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Mes confessions aux pieds de la duchesse

Le bas gris-perle et l’étoile rouge

Les Tableaux vivants (Roman érotique : chapitre X)



Mots-clés :

- Les Tableaux vivants ou Mes confessions aux pieds de la duchesse, anecdotes véridiques tirées de nos amours avec nos libertines illustres et nos fouteuses de qualité, par un Rédacteur de la R. D. D. M., Éd. Poulet-Malassis, Paris, 1870.


X
LE BAS GRIS-PERLE ET L’ÉTOILE ROUGE

La belle Lamperière était une veuve aux yeux clairs, fort riche et de formes opulentes comme sa bourse. Peut-être n’était-elle pas en tout point aussi parfaite que la Vénus d’Arles, à qui les flatteurs la comparaient. On pouvait même trouver quelque chose d’un peu lourd et de mal dégrossi dans sa taille, et ses épaules montraient une chair passablement épaisse et trop serrée. En revanche, la nature lui avait départi une jambe !…

Et au bout de cette jambe un pied alerte. Elle était ordinairement chaussée de bas de soie gris-perle avec des pantoufles roses. Quel est le voluptueux qui ne sache point que le bas gris-perle est le dernier mot de la volupté ?

Au moment où je vous la présente, la belle Lamperière est fort empêchée, car je suis assis dans un fauteuil auprès, tout près d’elle ; je la tiens embrassée, et je viens même de passer une main sous sa jupe !

On a beau être du meilleur monde, on n’en est pas moins sensible, et le chatouillement dont elle ne pouvait se défendre incommodait fort la belle Lamperière.
- Est-ce que je rêve ? me dit-elle… Quoi !… C’est la seconde fois que vous me voyez seul à seule !… Vous ne m’estimez point !…
- Je voudrais vous estimer trois fois de suite sans reprendre haleine, répondis-je tout hors de moi. D’ailleurs, c’est la faute de vos bas gris-perle.

Ma main ne quitta point son poste, et le dialogue suivant s’engagea entre la belle Lamperière et moi :

Elle : Ce bas gris-perle n’est pas une raison.

Moi : Il vous fait une jambe céleste. Dieu m’est témoin que je n’ai voulu d’abord vous prendre que la cheville… Mais, ma foi !…

Elle : Aïe ! vous m’écrasez le genou !

Moi : Mais non ; ce n’est point votre genou !… C’est plus haut que je caresse… Quelle peau ! Du satin rose comme vos mules !

Elle : Oui, oui, je suis assez contente de ma peau… Si vous continuez, je vais appeler…

Moi : Ah ! le petit nombril mignon !…

Elle : J’appelle ma femme de chambre !

Moi : Je l’ai payée !

Elle : Vous avez payé ma femme de chambre ! Monstre !… Voulez-vous me laisser !

Moi : Bon ! Vous ne pouvez pas tout garantir à la fois ! Si vous défendez le devant, je prends le derrière !…

Elle : Vous êtes un homme sans délicatesse… Pour qui me prenez-vous donc, monsieur ?

Moi : Pour moi !

Elle : Je suis une honnête femme, et depuis la mort de M. de Lamperière, jamais aucun homme !… C’est une abomination, un viol, un meurtre !…

Moi : Je vous en prie, ouvrez un peu votre robe au lieu de me dire des choses sans raison… Donnez-moi ce beau sein… Vraiment, on dirait qu’il est trop dur !

Elle : Eh bien oui !… Mais vous laisserez le reste… Tenez, le voici… J’ai encore la complaisance de le tirer de sa prison pour vous !…

Moi : Le bout en est couleur de chocolat… J’en vais manger !

Elle : Non, non… Brr… ça donne le frisson !

Moi : Maintenant offrez-moi votre bouche.

Elle : Ma bouche !… Eh bien !… Ah ! vous me feriez pâmer ! Non, je ne veux pas… Non, je ne desserrerai pas les cuisses… Votre main ne passera pas… Vous me faites mal… Vous avez des ongles !… Mais vous me mettez toute nue !… Au moins vous plairait-il de baisser ma robe ?…

Moi : Vraiment oui ! Vraiment oui !… Pourquoi n’irais-je pas aussi fermer les rideaux ! J’aime bien mieux regarder ce que je tiens. Dieu ! Ce bas gris-perle !… Vous avez des formes bien nourries, ma chère… Je vais y mordre à belles dents… Voyez-vous ce manchon noir !…

Elle : C’est trop de trois doigts… Deux seulement !… Ah !… Frottez plus doucement… Quel homme !… Grand Dieu !… Je… je…

Moi : Tu as joui, tu es contente… Qu’allons-nous faire à présent ? Veux-tu qu’avec ma langue dans la gueule de ce beau chat ?…

Elle : Pour cela, aujourd’hui non !… Non, non, non !… Vous ne m’avez pas laissé le temps de faire ma toilette.

Moi : Que ce détail ne vous inquiète pas ! J’aime le goût du fruit… Mais pourquoi vous dérobez-vous ainsi, ma belle ?…

Elle : Rien… une douleur là…

Moi : Dans le bas-ventre ! Une petite colique… Tu te retires encore, tu m’en veux !

Elle : Oui, je vous en veux… Surtout je m’oppose à ce que vous me fassiez…

Moi : Minette ?… Oh ! oh ! Vous ne me pardonnez point de ne vous avoir pas fait une déclaration dans les règles !

Elle : Mes règles !… Qui vous a dit ?… Mes règles !… Non non, pas encore… Si mes calculs sont justes, ce ne sera que pour demain.

Moi : Du diable si je pensais à cela !… Mais que regardez-vous donc dans les plis de votre chemise ?

Elle : II n’y a rien ! Il n’y a rien ! J’en étais sûre !

Moi : Nous disons donc que tes règles ne viendront que demain… Et quand tu les aurais à présent, ma chère !…

Elle : Vous dites cela… Au fond, vous êtes comme tous les hommes… Les femmes sont plus amoureuses dans ces vilains moments-là… Mais nous n’en profitez point… Ça vous dégoûte !

Moi : Laisse donc ! Laisse-moi voir… Justement, dans le pli de ta cuisse, voilà une petite trace rouge !…

Elle : Quelle horreur !… Lâchez-moi !… Partez… Vous reviendrez dans trois jours… Lâchez-moi !

Moi : Bah ! Tu auras beau te débattre ! Je te tiens. Ôte plutôt ta robe… Ôte-la, veux-tu ?… Toute nue avec tes bas gris où vont tomber des gouttelettes rouges, ce sera charmant.

Elle : Ah ! Richard, si je vous croyais sincère… je ferais ce que vous voulez.

Moi : Regarde la preuve de ma sincérité… Est-ce assez dur ?… Je suis tout en feu.

Elle : Quoi ! vous vous mettriez comme cela… dans le sang !…

Moi : Je t’avertis que je ne vais pas même te laisser ta chemise.

Elle : Mais… mais que faites-vous ?… C’est que je n’ai plus que mes bas ! Vraiment, j’ai honte…

Moi : Où irons-nous pour faire le joli petit jeu ?…

Elle : Dans la chambre voisine il y a un lit.

Moi : Ici, il y a un divan de soie rouge… et le rouge te va bien… Là, viens devant le miroir. Tu verras ce gros chose qui est si dur entrer dans ton chat et en sortir…

Elle : Quelle idée !… Je le veux bien.

Moi : Tiens, mets-toi à genoux. J’arrive par derrière… Vois, le miroir réfléchit ton ventre, tes seins. Et cette motte brune ! Tu as des fesses de marbre…

Elle : Laisse-moi le plaisir de le mettre… Il entre… Aujourd’hui je suis large… C’est le sang qui vient et qui rend le passage humide ; mais ordinairement…

Moi : Vois-tu ? Il va, il vient… Je sors, je rentre tout doucement, je vais au fond… Voilà le sang ! Voilà le sang !… Une étoile rouge sur le bas gris !… Je vais te branler.

Elle : Richard ! Richard ! Pas de vilains mots !… Branle fort !

Moi : Le sang ! Flic ! Flac ! Comme je barbote !

Elle : Je voudrais t’embrasser… Je ne peux pas… Tiens ! Je t’embrasse dans le miroir… Ah !… je… je jouis… Toi aussi !… Il m’inonde !…

Moi : Sacredieu !

Elle : Retire-toi, mon chéri…

Moi : J’ai l’air d’avoir trempé mon membre dans le sang de tous les ennemis de la France !

Elle : Que cherches-tu ?

Moi : Une serviette.

Elle : Ce sang te fait mal à voir maintenant que ta passion est assouvie : tu n’as que le dégoût !

Moi : Parbleu ! Je vais bien te prouver le contraire tout à l’heure quand je serai en état… Tu vas m’y remettre avec ta main quand je me serai essuyé… Ma chère, tu baises à ravir.

Elle : Ah ! Richard ! Richard ! Que je t’aime !… Viens t’asseoir sur ce sofa… La serviette que tu cherches… la serviette ce sera ma bouche !

Voir en ligne : Sur un trône (chapitre XI)

P.-S.

Texte établi par Nathalie QUIRION et EROS-THANATOS d’après le roman érotique d’un Rédacteur de la R. D. D. M. (attribué à Paul Perret), Les Tableaux vivants ou Mes confessions aux pieds de la duchesse, anecdotes véridiques tirées de nos amours avec nos libertines illustres et nos fouteuses de qualité, Éd. Poulet-Malassis, Paris, 1870.



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