur :

Mots-clés :

Jean de Villiot (Hugues Rebell), Le fouet à Londres, roman-étude de moeurs anglaises, La Flagellation à travers le monde, Éd. C. Carrington, Paris, 1906 (In-8°, 220 pages).


IX
LE CHÂTIMENT

Jenny, qui avait prévenu sa femme de chambre de l’heure de son lever, se recoucha en l’attendant. Elle songeait aux événements qui s’étaient succédés d’une manière si vertigineuse, venant démentir en un jour la conduite de toute une vie. Elle se sentait heureuse, elle eût souri sans réserve à son bonheur si la colère qu’elle éprouvait de l’inconduite de sa fille n’était venue jeter son amertume au milieu de ce doux rêve.

Elle se rappelait alors les étapes de sa métamorphose.

Elle avait crue sa jeunesse finie ! Hélas ! son miroir le lui disait au matin bien cruellement quand son esprit se torturait dans l’attente. Quelle transformation aujourd’hui ! Les yeux un peu cernés ne donnaient pas à son visage des années de plus mais seulement l’expression que doit avoir toute femme qui a vécu, qui a aimé, qui a été aimée, voilà tout.

Ces traits ravagés, ce front soucieux qu’elle avait aux jours où elle s’abandonnait à sa souffrance, tout cela avait disparu, tout cela n’existait plus.

La femme de chambre arriva, prépara le cabinet de toilette, la baignoire, disposa pour la coiffure de madame la brosserie, peignes et épingles d’écaille, les parfums de toilette, la lingerie du jour, étala le costume tailleur, correct et élégant d’un bleu sombre, le canotier de teinte assortie, accompagné de son voile bleu.

Jenny, pendant ce temps, se levait. Cette journée serait remplie par le châtiment et l’exécution sans merci de l’intruse qui avait abusé de son hospitalité, de sa bonté, de son généreux appui pour corrompre sa fille et lui donner un amant !

Voir cela !

Un amant à Ethel ! Non. Elle voulait la marier jeune, en faire une honnête femme. Cette entrave à ses projets, elle le sentait, elle ne le pardonnerait pas, elle serait terrible.

Sa toilette faite, Jenny rejoignit le colonel dans le vestibule.

Margaret et Ethel, prévenues par la femme de chambre, étaient prêtes et leur inquiétude était telle que, malgré tous leurs efforts pour se maîtriser, elles ne parvenaient pas à la dissimuler. Les costumes gris, canotiers blancs, tout cela absolument semblable, leur donnait l’air de deux soeurs.

Ethel paraissait avoir pleuré. Dès l’entrée, Lady Helling en fit la remarque au colonel qui n’en parut pas plus ému. Elles vinrent, comme si de rien n’était, au-devant de Jenny et, après quelques mots échangés, l’automobile arrivant au bas de la terrasse, ces dames, accompagnées du colonel, y prirent place. Le colonel s’empara du volant.

La route était longue, mais fut belle et le trajet se fit sans incidents. Jenny et le colonel devisaient de temps en temps de choses et d’autres, chacun restait muet, plongé dans ses préoccupations intimes.

Enfin on arrivait.

Le pavillon de chasse n’avait pas été ouvert depuis longtemps, et le colonel trouva bon de laisser les choses ainsi. Il frotta une allumette et, donnant de la lumière dans l’intérieur (ce qui parut beaucoup surprendre les jeunes filles), il referma la porte à clé.

Lady Helling crut ne pas devoir prolonger cette situation pénible.
- Je pensais, et j’étais en droit d’espérer, dit-elle â sa fille, qu’avec l’éducation et les exemples qui avaient guidé ta jeunesse, tu serais un jour une honnête jeune fille pouvant aspirer à l’union d’un homme dont la position serait la gloire de ta vie. J’avais, dans ce but, cultivé de hautes relations et je t’avais entourée de soin et de bienveillance, te donnant des maîtres de toute sorte, veillant sur ta santé, sur ton instruction, sur toute ta vie. Tous ces efforts, tu viens de les trahir lâchement. Aux ambitions que je rêvais pour toi, tu as préféré le vice, la débauche. Je sais tout, tu es une fille perdue. Tu te jouais de moi, tu couchais avec Robert Master en te disant que je n’y verrais rien. Si ton père vivait, il t’enfermerait dans un couvent jusqu’à ta majorité ; moi, je te dompterai par des moyens dont je réponds, et cela, je le ferai sans faiblesse, et tant que je le jugerai nécessaire.

Ethel, pâle et tremblante, les larmes l’étouffant, répondit d’une voix brisée :
- Maintenant, j’ai goûté de l’amour, je préfère mourir que de me voir privée du seul attrait que l’existence a pour moi.

On m’enterrera, soit, on ne me gardera pas dans la chasteté. Vous êtes bien dure, vous, ma mère, et c’est parce que vous méconnaissez l’amour, cela vous eût sans doute rendue plus femme. Le mariage et la maternité n’ont pas dû vous révéler l’ivresse, l’extase pour laquelle je donnerais ma vie. Faites ce que vous croyez être juste, cela est votre droit.

Alors, Jenny s’adressant à Margaret :
- Vous êtes le mensonge et la trahison ; c’est par des actes ignobles que vous me récompensez de vous avoir servi de mère. Vous avez amené un homme dans le lit de ma fille ; cela aura été, du moins, pour votre malheur. Vous avez oublié chez moi les jours de misère de votre enfance, vous les retrouverez peut-être, fille sans coeur et sans conscience. Je vous chasse ; vous ne reverrez plus Ethel de la vie. Vous lui avez fait assez de mal comme cela, c’est votre dernière journée. Demain, vous serez partie pour l’Écosse. Jusqu’à votre majorité, je vous mets sous la garde de Miss Helen Beddoes, ma vieille institutrice. Là, si vous le pouvez, vous travaillerez pour tâcher d’apprendre quelque chose d’utile. Je lui servirai à cet effet une rente supplémentaire. Je suis certaine que vous fuirez de chez elle, mais cela m’est égal. J’agis à votre égard avec une mansuétude dont vous êtes indigne, et c’est seulement par respect pour les dernières volontés de ma mère qui ne se doutait pas en mourant de quel fléau elle me dotait en vous confiant à moi.

L’une et l’autre, vous êtes de méchantes filles pour lesquelles il est juste d’être sans pitié et vous allez recevoir la correction que vous avez trop bien méritée.
- Ma tante, répliqua Margaret, c’est votre jalousie qui vous rend injuste et haineuse, voyant que nous sommes heureuses et aimées. Allez donc plaire avec vos artifices de toilette quand vous avez la comparaison de la jeunesse auprès de vous. Vous êtes jalouse, voilà tout, et votre colère se venge. Faites donc, moi, je m’en moque, je veux du plaisir, j’en aurai. Je quitterai Miss Beddoes, comme vous le dites, et après, nous verrons. Je retrouverai mon Ethel, et cela, bientôt, et nous serons, malgré vous, heureuses et libres, tandis que vous vous farderez pour cacher votre âge.

Et elle éclata d’un rire forcé et insolent.

Le colonel, furieux, bondit vers elle, la prit par les poignets.
- Ethel ! Ethel ! cria Margaret, à mon secours !

Ethel voulut s’élancer, mais sa mère l’arrêta, la repoussa contre le mur, tandis que Boldman, prompt comme l’éclair, faisait tomber Margaret sur le sol, lui attachait solidement les mains et les pieds.
- Vous serez fouettées, mes chéries. Mais nous ne pouvons nous occuper des deux à la fois. Tenez bien Ethel, Jenny, tenez-la bien.

Et laissant Margaret se tordre à terre en vomissant des imprécations, il alla au secours de Jenny qui faiblissait et allait laisser s’échapper et s’enfuir Ethel luttant avec l’énergie du désespoir.

De même que pour Margaret, le colonel usa d’une paire de courroies qui réduisirent Ethel à l’impuissance en lui maintenant solidement attachés les mains et les pieds. Puis, il fit rouler un fauteuil en face d’une des grandes fenêtres, y porta Ethel qui poussait des cris d’épouvante et, l’y faisant agenouiller, la fixa, la poitrine contre le dossier, le visage tourné vers le billard, à l’aide de longues sangles de cuir passées sous la taille, sous les bras et sur les jambes.

Ethel, presque inconsciente à force de terreur, se taisait.

Quand il eut fini, ses yeux se portèrent vers l’endroit où Margaret était restée étendue… un juron jaillit de ses lèvres… la jeune fille, en rampant, s’était approchée de la porte et s’escrimait avec ses mains attachées après la serrure un peu rouillée, dans le fol espoir que celle-ci, cédant, lui permettrait de s’enfuir.

Il éclata d’un rire sonore.
- Oh ! Oh ! cria-t-il, voilà qu’on veut partir avant la pièce. Attendez au moins le lever du rideau, ma mignonne.

Et, riant toujours, il vint auprès d’elle, se pencha, l’enleva comme une plume et la jeta, un peu violemment, sur le billard.
- Jenny ! fit-il, donnez-moi ces sangles que vous voyez là, sur la chaise, près de Mademoiselle Ethel et venez m’aider. Bien. Le bras droit d’abord. Tenez l’autre.

Alors, il détacha les mains de Margaret, mit au poignet droit le noeud coulant que formait, passant dans la boucle, l’extrémité de la sangle qu’il tira ensuite pour l’attacher au pied droit du billard.

Margaret crachait d’ignobles injures, des mots ramassés dans la boue de Londres.
- Prenez vite ses jambes, dit le colonel. Quand les mains seront prises, elle va ruer.

Jenny obéit, alla se coucher à plat s’entre sur les mollets de sa pupille. Le colonel avait déjà pris le poignet gauche ; il tira sur le bras, le fixa comme de l’autre côté.
- Ethel ! Ethel ! ma chérie, où es-tu ? Que nous veulent ces monstres ?

Ethel, les yeux hagards, épiait cette scène, comme frappée d’un mutisme subit. Elle ne répondit pas.

Du reste, les préparatifs touchaient à leur fin. Ce fut un jeu pour Boldman. Quelques secondes lui suffirent pour que Margaret, absolument prisonnière dans ses entraves, figurât, en sa robe grise, sur le vert foncé du billard, une étrange pièce de blason, en croix de Saint-André.
- Et, maintenant, fit Boldman, nous allons nous amuser. Asseyez-vous, Jenny, je n’ai plus besoin de votre aide. Toutefois, je vous laisse le soin de fixer le nombre de coups à donner à ces demoiselles. Et puis, dites-moi, par qui devrons-nous commencer ?
- Par cette coquine, répondit Lady Helling, en montrant du doigt Margaret.

Et elle alla se jeter dans un fauteuil d’où la vue lui serait tout entière offerte, du supplice infligé à sa pupille.
- Je commence, dit Boldman, avec une gravité comique.

Et il leva doucement la robe de Margaret.

Les bas de soie gris apparurent, emprisonnant les mollets fermes, puis des jarretières de soie verte, puis… la chair nue… Horreur la coquine n’avait pas pantalon.
- Voilà qui simplifie ma besogne, dit le colonel se tournant vers Jenny, mais que pensez-vous de ce sans-gêne ?
- Je n’ai jamais lésiné sur sa garde-robe, répondit la lady ; je suis sûre qu’elle possède au moins une douzaine de ces indispensables. Cependant, je ne m’étonne nullement de ce qui n’est pas un oubli, croyez-le. Mademoiselle ne doit pas considérer ce vêtement comme une utilité mais comme un obstacle.
- C’est tout à fait vrai, dit le colonel. Et, pour aujourd’hui, Mademoiselle a deux fois raison. Je vais donc profiter de la circonstance et mes soins de déshabilleur seront réduits au strict minimum.

Tout en disant ces mots, d’un geste brusque, il prit à poignée la robe et les jupons, les tira par-dessus la taille de la fille. Musclée, rebondie, solide, énorme, ivoirine, la croupe s’offrit toute, insolente en sa nudité.
- Nous allons nous amuser, reprit Boldman.

Margaret cria une sale injure.
- Tout beau ! Chère mignonne. Que direz-vous donc tout à l’heure ?

Et Boldman, se débarrassant de sa redingote, fouilla dans une des grandes poches cousues à l’intérieur des basques, en tira un petit paquet qu’il défit avec soin.

Ce qu’il en tira fut une verge singulière, tout en cuir, douze fines lanières de 50 à 60 cm, réunies au bout par un savant nattage qui formait un manche bien à la main, une vraie verge de poche.

Le colonel agita ces menus serpents, les balança, puis, le bras soudain levé, déchira l’air d’un coup brusque et les douze lanières eurent un seul sifflement.

Ethel ouvrit les yeux.
- Un bijou ! dit Boldman. Vous en aurez votre part, ma toute belle.

Ethel, muette, les regards fixés sur son amie, semblait hypnotisée, l’esprit ailleurs, comme dans un cauchemar.
- Combien ? demanda le colonel qui s’inclina devant sa maîtresse.
- Autant que vous pourrez sans dommage sérieux.
- Alors, disons trois douzaines… Un !

Le coup était parti sans qu’on ait rien vu, mais un hurlement jaillit des lèvres de Margaret.
- Deux !…

Sur la peau couleur de miel, des bandes rouges se dessinèrent.
- Trois !…

Le rouge s’assombrit… Les nouveaux sillons parurent tout roses.
- Quatre !… Cinq !… Six !…

La jeune fille remuait désespérément. Ses efforts étaient tels qu’on eût pu croire qu’elle allait rouler hors du billard, mais ses entraves étaient solides et l’oeuvre d’un praticien.

Et les coups pleuvaient, méthodiques, jamais au même endroit.
- Regardez donc, Jenny, dit, sans s’arrêter, le colonel. On croirait voir un sorbet fraise et citron. À la troisième douzaine, le citron sera noyé sous les fraises.

Jenny eut un rire un peu forcé, comme un léger spasme. Sa haine se fondait, pourtant la pitié ne prenait pas sa place. Une excitation cruelle s’était emparée de ses sens, grandissant à mesure que le supplice s’avançait, au crescendo exaspéré des cris de sa victime.

Tout à coup, elle se dressa, vint en courant se placer de l’autre côté du billard.
- Combien encore ? demanda-t-elle à Boldman.
- Une petite douzaine.
- Laissez-moi finir.
- Vous ne sauriez pas.
- Allons donc ! donnez-moi la verge.
- Soit, dit Boldman, et il lui tendit le faisceau de lanières.

Aussitôt elle frappa, devenue furieuse, les yeux hors de la tête et si rapidement et si furieusement que, les douze coups donnés depuis longtemps, elle frappait encore. Le colonel courut à elle, la désarma, la prit dans ses bras et la contraignit à s’asseoir.

Un calme subit emplit la chambre.

De menus sanglots, des petites plaintes étouffées troublaient seuls le silence. C’était Margaret, vaincue, qui pleurait.
- Votre fille attend, dit enfin Boldman. Combien ce sera-t-il ?
- Autant qu’à sa complice, répondit Lady Helling, mais des coups moins rudes. Elle en mourrait.

Le colonel s’avança vers le fauteuil où se tenait, toujours agenouillée, maintenue par ses liens, Ethel. Celle-ci, voyant s’approcher son bourreau, se mit à crier.
- C’est une fameuse idée que nous avons eue de venir dans cette solitude, dit le colonel. Quel concert ! Heureusement que la maison est vide et que le parc est grand.

Alors il procéda aux arrangements nécessaires.
- Tiens ! Tiens ! s’écria-t-il en s’arrêtant, la ressemblance n’est pas complète. Ici, nous avons le pantalon. Et quel pantalon ! De la toile de rêve et de la dentelle d’illusion… Et puis… venez voir, Jenny, le charmant contraste. Voici des lys, rien que des lys.

En effet, le pantalon rabattu, ce fut un miracle de blancheur, qui se révéla, un chef-d’oeuvre de sculpture, la plus blanche, la plus ronde croupe qui fût au monde, sans rien de trop agressif en ses molles courbures, l’innocence même et la grâce, de la neige sculptée, de la neige tiède.

Le colonel eut un petit frisson.

Il se penchait, se penchait, comme si une myopie soudaine l’eût contraint à poser presque ses yeux — ses yeux ? — sur l’objet contemplé.

Une tape sur l’épaule le fit se redresser.

Il vit Lady Helling qui, debout près de lui, le regardait d’un oeil courroucé.
- Allez-vous commencer ? demanda-t-elle d’un ton bref.
- Oui, reculez-vous.

Et lui-même s’écartant d’un pas, frappa le premier coup.

Ethel eut un sursaut si violent que le fauteuil se pencha en avant.
- Jenny, dit Boldman, apportez ici une chaise, asseyez-vous et maintenez le bras du fauteuil.

Quand ce fut fait, il continua.

Il frappait moins fort que sur Margaret, assez cependant pour que la jeune Helling poussât des cris désespérés sous l’emprise de cette douleur, inédite pour elle.

La neige de sa croupe, maintenant, se parsemait de roses pourpres, des roses qu’y semaient les méchantes lanières.

Jenny, plus pâle que tout à l’heure, ne disait rien. Elle ne demanda pas d’être l’artiste du bouquet final. Malgré sa colère, son instinct maternel l’en empêcha, mais cette chair étalée dont les roses devenaient plus sombres, ces cris furieux, l’air impassible et féroce de son amant lui donnaient la même excitation fébrile.

Et quand, avec un juron énergique, le colonel eut donné, plus terrible que tous les autres, le dernier coup, sans un regard pour Ethel, elle ouvrit les bras, subjuguée, voulut parler, mais sa bouche se ferma sous la main du colonel. Boldman l’avait saisie, et l’emportant dehors dans un petit bosquet à une vingtaine de pas, il la coucha à terre, et ce fut une étreinte de forcenés où les hoquets de volupté des deux amants s’accompagnaient des plaintes et des sanglots convulsifs de leurs victimes qui s’entendaient de loin dans la solitude du parc.

Voir en ligne : Chapitre X : Chagrins d’amour

P.-S.

Texte établi par EROS-THANATOS.COM d’après le roman érotique de Jean de Villiot (Hugues Rebell), Le fouet à Londres, roman-étude de moeurs anglaises, La Flagellation à travers le monde, Éd. C. Carrington, Paris, 1906 (in-8°, 220 pages).



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