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Confession érotique

Le sens de la vie

À quoi bon vivre si on ne peut baiser ?

par Alain Valcour

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Alain Valcour, « Le Sens de la Vie », Confession érotique, Paris, novembre 2011.


Le Sens de la Vie

L’idée du suicide me poursuit depuis l’époque ma post-adolescence, disons celle de mes vingt ans, qui n’a été en rien « le plus bel âge de ma vie ». Mais cette idée est un fantasme, analogue à ces aventures érotiques irréalisables que je me raconte pour épicer mes masturbations. Comme Cioran qui a médité 50 ans sur le suicide et sur « l’inconvénient d’être né », je risque de mourir gâteux, dans un lit d’hôpital entre les mains des médecins.

Comment supporter la vie ? Le seul moyen est de s’inventer des « passions » de manière à oublier l’Ennui. Non pas l’ennui de l’attente d’un avion retardé, mais l’Ennui, ce vertige devant l’insondable absurdité de la « Vie », que d’aucuns s’évertuent à glorifier comme un bien absolu, et qu’il faudrait prolonger à tout prix, pour soi-même et pour préserver l’humanité.

Les activités humaines n’ont que deux ou trois finalités : se maintenir en vie, oublier l’Ennui et peut-être, perpétuer l’espèce, et au passage, sa propre famille. La « culture » relève de la lutte contre l’Ennui. Mais quoi de plus déprimant qu’un musée ? Un cimetière bien fleuri est presque plus vivant. Le « tourisme » est tout aussi décevant, c’est une obligation de manger des trucs chers et médiocres, de suivre des itinéraires balisés pour passer de « bonnes vacances » dignes d’être racontées. Qui n’a observé la lassitude des touristes visitant un château — un de plus ? L’instinct de préservation de l’espèce ayant disparu, la fabrication de gosses n’est plus qu’un devoir social et familial dont beaucoup s’affranchissent. Pour les autres, c’est un remède garanti contre l’Ennui. On en prend pour 20 ans et plus de soucis à n’en plus finir, mais qui donnent, disent-ils, « du sens à la vie ».

J’ai bientôt 63 ans. Sauf quand j’ai bu quelques verres d’un vieux rhum des Caraïbes ou d’un vieux « single malt » écossais, ou quand j’écris un article scientifique (cette activité finalement aussi vaine que le reste m’a tout de même fourni un salaire pendant 40 ans), je suis pris à la gorge par la perspective du vide et de l’Ennui. Personne ne conteste l’horreur de la guerre, mais le consensus est total pour refuser de voir celle qui résulte de l’obligation de vivre à tout prix, de travailler et de se distraire, tout cela pour rien.

On lit dans les journaux des diatribes contre la polygamie. Comme si la vie de couple monogame n’était pas une prison. La zérogamie est la seule façon de préserver (un peu de) sa liberté. Trente-cinq ans de mariage avec une même ! La routine est installée comme la crasse dans un vieux parquet. Nous n’avons aucune raison de nous séparer, car nous avons acquis des réflexes d’évitement des conflits. Mais tout désir a disparu. Lui faire l’amour et penser à son anniversaire s’ajoutent aux tâches ménagères qui me reviennent selon notre répartition.

Luis Buñuel a déclaré, à la fin de sa vie, être heureux d’être « délivré du désir ». Je ne suis pas délivré du désir, mais plutôt « abandonné par le désir », je dirais même, châtré. Mais je ne suis pas délivré du « désir de désirer encore ». Et donc, je paye pour réveiller mon désir, c’est-à-dire, pour m’aveugler et refuser de constater sa disparition.

Hier dans le tramway, une fille en short, cuisses grandes ouvertes, était totalement absorbée par la lecture de messages sur son téléphone. Ses gros seins, nus sous son tee-shirt décolleté, gigotaient au rythme des vibrations du tramway, et des perles de verroterie se promenaient à la naissance des globes. Ses cuisses étaient grasses mais sans cellulite : de la belle viande. Très blanches, elles contrastaient avec celles des autres femmes autour d’elle, asiatiques, noires ou bronzées, et n’en paraissaient que plus nues. Son short ajusté sculptait la fente et les grosses lèvres de son sexe, manifestement bien épilé. Dommage, j’aime les chattes noires et broussailleuses. Malgré ces observations lubriques, je ne bandais pas.

Elle montrait des cuisses que j’aimerais bien lécher. Ainsi que ses fesses et son trou du cul. Sucer longuement son clitoris, la faire jouir et crier, sans souci des voisins. Au plus fort de la jouissance, un filet d’urine chaude et acide s’écoulerait entre mes lèvres. Elle s’accroupirait sur moi, je mordillerais ses nymphes, elle les frotterait à ma langue gourmande pour que celle-ci batifole dans les replis de ses muqueuses humides. Faisant demi-tour, elle me caresserait le visage de ses gros seins de nourrice, elle glisserait ses durs tétons entre mes lèvres. Du lait giclerait en nombreux jets minuscules que j’essaierais tous de happer. Je ne bandais que très mollement. Il me fallait trouver mieux.

Je serais professeur de mathématiques dans un lycée de filles. Elle serait au tableau, en jupette plissée bleu marine et socquettes blanches, incapable de résoudre une équation très simple. Je lui relèverais la jupe et je lui rentrerais le slip entre les fesses afin de les claquer énergiquement. Ses fesses rougiraient de plus en plus mais la solution de l’équation ne viendrait toujours pas. Je lui ferais lécher deux de mes doigts. Ecartant le slip, je lui enfoncerais entre les fesses mes deux doigts mouillés de sa salive et je branlerais vigoureusement son cul avec une autorité toute professorale. Elle gémirait. Je lui écraserais le clitoris sous le pouce de mon autre main. Elle pleurerait. Les autres filles de la classe seraient muettes, pétrifiées. Je l’emmènerais dans un bureau attenant à la salle de classe, et je la sodomiserais brutalement. Elle crierait. Toute la classe entendrait car j’aurais laissé la porte ouverte. Je la ramènerais dans la classe, fesses nues, sans sa jupe, et je la planterais face au mur, les mains sur la tête. Du sperme coloré de brun coulerait le long de ses cuisses. Je ferais alors passer au tableau une autre fille, paralysée de stupeur. L’équation resterait toujours aussi menaçante, irrésolue. Je pincerais un de ses tétons à travers son chemisier et un désagréable soutien-gorge. Je lui ôterais tous ces chiffons et je lui cinglerais les seins nus avec une tapette à mouches.

Cette fois je bandais raide, les yeux fixés sur les cuisses blanches de la fille en short. Cela devait se voir. Elle restait absorbée par sa lecture, mais elle s’est levée brusquement pour descendre. Elle m’a juste laissé la vision de deux grosses fesses de la même chair grasse que ses cuisses et bien moulées dans le tissu élastique de son short ajusté. Elle aurait pu être un bon coup. Sauf que je suis souvent trahi. Payer une chambre d’hôtel pour terminer la queue molle sans pouvoir jouir sauf à la main, ça aurait vraiment été stupide.

À quoi bon vivre si on ne peut baiser ? À mon âge, il faut payer pour baiser, mais ça ne marche pas à tous les coups. Je retourne à mes pensées sur le suicide et l’Ennui.

* *
*

Deux mois après les avoir écrites, je retrouve ces notes qui me paraissent bien étranges. Comment ai-je pu écrire des choses pareilles ? C’était avant de rencontrer Amanda.

Au rayon d’informatique de la FNAC, je comparais les modèles exposés à ceux conseillés comme les meilleurs choix par la revue « Que Choisir ? ». Une jeune et jolie africaine cherchait une imprimante. Elle m’a demandé ce que ma revue conseillait. J’ai été frappé par l’harmonie de son visage, tout en courbes élégantes. Nous avons étudié ensemble les conseils donnés, elle s’est décidée pour un modèle qu’elle a acheté. Le carton était beaucoup plus grand que l’imprimante. À deux, nous l’avons transporté chez elle. Nous avons installé l’imprimante et son pilote. Tout a marché du premier coup. Je lui ai montré comment télécharger un logiciel gratuit de traitement d’images et d’autres choses du même genre.

L’après-midi avançait, nous avions oublié de déjeuner. Amanda a préparé une omelette et du riz, pendant que nous bavardions de l’Afrique, de l’importance de la famille et des politiciens corrompus. Elle m’a montré des photos de son village natal. Nous étions assis sur son canapé, elle se tenait tout contre moi pour mieux commenter les photos, et sa douce chaleur me pénétrait. Sa mère l’avait nommée Suzanne, mais elle n’aimait pas ce nom, qu’elle jugeait vieillot. « En France, oui, mais pas aux Etats-Unis. J’aime beaucoup ce prénom ». Ma remarque l’a réjouie, et nous avons écouté « Susan » chantée par Léonard Cohen (sur deezer.com) ainsi que la version française par Graeme Allwright. « Si j’étais une femme, je serais amoureuse de Léonard Cohen, rien que pour sa voix. » « Ah oui ! » « Quand je l’entends, un grand frisson d’émotion me traverse. Le même que je ressens d’être tout près de toi. » J’étais passé au tutoiement. « Comme c’est dit gentiment ! » Elle a posé ses lèvres pulpeuses sur les miennes, sa langue n’a pas refusé les caresses de la mienne et cinq minutes après nous étions nus tous les deux dans sa chambre.

Elle était confuse de n’avoir pas fait le lit. Elle a vaguement tiré les draps et nous nous sommes glissés dessous l’un contre l’autre. Il ne faisait pas très chaud, mais Amanda était délicieusement chaude. Elle m’a caressé de tout son corps, avec son ventre, ses seins, ses cuisses et son sexe, épilé sauf un petit buisson touffu qui surmontait de grosses lèvres très sombres et une délicate fente rose tout à fait prometteuse. Elle m’a embrassé, mordillé, léché, grignoté, griffé, massé de ses mains expertes. J’ai fait de même, ma langue et mes lèvres la faisaient frissonner. Je la dégustais, centimètre par centimètre, et je découvrais une saveur nouvelle dans chaque repli de sa peau. J’étais fou des parfums enivrants de son cou tiède, de ses tétons dressés, de ses bras charnus et de ses aisselles moites. La peau de ses fesses était plus fraîche. Je pressais entre mes lèvres son gros clitoris gonflé, je passais ma langue le plus légèrement possible sur le petit bourgeon qui pointait pour faire durer la montée de son plaisir. De folles contractions ont saisi son périnée, et son nectar a coulé entre mes lèvres. Sa langue et ses lèvres faisaient de même sur mon gland écarlate. « As-tu des préservatifs ? » « Non » « Moi non plus ! Alors je continue comme ça. » Et c’est en 69 que nous avons joui tous les deux. Nous avons recommencé. Elle a gagné par quatre orgasmes à un et demi, grâce à ma langue qui ne rechigne jamais, elle, à faire jouir les femmes. Nous nous sommes quittés. Il me fallait aller voir ma femme à l’hôpital où elle devait encore rester deux semaines. J’étais en retard, mais je me suis débarbouillé pour n’être pas trahi par une odeur de sexe sur les joues.

Le lendemain chez Amanda : « J’en ai acheté » « Moi aussi ». A deux, nous en avions bien 50. Elle m’a sauté au cou, comme si nous étions de vieux amants. Adorable Amanda, nue sous une sorte de sari, drapée dans trois épaisseurs d’une soie blanche quasiment transparente. Longs baisers. Son rire était délicieux, elle frottait son ventre contre le mieux pour vérifier que je bandais. Je n’avais pas besoin pour cela de fantasmer sur des lycéennes à punir ! Amanda était toute entière un fantasme vivant. Le lit était fait, la chambre rangée, l’honneur de la ménagère était sauf. Elle m’a d’abord servi à boire, puis elle m’a demandé d’autres conseils pour son ordinateur et pour la réparation d’un placard dont la porte fermait mal. Elle a sorti un album de photos que je n’avais pas vues. Je me suis impatienté : « Si on allait d’abord au lit ? » Elle a éclaté d’un grand rire : c’était pour se moquer de moi, ou peut-être pour m’exciter un peu plus qu’elle retardait ce moment que nous attendions tous les deux avec impatience. Ma langue a ré-exploré le jardin parfumé de son corps de gazelle, s’aventurant plus avant que la veille au fond de la fente qui sépare profondément ses fesses rondes pour y déguster la saveur musquée de l’œillet noir qu’elle s’est appliquée à défroncer. Amanda gémissait, elle découvrait les délices de la feuille de rose dont elle m’a retourné le service. Nous nous sommes longuement baisotés dans tous les sens, elle m’a « protégé ». J’étais raide comme un manche à balai. Je l’ai prise en levrette, j’enserrai fermement sa taille de guêpe, ce qui accentuait la rondeur de son postérieur. Je n’avais pas la moindre crainte de débander. J’ai donc pris tout mon temps pour aller et venir en variant les rythmes et pour voir se propager dans son dos frémissant des ondes de plaisir. Ensemble nous avons feulé de plaisir. Pour reprendre notre souffle, nous sommes restés un long moment collés l’un à l’autre, dans un merveilleux silence plus expressif que n’importe quelle parole.

Amanda s’est levée et a rapporté de la cuisine deux grands verres d’un sirop blanc. « C’est du gingembre mixé avec du rhum blanc « arrangé » au kimbiolongo ». Le kimbiolongo est une plante dont la racine est utilisée, notamment au Congo, pour donner de la vigueur sexuelle. « Nous n’allons pas en rester là. Voici du carburant pour le deuxième tour. » Nous nous sommes à nouveau embrassés. Avant même de boire, je recommençais à bander. C’est à la missionnaire que nous avons tiré le second coup, plus lentement, plus rêveusement que le premier, après un long et paisible 69 qui m’a permis d’admirer sa chatte. Les muqueuses d’un rose nacré luisaient au cœur de l’écrin constitué par ses grosses lèvres, beaucoup plus sombres que l’ébène de son ventre et de ses cuisses. Les poils crépus d’une petite touffe bien fournie, artistement préservée du rasoir, crissaient entre mes lèvres. Abandonnant ces délices, j’ai dû partir en courant retrouver ma femme dans sa chambre d’hôpital.

Chaque rencontre avec Amanda me faisait découvrir avec émotion quelque nouvel aspect de sa beauté : le velouté de ses lèvres, la grâce de son profil, la discrète musculature de ses bras, la saillie de quelques vertèbres, l’agilité nerveuse de ses omoplates. Eclairée par une lumière douce, sa peau brune brillait comme un vieux bronze à la lueur d’une chandelle. Je lui ai écrit des poèmes, mais sottement, je n’ai gardé copie que de celui-ci.

Juste après
 
Ta tête repose sur ma poitrine,
Nos souffles s’apaisent
Et nos pensées vagabondent
Chacune dans son jardin secret.
 
Le silence nous unit
Plus riche que toute parole,
Nous savourons simplement
Le bonheur d’être ensemble.
 
C’est toujours autour de toi, douce Amanda,
Que mes rêveries folâtrent,
Et je passe en revue pour la centième fois
Tout ce que j’aime en toi.
 
Je peux fermer les yeux
Car mes neurones ont enregistré
Le velouté de ton regard
Et la sensualité de tes lèvres.
 
Où flânent tes pensées ?
J’espère qu’elles sont joyeuses,
Je suis à leur écoute, mais
Je t’aime aussi que tu les tiennes secrètes.
 
Serrés l’un contre l’autre
Dans la fraîcheur de l’automne,
Chacun de nous s’imprègne
De la chaleur de l’autre,
 
Et quand viendra
Le moment de nous séparer,
Nous nous sentirons brusquement rétrécis
Mais riches du souvenir d’un moment de plaisir.
 
Nos baisers se feront plus gourmands,
Car ce seront les derniers
Avant l’interminable traversée
De la nuit, jusqu’à seulement demain.

Un autre souvenir de « juste après l’amour ». Amanda toute nue dans la cuisine, préparait une salade de fruits. Je suis arrivé derrière elle, j’ai mordillé son oreille et posé des baisers dans cou. J’ai empaumé ses petits seins fermes de jeune fille qui n’a jamais allaité. Ses tétons bandaient entre mes doigts. Ses seins tièdes et frémissants étaient comme des oisillons qui cherchent la becquée. J’ai glissé mon gland gonflé de sang dans le sillon qui sépare ses fesses. Elle les a serrées pour me faire bander un peu plus, et j’ai poussé mon chibre comme pour la sodomiser. « Non mon chéri, je préfère ta langue, elle est si caressante. Ta bite est beaucoup trop grosse pour mon fion de pucelle. » Une crudité de ton sans réplique possible, d’autant qu’elle s’est retournée pour m’offrir un long baiser. J’ai glissé deux doigts dans sa fente baveuse. Nous les avons léchés pour déguster ensemble le mélange corsé de sa cyprine et de mon foutre.

Je l’ai invitée un soir à dormir chez moi dans le lit conjugal. Sa frimousse de fille noire émergeait des draps roses : pure beauté. Je retrouvais le même contraste de couleurs que lorsque sa langue apparait entre ses lèvres ou lorsque j’écarte les grosses lèvres de sa chatte pour y plonger la mienne. J’ai pensé à Gauguin. Les jours précédents, nous n’avions jamais fait l’amour aussi voluptueusement. Comme chacun sait, les fruits volés sont les meilleurs. 

Amanda, m’a procuré une nouvelle jeunesse. Pas seulement sexuelle, c’est toute ma triste vision de la vie que j’abandonnais entre ses bras, comme un serpent abandonne une vieille peau. J’ai passé avec elle deux semaines intenses qui m’ont fait presque oublier les 50 mornes années qui les ont précédées.
 

* *
*

Ma femme est sortie de l’hôpital et notre vie tristement quotidienne a repris son cours. Amanda avait été mon plus grand amour, le plus enivrant et le plus exaltant, de même que le plus grand chagrin de toute la vie d’Oscar Wilde avait été, a-t-il dit, la mort de Lucien de Rubempré dans « Splendeurs et misères des courtisanes ». Amanda n’est malheureusement qu’une créature littéraire, mais que t’importe, à toi qui me lis, que mon récit soit d’imagination pure s’il t’a fait rêver quelques instants, s’il t’a fait oublier l’Ennui, et s’il t’a convaincu que la vie peut finalement avoir un sens. Il te reste, ainsi qu’à moi, à trouver une belle et coquine Amanda ou son homologue masculin.



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